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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 21 août 2026 17 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeCulture, médias & sport

Patrick Bruel à Chartres: le maire de la ville s'oppose à la représentation du chanteur

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Vous vous opposez à la tenue du concert de Patrick Bruel à Chartres. Pourquoi ?

  • 0:45FerméeRéponse directe

    Est-ce que ce concert ne pourra pas avoir lieu ?

  • 1:15OuverteRéponse directe

    La production n'a pas signé de contrat avant d'annoncer la date ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui va se passer pour les places vendues ?

  • 2:15RelanceRéponse directe

    Le fait que Patrick Bruel monte sur scène empêche la justice de travailler ?

  • 2:45OuverteRéponse directe

    Vous avez parlé avec d'autres maires ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Ladislas VerneFait
    « Cette option, nous la retirons tout simplement. Donc ce concert n'aura pas lieu le 2 octobre prochain. »
  • 2:00Ladislas VerneFait
    « il faut laisser la justice faire son travail, il faut valoriser également la la parole des victimes. »
  • 2:30Ladislas VerneChiffre
    « il y aurait très probablement des centaines voire des milliers de manifestants qui auraient d'ailleurs des revendications que je trouve assez légitimes »
  • 3:00Ladislas VerneFait
    « le maire de Laval ne veut pas que Patrick Bruel vienne dans sa ville. »
  • 3:30Ladislas VerneFait
    « il y a beaucoup de places qui ont été vendues. Donc il faut également... Moi, je pense à tous ceux qui ont acheté leur place. »
  • 4:30Ladislas VerneFait
    « Moi je suis certain qu'ils le comprendront dans ce contexte, dans le contexte actuel de très fortes tensions »
  • 5:30Ladislas VerneFait
    « Je ne suis pas juge. Je respecte la présomption d'innocence, ça ne doit pas aller jusqu'à un concert, une mise en valeur de cet artiste à Chartres. »
  • 6:30Ladislas VerneFait
    « Il y a un manque à gagner. Je crois qu'il ne faut vraiment pas prendre ces décisions sous un angle financier. »
  • 7:00Ladislas VerneFait
    « C'est un dossier qui a une actualité qui est brûlante aujourd'hui. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Ce chiffre à présent 35, 35 dates pour célébrer 35 ans de carrière. C'est l'ambition de Patrick Bruel. Le chanteur a choisi de maintenir sa tournée malgré les polémiques sur fond de plaintes et de témoignages pour viols et agressions sexuelles.

Le premier concert est prévu le 2 octobre à Chartres, mais pourra-t-il se tenir parce que le maire s'y oppose. Vous, vous y opposez, Ladislas Verne. Bonjour, merci d'être sur le plateau de BFM TV.

Vous êtes le maire de Chartres et vous avez fait savoir votre mécontentement quant à la tenue annoncée du concert de patrie bruel le premier de sa tournée dans votre ville pourquoi eh bien pour le contexte cette venue était programmé depuis longtemps mais entre temps entre le moment où c'est devenu été programmé et aujourd'hui il ya quand même 32 plaintes et plusieurs mises en examen dans ce contexte il nous semble pas envisageable de maintenir cette date à la fois pour laisser la justice travaillé sereinement en réalité et puis aussi par respect pour la parole des victimes potentielles si je pense que c'est très courageux de leur part de pousser la porte d'un commissariat, porter plainte. On ne va pas mélanger le temps juridique avec le temps artistique. Mais est-ce que ça veut dire que quand vous dites non à Patrick Bruel, alors ce concert ne pourra pas avoir lieu Absolument, parce que dans le contexte, vraiment là, en tant que maire de Chartres, on a la gestion de la salle qu'on appelle le Colisée.

Cette salle-là, il y avait une option de réservation qui a été posée par la programmation de Patrick Bruel. Cette option, nous la retirons tout simplement. Donc ce concert n'aura pas lieu le 2 octobre prochain.

Vous l'avez fait savoir à son équipe Nous l'avons fait savoir à son équipe, il n'y a pas de retour pour l'instant. Ce que vous êtes en train de nous dire c'est que la production de Patrick Bruel n'a pas signé le contrat avant d'annoncer la date dans votre ville ? C'est absolument ce que je vous dis, il n'y a pas de contrat qui a été signé, d'ailleurs on a eu quelques, enfin moi personnellement, mais la salle du Colisée et plusieurs échanges, il n'y a pas eu de contrat signé à ce stade avec eux.

