Sébastien Chenu annonce sur RTL "24 maires RN déjà élus" et pose son parti en "rempart" contre la gauche
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Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Au revoir, Thomas Soto, RTL Matin. Il est 7h44, il est le vice-président du RN et de l'Assemblée Nationale, Sébastien Chenu, et donc l'invité d'RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL, Sébastien Chenu. Après une petite nuit de sommeil, j'imagine, vous avez combien de maires ce matin au Rassemblement National ?
Nous avons ce matin, et nous sommes heureux de pouvoir nous en réjouir, 24 maires qui sont élus ou réélus, avec évidemment des très grandes villes, des maires emblématiques, je pense par exemple à Perpignan ou à Hénin-Beaumont, 78% pour Steve Briouat à Hénin-Beaumont, Bruella Bussière, 81% pour Ludovic Pajot, mais aussi Boker, mais aussi Ayange, et puis un certain nombre de villes, 60 villes dans lesquelles nous faisons la course en tête, nous sommes en tête pour le second tour. C'est quoi pour le second tour ? C'est combien de mairies RN ?
Un maximum, nous avons 60 villes dans lesquelles on fait la course en tête, donc on se dit que c'est jouable, et puis il y a des villes dans lesquelles il y a un danger de gauche, et où nous tendons la main à des gens qui ne peuvent pas se maintenir, à des listes concurrentes, à des listes adversaires qui ne peuvent pas se maintenir, et nous leur disons, nous sommes le meilleur rempart face à la gauche ou à l'extrême gauche. Ces villes, elles existent, il y en a quand même quelques-unes, dans lesquelles le vote utile, c'est le vote du Rassemblement National.
Jordan Bardella, très tout hier, c'était le premier à réagir, a dit qu'il était prêt à ouvrir la porte à des alliances à droite sincère. C'est quoi la droite sincère ?
D'abord, c'est dans des villes dans lesquelles il y a une menace de gauche et d'extrême gauche, c'est dans un cadre, Marseille évidemment, avec Franck Alizio, Nîmes, Julien Sanchez, Carcassonne, Christophe Barthez, Valenciennes, avec le jeune Tanguy Adrien Sens, dans ces villes-là, la gauche, alliée à l'extrême gauche la plupart du temps, peut gagner, et nous sommes le vote utile, nous sommes le rempart. Et la droite sincère, c'est une droite qui ne s'est pas compromise, c'est une droite honnête, c'est une droite qui a envie de voir changer les choses. C'est qui, c'est LR alors ?
Oui, bien sûr, c'est plutôt la droite LR dans ces villes-là, et on leur dit, nous sommes le vote utile, vous n'avez, c'est le cas à Marseille, aucune chance de gagner Marseille, c'est fini. Madame Bassal a fait 12%, elle peut plier l'égo, elle ne gagnera pas. Vous la place retirez ? Bien sûr, je veux dire, il n'y a pas de sens à laisser passer quand même le dramatique Benoît Payan, on le voit bien, elle porterait une lourde responsabilité.
Et puis, il y a des villes dans lesquelles nous pouvons, je le disais, gagner tout à l'heure, et nous disons que nous sommes, là aussi, ceux qui sommes les plus en mesure de faire basculer la ville, nous appelons les électeurs, c'est le cas à Toulon, c'est le cas à Tarascon, c'est le cas à Douai, à Douchy-les-Mines, vous voyez, je signe des villes volontairement du nord, du sud, ou à Agde. Mais qu'on comprenne bien, qui sont des villes qui peuvent être demain gérées, enfin, par des maires RN.
Qu'on comprenne bien, cet appel à des alliances à la droite sincère, vous parlez aux états-majors du parti, ou vous parlez aux électeurs ? Est-ce qu'il y a des discussions avec LR ? Est-ce qu'il y a eu des coups de fil depuis hier ?
Non, pas avec les états-majors de LR, nous parlons... Bruno Retailleau a été tout... Oui, mais nous parlons aux électeurs, éventuellement aux élus locaux qui peuvent entendre ce message, aux électeurs. Alors, Bruno Retailleau, si vous voulez, il a été ministre d'Emmanuel Macron, il n'y a pas grand-chose à attendre des états-majors parisiens qui sont très déconnectés, mais sur le terrain. Vous ne lancez pas un appel à LR et à Bruno Retailleau ce matin ? Oui, mais moi, je lance un appel à leurs électeurs, qui sont... Moi, j'en viens, j'ai voté pendant des années pour la droite dite classique UMP-LR. Donc, je sais bien que la meilleure réponse, aujourd'hui, c'est le Rassemblement National.
