Retraites, budget, Attal, Le Maire, immigration… Gérald Darmanin, invité de Darius Rochebin|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Monsieur le ministre, bonsoir. Bonsoir. Merci de cet entretien dans vos locaux, dans le ministère, dans ces heures tellement décisives, dans ce gouvernement dont vous êtes une pièce maîtresse.
L'événement d'abord évidemment, c'est la suspension de la réforme des retraites par le premier ministre. Est-ce que vous êtes acquis au principe ? Le Premier ministre est attendu la main.
Il va pas suspendre lui-même la réforme des retraites. Il va proposer au parlement de pouvoir euh travailler autour d'une réforme peut-être plus juste en faisant des économies parce que ça coûte 3 milliards que de la suspendre jusqu'à la prochaine élection présidentielle. C'est-à-dire soit les Français à l'élection présidentielle élisent un ou une candidate qui va changer totalement la réforme des retraites et il aura le libre choix démocratique que de le faire.
Soit ce ne sera pas le cas et après présidentielle la réforme dite borne reprendra son cours. Donc ça coûte 3 milliards, c'est beaucoup d'argent, c'est un effort très important d'humidité et de mintendu que fait Sébastien le Cordu. Moi, je le soutiens pleinement dans cette maintendue mais il faut trouver 3 milliards d'économie ailleurs.
Gen, on peut habiller comme on veut. Ça ça sonne comme une reculade. Vous-même vous aviez dit 2023 sans aller jusqu'à ce que disait madame Born qui était beaucoup plus affirmatif.
Vous aviez dit c'est courageux, difficile, nécessaire. Nécessaire pourquoi ça ne l'est plus. Mais c'est en un appart en avant ou si vous le souhaitez le dire comme ça, un compromis difficile à faire pour nous en effet mais nous n'avons plus la majorité à l'Assemblée nationale.
La vérité c'est que les Français ont voté pour une grande partie une majorité d'élus à l'Assemblée nationale qui veulent abroger qui veulent détruire la réforme des retraites. Moi, j'ai fait campagne aux élections législatives sur la réforme des retraites et j'ai été élu malgré tout. Mais beaucoup ont été battus et on ne peut pas faire de la politique sans le peuple et sans les représentants du peuple.
Il s'agit cependant pas de faire n'importe quoi. Et donc le premier ministre a dit une chose très simple. On va suspendre la réforme de retraite jusqu'à la prochaine étion présidentielle mais ça coûte 3 milliards.
On va donc ensemble trouver 3 milliards. Vous avez entendu le toler. Alors ça vient de tous les côtés.
Bruno Rotaillot qui dit gouvernement otage de la gauche. Madame Le Pen qui dit c'est assez cruel comme formule. Le PS s'est vendu LR c'est donné et vous ?
Non mais on va laisser la politique politicienne de côté. On va regarder l'intérêt de l'État. Énorm jeu jeu.
Non l'intérêt de l'État. L'intérêt des Français, l'intérêt de la France depuis les la constitution du général de Gaulle, c'est que nous ayons le moins de chaos possible et les institutions les plus stables possibles. Les Français, ils en ont marre pour ne pas dire un mot plus vulgaire.
Les chefs d'entreprise ne savent pas s'ils doivent investir dans notre pays. Ceux qui veulent venir dans notre pays investir également les étrangers qui jusqu'à présent étit très important suite à l'action que nous menions depuis plusieurs années avec le président de la République ne choisissent plus notre pays par incertitude. Nous empruntons à des taux très importants notre dette qui est malheureusement trop importante elle aussi.
Mais pardon, monsieur, est-ce que vous croyez vraiment que qu'un état qui se déjuge, c'est exceptionnel en Europe hein, un état qui monte l'âge de la retraite et qui se déjuge fus provisoirement, est-ce que vous croyez vraiment que le fait que on parle la 7e puissance économique de du monde se déjuge sur un sujet aussi important ou en tout cas sur soi, est-ce que ça va ajouter à la au crédit de la France ? Je pense que le crédit de la France qui est totalement entamé, c'est lorsque les gouvernements tombent au bout de 12h. H ça s'appelle la 3e ou la 4e République. 14h 26 minutes précisément.
Oui, mais vous voyez ça c'est un scandale et que un gouvernement ne puisse pas durer plus d'un mois ou de mois. Comment voulez-vous qu'un ministre qui arrive dans son ministère, c'est dur de diriger une administration, c'est très dur de diriger l'administration puisse avoir l'autorité nécessaire si on sait qu'au bout de 12 heures, de 2 jours ou de 2 semaines, il va s'en aller. L'État, l'intérêt supéelle.
Est-ce que ça doit passer par un sacrifice, par une reculade comme vous le dites sur la réforme des retraites ? La réponse est oui. Est-ce que vous assumez ce mot de reculade ?
C'est vous le reprenez mais je préfère le mot de compromis mais il est évident que la majorité actuelle ou la majorité relative actuelle qui n'a pas gagné les élections législatives et qui aujourd'hui doit convaincre l'Assemblée nationale de lui faire confiance pour avoir un budget pour pays pour payer des fonctionnaires, pour payer des retraites, pour embaucher des magistrats, pour faire fonctionner les tribunaux pour accueillir les enfants qui sont abandonnés. des choses aussi concrètes que ça si on n pas de budget c'est le shotdown américain et bien oui ce sera plus grave que de faire un effort de 3 milliard gérer vous êtes un homme de droite en effet la droite historiquement c'est la rigueur budgétaire ça a été une de ces marques de fabriqu le fait que la France ne tienne pas une promesse qui était aussi une promesse historique d'Emmanuel Macron il a été très applaudi par ça he les marchés du monde entier avaient dit ah tiens la France fait des efforts, elle est courageuse et cetera le fait de reculer là-dessus ça vous coûte franchement en terme personnel évidemment que C'est bien sûr que ça me coûte. Ce qui me coûterait encore plus, c'est que mon pays sombre dans l'instabilité politique, institutionnelle, économique.
Lorsque le gouvernement le cornu a démissionné à la suite des événements politiciens tout à fait méprisables, nous avons pris cinq points de base sur les marchés. C'est-à-dire que nous avons une augmentation de taux d'intérêt qui a dépassé c l'Italie. La démission, il faut bien se dire aussi, la démission du gouvernement le cornu a coûté plus cher à la France que l'annonce aujourd'hui de la suspension de la réforme des retraites.
Vous avez vu que les marchés financiers aujourd'hui n'ont pas sanctionné la France parce que Non, mais ils ne l'ont pas fait aujourd'hui agence de notation. Qu'est-ce qu'ils vont penser de ça ? Attendez, attendez, attendez.
Mais c'est très important. Non, mais que les Français comprennent dans dans quand nous avons deux situations difficiles, il faut prendre la moins difficile ou la la moins terrible pour la France. C'est ça l'intérêt de l'État.
Mettre de côté ses ambitions politiques partisanes et regarder l'intérêt de l'État. L'intérêt de l'État, c'est que la France puisse avoir un gouvernement stable et avoir, nous l'espérons, un budget. Ce n'est pas gagné d'ailleurs.
Bon, pour cela, il faut faire un compromis avec le Parti socialiste. C'est comme ça l'Assemblée a été voulue par les Français. Que voulez le Parti socialiste ?
