L’Europe et la guerre en Iran
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Israël poursuit ses bombardements au sud du pays. On a suivi une équipe d'urgentistes à la frontière. - Ici, le calme n'est qu'apparent.
Dans le nord d'Israël, à la frontière avec le Liban, la guerre est toute proche. - Aujourd'hui, on va patrouiller dans la zone 6. Les autres équipes Seront dispatchées tout autour.
Il ne va pas falloir rouler trop longtemps à la frontière. Hier, nous avons eu beaucoup de missiles à cet endroit. - Depuis l'entrée du Hezbollah dans le conflit, les secouristes s'organisent. - Il y a 3 points où l'armée israélienne est pour entrer au Liban.
On doit savoir où sont ces 3 endroits pour être là si jamais. Hier, 2 soldats ont été tués. - Sur la seule journée de samedi, une centaine de missiles et de roquettes a visé le nord d'Israël.
Pour les secouristes, l'équipement n'est pas une option. Casque, gilet pare-balles et véhicule blindé. - Une des leçons après le 7-Octobre...
Vu qu'on avait très envie d'aller soigner des blessés dans les kibboutz, mais c'était impossible...
Ca tirait de partout. On a des blindés avec des unités de combattants secouristes. Comme vous pouvez voir, les portes sont très lourdes.
C'est sécurisé. - Ce matin, avant même d'arriver dans le premier village...
Alerte. - Il y a une alerte. - L'équipe est obligée de s'arrêter près d'un abri. - Ils continuent.
Ca tape. Regarde. - On dirait qu'il a été intercepté.
On ne le voit plus. - Le quotidien d'un pays en guerre. Ces hommes y voient un message de M.Khamenei, le nouveau Guide suprême iranien. - Son programme n'est pas de faire la paix ou de se calmer.
C'est de continuer à faire ce que son père faisait. - C'est le message? - Oui. - Le nord du pays n'a pas été évacué cette fois-ci.
Beaucoup d'habitants ont fait le choix de rester chez eux. - Comment ça va? - Les secouristes patrouillent de village en village. - Ils viennent voir si on se sent en sécurité.
La seule chose qui nous importe, ce sont les bombes qui tombent sur le village. Les bombes tombent, puis il y a les alarmes. Nous n'avons pas le temps de nous mettre à l'abri.
C'est la seule chose qui nous fait peur. Il y a des enfants, ici. - Je pense que le peuple israélien se sent en sécurité parce que le gouvernement fait quelque chose.
On a vu que Khamenei a été tué. Ils ont lancé l'attaque sur l'Iran. Je pense que le peuple fait confiance au gouvernement.
Bien plus que lors du 7-Octobre. - Dans les villages du nord du pays, l'espoir de retrouver bientôt le calme. - Tu vois cette montagne?
C'est les monts Nephtali. A gauche, c'est là où les 2 soldats ont été tués. - Les habitants comptent sur l'investissement durable des Etats-Unis, mais pas seulement. - Je suis surpris que l'Europe ne suive pas les Etats-Unis.
La France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne...
On a besoin de faire cette guerre, pas seulement pour Israël mais aussi pour l'Europe. - Les soldats israéliens se sont positionnés dans le sud du territoire libanais. Le gouvernement espère créer une zone tampon pour protéger sa population. - C.Roux: Nous parlions du rôle de la France.
On parlait du Liban. Le président est très engagé là-dessus. Le chef d'état-major des armées s'était rendu sur place en fin de semaine dernière.
Que peut-on espérer de la situation au sud du Liban quand on voit la détermination d'Israël à en finir avec le Hezbollah? - D.Benoit: Je crois que ça a été le sujet de conversation principal entre le président Macron et B.Nétanyahou ce matin.
Il semblerait que le Premier ministre israélien soit déterminé à aller jusqu'au bout et à exploiter Cette occasion, provoquée par les roquettes du Hezbollah le 2 mars, pour en finir une fois pour toutes avec cette milice pro-iranienne. Il va être très difficile pour le président Macron, comme pour le président libanais, de convaincre Israël d'arrêter et de tenter de laisser faire l'armée libanaise pour mettre en application le désarmement du Hezbollah, qui était prévu par le cessez-le-feu, qui est malheureusement inopérant. - C.Roux: Le président libanais appelle Israël à des négociations directes.
Ca ne se produit pas tous les 4 matins. - A.Levallois: C'est une nouveauté.
Le gouvernement libanais est coincé. Il en veut beaucoup au Hezbollah d'être entré en guerre, comme la population libanaise, qui n'en peut plus. Au sein de la communauté chiite, il y a aussi des tiraillements.
Une grande partie de la communauté chiite ne suit pas le Hezbollah dans cette affaire. Le gouvernement libanais est conscient que la seule solution est de pouvoir négocier avec Israël pour dire à Israël: "D'accord, on désarme le Hezbollah et on arrête cette guerre." Le gouvernement libanais sait très bien que sinon, l'armée israélienne va continuer.
Elle n'arrivera pas à faire disparaître le Hezbollah. Le Hamas est toujours là après 2 ans et demi de guerre à Gaza. Le gouvernement libanais se dit que la seule solution pour éviter que le pays soit détruit, comme ça commence à être le cas...
Il faut discuter directement, même si c'est un renversement total d'un point de vue de la stratégie. - C.Roux: La France peut être entendue sur la situation du Liban? - P.Gélie: Si E.Macron a l'oreille de B.Nétanyahou et s'il peut le convaincre de quoi que ce soit...
Il y a vraiment une chance à saisir au Liban. Le soulèvement populaire qu'on ne voit pas se profiler en Iran, il est potentiellement là au Liban, contre le Hezbollah. Il y a vraiment un ras-le-bol de la population.
Il y a un moment à saisir à la fois pour Israël, pour les autorités libanaises...
Je pense que le président français a dû plaider. Le président libanais a demandé à la France des armes pour l'aider à faire face à Israël et à désarmer le Hezbollah. L'armée libanaise n'est pas assez puissante pour le faire seule.
Il y a une partie assez subtile à jouer qui pourrait débarrasser le Liban, qui souhaite en être débarrassé, du Hezbollah. Et du coup, débarrasser Israël de cette force politique. Si la population ne s'en mêle pas Et ne prend pas le dessus sur cette force politique qui est minoritaire au Liban, ça ne finira jamais.
Il y a peut-être une petite chance de procéder autrement. - A.Levallois: Ce que je crains, c'est que la société libanaise est tellement fragmentée entre les différentes communautés de par cette peur qu'on peut comprendre... - P.Gélie: La communauté chiite au Liban commence à être refroidie. - A.Levallois: Est-ce qu'il y a capacité de réunir?
Chacun sauve sa peau, vu la situation. - C.Roux: Nous revenons à vos questions.
Question. - A.Levallois: Israéliens, sûrement.
Les objectifs américains...
Trump dit qu'il n'est pas content, mais il n'a pas dit clairement que ce n'était pas un objectif. Pour B.Nétanyahou, c'est un objectif.