Je le dis aussi à Amiens. À Amiens, nous arrivons troisième, nous tendons la main au maire d'Amiens en lui disant « Il faut éviter que la ville bascule à l'extrême-gauche ».
Donc, vous êtes prêts à accueillir des candidats LR sur les listes RN, et vous êtes prêts à mettre des candidats RN sur des listes LR qui seraient mieux placées ?
Écoutez, je pense qu'il faut regarder au cas par cas, mais l'idée, c'est d'empêcher la gauche et l'extrême-gauche de passer. La réponse est oui. Oui, mais parce que, je vous explique, la gauche ou l'extrême-gauche, c'est la ruine et l'insécurité. La ruine et l'insécurité. Il n'y a pas de contre-exemple. Ils ruinent les villes, ils les insécurisent. Vous regardez, Marseille en est le meilleur exemple, et je pense qu'aujourd'hui, que des électeurs de droite dites classiques se disent qu'ils peuvent laisser passer leur ville de Nîmes, de Carcassonne ou de Valenciennes à la gauche, c'est un cauchemar absolu.
Donc, on leur dit « Nous sommes là, et utilisez ce bulletin de vote pour faire le boulot ».
Vous évoquez Marseille avec Franck Alizio, qui est en position de pouvoir gagner la ville. Le RN a dénoncé des irrégularités électorales à Marseille. On est dans le folklore électoral ou il y a un vrai souci ?
Écoutez, on est en train de faire constater tout ça. Vous savez, c'est très long, il y a des centaines de bureaux de vote à Marseille. Il y avait déjà des problèmes d'inscription sur les listes électorales. Je ne sais pas si c'est du folklore, mais en tous les cas, on ne donne pas beaucoup de crédit à l'honnêteté intellectuelle du maire de Marseille. Et donc, on fait très attention. Vous l'accusez d'avoir triché ? Je ne l'accuse de rien du tout. Je dis simplement que s'il y a des irrégularités, il faudra qu'il s'en explique. Je ne l'accuse de rien du tout.
Je dis simplement qu'il y a eu, nous avons vu, je crois, plus de 700 inscriptions qui posaient question à Marseille, dont une dame qui avait 120 ans, ça en faisait la doyenne de l'humanité, mais elle n'existe pas, qui aurait pu voter. Donc, vous voyez, on a noté quand même des choses irrégulières. Et je dis qu'effectivement, l'enjeu est important. Et la responsabilité de Mme Vassal à Marseille est immense. Est-ce qu'elle laissera Marseille être livrée à la gauche et à l'extrême gauche avec le bilan catastrophique pour Marseille ? Rendre Marseille attractive, rendre Marseille ville sécurisée, rendre à Marseille sa flamboyance, c'est évidemment le vote franco-alizio.
À Lyon, entre Jean-Michel Aulas et Grégory Doucet, vous votez pour qui ? Vous choisissez qui entre le maire sortant écologiste ?
Là, pas de consigne de vote, parce que je vous disais, la droite sincère, M. Aulas, ce n'est pas la droite sincère. M. Aulas, on a vu la nullité. Je veux dire, s'il y avait une révélation de cette campagne électorale, c'est quand même la nullité de Jean-Michel Aulas. Le seul moyen pour Jean-Michel Aulas de faire en sorte que Grégory Doucet, le maire d'extrême gauche, ne soit pas réélu, c'est de ne pas faire campagne. C'est de rester chez lui. Il ne faut pas qu'il rencontre un Lyonnais, Jean-Michel Aulas. Sinon, il assure la réélection de l'extrême gauche. Vous dites quoi, vos électeurs restent ? Aller à la pêche ? Nos électeurs feront ce que bon leur semblera.
