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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 12 mai 2019 27 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalImmigration & asileInstitutions & électionsSécurité

Réunion publique à Cers (34) : discours de Marine Le Pen

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 70 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 11:38Invité politiqueChiffre
    « On nous balance le chiffre de 1 000 milliards pour la transition écologique, sans nous dire d'ailleurs comment ils vont la financer »
  • 16:07Invité politiqueChiffre
    « Le SMIC européen de Mme Loiseau, 60% du salaire médian de chaque pays, reviendrait à abaisser le SMIC français à 860 euros. »
  • 21:50Invité politiqueFait
    « la Roumanie vient de passer un accord avec le Pakistan pour accueillir 500 000 travailleurs pakistanais. »
  • 22:12Invité politiqueChiffre
    « 2,5 millions de Roumains sont partis travailler dans d'autres pays. »

Temps de parole

  • Marine Le Pen100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:49
Marine Le Pen

des municipales. Grand merci à M. Gauthier, cher ami Alain, qui nous accompagne avec une amitié et une infinie fidélité qui m'honore. Ainsi, bien sûr, une parole libre, son parcours indépendant, mais convaincu au mouvement des patriotes français. Et puis enfin, un salut amical et reconnaissant à Virginie Angevin, qui est là, membre du bureau national de Debout, qui vient d'appeler publiquement à voter et à ce qui semble nous porter, provoque la panique chez nos adversaires. Un sauf qui peu général. Le génie de Mme Loiseau, qui devait irradier la vie politique, éclaire à peine les salles vides. Jusqu'au prochain montage ou à la prochaine fake news.

Quant au colissier de Mme Loiseau, on n'a pas eu l'honneur de faire leur connaissance. Et finalement, qui refait son apparition ? L'inévitable, l'incontournable, l'intarissable Emmanuel Macron. A tout seigneur, tout honneur, le président de la République, qui faisait campagne dans les buissons du Grand Débat, sort clairement du bois et nous désigne comme l'adversaire à abattre. On le voit s'agiter dans tous les sens. C'est par ailleurs inaperçu dans tous les pays européens. Il lance le nom de Renaissance, qui est le nom de sa liste, à Amboise, au frais de l'Élysée, en appelant à son secours Léonard de Vinci. Rien que ça. Il se rend à des réunions de campagne de la liste.

Il conclut le programme de campagne de sa liste par un message signé. Il s'invite même sur la profession de foi de la liste de la République en marche, ce qui est une première sous la Ve République. Et puis, il y a deux jours, il a déclaré purement et simplement la guerre électorale au Rassemblement national, indiquant de l'étranger, parce qu'il lance toujours les attaques contre les Français de l'étranger. Je ne sais pas, c'est une manie, mais manifestement, on y a eu droit aussi, indiquant qu'il mettrait toute son énergie à empêcher le Rassemblement national d'arriver en tête lors de ses élections européennes. Bref, Macron n'est plus président, mais tête de liste d'En Marche.

Honnêtement, quelle promotion ! Il est la roue de secours d'un carrosse sans roue. De mémoire de citoyens sous la Ve, on n'avait jamais connu cela. Pour une raison simple, d'ailleurs. Un président qui jette l'anathème contre une partie des Français, cela relève d'une inconvénance institutionnelle grave. Mais les citoyens le savent pour avoir goûté à ses phrases déplacées. L'inconvenance, ça ne lui fait pas peur. C'est presque d'ailleurs sa marque de fabriques. Faut-il rappeler que le président de la République sous la Ve n'est pas l'homme d'un parti, l'homme d'un clan ou d'une faction, mais qu'il est le président de la France, c'est-à-dire le président de tous les Français.