Donc on te permet de lever, de retirer l'option de réservation. Il y avait une date prévue pour signer ce contrat parce que ça paraît surprenant, on est à la fin du mois d'août de se dire que le 2 octobre arrive bientôt et un contrat n'avait pas encore été signé alors que quasiment j'ai regardé quasiment toutes les places ont été revendues il en reste cinq ou six ce matin mais la salle était complète et en réalité ils n'avaient pas signé de contrat encore il y avait une date prévue d'après les informations. ni à compte, ni date prévue pour la signature.

Donc dans ce contexte-là, on se dit que ça tombe bien, parce qu'il faut laisser la justice faire son travail, il faut valoriser également la la parole des victimes. Donc, sans contentieux, on espère qu'il n'y aura pas de contentieux dans ce contexte, évidemment. Moi, j'en appelle évidemment au bon sens de chacun.

J'en appelle à chacun à prendre leur responsabilité. Parce qu'il y a quand même, comme vous Chacun c'est qui ? Le public ?

Non, j'en appelle à la programmation. Parce qu'aujourd'hui, effectivement, il y a des places qui ont été vendues. Donc si on veut que chacun puisse obtenir son remboursement, il faut que tout le monde, il faut que la société de Patrick Bruel prenne ses responsabilités, qu'on prenne que c'est juste pas le bon moment et pour qu'on puisse travailler en commun.

Stephen Mary, c'est quand même une information importante. Le premier concert de la tournée de Patrick Bruel. Vous chantez très bien aussi, j'en suis certain, n'aura pas lieu.

Les places ont été vendues. Qu'est-ce qui va se passer ? Là, on est dans un cas de figure assez étonnant.

Déjà, ça me paraît d'un amateurisme absolument fou que la société de production n'ait pas signé ce contrat ou est est-ce qu'à l'inverse, ils ont laissé cette possibilité de voir comment la polémique allait redescendre ou pas pendant l'été pour se dire on enlève l'option, personne n'a engagé d'argent. C'est plus facile pour nous de rembourser les Reste à savoir maintenant si dans les 33 autres villes en France, on était dans des conditions similaires. Moi j'ai du mal à croire que Patrick Bouel chante au Zénith de Paris sans avoir signé un contrat et que le Zénith de Paris ne lui ait pas dit « ce serait bien de verser les à compte ».

Donc il y a des villes qui vont être aussi face à un sacerdoce. Pour vous, c'est plus facile. Pour d'autres villes, c'est quasiment impossible d'annuler les dates.

Il n'y a rien juridiquement qui peut pousser une ville, qui peut aider une ville à dire à Patrick Mourel « vous ne venez pas à chanter dans ma ville ». Rien à l'heure actuelle où on parle. C'est arrivé une poignée de fois pour le rappeur Frisk Orléone, pour Dieudonné et pour des raisons extrêmement précises.

Car dans le contenu du spectacle et qui avait déjà eu des condamnations auparavant, là il y a pu y avoir des annulations unilatérales. Sinon, c'est les préfectures qui pourraient prendre leurs responsabilités parce qu'il pourrait y avoir un trouble à l'ordre public, des manifestations qui dégénèrent, que la production de Patrick Boyle n'aurait pas pris les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des spectateurs ou des spectatrices. Et donc, dans ces cas-là, après un ou deux concerts et des débordements, d'autres préfectures, d'autres villes pourraient dire « Non, cette fois-ci, il n'y aura pas de concert ».

Justement, puisqu'on parle des autres villes, les 34 autres, date de tournées qui sont prévues pour Patrick Bruel, vous avez parlé avec vos collègues d'autres maires de villes qui doivent accueillir des concerts de Patrick Bruel ? Oui, la ville suivante, je suis certain qu'il pourra s'exprimer également, c'est le maire de Laval, et je crois comprendre que le maire de Laval ne veut pas que Patrick Bruel vienne dans sa ville. Je ne veux pas me mettre à la place de mes collègues maires parce que c'est vraiment une résociabilité propre et je comprends parfaitement la difficulté du travail de chacun.

Simplement, je pense que cette tournée n'intervient vraiment pas à un moment opportun. Il faut laisser la justice faire son travail. Je suis certain que d'autres maires auront ce Le fait que Patrick Brouel monte sur une scène empêche la justice de travailler sereinement, selon vous, sur ce point très précis.