La suspension jusqu'à la présidentielle des retraites, le gouvernement l'a accordé au Parti socialiste. Maintenant, il faut que nous parlions sérieusement du budget parce que dans ce budget, il y a beaucoup de choses difficiles. 40 milliards d'économies, la nondexation des retraites.
On va parler du budget, mais un petit mot sur ce que vous venez de dire. Quand vous dites compromis avec le Parti socialiste, j'ai l'impression que vous assumez et c'est tout à votre honneur, moi vous parlez franchement certains se cachent derrière leur petits doigts que c'était le au fond l'interlocuteur principal et il fallait s'entendre avec lui ce soir. Bien évidemment puisque les LR ne vont pas censurer le gouvernement.
Il y a même des LR il rest l'autre côté. Bah attendez les LRs sont au gouvernement. Bon il y a même plus de ministres c'est pas très clair.
Ils sont dedans et dehors. Ils veulent les exclure sans les exclure. Min il y a plus de ministres de droite dans ce gouvernement que dans le gouvernement précédent de monsieur Bairou.
C'est un fait. Monsieur Vauquier a dit lui-même qu'il n'allait pas censurer le gouvernement dont acte. Ce sont des gens de responsabilité et je les salue.
Le Parti socialiste souhaitait se séparer des insoumis. C'est une très bonne chose. La République ne peut être contente que me semble-t les socialistes aient compris.
Vous êtes en train de les détacher des insoumis par cette par ce qui est en train de se passer là. Parce que c'est important pour la France et pour les Français et pour la République que les les socialistes ne soient pas du côté de monsieur Mélenchon. Je pense que tout le monde aura compris ce message et c'est une très bonne chose.
Je sens que ça vous fait plaisir ça. Là, on est dans un enfin plaisir politiquement. Non, je pense que je pense que les insoumis c'est c'est ça peut être un discours très difficile à entendre et que les les socialistes ne sont pas comme ça.
Ce sont des hommes de gauche ou des femmes de gauche responsables. Ils le sont aujourd'hui manifestement parce qu'ils choisissent la responsabilité de ne pas censurer le gouvernement. Çaavait un prix çaavait un prix qui était la pause jusqu'à la présidentielle de la réforme des retraites.
Que dit Sébastien Lecnu ? Bah il dit "On verra ça la prochaine élection présidentielle, c'est dans un an et demi." Et est-ce que c'est presque une coalition sans le dire en réalité, est-ce qu'il y a une forme d'accord avec les socialistes ce soir ?
B on va attendre quand même le vote ou le non vote de la motion de censure qui pouvait être divisé mais on peut penser qu'en effet cette discussion a permis de trouver un compromis pour le bien de la stabilité de notre pays. Est-ce que ce compromis me satisfait totalement ? La réponse est non.
Parce que notre problème en France essentiel, c'est que nous faisons trop de dépenses sociales parce que il faut bien comprendre que 50 % de nos dépenses sont des dépenses sociales. Nous avons augmenter les dépenses sociales en France alors qu'on a diminué les dépenses par exemple d'éducation et de recherche. Monsieur le ministre, votre but qu'on comprenne bien, pardon, votre but c'est on comprend, vous dites au fond la la non suspension, le désordre, la chute du gouvernement coûterait plus cher et aurait des conséquences bien pire que la suspension de la réforme.
C'est ça hein. Maintenant, est-ce que votre but c'est quand même que cette réforme ait lieu le plus tôt possible, c'est-à-dire en 2027 ? Je pense qu'on peut corriger les effets de la réforme précédente.
Vous êtes prudent là ? Non, je pense que parce savoir les retraites c'est affreusement compliqué. C'est des centaines de milliards d'euros et ce sont autant de cas différents qu'il y a de français.
Donc je faut pas être pédant et dire on peut faire ça rapidement, c'est pas vrai. Je pense qu'on peut corriger des effets de la réforme que j'ai moi-même essayé de corriger jadis dans la discussion dans le gouvernement. G, pardon, ça ressemble un peu à un reniment.
C'est-à-dire pardon, madame Born l'a obtenu dans le sang. Elle elle regardait les oppositions en disant "Vous êtes des populistes, vous êtes des démagogues et cetera." Et maintenant on retourne sa veste et en plus on dit pour 2027 on verra, on va discuter.
Je retentourne pas du tout ma veste. Je vous explique ce que je pense. Je pense qu'on ne peut pas avoir la même retraite pour les cadres que pour les ouvriers.
H l'un des défauts de sa réforme que nous avons porté collectivement, mais quand on est dans une équipe, on la porte, c'est que nous avons mis même la même âge pour les ouvriers et pour les cadres. Je pense que les cadres peuvent travailler tardivement, voire plus tardivement. Euh Medor Philippe dit 67 ans.
En tout cas, il y a des gens qui peuvent travailler beaucoup plus tard que 64 ans. Attendez, tout est remis sur le métier. En réalité, quand on vous entend, on comprend que tout est remis sur le métier.
Non, mais c'est ce qu'a dit le premier ministre. Il a dit, on va rediscuter à l'Assemblée nationale de tout. Voilà.
De tout. Bah, écoutez, il a proposé la suspension de la réforme jusqu'à la présidentielle. On a donc 1 an pour en rediscuter.
Ça coûte encore une fois 3 milliards d'euros. Je je plus peut-être toutes les conséquences sur les marchés et le budget général le budget général tout confondu c'est plus de 1000 milliards d'euros. Bon de quoi parle-t-on ?
Il faut donc trouver 3 milliards ailleurs. Il faut pas que les socialistes aujourd'hui nous disent "Bon bah ça c'est bon et on rasse gratis." C'est pas ce qu'a dit le premier ministre.
Donc il y a un discours de responsabilité mais sur la réforme des retraites. Distinguons enfin les métiers vraiment pénibles. Moi j'avais un oncle qui était chauffeur poids lourd chez Cosilon. il conduisait à 4h du matin des camions.
Il a un métier plus pénible qu'un cadre au ministère de la justice. Mais ça c'est ça faisait partie déjà de la réforme théoriquement. Bah ce n'est pas parle la réformant regardez la réforme de la pénibilité n'a pas été acceptée notamment par une partie des syndicats et notamment syndicat patronal et je le regrette parce que de là où je suis personnellement élu à Tourcoin, il y a beaucoup de gens cassés par la d'une vie de travail et nousavons pas assez écouté.
Tout ça est bien à entendre mais est-ce que en terme d'héritage d'Emmanuel Macron c'était une promesse importante des deux quinquenats d'Emmanuel Macron ? Il était invité de TF1 et DLCI encore quelques mois. Il disait vraiment cette réforme elle est cruciale, elle est essentielle pour nous.
Est-ce que on est en train de de déchirer une part si importante de l'héritage du président ? Je pense que le fait que l'Assemblée nationale donne pas de majorité au camp du président de la République nous oblige en effet à faire des compromis qui peuvent être des compromissions si nous ne mettons pas le hall là à au débat parlementaire. Qu'a dit le premier ministre ?
Si jamais l'équilibre des retraites que nous avons assuré courageusement n'était pas garanti, il partirait de Matignon. C'est ce qu'il a dit très clairement à l'Assemblée nationale. Donc pour répondre à votre question, si nous ne trouvons pas les moyens de d'économiser les 3 milliards d'euros que nous coûte la suspension jusqu'à la présidentielle, en effet, il faudra quitter le gouvernement.