Il n'est plus un citoyen comme les autres ou un homme politique comme les autres. Et c'est la raison pour laquelle la réaction en quelque sorte de ces ministres qui sont venus, groupés sur les différents plateaux pour dire « Ah ben Marine Le Pen aussi, elle aurait dû partir parce qu'elle a perdu la présidentielle, n'ont rien compris ». C'est du niveau de la cour d'idées qui y est. Ben non ! Non, car nous ne sommes pas du tout, évidemment, dans la même situation et nous n'avons pas du tout la même responsabilité. Le suffrage universel lui a donné une légitimité particulière et une place particulière qui est celle précisément du chef de l'État.

La Constitution lui reconnaît certes beaucoup de pouvoir, mais lui confère expressément un rôle d'arbitre. Il fait une interdiction morale de redescendre dans l'arène politique, de prendre le parti d'un parti, de désigner des Français comme ses ennemis. Et dois-je lui rappeler, peut-être que oui, lui qui accuse les autres toujours d'anti-républicanisme ? Est-ce que l'on doit lui rappeler ce que disait le père de notre Constitution ? Le président de la République ne saurait être confondu avec aucune faction. Il doit être l'homme de la nation tout entière, exprimer et servir le seul intérêt national. Visiblement, M. Macron se croit dans un conseil d'administration et non à la tête de l'État.

On a dit que Hollande ne devrait pas parler comme cela. Eh bien, on devrait dire de Macron « Un président ne peut pas se comporter comme cela ». C'est comme manger avec ses doigts. Ce n'est pas puni par la loi, mais ça ne se fait pas. Ces propos, vous l'avez remarqué, ressemblent furieusement d'ailleurs à un « qu'ils viennent me chercher électorale ». Les Gilets jaunes, eux, ont tellement compris le message que ça fait six mois qu'ils le cherchent. Le 26 mai, ils vont avoir l'occasion de le trouver et le jour du scrutin, ce sera dans le bureau de vote.

Diront certains, un président de la République a toujours le pouvoir de mettre son poids politique dans la balance pour faire triompher un choix qui lui semble important. Certes, alors il s'engage personnellement. Il s'engage personnellement en y mettant tout son crédit. Il prend le risque en cas d'échec d'ouvrir une crise de légitimité présidentielle. C'est ce qui s'est passé en 1969, où le général de Gaulle, perdant le référendum sur la réforme du Sénat et la régionalisation, préféra s'en aller. Alors je ne sais pas si M. Macron partira s'il perd. S'il avait du panache, il le dirait et il le ferait. En revanche, il y a une chose sur laquelle nous avons une certitude.

C'est que s'il perd, le gouvernement Philippe Castaner sera englouti par la défaite. Et M. Macron sera irrémédiablement affaibli dans une fonction présidentielle, une fonction présidentielle que son comportement déconsidère chaque jour davantage. Cette chute du gouvernement, ce sera toujours ça de prix pour empêcher le démantèlement de la France. Demain, les retraites, l'assurance chômage ou la vente des aéroports sur laquelle nous allons évidemment nous mobiliser pour obtenir un référendum.

Et puisque le président de la République en personne met au défi les Français de faire de cette élection un référendum pour ou contre lui, j'invite les Français à voter contre la politique de Macron, contre l'Europe de Macron, bref, à voter contre Macron en votant pour la liste du Rassemblement national. Mes chers amis, il y a une autre raison tout de même de voter pour la liste du Rassemblement national, c'est l'enjeu européen. 18 jours avant le scrutin, la liste Macron se décide à rendre public son programme. Il était temps. Aurait-il eu peur d'en discuter pour le laisser ainsi tomber par terre en espérant que personne ne le ramasse pour le lire et le commenter ?

C'est un programme qui relève en même temps du gadget, du trompe-l'œil et de la supercherie. Du gadget parce qu'il propose des mesures dérisoires comme cette conférence pour l'Europe qui réunirait des dirigeants européens avec des citoyens tirés au sort. Oui, c'est le grand débat mais version Merkel, c'est extrêmement séduisant. Du trompe-l'œil parce que la promesse de refus de signer les accords de libre-échange non écologique n'est en réalité qu'une concession de façade puisque ces accords sont négociés et appliqués sans notre aval. D'ailleurs, pourquoi n'ont-ils pas exprimé cette exigence avec le CETA ?

