Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
ChroniqueLe Média (sur YouTube)· 2 octobre 2018 6 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsNumérique

COMMENT MACRON BRADE LE PATRIMOINE DE LA NATION

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Bruno Le MaireFait
    « C'est ma vision de l'État-actionnaire, que je défends, dans le cadre du "front pour l'innovation de rupture", qui a été souhaité par le Président de la République. »
  • 4:00Bruno Le MaireFait
    « Je pense que l'État a un rôle bien plus important à jouer comme investisseur, plutôt que comme porteur de dividendes. »
  • 5:00Bruno Le MaireFait
    « Je pense que son argent est mieux placé, lorsqu'il n'est pas bloqué pour gérer, soit des hôtels, soit des boutiques de luxe d'Aéroport de Paris, mais quand il s'occupe d'investir dans l'avenir de nos enfants, qu'il finance les nouvelles technologies. »
  • 6:00Bruno Le MaireFait
    « Nous voulons une Nation souveraine, dans une Europe souveraine. Nous voulons développer nos propres technologies. »
  • 7:00Bruno Le MaireChiffre
    « La Française des jeux est estimée à 3 milliards d'euros, la vente de ADP, pour sa part devrait rapporter autour de 7 milliards, 7 + 3, ça fait 10. »
  • 7:30Bruno Le MaireChiffre
    « Ces 10 milliards, vont générer chaque année 250 millions d'euros en intérêts, somme qui sera affectée aux aides à l'innovation industrielle. »
  • 9:00Boris VallaudFait
    « La privatisation de ces 2 entreprises est une aberration économique. Une aberration économique, parce que la Française de Jeux et ADP, versent aujourd'hui des dividendes à peu près équivalents, au fonds que vous envisagez de créer. »
  • 11:00Christophe Blanchard-GignacFait
    « Il était difficile d'arbitrer entre les résultats de l'entreprise et la responsabilité sociale de cette même entreprise. »
  • 12:00journalisteFait
    « Tous les aéroports privés sont plus chers que les aéroports publics et les taxes aéroportuaires risquent d'augmenter dans les années à venir. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Générique] – "Le loto ça peut rapporter gros", on connaît tous le slogan de "La Française des Jeux". Le loto ça peut rapporter gros, mais pourtant l'État veut s'en débarrasser, comme il veut se séparer des aéroports de Roissy-Charles de Gaulle, Orly et le Bourget. Hé oui, on l'oublie, l'État détient 72 % de la Française des jeux et 50, 6 % de ADP, le gestionnaire des aéroports franciliens.

La Française des jeux c'est la 4ème entreprise de loterie du monde. Dans la hiérarchie des participations industrielles de l'État, elle figure à la 3ème position, immédiatement suivie par "Aéroports de Paris". Bref, c'est du lourd.

Pourtant Bruno Lemaire, le ministre de l'Économie, veut céder ces entreprises au privé. Pour cela il a besoin de modifier la loi, c'est d'ailleurs presque chose faite, le projet de loi PACTE, examiné depuis la semaine dernière par les députés, prévoit justement d'autoriser la chose. Et comme les députés de La REM ont la majorité, on ne vous fait pas un dessin.

Pourquoi vendre ces entreprises ? On écoute le ministre de l'économie. – "C'est ma vision de l'État-actionnaire, que je défends, dans le cadre du "front pour l'innovation de rupture", qui a été souhaité par le Président de la République.

Il suppose des cessions d'actifs, pour financer les innovations qui feront la croissance de demain, et je veux le dire la aussi devant la représentation nationale, je pense que l'État a un rôle bien plus important à jouer comme investisseur, plutôt que comme porteur de dividendes. Je pense que son argent est mieux placé, lorsqu'il n'est pas bloqué pour gérer, soit des hôtels, soit des boutiques de luxe d'Aéroport de Paris, mais quand il s'occupe d'investir dans l'avenir de nos enfants, qu'il finance les nouvelles technologies, et qu'il lance des innovations que d'autres états, États-Unis et Chine en tête, n'hésitent pas à financer massivement avec des soutiens publics. Nous voulons une Nation souveraine, dans une Europe souveraine.