Votre réponse très directe à Bruno Rotaillot, c'est pas n'importe quel commentateur, c'est quand même le patron à droite. Euh la retraite euh pardon, il dit c'est c'est la gauche qui dirige ce gouvernement. C'est un peu dommage parce que moi j'ai beaucoup d'estime et d'amitié pour Bruno Rotalliot qui a encore quelques jours été ministre d'État dans le même gouvernement que que moi.
Il avait des propos beaucoup moins durs quand il était en responsabilité ministérielle. Je pense que l'heure n'est pas aux politiques politiciennes des chefs de parti. L'heure est aux hommes et aux femmes d'état qui essayent de gouverner dans des conditions très difficiles et très impopulaires le pays.
On verra bien ce que feront les députés les républicains du parti de Bruno Rotaillot. Je prends le paris qu'ils ne censureront pas le gouvernement. Pourquoi ? parce qu'ils sont responsables et qu'une partie d'ailleurs de ces députés n'avait d'ailleurs pas voté la réforme borne.
Si nous sommes tout à fait honnêtes, les seuls qui ont voté intégralement une réforme courageuse des retraites, c'est les députés du camp du président de la République. À l'époque, le groupe LR s'était divisé en deux et je le regrette. Donc vous voyez, je pense qu'il faut qu'on arrête les polémiques politiciennes.
Moi, je suis là pour servir l'État. Je pense que nous tout le monde devrait servir l'État dans ces moments difficiles. De quel œil vous regardez, c'est quand même votre ancienne famille.
Vous les voyez là. Ils exclut sans exclure. Je crois que dans le cas de Madame Dati, ils veulent l'exclure peut-être mais ils lui maintiennent quand même l'investiture.
On voit à quel point leurs mains tremblent. Moi, je pense que les partis politiques, quel qu'ils soient, pas que les sont très malades et du coup, je pense que les femmes et les hommes politiques sont eux-mêmes très déconsidérés et je prends ma part hein, il y a pas j'ai pas une leçon particulière à à donner. Donc je pense qu'il faut se détacher euh de ces jeux partisans.
Le général de Gaul disait les délices du système où les gens ne regardent que la prochaine élection, que la prochaine combinaison, que qui sera mon copain secrétaire d'état dans mon gouvernement. Ça, je pense que les Français en rat la casquette. Ils veulent des gens qui s'intéressent à l'intérêt général.
Donc vous-même vous-même, vous prenez vos distances, c'est l'actualité du jour de ce matin, n'est-ce pas ? Vous prenez vos vous êtes en retrait. C'est ça la formule du parti renaissance de votre parti.
Moi, je je n'adhère plus aujourd'hui à un parti politique. Pourquoi ? Parce que je crois qu'on a failli ces partis politiques, encore une fois, je prends ma part de responsabilité, ont failli à montrer qu'ils avaient comme conscience l'intérêt général et pas des petits intérêts partisans.
Renaissance a failli. Je pense que collectivement nous faitous nous nous sommes en faillite sinon les Français ne seraient pas dans cet état d'énervement euh et peut-être même de rejet. Je le vois dans les yeux des des des habitants de de de du nord que je rencontre moi j'y habite.
Je je suis pas dans un monde parallèle. Euh le petit monde parisien politique euh se parle qu'à lui-même et les français ont tiré la tirer le rideau sur la vie politique française. Attendez, est-ce que ça veut dire que je le retrait c'est un mot gentil pour dire je quitte ?
Oui mais je l'ai dit que je quittais le que j'étais j'ai fait un retrait définitif de mes fonctions et de mon adhésion à Renaissance. Je donc pardon Gabriel Atal n'est plus votre président. Bah par nature puisque voilà je ne suis plus membre du parti politique.
Après moi j'ai de l'estime pour toutes ces personnalités Gabriel Atal Bruno Rotal sont très estimables mais ça pourquoi en terme de sens on comprend on quitte un parti per un peu je crois qu'il se perdent un peu. Je pense que les femmes et les hommes politiques aujourd'hui et je ne veux pas jouer ou je ne veux plus jouer à ce jeu parce que j'ai conscience pardon vous parlez de politique en général bien sûr mais on parle de votre parti renaissance vous quittez un parti un sens pourquoi sa ligne ne vous convient plus d'abord j'ai pas apprécié j'apprécie pas que quand on est le parti du président de la République on critique directement publiquement le président de la République. Moi, j'ai déjà eu des désaccords avec le président de la République.
Je suis pas toujours d'accord avec Emmanuel Macron et parfois j'ai pu le partager y compris avec le président de la République. Ça vous a heurté pardon quand Gabriel Atal c'était sur le plateau TF1 dit "Je ne comprends plus le président de la République". Je trouve que c'est une formule euh un peu un peu un peu difficile à entendre sachant qu' Latal voilà était nommé ministre, premier ministre, chef du parti, il a été élu mais président de la République l'a soutenu euh du parti du président de la République, je pense que c'est voilà ça ça grandit pas.
H mais moi encore une fois Sabrina Agresti Roubach votre ancien consur de gouvernement collègue sur notre plateau disait il doit tout Gabriel Nathal doit tout à Emmanuel Macron vous le pensez Gabriel Natal a énormément de talent politiqu je peux pas pas penser que quelqu'un doit tout à quelqu'un mais il est vrai que cette phrase m'a choqué et je crois que nous devrions tous comprendre qu'il faut arrêter les jeux partisans qui fatiguent les Français on a l'impression qu'on est le décor les français sont notre décor voilà qu'on fait une pièce de théâtre et que nous on serait des acteurs et qu'il y aura un décor qui serait les français. C'est trop important ce qu'ils vivent. L'angoisse du chômage, l'angoisse d'une usine qui ferme, les difficultés de fin de mois, les problèmes de sécurité.
Donc moi, le choix que j'ai fait, mais c'est une leçon pour personne, c'est mon choix personnel. Vous m'interrogez, j'y réponds. C'est que je me consacre complètement à fond à l'État.
J'ai un mandat local, je l'assume et je ne ferme et vous le quittez. Vous ne ser plus maire de de Tourcoin. Alors, je suis plus depuis un certain temps, j'ai juste dit je pas je n'étais pas de tête de liste aux élections municipales.
Il y a une femme formidable qui s'appelle Norien Béc avantageusement remplacé. Je serais très gouj de lui dire à 4 mois des élections municipales au moment c'est difficile dans le jeu national coucou laisse-moi ta place je reviens. Voilà, je suis pas un gouja.
Elle fait c'est une femme formidable. C'est la première mère femme de Tourpo. Je suis très heureux qu'elle soit je l'espère réélu.
Géralev ce que je fais c'est que je ferme la porte des activités partisanes et du déli système pour me concentrer sur l'intérêt général. Attendez, on va parler quand même un petit peu de parti mais plus tard un mot d'abord sur la formation de ce gouvernement parce ça va influer sur les motions de censure là dans les dans les heures dans les heures qui viennent. Objection des détracteurs de ce gouvernement. beaucoup demandaient d'ailleurs monsieur Attême l'avait dit hein que le président de la République prenne un peu de champ qu'il laisse un peu de pouvoir.