Je comprends le respect de la parole des victimes, etc., mais...

Vous parlez d'ordre public. En tant que maire, c'est aussi notre responsabilité. Si ces concerts se tenaient, il y aurait très probablement des centaines voire des milliers de manifestants qui auraient d'ailleurs des revendications que je trouve assez légitimes et qui viendraient perturber la bonne tenue de ces concerts.

Ça nous obligerait, nous, à mobiliser des moyens pour garantir la sécurité et l'ordre public qui sont gigantesques. Et donc, dans ce contexte-là, vraiment, ce n'est pas du tout opportun de tenir ces concerts. Mais dans ce cas-là, à la limite, ça vous dépasserait ce serait au niveau de la préfecture, de prendre des mesures s'il y en a fait un trouble à l'ordre public.

Est-ce que vous en avez parlé avec les représentants de l'État ? Ou est-ce que vous avez souhaité devancer toute prise de décision pour dire non, c'est non si on va dans un ordre des choses peut-être qu'il y a le maire d'un côté et le préfet de l'autre le chartrain se tourne vers moi il se tourne vers son maire en disant attendez, on est très inquiet il y a un malaise à Chartres énorme sur ce avec une grande peur que ça dégénère en réalité. Donc moi, en tant que maire, j'entends ce que me disait Chartrain, je veux garantir l'ordre public, j'en parlerai évidemment le cas échéant avec les services de l'État, mais là, vraiment, c'est ma responsabilité.

C'est un vrai sujet dans votre ville, vous nous dites que vous êtes interpellé par des habitants qui sont mal à l'aise avec le fait que Patrick Bruel est censé se produire chez vous en concert. Il y a eu, vous savez, dès juin, il y a eu des manifestations, y compris à Chartres sur ce sujet. Il y a un malaise et on n'est pas...

Chartres est encore une fois la première ville d'une tournée nationale. Donc c'est à nous également de montrer le cap, de montrer l'exemple. Il y a deux choses, laissons la justice faire son travail, respectons aussi la parole des victimes présumées. 32 quand même plaintes et plusieurs mises en examen.

Ça a fait débat dans votre équipe, dans votre conseil municipal, dans votre majorité, que sais-je ? Cette décision que vous annoncez ce matin ? – Ce sujet-là, honnêtement, on est tellement attendus, c'est la première date.

Il y a quand même une forme de consensus très claire sur ce sujet. Ne prenons pas ce risque. Laissons la justice faire son travail.

Pourquoi vous ne demandez à Patrick Bouel d'annuler de lui-même en amont cette date chez vous, alors que vous avez une possibilité très facile de l'annuler ? C'est-à-dire de révoquer cette option ? Pourquoi vous ne le faites pas vous-même et pourquoi ne l'avez-vous pas fait au printemps ?

Alors, au printemps, je venais d'arriver en tant que maire. Je rappelle que je suis quand même nouvellement maire. Ces dossiers, je les ai peut-être découverts au fur et à mesure.

Je ne suis pas du tout à l'origine de la programmation de Patrick Bruel. Là, ce que je vois, c'est qu'il y a beaucoup de places qui ont été vendues. Donc il faut également...

Moi, je pense à tous ceux qui ont acheté leur place. Il faut qu'il y ait un travail en commun avec la société de programmation, la société de batterie bruit pour que chacun puisse se voir rembourser sa place. Ça, c'est assez simple.

Si vous enlevez l'option, il n'a pas engagé d'argent, il peut rembourser les gens. Mais ça doit venir de lui. Et vous prévoyez quelque chose d'autre ce soir-là, me semble-t-il ?

Voilà. Effectivement, on est en train de travailler sur remplacer cette date-là du 2 octobre par justement un événement qui va se focaliser sur toutes les victimes des violences faites faites aux femmes et faites aux enfants, aux hommes. Moi, il me semble très important d'attirer la lumière sur ce sujet-là et donc qu'il y ait des artistes engagés sur ce sujet.