Nous voulons développer nos propres technologies. Nous voulons un continent européen puissant, dont les innovations pourront rivaliser avec celles de la Chine ou des États-Unis. – Je vous explique, avec le produit de la vente, l'État va mettre en place un fonds pour "l'innovation de rupture", doté de 10 milliards d'euros.

La Française des jeux est estimée à 3 milliards d'euros, la vente de ADP, pour sa part devrait rapporter autour de 7 milliards, 7 + 3, ça fait 10. Ces 10 milliards, vont générer chaque année 250 millions d'euros en intérêts, somme qui sera affectée aux aides à l'innovation industrielle. Seulement voilà, en l’occurrence, c'est complètement idiot.

C'est ce qu'a expliqué le député socialiste des Landes, Boris Vallaud à Bruno Lemaire. – "La privatisation de ces 2 entreprises est une aberration économique. Une aberration économique, parce que la Française de Jeux et ADP, versent aujourd'hui des dividendes à peu près équivalents, au fonds que vous envisagez de créer". – Pour le dire autrement, céder la FDJ et ADP, c'est un peu comme si un fermier allait vendre ses poules au marché pour s'acheter des œufs avec le produit de la vente.

À cette aberration économique, vient s'ajouter une aberration politique. – "La Française de Jeux, n'est pas une entreprise comme les autres, parce que le jeu n'est pas une marchandise comme les autres. Vous connaissez comme moi les chiffres de l'addiction, qui sont, chaque année, confirmés par l'Observatoire des Jeux.

Christophe Blanchard-Gignac, c'est l'ancien président de La FDJ, estimait lui-même qu'il était difficile d'arbitrer entre les résultats de l'entreprise et la responsabilité sociale de cette même entreprise C'est cette mise en balance, ce sens des responsabilités qui l'avait conduit à supprimer le jeu "Rapido", qui était considéré comme trop addictif en 2014. Qu'en sera-t-il avec un actionnaire privé, que pèsera la défense du jeu responsable, pour les dirigeants d'une FDJ privée face à la tentation de la rémunération des actionnaires ? " – La privatisation de ADP n'échappe pas non plus à la critique, car elle pose un sérieux problème d"aménagement du territoire. – "C'est une erreur stratégique s'agissant d'ADP.

ADP est au cœur du projet d'aménagement du Grand-Paris, de la région francilienne. Et elle doit rester pour cela, propriété d'une collectivité publique. Il y a un risque avéré de réorientation vers une diversification plus rémunératrice de ses activités, dans le commerce ou l'immobilier, par la recherche d'une croissance à l'international, qui est plus rémunératrice… … que les tarifs réglementés.

Tous les aéroports privés sont plus chers que les aéroports publics et les taxes aéroportuaires risquent d'augmenter dans les années à venir". – Alors pourquoi privatiser ? Hé bien : pour faire plaisir, par exemple, au groupe "Vinci", privé de l'aéroport de Notre-Dame des Landes et candidat au rachat d'ADP, ce qui permettrait au passage de minorer le manque à gagner que l'état doit verser au groupe du BTP.

Mais il y a d'autres candidats, un consortium australien, et un groupe américain. Quant au rachat de la FDJ, Stéphane Courbit, le propriétaire des jeux en ligne BetClic, et le groupe M6, sont déjà sur les rangs. On l'a compris, l’intérêt général n'est vraiment pas la préoccupation de ce gouvernement.

Il se pose en défenseur de la souveraineté nationale, mais il brade le patrimoine de la Nation, prisonnier qu'il est de son crédo libéral. Ni vision, ni stratégie, juste les vieilles recettes de la vieille droite. [Générique de fin]