C'est une ville difficile pour nous. Lyon, on avait un bon candidat qui a fait le travail qu'il fallait. Nos électeurs, vous savez, dans ces cas-là, sont adultes et responsables. Ils feront ce qui leur semblera le meilleur. Mais c'est vrai que Jean-Michel Aulas nous a montré l'étendue de sa nullité. C'est assez rare de voir ça, d'ailleurs.
Bon, et à Paris, si vous votiez à Paris, vous voteriez pour qui ? Rachida Dati ? Sarah Knafo, elle doit se maintenir ?
C'est toute la question. Qui va se maintenir à Paris ? Moi, je crois qu'aujourd'hui, c'est aussi une espèce de bouillie permanente. Nous, c'est tout ce qu'on refuse. L'espèce d'alliance bouillie, tambouille. Il n'y a pas d'alliance qui tambouille pour l'instant, on ne sait pas. Non, mais voilà. Mais je dis, nous, c'est tout ce qu'on refuse. C'est-à-dire des gens qui font semblant d'être différents, qui s'insultent pendant une période et qui ensuite viennent s'allier. Moi, quand je dis, par exemple, vous parlez de Paris, mais par exemple, je dis à Toulon, aux électeurs de LR qui sont 3e. Écoutez, ça ne sert à rien de courir après la mer macronisée de Toulon qui est en 2e position.
Allez-y à fond derrière leur Lavalette. C'est elle qui va changer la vie à Toulon.
À Paris, Thierry Marigny, il a fait la même campagne que Jean-Michel Olaz. Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous faites combien à Paris ?
Paris, c'est la ville la plus difficile pour nous. On doit faire, je crois, quelque chose comme 2%. C'est la ville la plus difficile. On était concurrencé par une candidate qui a été quand même un peu sur-médiatisée par rapport à son poids réel. Donc, Paris n'était pas évidemment un objectif de gain tel qu'on pouvait l'imaginer.
Dernière question. On a deux enseignements ce matin. L'ERN qui résiste plutôt bien et qui même gagne des mairies, vous l'avez dit, 24...
Gagne-sur-mer. J'ai oublié de citer Brian Masson, 4e ville des Alpes-Maritimes, élue au premier tour.
Donc, l'ERN d'un côté, et LFI qui est aussi très forte. Ça préfigure ce qui va se passer l'an prochain, en 2027 ? Vous pensez que c'est l'avant-premier tour ? Moi, je crois que les Français veulent le changement.
Ils sont capables de l'exprimer de différentes façons. Alors, attention, LFI, ils sont forts dans les grandes villes, dans des zones de force. Ils n'ont pas posé de liste dans des villes moyennes. Ou lorsqu'ils l'ont fait, ils ont eu de mauvais résultats. Donc, ils ont gagné le premier tour, en Seine-Saint-Denis ? Oui, mais lorsqu'ils ont posé des listes dans des villes moyennes, ils n'ont pas eu le même type de résultat. Donc, il y a un aspect un peu déformant, parce qu'ils sont présents dans des zones de force extrêmement urbaines. Mais ça peut, effectivement, être l'image qui se dégage pour la prochaine élection.
La victoire à Saint-Denis du candidat LFI, on a dit que c'était un vote communautaire. Comment vous la ressentez, vous ? Quand j'entends les cris de joie hier, nous sommes tous des enfants de Gaza, ou des choses comme ça, oui, on peut considérer qu'il y a un aspect communautaire. Mais c'est le fonds de commerce de la France Insoumise. Là encore, le meilleur bulletin de vote pour le résister, demain, à Roubaix, dans le Nord, c'est Céline Saïa.
Bon, vous les connaissez tous par cœur, vous êtes tous en campagne.
Ils sont formidables, nos candidats, ce sont des héros, comme nos électeurs, d'ailleurs.
Bon, et puis, il y a des héros de tous les côtés, puisqu'on recevra les héros de chez Manuel Bompard à 9h. On a dit des héros, pas des héros. Marc-Olivier Fogiel recevra les héros des Républicains avec Jean-François Copé tout à l'heure à 8h15. Et puis Marc Ferracci sera pour les héros macronistes tout à l'heure.
Oula, il y a encore des meilleurs macronistes, c'est vrai qu'on n'en a pas vu un. Il n'y a pas un succès, ils ont totalement disparu, les pauvres macronistes.
La chronique humoristique, c'est qu'à vrai, il vient lui piquer.