Or, quand on regarde la liste surtout des grands ministères, monsieur le cornu fidèle du président, madame Vautrin armée fidèle, monsieur Barreau, affaires étrangères fidèle, monsieur l'escure économie grand fidèle. Donc Matignon, les armées, la diplomatie, l'économie, beaucoup regardent cette liste en se disant "Attendez, en réalité c'est un gouvernement très à la main du président." Mais mais c'est pas une insulte que d'être fidèle.
Ah, c'est le droit le plus strict. Non, c'est même c'est même une vertu. Nous sommes dans un ministère de vertu. la justice à la fois une institution et une vertu.
On va pas récompenser la déloyauté non plus. Bon, faut bien qu'il y a il y a un intérêt euh me semble-t-il à respecter les institutions de la Sa République. Mais que dire à ceux qui disent que c'est une provocation, c'est-à-dire il y avait une pression juste ou injuste, chacun jugera, une pression sur le président de la République pour qu' qu'il ouvre un petit peu, qu'il ait des voies un peu différentes dans ce gouvernement et au contraire, c'est peut-être une supréabilité, au contraire, les principaux ministères, ce sont des gens très fidèles.
D'abord, ce n'est pas vrai. Monsieur Farandou n'est pas un fidèle du président de la République. Il est le ministre du travail. avec un très grand protocolaire, madame Barbu que je crois que les gens ont découvert et ils ont raison de la la découvrir et c'est une femme formidable qui s'occupe de l'écologie.
C'est pas le c'est pas le ministère le plus régalien qui soit. Vous vous avez tort. Vous avez tort, je crois.
Monsieur Papin qui est un chef d'entreprise qui s'investit. Et puis par ailleurs, je vais vous dire quelque chose qui me qui me touche profondément dans ce que vous dites. Il y a des femmes et des hommes de bonne volonté qui viennent dans un gouvernement objectivement qui a peu de chance de survie h qui est assez impopulaire et qui dans un an et demi est sûr de se terminer puisqu'il y a une élection présidentielle où le président peut pas se représenter.
Il don un an et demi quand même. Je vois, j'entends mais au maximum. Il y a il y a pas de calcul. le calcul aura été de partir et de monter sa petite boutique.
Voilà, ce sont des femmes et des hommes qui ont quitté parfois des situations très stables pour servir leur pays. Moi, je le je leur tire mon chapeau et je dis par ailleurs qu'il y a des gens qui continuent à aider le président de la République et j'en ai la fierté. Mais je vous dire un point parmi le gouvernement le Cordus ce qui m'a beaucoup choqué c'est le sort réservé à Bruno Lemer.
C'est extrêmement injuste qui est arrivé à Bruno Lemer. Bruno Lemer c'est un homme de grande qualité. Il a des défauts comme chacun et chacune.
Il n'est pas le responsable des 1000 milliards de dettes. Vous lisez dans mes pensées. La question suivante, vous voyez, c'est comme dans les interrou de Raphaël Misraï.
La question suivante, c'était le maire. Mais mais Bruno le maire a quitté une situation où il gagnait bien sa vie, où il avait enfin la tranquillité de voir sa famille pour reprendre sur un poste qui est à la discrétion totale du président de la République. Depuis le général de Gaul, on sait que c'est le domaine réservé du chef de l'État des armées.
Son choix, c'était le choix d'Emmanuel Macron. Exactement. Et ben c'est son choix. et le président de la République a le droit de choisir le ministre des armées qu'il souhaite bien évidemment et bien Bruno Mer qui n'est pas un afregauchiste, voilà, a euh a été très injustement attaqué et très personnellement attaqué et c'est pas par qui par monsieur Rotaillou en général.
Voilà, en général et en particulier mais en général et je trouve que avoir fait démissionner le gouvernement de la République, avoir fait perdre de l'argent à la France, avoir déstabilisé notre pays parce que on était pas d'accord pour savoir qui était le ministre des armées, objectivement on perd la tête. Michel de Bray doit se retourner dans sa tombe parce que et je le dis dans le ministère qu'il a occupé le président de la République a un domaine réservé surtout en ce moment où nous sommes quasiment en guerre de choisir son ministre des armées. Très injust auriez souhaité que monsieur Bruno Leste J'étais pas le premier président de la République.
En tout cas moi je veux apporter mon soutien personnel et amical à Bruno. Ça me frappe hein de vous-même. Vous tenez à souligner cet aspect-là parce que j'aime pas alors peut-être parce que je suis ici mais j'aime pas l'injustice et je trouve que la façon dont on s'est comporté tous politiquement ces derniers jours, même si j'essaie de me mettre à l'abri de Qurel pour ne pas avoir parlé pendant un mois n'est pas digne euh de la 7e puissance mondiale.
S'il n'est pas lui responsable et on comprend bien que c'est pas pas une responsabilité unique des 1000 milliards et de l'endettement de la France qui est responsable. On l' tous collectivement. le gouvernement du président de la République bien évidemment quel qu'il soit mais aussi les parlementaires qui ont voté les budgets euh et tous les parlementaires qui parfois nous le reproche aujourd'hui.
Pourquoi ? Pour une assez simple. D'abord, il y a eu évidemment le Covid et la guerre qui justifie à 2 tiers dit la Cour des comptes l'augmentation de cette dette.
Et ensuite, nous n'avons pas su collectivement, et ça c'est une erreur de notre part freiner la dépense et diminuer la dépense. Ce que demandent les Français, c'est de diminuer la dépense publique. Nous ne savons pas, nous n'avons pas su le faire.
Et ça c'est une erreur et on doit demander pardon au Français pour ne pas l'oir fait. Gérin, votre présence votre présence à vous dans ce gouvernement qui crée la surprise beaucoup quand les listes commençaient à circuler dimanche soir, certains disaient "Mais c'est pas possible ! Sébastien Lecnu avait dit pas de présidentiable et vous y êtes.
Mais j'ai dit au premier ministre que s'il s'agissait de d'appliquer et de ne faire que ça c'est s'occuper de l'État d'appliquer je pense une réforme très importante que je fais ministère de la justice sur les prisons de haute sécurité sur la réform j'étais j'étais tout à fait d'accord pour continuer et vous êtes président et il m'a dit le premier ministre que d'abord il faisait un gouvernement de 3 mois pour avoir un budget pour la France. Je pense qu'on est capable pour 3 mois, pour 6 mois, je pense qu'on est capable de mettre ses ambitions personnelles de côté pour pouvoir servir son pays. Donc oui, je mets mes ambitions personnelles de côté pour servir mon pays.
Donc vous restez présidentiel mais dans 3 mois. Non non, je je n'ai plus de parti politique. Ouais.
Je considère que le plus vrais semblable, c'est que nous ne soyons même pas au second tour de l'élection présidentielle. Il y a un risque énorme aujourd'hui mais qui ne peut pas le voir. Il faudrait vraiment être aveugle que le président de la République et comme successeur quelqu'un qui vient d'un deux parties extrémistes.
Si on continue tous comme ça, c'est pas compliqué. Ce sera monsieur Mélenchon contre monsieur Bardela ou Madame Le Pen. Ça ce sera notre responsabilité.
Pourquoi ? Parce qu'on aura fait que la bataille des égos. Parce qu'on se sera pas entendu entre nous.
Parce qu'on aura pas réfléchi à gérer l'État ici et maintenant plutôt que de penser à l'Élysée dans 18 mois. Et peut-être que j'ai pu moi aussi pêcher, mais maximum et à couparte. Occupons-nous du pays et de l'État.