Le CETA qui permet l'importation de viande notamment nourrie avec de la farine animale ou même de saumon transgénique, entre autres. Une supercherie parce qu'on nous balance le chiffre de 1 000 milliards pour la transition écologique, sans nous dire d'ailleurs comment ils vont la financer, mais ça aussi c'est une habitude du gouvernement, pour devenir, paraît-il, les plus vertueux. Mais nous sommes déjà les plus vertueux. L'Europe est déjà la plus vertueuse. On fait partie précisément vers cela en continuant à importer massivement des productions de pays qui sont les pires pollueurs de la planète.

On voit la contradiction totale et évidemment les belles annonces qu'ils effectuent juste avant le scrutin. Mais surtout, le programme de la liste Loiseau Macron, il a pris une tape, prend le parti en réalité de renforcer et donc d'aggraver l'Union européenne au lieu de la réformer. La renforcer par davantage de pertes de notre souveraineté puisqu'il nous propose, sans vraiment l'avouer d'ailleurs, de nous acheminer vers la disparition de l'armée nationale au profit d'une armée européenne.

Voulez-vous, sérieusement, que ce soit un commissaire inconnu qui décide si nos enfants doivent être engagés dans une guerre contre la Serbie, contre la Russie et même contre les intérêts directs de la France ? Et quid de notre dissuasion nucléaire ? Est-ce que nous allons la partager ? Vous avez envie, vous, de confier le bouton nucléaire au titubant M. Juncker ? Après 10h du matin, on prend quand même un risque. Prenons-nous aussi partager notre siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, comme le prépare le traité d'Aix-la-Chapelle que M. Macron a honteusement chigné ? Eh bien, nous nous disons non.

Il propose aussi d'aggraver l'Union européenne en dépossédant les États de leurs compétences sur l'immigration. Cette mesure, c'est la submersion migratoire assurée. Et c'est la submersion migratoire sans plus aucune possibilité démocratique de s'y opposer dans l'avenir. Vous ne pourrez donc plus, vous, lors d'une élection présidentielle ou législative, décider autre chose que la politique qui sera menée, en l'occurrence, est décidée par l'Union européenne. Lorsque M. Macron nous parle l'autre soir de la réforme de Schengen, d'une oreille distraite, on pourrait penser qu'il s'agit de mieux contrôler l'immigration. Mais non, pas du tout. Mais alors, pas du tout.

Il s'agit pour lui de contraindre les États réticents à recevoir davantage de migrants sous la menace de supprimer pour leurs ressortissants la libre circulation en Europe. Il fallait quand même l'envisager, ça. Mme Belloubet a d'ailleurs avoué sur une radio le fatalisme du gouvernement, ou plutôt sa foi immigrationniste en réalité. Elle a dit « on n'arrêtera pas l'immigration ». On n'arrêtera pas l'immigration. Mais au passage, pardon, au passage, ces propos font écho à ceux du commissaire Avramopoulos, qui avait ajouté « accepter l'immigration, c'est un impératif moral ». Bon, on ne voit pas pourquoi, mais s'ils le disent. Mais aussi économique et social pour notre continent vieillissant.

Eh bien, si M. Macron n'est pas capable d'arrêter l'immigration, je vous le dis, il faut arrêter Emmanuel Macron. Au passage également d'aggraver l'Union Européenne, il veut mettre en œuvre un budget de la zone euro pour financer les investisseurs d'avenir. Comme d'habitude, tout cela est très joliment dit, mais en réalité, ça veut dire, en bon français, créer un impôt européen. L'impôt européen ont « nationaux de taille ». Plus rajouter un impôt euro. Il a aggravé l'Union Européenne avec la poursuite d'une politique antisociale, pour le coup méthodique. Le SMIC européen de Mme Loiseau, 60% du salaire médian de chaque pays, reviendrait à abaisser le SMIC français à 860 euros.

