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interviewLe Média· 8 avril 2026 16 min

10 ANS DE MACRON : LA CHUTE EST DÉJÀ LÀ

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Oh bah c'est sympa cette soirée quand même. On a bien fait de venir tu vois. Ouais.

Tu trouves ? Moi je trouve il y a personne quand même non ? Oui.

Bah c'est vrai qu'il y a pas grand monde mais ils vont peut-être arrivriver. On est en avance peut-être. Ça fait 2 heur que tu dis ça Mar.

Ah oui c'est vrai. Moi, je suis venu pour les petits fours. Tu tu veux pas un bonbon ?

Non on est à l'Élysée. Merde. Enfin on pe avoir du caviar un traiteur à 500000.

Oui bah je comprends. Mais je sais pas les gens peut-être le bourdon hein. Ils savent que c'est le dernier anniversaire.

Voilà. Je sais pas, il déprime. Ouais moi je suis plutôt content.

Ouais. Ouais, ça je m'en doutais. Allez, bonjour et bienvenue dans le récap.

Nous sommes le mercredi 8 avril et aujourd'hui ou plutôt hier, mais peu importe, nous fêtons un anniversaire et probablement aussi un enterrement anticipé, celui du macronisme. Décidément, le en même temps c'est vraiment son truc. à Manuch, il va nous le servir jusqu'au bout en même temps en même temps en même temps en même temps en même temps et donc ça fait 10 ans qu'Emmanuel Macron a lancé En marche et j'ai décidé qu'on allait créer un mouvement politique, un mouvement politique nouveau, c'est-à-dire c'est un mouvement politique qui sera pas à droite, qui sera pas à gauche.

Et donc l'idée de ce mouvement politique, c'est une dynamique. face au blocage de la société qu'on a évoqué. essayer voilà d'avancer 10 ans qu'il s'est lancé pour révolutionner la politique façon start-uper sous amphétamine persuadé d'avoir tout compris avant tout le monde 10 ans à recycler les vieilles recettes en les emballant dans du jargon de cabinet de conseil 10 ans de ni de droite ni de gauche mais avec un sérieux penchant quand même. 10 ans à bichonner les premiers de cordé et à poussé les autres dans le ravin. 10 ans d'hyper présidence, d'ego XXL, 10 ans de petites phrases et surtout de grandes fractures.

Bref, disant qu'il nous pourrit la vie en faisant comme tous les autres avant lui. Alors, on va pas lui enlever ça à Manu. Le démarrage a quand même été fulgurant, hein.

Il a débarqué à Ber à peine sorti de sa vie de banquier d'affaires, sans cheveux blanc ridu au coin des yeux. Et en deux temps trois mouvements, il est devenu le messir redescendu sur terre pour tous nous sauver. Outsider en vitrine, favori en coulisse, porté à bout de bras par les plateaux télé, les médias et surtout les cercles qui comptent.

Emmanuel Macron s'est imposé à une vitesse éclaire au point de prendre ses quartiers à l'Élysée en l'espace de quelques mois. Un dernier cadeau empoisonné signé François Hollande. Essayons de ne pas l'oublier, surtout à l'heure où il veut revenir.

Passons. L'or gloire a été quand même de très courte durée hein, il faut le dire. Très vite, bah c'est l'impopularité qui a rattrapé Emmanuel Macron et la colère du peuple drapé de jaune.

Un mouvement populaire absolument inédit par son ampleur, sa durée et sa détermination qui a fait trembler Macron et ses petits copains et qu'il l'a révélé aussi pour ce qu'il était un président autoritaire qui réprime violemment son peuple plutôt que de l'écouter lui et sa colère légitime. À moins d'un an de la fin du règne, la vie politique française est dans un état d'urgence et de crise permanent. Le pays tourne à vide, englué dans l'immobilisme.

Plus rien ne fonctionne, les caisses sont vides, la dette a explosé et le modèle social longtemps vanté comme un pilier de la France n'est plus que l'ombre de lui-même. Raboté, fragilisé, vidé de sa promesse. Il ne protège plus grand monde, pour ainsi dire plus personne.