Il faudra bien un parti. Il faudra bien un candidat ou une candidate et avec deux partis. C'était de Gaul même de Gaul critiqu les partis mais il avait quand même un grand parti derrière.
Je je permettez-moi de vous corriger. Il a mis en sommeil le RPF et c'est pas grâce au RPF qu'il est revenu au pouvoir, c'est sûr. Mais enfin, il fallait une machine de parti historiquement.
On va pas refaire. Il y a des gens mais il y a des gens qui aujourd'hui partis. Monsieur monsieur Édouard Philippe par exemple, il a il a parti et il est en dehors du jeu.
Pas des sondages faramineux pour l'instant. Il oui peut-être mais enfin c'est le mieux placé d'entre nous. Voilà donc il faut faut arrêter de vouloir se pousser du col aussi pour l'instant.
Édouard Philippe est le mieux placé d'entre nous. Mais une fois que j'ai dit ça si nous ne corrigeons pas nos excès, si nous ne faisons pas preuve d'humilité, si nous disons pas que nous sommes trompés, ce qu'a fait le premier ministre, c'est ce que je fais devant vous. Avec humilité, je crois que nous courons le grand danger d'être éliminé totalement de la vie politique française et de laisser au français le choix entre l'extrême droite et l'extrême gauche.
Est-ce que vous êtes encore macroniste ? Je suis fidèle au président de la République. Moi, je suis gauliste.
Je sais pas ce que ça veut dire autrement dans mon engagement politique. J'ai trouvé dans le président de la République quelqu'un qui savait euh par son charme aussi par son intelligence faire travailler des gens très différents comme de Gaulle qui je le rappelle en 58 avait des ministres socialistes et des ministres de droite dans son gouvernement. Il disait "C'est pas la droite la France, c'est pas la gauche la France, c'est les deux.
C'est le mouvement et l'ordre." Voilà. Moi, je crois beaucoup en ça.
Je suis gauliste et je suis fidèle au président de la République. Monsieur le ministre, on va revenir à la fin, si vous permettez, à quelques points politiques, mais votre présence ici, le choix que vous avez fait et comme vous le soulignez pendant plusieurs semaines, vous n'avez pas parlé. Vous reprenez la parole et ça a aussi du sens sur le contenu de ce que vous annoncez sur des sujets qui concernent au premier chef les français en matière de sécurité publique.
Euh je sais que vous avez reçu notamment la la maire d'Élias, ça a été un des événements qui ont le plus marqué les Français, le le soin, l'attention apportée aux victimes. Euh c'est une demande très importante de la France. On a fait récemment l'émission face au Français.
On va y revenir. Qu'est-ce que vous leur répondez ? Bah qu's ont raison. les victimes sur les grands oubliés du de l'action publique en général et et du ministère de la justice en particulier pour plein de raisons, d'abord des raisons de mauvaise organisation interne et j'ai dit au premier ministre qu'il fallait changer ça et donc nous allons changer ça maintenant exactement la semaine prochaine puisque j'ai pris une circulaire une instruction aujourd'hui que j'ai envoyé aujourd'hui au chef de cours et donc qui aura lieu dès lundi prochain où par exemple je dis que toutes les victimes doivent être reçues à leur demande.
Par exemple, toutes les victimes doivent être prévenues quand leur agresseur sort de prison, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui et parfois peut créer des drames, mais aussi un sentiment très important d'être méprisé. Donc même une fois de la peine purgée, bien sûr, il est normal si vous êtes victime de viol, de si votre fils, votre fille, votre maman a été connu une tentative d'homicide ou un homicide, que vous puissiez savoir quand la personne va sortir de prison. C'est un très grand changement.
Beaucoup de victimes s'en plaignaient que même des années plus tard, ils voulaient savoir le jour où la s risquait de croiser dans la rue la personne qui les avait attaqué. raison et c'est ce que nous allons faire que la victime à l'audience ne soit pas laissée de côté où elle pourrait croiser son agresseur qu'il faut quelqu'un l'accompagne. Pardon, pardon, mais qu'on comprenne bien parce un mécanisme très important.
Ça veut dire que le la la le le la personne ayant pouré sa peine, quand elle sort de prison, un avis, une notification est envoyée à la victime de l'époque. Exactement. Exactement.
Et parce qu'en fait, on va faire quelque chose de très simple. On va changer totalement le paradigme du ministère de la justice. Au lieu de mettre l'accusé au centre, h nous allons mettre la victime au centre.
Évidemment, l'accuser a des droits, évidemment, il faut les respecter. Évidemment, il peut faire des recours, mais la personne que la société doit protéger, c'est la victime. Et il y a des victimes particulièrement vulnérables, je pense notamment aux enfants qui sont les très grands oubliés de la politique pénale et parce que ils sont souvent les otages de la violence des femmes et des hommes et d'un système qui est peut-être déshumanisé.
Et donc nous allons mettre les victimes, singulièrement les enfants mais les victimes au centre de toutes les politiques publiques du ministère de la justice. Quelle mesure allez-vous prendre notamment pour la défense des policiers ? Il y a eu beaucoup d'événements extrêmement graves dont un à Tourcoin chez vous avec des policiers attaqués parfois en dehors même de leur services et on découvrait à LCI, ça m'a beaucoup frappé que c'est possible en France en 2025 qu'on puisse attaquer physiquement physiquement un policier et ne pas faire du tout de prison.
Est-ce que ça changera exactement ? Donc dans le projet de loi que je porte et que le premier ministre soutient puisqu'on a eu cet échange, il y aura une peine minimum, c'estàdire qu'il y aura un tarif minimum pour parler très populaire d'un an de prison ferme pour tous ceux qui ont agressé physiquement un policier, un gendarme, un élu local, un médecin, un magistrat, quelqu'un qui représente l'autorité de l'État. Donc un an de prison ferme, donc c'est-à-dire que le juge aura il va individualiser la peine, le choix entre un maximal et un minimal.
Le minimal ce sera pas zéro. Aujourd'hui, le minimal c'est zéro. Bah demain le minimal ce sera sans récidive.
Au premier fait, un an de prison ferme et comme je supprime, vous l'avez compris, les ajournements de peine, ceux qui seront condamnés à de prise en ferme feront un an de prison. Et ce texte là, il sera s'il est voté, c'est pour quand ? Ah ben je souhaite le plus rapidement possible.
Je suis prêt. Donc on peut penser qu'au début de l'année prochaine, après le vote du Sénat et de l'Assemblée nationale, il soit dans le quotidien des Français. Si on vous entend, c'est une autre époque, notamment aussi en matière de suppression du surcis.
Alors, on va dire un surcis sinon rien comme disait la publicité. C'est-à-dire qu'on peut comprendre quelqu'un un avertissement mais on va pas avoir plusieurs avertissements. Voyez ?
Ben, j'étais arbitre de football et quand on est arbitre de football, on donne un carton jaune et puis bah après au bout du carton jaune, c'est le rouge. Là, on a tendance à donner plusieurs cartons jaunes d'affilé. Ce qui fait que l'avertissement quand vous dit Pierre et Leloup attention attention attention à la fin vous n'y croyez même plus.