Avec l'harmonisation européenne, la protection sociale, c'est comme la pomme de Newton. Elle chute parce que la loi de la gravitation ultralibérale l'a fait irrémédiablement tomber. Pour nous, c'est encore non. Et puis, dans le panier européen de Mme Loiseau, il y a les mesures comme la taxation des géants du numérique, dont ils savent d'ailleurs pertinemment que leurs amis allemands s'y opposeront pour ne pas nuire à leurs exportations de voitures aux États-Unis. Évidemment, il faut taxer les GAFA. Il n'y a aucune raison que les GAFA soient les seules entreprises qui font des bénéfices et qui ne payent pas d'impôts sur le territoire précisément où ils génèrent des bénéfices.

Mais c'est insuffisant. Il faut aussi œuvrer à la création de géants du numérique européen, pas seulement courir avec le pistolet à bouchons d'une, d'ailleurs dérisoire en l'occurrence, taxe derrière Google, Facebook ou Amazon, qui ne sont en fait rien de moins que le bras armé technologique des États-Unis d'Amérique. Quant à la lutte contre l'influence des GAFA, M. Macron a reçu hier Mark Zuckerberg pour lui demander de lutter contre ses opposants. Le patron de Facebook est sorti très content. N'y a-t-il pas quand même contradiction entre ses promesses et ses actes ? Quant à la taxe carbone, La taxe carbone que M. Macron veut instaurer pour les importations. Bon, pourquoi pas ?

J'y reconnais un petit peu là notre position protectionniste, mais pas sur le territoire national. Or, on peut le redouter quand même. On peut redouter qu'il l'étende à tous et surtout aux plus modestes, puisque précisément il vient de le faire. Et moi, je ne souhaite pas qu'il en profite pour augmenter à nouveau les carburants dont le prix est déjà insoutenable, particulièrement, il faut bien le dire, pour nos compatriotes qui vivent dans la ruralité. La transition énergétique, nous le disons et le répétons, ce n'est pas aux plus pauvres de la payer.

Pourquoi d'ailleurs ne pas plutôt, comme l'a exprimé Jordan plusieurs fois, détaxer la proximité pour pouvoir consommer local et que cette consommation locale soit plus avantageuse que la consommation globale ? Pour les serial taxeurs, les réponses à tous les problèmes sont les impôts. Et pour les banquiers, la solution de tous les problèmes, ce sont des banques ou des prêts. Macron n'est pas en reste avec ses prêts étudiants et sa banque verte, décidément toujours fidèle à son passé de banquier. Enfin, Madame Loiseau, ce risque, ce risque, sur le droit des femmes.

Elle, la féministe des salons parisiens, qui compare dans son livre « Le voile à la mentie des catholiques avant dans les églises », qui compare la gestation pour autrui au don de lait des nourrices de l'ancien temps. Nous le savons et vous le savez. La menace numéro 1 pour la liberté des femmes, c'est l'islamisme. L'islamisme, c'est cet obscurantisme qui conduit à refuser de laisser monter une femme dans un bus parce qu'elle portait une jupe, qui exige qu'on ne serre plus la main aux femmes, qui impose aux femmes et même aux petites filles un voile oppresseur.

Et c'est par ailleurs cette idéologie qui arme la main des terroristes, qui inspire la voix des prédicateurs de haine, qui met tous les jours notre République au défi par des provocations et des revendications communautaristes incessantes. Et lorsque Mme Loiseau nous parle du droit des femmes, tiens donc, elle reste muette quand la Cour européenne des droits de l'homme, dans un terrifiant revirement de jurisprudence, commence à reconnaître la charia en Europe et reconnaît le délit de blasphème. Mme Loiseau ne dit rien des déclarations de la numéro 2 de la commission Mme Mogherini lorsqu'elle déclarait en 2015, « Je n'ai pas peur de dire que l'islam politique doit faire partie du tableau.