On est en train d'y travailler pour une nouvelle programmation le 2 octobre au Colisée à Chartres. – Vous nous avez parlé de vos administrés qui vous interpellaient et qui étaient gênés, dérangés avec Patrick Bruel au vu des plaintes et des témoignages à son encontre puissent se produire dans leur ville, dans votre ville à Chartres. Puis il y a aussi ces fans quand même, qui doivent peut-être voyir aujourd'hui ceux qui rêvent de voir Patrick Bruel sur scène et qui ne pourront pas le faire à Chartres parce que vous avez décidé que ce serait non. – Moi je suis certain qu'ils le comprendront dans ce contexte, dans le contexte actuel de très fortes tensions, de très fortes malaises.

Il faut vraiment… Moi j'ai un message plutôt d'unité, je n'ai absolument rien contre eux. Il faut laisser la justice faire son travail. On est dans une situation suffisamment conflictuelle et l'expérience de tension, n'en rajoutons pas.

Vous dites laisser la justice faire son travail mais en l'occurrence elle est en train de le faire alors ça prend le temps que ça prend évidemment. Mais il y a des mesures qui ont été prises, il y a un contrôle judiciaire en l'occurrence qui est imposé à Patrick Bruel qui l'empêche de faire certaines activités en l'occurrence. Là manifestement ça n'allait pas à l'encontre de sa tournée.

Il a une obligation de soins, il a interdiction de se rendre dans des centres de massage puisqu'il a été accusé par des masseuses d'avoir commis des viols et des tentatives de viol et des agressions sexuelles. Il avait jusqu'au mois précédent interdiction de se rendre à l'étranger. Et pour l'instant, cette interdiction est levée et il y aura une décision de la justice à ce sujet le 16 septembre prochain dans son contrôle judiciaire.

En revanche, rien ne lui interdit de se produire sur scène. Mais c'est vrai que ce contrôle judiciaire, il s'étend tout au long de l'enquête. Et ces enquêtes, dans ce genre de dossier, durent des années et des années.

Et c'est vrai que ça pose la question à la fois pour les personnes mises en cause de quel sens donner, même au discours, à ce que l'on peut entendre, quand les enquêtes...

Je pense à d'autres personnalités qui sont visées depuis des années par des enquêtes comme Patrick Poivreux d'Arvor et comme Gérard Miller. Et au final, on se demande à quel moment ça finit par aboutir à quelque chose. Et pendant le temps de ces investigations, c'est vrai que tout est suspendu.

Et vous, vous nous dites aujourd'hui, tant que la justice ne s'est pas prononcée, je ne souhaite pas qu'il y ait des concerts de personnalité mis en examen pour des effets de violence sexuelle, c'est ça ? Moi, je suis très clair, je suis républicain, donc je respecte évidemment la présomption d'innocence. Simplement, je ne pense pas qu'il faille aller jusqu'à mettre en valeur un artiste de ce type qui a la situation que vous voulez décrire sur la scène du Colisée à Chartres.

Il y a une vraie différence, mais je respecte cette présomption d'innocence. J'aimerais également quand même attirer l'attention sur la parole des 32 victimes. C'est quand même très important et c'est sur ça que je veux agir.

Et vous vous sentez responsable finalement des artistes qui se produisent dans votre ville, des valeurs qu'il peut véhiculer ou non, même si ça n'a rien à voir en l'occurrence avec la mairie, avec votre poste. Vous vous sentez responsable en tant que maire de Chartres de ça ? Je suis vraiment une distinction entre la question des valeurs, des engagements de chacun.

C'est quelque chose que je laisse tout à fait à part et vraiment que chacun puisse s'exprimer avec la question de comment on gère quelqu'un qui a encore une fois 32 plaintes 32 plaintes, plusieurs mises en examen. Ça c'est quelque chose qui me gêne bien davantage pour que la justice travaille sereinement, pour que les femmes, toutes ces femmes qui sont courageuses soient entendues. Il me semble très important de faire la part des choses et qu'il ne se produise pas le d'octobre à Chartres.

Depuis que vous avez annoncé cette décision hier, est-ce que vous avez été contacté par des femmes qui ont porté plainte ou qui ont fait des signalements contre Patrick Bruel ? Pas encore mais en tout cas je voudrais vraiment leur dire qu'elles sont que je suis tout à fait à leur écoute sur ce sujet parce que je veux vraiment les mettre en valeur en faisant cela. Vous nous avez fait part de la peur que ça dégénère aussi, qu'il y ait des troubles à l'ordre public avec des manifestations.