Qu'est-ce qui changera exactement ? ett ben les gens auront un seul surcil et puis s'ils en ont un deuxième, c'est directement la case prison ou c'est directement l'application de la peine de surcis par exemple travail d'intérêt général par exemple bret électronique par exemple inégibilité par exemple amende qui s'appliquera et là encore vousez quelle application vous savez que les détracteurs de ce genre disent souvent il y a des effets d'annonce puis après ça se perd un petit peu dans les dans les sables. Ça ce serait applicable quand ?
Bah c'est pareil. La loi peut être votée en octobre, novembre, décembre selon le calendrier de l'Assemblé nationale du Sénat et début d'année prochaine la loi qu'on a appelé sûre au sens de la certitude de la sanction sera au rendez-vous. Moi, je voudrais convaincre les Français que le sujet n'est pas le fait que les magistrats sont laxistes.
H la loi est parfois laxiste. C'est pas la dureté de la peine au sens la grosseur de la peine qui compte. Ce qui compte, c'est sa certitude.
Becaria disait que ce qui compte, c'est la certitude de la peine. Aujourd'hui, les peines sont prononcées ont augmenté. On est passé de 94000 années de prison en 2018 prononcé à 122000 mais en revanche une peine sur deux de prison n'est pas appliquée.
Encore faut-il des places de prison ? Mais nous allons les construire. D'abord il y a pas que la prison dans la vie.
Il y a l'incarcération à domicile comme font les espagnols par exemple. Il y a le travail d'intérêt général qui a beaucoup diminué dans notre pays. Il y a les amendes en Allemagne, on va prendre ce système.
Quand vous êtes condamné à des jours amendes, vous devez rembourser tous les jours par exemple pendant 6 jours 500 € parce que vous avez fait quelque chose de pas bien. Si vous ne payez pas et ben c'est la prison. Donc ils ont inversé les choses.
Ceux qui ne payent pas l'amende vont en prison. Ça peut être un système qui permet d'avoir la sanction. Tout le monde mérite pas d'aller en prison mais au moins que l'amende elle est payée concrètement.
Vous aviez annoncé ici même la la création de prison de haute sécurité. C'est fait. C'est fait.
C'est une prison pour l'instant, n'est-ce pas ? Deux de une avant d'un Levieil et une à condur sard. Quelle est la suite ?
Bien, quatre nouvelles prisons au premier semestre 2026. Hier, je suis allé à Réo en Sémarne, ce sera aussi à Valence, ce sera aussi à Ex en Provence et à Saint-Laurent du Maroni pour la Guyane. C'est un succès incroyable pour l'administration pénitentiaire que je remercie.
On a réussi en quelques mois alors que tout le monde dit que la politique c'est très compliqué, qu'on y arrive pas et que par ailleurs il y a toujours plein de trucs qui nous empêchent. Ça c'est des fadèses. L'état de droit m'a aidé à faire ces prisons d'autres sécurité.
Le Conseil d'État, le Conseil constitutionnel, le Parlement, une loi votée par le RN jusqu'au Parti socialiste il y a quelques semaines de ça, a réussi à faire des prisons d'autres sécurité unique en Europe qui mettent totalement à l'isolement les gens les plus dangereux. Et je crois que les Français voi que quand on veut, on peut. Est-ce que vous croyez que vous pourrez convaincre l'électorat ?
Une grande partie de l'électorat considère si vous le scénario que vous disiez tout à l'heure, c'est-à-dire que soit le RN soit LFI sera en position pour 2027. Du côté du RN, beaucoup disent pour la sécurité, ils ont un argument que vous n'avez pas. Est-ce que vous pouvez leur enlever cet argument là ?
Oui, je pense que on y arrive comme un maire y arrive. C'està-dire que quand je me suis présenté aux élections municipales, le RN était très très haut dans ma commune et quand je me suis représenté, le RN était très très bas. Pourquoi ? ce qu'ils ont vu qu'il y avait un avant et un après quand on a de la volonté, qu'on met des caméras, qu'on met plus de policiers municipaux, qu'on est sévère, que la sanction fait partie de l'éducation.
Moi, je voudrais convaincre ici au ministère de la justice que la sanction n'est pas à à décorrélé de l'éducation. La sanction fait partie de l'éducation notamment pour les plus jeunes, pour les mineurs. Quand les mineurs déconnent, bien sûr qu'on peut pas tous les envoyer en prison et qu'il ne faut pas tous les envoyer en prison, mais il faut de la sanction.
Beaucoup de magistrats, vous le savez, le pensent. Ils le disent parfois avec une grande sincérité. Ils disent que la prison n'est pas une bonne solution, que la prison n'arrange rien.
Mais la prison n'est pas toujours une bonne solution. L'état de nos prisons est en grande partie déplorable, il faut bien sûr le dire. D'abord déplorable pour les agents pénitentiers eux-mêmes qui subissent des conditions de travail extrêmement difficiles.
Moi je leur tire mon chapeau, c'est un métier très très dur, pas très bien payé et ce sont de vrais héros de la République. Mais la prison est aussi nécessaire parce qu'on doit comprendre ici que quand on fait quand on prend une peine, on la prend pour la société aussi. Ce qui est très important, c'est de comprendre que quand on rend une peine, on l'a fait parce que le fait qui a été commis n'est pas que contre monsieur X, madame Y, mais contre la société.
Quand on attaque un policier, c'est pas que contre le policier. On a attaqué la République. Dans dans un autre domaine là aussi où si vous voulez disons enlever la couverture sous les pieds du du RN, c'est c'est l'immigration.
Eux arrivent avec, ils vont en reparler là maintenant dans les temps qui viennent avec une idée précise qui est le référendum sur l'immigration. faire voter un texte euh soumettre aux Françaises et aux français un texte sur l'immigration. On a l'impression que y compris dans votre cas, on a beaucoup vagué sur le sujet.
Oui, peut-être c'est pas possible, c'est possible. Quel est votre avis ? Alors oui, c'est c'est moi je pense que le peuple français peut s'exprimer sur l'immigration par référendum.
Il faudrait changer l'article 11 de la constitution au préalable. Faut pas mentir au français, ça peut pas se faire demain. Faut d'abord changer la constitution pour permettre cette consultation.
Vous le souhaitez ? Oui, mais moi je trouve ça très normal que les Français s'expriment sur un sujet aussi important que l'immigration et on verra que les Français euh sont plus raisonnables sans doute que le Rassemblement national. Mais amené cette bataille, moi ça me frappait.
Rappelez-vous Mitteran, il avait pris c'était son Astrich un courage en disant l'opinion est peut-être contre moi, mais je vais me battre. Mais ça dépend ce qu'on dit euh sur l'immigration civ. On veut dire que tous ceux qui déconnent doivent quitter le territoire national.
Bien sûr, 1000 fois oui. C'est ce que j'ai fait d'ailleurs, y compris dans les prisons françaises. Aujourd'hui, nous avons créé une mission particulière qui fait expulser les étrangers délinquants.
Plus de 67 % d'expulsion d'étrangers de nos prisons depuis 6 mois. Mais ceux qui travaillent, ceux qui sont ceux qui abbassent les fruits et légumes dans le vecluse, ceux qui construisent, il suffit d'aller dans un chantier pour voir que ceux qui sont là en train de construire, c'est plutôt des gens qui viennent d'ici d'immigration. Ceux qui conduisent des taxis ou des Uber, ceux qui qui font manger dans les restaurants, ceux qui font le ménage avant que les gens arrivent dans un ministère comme celui-ci, c'est quand on leur parle, quand on veut bien les voir, ce sont des étrangers.