» Elle intervenait à un colloque sur l'islam en Europe. L'islam politique doit faire partie du tableau. L'islam politique, c'est la charia. Pour nous, l'Europe de la protection, l'Europe qui protège les citoyens et notamment les femmes, c'est l'Europe qui décide d'éradiquer l'islamisme. En fait, la réalité, c'est que M. Macron, non seulement ne rompt pas avec les principes qui ont fait la faillite du modèle de construction européenne, mais il les conforte. Le libre-échange, avec une Europe qui reste conçue exclusivement comme un grand marché, c'est-à-dire un lieu de concurrence de tous contre tous et surtout de tous contre nous, quand même.

Le sans-frontierisme, avec le refus obstiné de prévoir le retour des frontières nationales, alors que de nombreuses portes d'entrée aux frontières européennes sont volontairement laissées béantes. Or, vous le savez, une chaîne n'a jamais que la résistance de son maillon le plus faible. Dans cette Union européenne passoire entre l'Espagne et la Grèce, avec la Roumanie qui s'apprête à faire entrer 500 000 Pakistanais. Ah ben oui, bien sûr ! Parce que dans le cadre du dumping social permanent, 2,5 millions de Roumains sont partis travailler dans d'autres pays.

Et donc la Roumanie se retrouve sans main-d'oeuvre et la Roumanie vient de passer un accord avec le Pakistan pour accueillir 500 000 travailleurs pakistanais. Je ne parle même pas là de l'Allemagne qui recherche de la main-d'oeuvre à bas coût. Eh bien, je vais vous dire, dans cette Europe-là, il y a davantage de maillons faibles que de maillons forts. Enfin, le projet Macron ne rompt pas avec la conception impériale de l'Union européenne qui se construit en dépossédant les nations de leurs forces, leurs forces défensives, créatrices et productives. Contre cette Europe de Macron, notre Europe est celle des nations. Et avec tous les peuples d'Europe qui se lèvent, nous leur disons, on arrive.

Notre projet pour l'Alliance européenne des nations s'appuie sur quatre piliers que nous détaillons dans notre manifeste. D'ailleurs, je vous suggère vivement d'aller le lire sur notre site internet. D'abord, l'émancipation, parce que notre projet est fondé sur la liberté des nations, leur indépendance. Deuxièmement, la coopération, parce que notre Europe n'a pas pour soi l'objet le nivellement des peuples et des cultures, mais la coopération libre, respectueuse de tous et donc bénéfique pour tous. Elle est pragmatique parce qu'elle associe à des cercles de coopération les pays qui le souhaitent, mais avec le droit d'en sortir sans être sanctionnés.

Et puis la protection, cette notion de protection qui est une revendication naturelle de tout être vivant et de toute communauté humaine. C'est l'aspiration légitime de tout pays soucieux du bien-être et de la sécurité de son peuple. Et elle passe, nous le savons, par la maîtrise de nos frontières. Et enfin l'ambition. Au seuil de ce troisième millénaire, il nous faut revenir dans la course technologique et nous doter d'agences de coopération sur les nouvelles révolutions. Le numérique, l'intelligence artificielle, les nanotechnologies, les nouvelles énergies comme l'hydrogène. Nous allons redonner à la France les moyens de sa prospérité et de sa grandeur.

Enfin, notre Europe n'est pas seulement un marché qui doit être régulé de manière juste, mais un espace défini par une géographie, une histoire, un héritage et des valeurs de civilisation. Valeurs de civilisation, nous osons le mot « nous » parce que ce qui est en cause, ce sont nos valeurs, notre mode de vie, nos traditions. Et je sais ici combien vous y êtes attachés. Et au-delà, notre sécurité, notre identité et nos libertés. Alors où l'Europe est menacée par deux totalitarismes, que sont l'islamisme et le mondialisme, le choix que nous ferons le 26 mai aura une importance capitale, historique. Notre choix, c'est une Europe libre.

Notre choix, ce sont les nations et les peuples souverains. Mais au-dessus de tout, notre choix, c'est la France. C'est la France ! Allons enfants !

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