Les services publics suivent évidemment le même chemin. L'hôpital craque, l'école s'effondre, la justice patine, l'administration s'embourbe, tout n'est plus qu'une machine à broyer les plus fragile. Pendant que la précarité explose pour le commun des mortels, et ben la fortune des milliardaires français, elle et ben elle a doublé depuis l'élection de Macron en 2017.

Bah ouais, c'est ça le macronisme, hein. Rien à voir avec les belles promesses du début. Une fois n'est pas coutume, je vais laisser la parole à Dominique de Villepin pour compléter le tableau.

C'est l'échec de la ruse en politique. C'est en même temps qu'il ne voulait pas dire rassemblement mais bon plaisir. C'est l'échec du dogmatisme en matière économique, d'un ruissellement qui n'est jamais venu, d'un paternalisme qui prétend que traverser la rue suffit à trouver du travail et prend de haut des gens qui, dit-il, ne sont rien.

C'est l'échec de la gesticulation en politique étrangère, le grand discours qui prétend réformer l'Europe depuis ces mêmes murs. Puis l'action brouillonne qui sape toute ambition réelle par des nominations hasardeuses et des calculs mesquins. Mais la trahison est plus ancienne.

La présidence de François Hollande a contribué à affaiblir la puissance publique et à abaisser la fonction présidentielle. Il a miné le pacte républicain en proposant la déchéance de nationalité. Le sarcosisme quant à lui a introduit en France le virus de la division.

Il a fragilisé l'état de droit au nom d'une sécurité qui ne s'améliorerait pas. Introduit le venin d'une identité nationale définit contre l'immigration. Alors, je l'ai dit en début de chronique, hein, c'est un anniversaire que certains fêtent, mais cela vivent dans le déni puisque la petite fête a lieu dans un service de soins palliatifs.

Le macronisme a peut-être soufflé ses 10 bougies, mais tout indique qu'il s'arrêtera là. La crème a tourné. Tout ce qui touche de près ou de loin à la politique, voire même à la personne d'Emmanuel Macron, est devenu un véritable repoussoir pour les Français.

D'ailleurs, ces successeurs tout désignés a commencé par Gabriel Atal, l'actuel patron du parti présidentiel n'y croit plus vraiment eux-mêmes. Les militants ont déserté et puis bah d'ailleurs le nom doit encore changer hein, c'est le bruit qui court. C'est devenu presque un running gag chez eux.

On est passé, je vous le rappelle, d'Enmarche à la République en marche après l'élection en 2017. Un petit peu moins mégalo sur le papier seulement. Chez les députés, le groupe s'appelait alors ensemble pour la République, puis on est passé à Renaissance et Renw pour les députés européens.

Et ben figurez-vous qu'un nouveau baptême serait en préparation, le nouveau secrétaire général aurait fait discrètement apposer un gigantesque autocollant sur la façade du siège du parti avenu Robert Schuman à Paris. Nouvelle République, peut-on-il lire ? Alors Gabriel Atal avait discrètement tout autant pavé la voix fin janvier sur BFM en disant que je cite les noms qui ont été choisis ne reflétaient pas forcément un projet politique.

Or je pense que le nom d'un parti doit permettre d'identifier le projet politique de ce parti. Ah c'est vrai que nouvelle République hein, c'est tout de suite plus clair. En tout cas, les joyeux startupers de la politique bah se sont un peu emballés hein parce que la Nouvelle République bah c'est déjà pris par un journal qui n'a d'ailleurs pas vraiment apprécié le plagia.

Certains y voi aussi un parallèle avec le concept de Nouvelle-Fance des insoumis. En tout cas cette nouvelle identité n'est pas au goût de tous. L'ancien ministre Marc Ferrati a même écrit à Gabriel Atal pour plaider le retour au nom d'origine.

Pour lui, il faudrait rester en marche ou la République en marche parce que ça montrerait une forme de cohérence qu'on n' pas renoncé à un certain nombre de principes dépassement, émancipation, lutte contre les déterminismes. D'accord. D'accord.

D'accord. C'est cela. Oui oui oui oui.