Pour une partie d'entre eux, eux, il faut les respecter, ils travaillent, faut les accueillir. Donc le discours qui consiste à juger les étrangers pour ce qu'ils sont est un discours raciste. Le discours qui consiste à juger les étrangers pour ce qu'ils font, s'ils se comportent bien, ils sont accueillis comme l'ont été mes grands-parents.
Ceux qui se comportent mal été expulsés. Je pense qu'il y a une immense majorité de Français pour soutenir ce propos républicain. Géral Dermanin, vous venez de dresser une forme de programme à la justice.
Donc c'est un programme qui si selon vos souhaits va s'étendre sur quelques mois. Mais tout ce à quoi on assiste est par définition un peu provisoire. Un jour, il faudra reconstruire votre camp, le camp, je sais plus comment l'appeler, il a eu plusieurs noms, Renaissance et cetera.
Quit Renaissance maintenant, il est en ruine. Le le centre gouvernemental du pays est en ruine, hein. Comment vous reconstruisez ça ?
Bon, d'abord, les gouvernements provisoires, ils font beaucoup de choses, hein. Le général de Gao, il a fait la sécurité sociale avec un gouvernement provisoire. Bon, faut durer un petit peu quand même.
Bah, voilà. Donc, ce que je veux dire, c'est que tant qu'on est au pouvoir, il faut l'utiliser. Le pouvoir dessus que quand on s'en sert pas et quand on est ministre, on doit faire des choses concrètes.
Vos détracteurs disent voilà, c'est un côté un petit côté encore un instant monsieur le bourreau, vous essayez de tirer tirer tirer sur le temps, vous accrochez mais le parlement va décider s'il renverse ou pas le gouvernement. Voilà. Donc, laissons les autres faire.
On a fait notre point. En fait, stoïicien dans la vie politique hein. On fait ce qu'on peut faire et puis on laisse les autres faire et ils prendront leur responsabilité.
La suite, pardon, très personnel. Par ailleurs pardon ce que gouverement est censuré, il n'y a pas d'autre choix que la dissolution. Ouais.
Euh, on va pas continuer effectivement à à ne pas tirer les conclusions de crise politique successive. Mais je voudrais juste vous dire un point là-dessus, pardon, comme répondez aussi peut-être à l'objection de beaucoup, on l'entend beaucoup sur nos plateaux, qui est simplement est-ce que vous avez peur ? Est-ce que la solution la plus simple dans un tel désordre, c'est d'aller aux Françaises et aux Français et de dire "Allez-y, tranchez".
Moi, je n'ai jamais eu peur des élections et les Français euh ont toujours raison quand ils votent. Voilà. Donc, j'ai aucun problème avec ça.
C'est le président de la République l'avait décidé la semaine dernière, j'aurais considéré que c'est une décision normale et compréhensible. Et s'il fait la semaine prochaine, je considéris qu'on peut toujours consulter les Français. Cependant, juste sur un point.
Pardon, pardon, vous avez une chose que j'aimerais juste vous faire préciser parce que vous dites si le gouvernement censuré c'est la dissolution. Ça veut dire qu'il y a pas il n'y a plus de plan. On peut pas dire B parce qu'il y a eu ABCD mais enfin il y a plus de plan.
Après, c'est fini. Je suis on pas encore trouvé du chapeau un gouvernement d'union ou je ne sais quoi. Je suis pas le président de la République qui fera ses choix mais je ne vois pas comment la motion de censure ne soit pas comme il l'a dit lui-même une motion de dissolution.
Mais vous m'avez posé une question ou en tout cas vous avez fait un constat que je partage. Vous dites votre corps est en ruine. Oui vous avez raison.
Alors le ruine est peut-être un mot excessif en tout cas abîmé. Pourquoi ? Bah attendez vous avez balancé des vacheries il y a quelques minutes sur Gamerie Latal.
Non, je au contraire non non non je dis justement qu'il fallait arrêter les jeux politiciens et qu'il fallait essayer aujourd'hui maintenant de construire Édouard Philippe. Édouard Philippe qui demande pardon la démission du président de la République. Je crois que c'est sans précédent dans l'histoire de la 5e République un ancien premier ministre aille jusqu'à demander la démission.
Il a appelé ça ludiquement présidentielle anticipée. C'est la démission ça. Ça aussi comment vous avez réagi à ça qu'est-ce que d'abord bah mes propos avec Édouard Philippe je les garde à Édouard Philippe c'est mon ami et je dirai pas de mal de lui en public.
H je vois la différence là. Ben parce qu'en fait non mais parce que d'abord l'amitié ça compte. Vous az droit.
Voilà évidemment. Et moi j'ai la fidélité, l'amitié, l'honneur, ça ça a du sens. Sinon euh on est on est personne.
Sinon on fait que la la politique et on on est quelqu'un d'éterré. Voilà. Moi je certains pensaient même à un ticket.
Certains pensaient même à un ticket d'Armin Philippe. J'ai des sentiments euh et je veux vous dire que j'ai fait un choix qui consiste à à aider le président de la République. Donc je pense que mon choix se suffit à lui-même.
Mais pardon, pardon, attendez, attendez quand même, vous êtes obligé de répondre. On peut pas un un premier ministre, un ancien premier ministre qui demande la démission de celui qui l'a nommé président, c'est quelque chose. Je veux dire que je ne critiquerai pas Édouard Philippe.
Je peux pas vous dire mieux. Vous trouvez que c'est bien ? Et je peux vous dire que moi, j'ai fait un choix, j'ai fait un choix différent qui est d'aider le président de la République.
Ce que je vous ai dit et que je vous ai redit, c'est que si nous continuons tous comme ça, c'est pour ça que j'ai quitté des partis politiques, h c'est pour ça que j'ai un discours de franchise avec vous, je crois que vous le voyez, c'est que si nous continuons tous comme ça, nous ne serons même pas au second tour deé présidentielle. C'estd que nous allons disparaître de la vie politique française. Alors, vous l'appelez le bloc central.
Moi, comme vous dites nous. Oui, c'est le bloc central. C'est quoi ?
C'est renaissance modè enfin c'est tout ce qui a été la base ça de côté je dirais que c'est tous ceux qui n'aiment pas les extrêmes tous ceux qui le centre droit moi j'appartiens à une droite sociale comme le premier ministre je pense que ça disparaîtra ça disparaîtra pourquoi parce que attendez vous parlez comme si les LR n'existait pas il y a quand même encore un parti dans l'histoire qui s'appelle les bien sûr on peut travailler avec un certain nombre de petits parti mais les partis en tant que tel vous avez comme dit petit parti parce que nous mais nous faisons tous entre 3 % et 16 % élection présidentielle c'est que nous terrible c'est quandme votre ancienne famille vous app sommes mais nous sommes aussi un petit parti enfin nous étions un petit parti nous sommes tous des petits partis aujourd'hui. Aucun français ne pense sérieusement je crois aucun commentateur que nous allons pouvoir être majoritaires demain s'il y a des élections. Faut qu'on se dise la sincérité.
Est-ce que ça veut dire qu'une union est possible ? Puisque on comprend bien, c'est tellement émetté, il y a il faut quand même recréer quelque chose avec qui ? Avec qui dire je veux dire parce que nous faisons de la chirurgie de guerre.