On On sait qu'avant l'été, ça a quand même fini comme ça. Patrick Buell n'a pas pu finir sa liste de représentations de pièces de théâtre qu'il jouait à Paris. Oui, une poignée de dates, les toutes dernières, 4-5 dates de mémoire ont été annulée au tout dernier moment.

C'était devenu trop compliqué pour la direction du Théâtre Édouard VII d'assurer la sécurité des spectateurs à l'entrée du théâtre, à l'intérieur de la salle aussi. Pour eux, c'était quelque chose de complexe à gérer. Évidemment, dans une pièce de théâtre, le son est compliqué aussi à couvrir.

C'est peut-être plus facile d'ajouter quelques décibels lors d'un concert pour couvrir du brouhaha. Les équipes de sécurité auraient peut été plus nombreuses dans une salle de concert pour évacuer les manifestantes éventuellement. C'est un risque, évidemment.

J'imagine que Patrick Bruel s'y ait préparé. Je le souhaite pour les spectateurs et les spectatrices aussi. Que ces gens, si la tournée a lieu, puissent aller sereinement dans ces concerts.

Néanmoins, des associations féministes, je vois mal de graves altercations avec le public globalement féminin des concerts de Patrick Bruel aussi. Mais on ne sait jamais. Ça peut dégénérer.

Peut-être que des fans de Patrick Bruel pourraient s'en prendre à des manifestantes et on sent que le débat est extrêmement vif depuis des mois. Donc il y a une certaine forme de tension inévitablement. Vous nous avez dit que vous avez fait part donc à l'équipe de Patrick Bruel de votre souhait de ne pas le laisser se produire sur scène à Chartres.

Pas de retour à cette heure, il va quand même à un moment y avoir des discussions. Est-ce que votre décision est irrévocable ? Elle est irrévocable et c'est pour ça qu'on est d'ores et déjà en train de travailler sur un autre événement qui, à l'inverse, met en valeur la parole des victimes.

Même si Patrick Bruel venait à prendre la parole publiquement, pour s'exprimer, peut-être aussi pour justifier son choix de maintenir sa tournée, malgré ce combat judiciaire qu'il va devoir affronter aussi ? Je crois qu'il faut mettre du temps au temps. Il y a le temps de la justice.

Ce n'était pas mon travail de juger à la place de la justice. je ne suis pas juge. Je respecte la présomption d'innocence, ça ne doit pas aller jusqu'à un concert, une mise en valeur de cet artiste à Chartres.

Imaginons dans 3-4 ans, Patrick Bruel a été blanchi de toutes les accusations, tous les recours ont été donnés et ils Il souhaite entamer sa tournée des 40 ans dans leur regard de Chartres. Il est le bienvenu ? C'est un temps artistique.

Dans ce contexte-là, je n'aurais pas à me prononcer. Je pense que c'est très important de respecter les valeurs de chacun. J'interviens dans un contexte très particulier où il y a ces 32 plaintes, ces mises en examen et la justice qui n'a pas encore rendu son verdict.

Donc en fait vous nous dites le problème de fond, ce qui vous met peut-être vous-même dans l'embarras finalement, c'est que la justice est trop lente Pas du tout, parce que je crois que c'est un dossier qui est complexe, particulièrement. Mais c'est un dossier qui a une actualité qui est brûlante aujourd'hui. Donc à un moment, avec cette actualité-là, avec une justice qui n'a pas encore rendu son verdict, il est inenvisageable qu'il commence Et c'est courageux financièrement pour votre agglomération de refuser ce concert ?

C'était une entrée d'argent aussi pour votre agglo. Vous l'avez chiffré ou pas, ce manque à gagner, cette perte sèche pour vous ? Il y a un manque à gagner.

Je crois qu'il ne faut vraiment pas prendre ces décisions sous un angle financier. Je pense qu'il y a des choses qui sont beaucoup plus importantes aujourd'hui que ce sujet-là. Et encore une fois, c'est un sujet dont vous avez discuté avec d'autres maires qui sont concernés.

Il est censé y avoir 35 dates, plus que 34 désormais si on enlève Chartres, vous nous avez parlé de Laval. Est-ce qu'il faut s'attendre à d'autres annonces comme vous ? Je ne veux vraiment pas parler en leur nom.

Vous savez ce que le contrat a été signé dans les autres villes ou pas ? Non, là c'est vraiment un sujet où chaque maire devra répondre et puis prendre ses responsabilités. Mais je ne veux pas faire leur travail, je ne mets pas leur place.