Ouais. En ce moment et je dis et je dis sans rire. D'abord, il faut s'occuper des organes vitaux.
Les organes vitaux, c'est l'État et le fonctionnement de l'État. Nous avons d'abord une première responsabilité avant de penser à notre parti une élection, c'est comment fait fonctionner l'État, la sécurité, le la vie économique, comment on donne la parole à la France au moment où nous sommes attaqués de toute part et autour de nous, c'est peut-être qu'on personne le voit mais le monde bouge énormément. La Chine bouge, l'Amérique bouge, le Moyen-Orient bouge, nos voisins allemands bougent.
On peut pas faire les Européens travaillent plus longtemps c'est bloqué mais on ne peut pas faire comme si nous on pouvait continuer à être comme ça dans le misérabilisme. Donc d'abord nous devons assumer nos fonctions de femmes et d'hommes d'état avant d'être des femmes et des hommes politiques. Ça c'est maintenant mais 2027.
Mais c'est très mais c'est très important parce qu'il faut réussir ça parce que si c'est un crash en direct parce qu'il y a pas de budget parce qu'il y a pas de gouvernement parce que ça devient n'importe quoi comme ça allit depuis 5 semaines nous sommes assurés non seulement d'avoir été battu mais d'avoir été déshonorant pour le risque de la crise générale ce ce que vous êtes en train de décrire qui est d'une extrême gravité effectivement on parle d'un pilier de l'Europe on parle de la 7e puissance du monde puissance vous une puissance nucléaire bien sûr il y a il y a un risque très important que la France se disqualifie si elle est dans l'instabilité et si elle perd sa croissance si elle perd perd ses réisseurs, si elle perd la confiance des acteurs économiques et si elle perd la confiance de ses citoyens dans la démocratie représentative. C'est une blessure d'honneur. Vous vous-même les Italiens, vous savez vous-même quelques polémiques avec les Italiens, avec Madame Méloni, je crois que vous êtes un peu réconcilié depuis leur hein.
Quand on voit que Madame Méloni que l'économie italienne est en train de sa trajectoire s'améliore pendant que celle de la France va dans l'autre sens, c'est une blessure pour vous. Mais bien sûr, c'est une blessure de voir que mon pays ne va pas bien. Et d'ailleurs euh euh on on ne retire pas, ça fait 20 ans que je je suis militant ou élu dans un parti politique.
On quitte pas des partis politiques comme ça impunément. Alors j'essaie de passer d'homme politique à homme qui s'intéresse à la vie de l'intellégional de son état. Quand on est ministre de la République en plus à la justice, on peut pas se comporter comme si on était un élu d'opposition.
Voilà. Moi je me comporte pas comme ça. Après 9 ans gouvernement, après avoir été aercié à l'intérieur, on a fait n'impôle la source, on fait les Jeux Olympiques, j'ai porté des politiques, j'ai ét la tête de femmes et d'hommes extrêmement intelligents, extrêmement courageux.
Je ne peux pas me comporter comme un petit politicien, mais vous avez raison, j'ai une blessure euh dans dans mon âme euh de national, dans mon âme de de citoyen, de voir que la France euh a moins de force et moins regardé et moins respectée par nos voisins, par les observateurs. Bien sû monsieur le ministre, un mot personnel, c'est Tatcher qui disait "En politique, il y a la viande et il y a les légumes. En France, la viande c'est les présidentiables, les légumes c'est le reste." C'est très bien.
Si on n'est pas président, on est tout de suite dans le dans la catégorie d'en dessous. Vous avez dit clairement pendant quelques mois, vous mettez entre parenthèses, mais est-ce que vous restez candidat à la présidence de la République ? Non, moi je jei jamais dit que j'étais candidat à la présidence de la République.
J'ai toujours dit que j'essaierai de m'intéresser à influencer le cours des choses pour que nous soyons pas éliminés de la vie politique. Je pense qu'il nous faut demain, pas tout de suite parce qu'aujourd'hui c'est l'État. Il faudra demain qu'on ait un seul candidat et moi j'invite toutes et tous à mettre de côté leurs égos personnels.
Seul candidat quoi du centre ? un seul candidat qui a un projet, ce qui compte c'est pas une famille politique qui compte c'est le projet voilà et et aujourd'hui nous ne l'avons pas ni ce projet ni pro ça paraî très compliqué c'est quoi c'est une sorte de primaire de grande primaire c'est quoi on verra bien moi je encore une fois je vous ai dit que je souhaitais pas faire de politique politicienne mais je pense que c'est très important d'abord de être à la hauteur de ce qu'attend les français aujourd'hui et maintenant pas dans 18 mois et de moin que nous ayons un seul candidat un dernier point sur le plan au fond un peu manœuvrier je crois que derrière vous vous avez la presse de la 4e République hein c'est l'époque où les gouvernements elles fonctionnent plus Voilà, il faut espérer que ce soit plutôt celle-là qui fonctionne que que celle-ci, hein, si j'ose dire. Euh, évidemment, beaucoup prêtent.
Alors, c'est à la fois de la manœuvre et on peut considérer que c'est noble, chacun jugera, mais l'idée que si ce gouvernement tient jusqu'en janvier, disons après la dissolution deviendra de moins en moins inconfortable et donc on pourra tirer comme ça. Et au fond, Emmanuel Macron et et vous et Sébastien Cour auront gagné le Paris. C'est-à-dire jusqu'en mai 2027, ce gouvernement peut tenir.
Ce scénario, est-ce qu'il existe ? Je pense pas qu'il faut raisonner gagner à Paris. Il y a pas de Paris.
On est tous très inquiets. Pouvoir, c'est le pouvoir pour tout le monde. Non mais moi je suis très Non mais le pouvoir au bout de 9 ans de gouvernement, vous savez, j'ai envie de passer peut-être un peu plus de temps plus comme moi.
Non, c'est pas vrai. Vous avez tort de penser ça. Euh d'abord, on n' pas si je peux me parître la même génération et peut-être que ma génération a d'autres visions de ce qui est la vie professionnelle.
Le marché, je je sais je respecte les aînés euh à qui nous devons temps. Mais ce que je veux dire, c'est que la ma génération, je pense à une vision un peu différente de la vie professionnelle ou que peut-être les gens plus âgés, me semble-t-il. Et deuxièmement, je vais vous dire c'est pas facile euh et surtout c'est on se demande tous les jours si on est à la hauteur d'avoir des fonctions.
Et je pense pas qu'il s'agisse de Paris quand on en est à parler de la démission du président de la République, moi qui suis égoliste. Quand on en est à penser que nous pouvions être attaqués sur les marchés financiers, quand on est à penser que la France puisse ne pas avoir de budget et qu'on puisse être un acteur de ce désastre, vous avez raison, c'est une blessure. Donc il faut être à la hauteur, faut voir ce qu'on a mal fait.
On a sans doute mal fait des choses et j'ai sans doute mal fait des choses. Faut en tirer des conséquences. Vous connaissez cette phrase d'Instein ?
La folie c'est faire plusieurs fois les mêmes choses en pensant que ça change. Bah là quand on fait plusieurs fois les mêmes choses, c'est n'importe quoi, il y a beaucoup de chance pour que ça donne n'importe quoi. Monsieur le ministre, merci de cet entretien ici dans vos locaux placement d'ôis.
Merci à vous. M.
Gérald Darmanin