Bon en revanche, on le rejoint sur la conclusion. Un parti qui n'a pas d'histoire peut difficilement prétendre avoir un avenir. Et ben, c'est d'ailleurs tout ce qu'on lui souhaite he de pas avoir d'avenir.

Il est temps de tourner la page. Évite de passer à autre chose s'il vous plaît. Même si il faut le dire les héritiers naturels sont en embuscade.

Atal et ses quelques petits copains restants certes, mais aussi Raphaël Gluxman. bien parti pour marcher dans les mêmes traces qu'Emmanuel Macron. Et puis bah pour en finir avec ces histoires de de nom là, il se pourrait quand même bien que Renaissance reste finalement Renaissance, faute de consensus, hein.

On avance, on recule, on marche finalement. Atal cherche à exister en son propre nom hein, évidemment, on a bien compris, quitte à mettre le grand patron en retrait mais tout le monde n'embarque pas comme Ferat. On sent d'ailleurs un léger rétropédalage.

Il suffit de regarder la vidéo d'anniversaire publiée par le parti réalisé donc par les équipes de Gabriel Atal. Elle glorifie largement le patriarche Emmanuel Macron. Chez les macronistes, on a visiblement pas complètement envie de couper les liens.

En tout cas pas trop brusquement et ni surtout de renoncer à l'héritage. On se refait pas. Elle reste à voir si au final il y aura autre chose qu'une grosse dette à régler.

Et en tout cas pour nous autres heureux peuple ni de droite ni de fausse gauche et ben l'affaire elle est vite vue. Madame la ministre quand des historiens viendront à dater l'expression né avant la honte, ils pourront dater les 10 ans de macronisme. Vous venez d'en apporter la démonstration.

Et on fait une petite pause avant de continuer avec le reste de l'actualité. Si vous aimez le recap et que vous avez envie qu'on discute ensemble de connaître les coulisses de l'émission ou même de choisir et de proposer des sujets, je vous attends sur le canal de discussion Instagram. Le lien pour le rejoindre est dans la barre d'info.

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Ce début de semaine, Donald Trump exhorté Téran a accepté un accord de cesser le feu et à rouvrir le D3 d'Ormous sous peine d'anéantir le pays tout entier. Le président américain affirmé hier sur son réseau social qu'une civilisation entière allait mourir. Finalement, un cesser le feu de 2 semaines a été conclu.

Cette nuit inextrémiste entre Washington et Teran. Les négociations à venir doivent s'appuyer sur un plan iranien comprenant plusieurs points comme la cessation des combats, la levée des sanctions sur l'Iran ou le contrôle du D3 d'Ormouse. Après la mise en place du CC le feu entre Washington et Teeran, Israël a rapidement précisé que le texte ne s'appliquait pas au Liban.

Le pays a été visé ce mercredi par une série d'une centaine de frappes en quelques minutes seulement. L'armée israélienne a indiqué en fin de matinée avoir mené sa plus grande frappe coordonnée contre le Hzbolla au Liban depuis le début de l'opération. Et on continue avec l'actualité nationale.

Cette fois un projet de loi d'urgence agricole est arrivé ce mercredi 8 avril en conseil des ministres. Ce texte vise à apporter des réponses concrètes, rapides, utiles aux problématiques du monde agricole. Composé de 23 articles techniques, le projet répond largement aux demandes de la FNSEA, le principal syndicat agricole.

En effet, la loi vise à simplifier les contraintes qui pèsent sur les agriculteurs dans les zones humides ou de captage d'eau potable sensible en modifiant l'encadrement des pratiques. En résumé, ces mesures visent notamment à lever les protections existantes sur l'environnement. Après la loi d'orientation agricole et la loi du plomb, ce 3e projet de loi inquiète de nombreuses ONG et experts qui estiment qu'elle fragilise la démocratie de l'eau.

Au lieu de réduire notre dépendance à l'eau, on a des articles de loi qui encouragent encore le stockage d'eau à des fins agricoles à multiplier les rendements et les surfaces, explique sur France info Alexis Guilpard, membre de France Nature Environnement. Pour la FNSEA et les jeunes agriculteurs, ce projet de loi n'est pas suffisant. Il faut aller plus loin, déclarent les deux syndicat.

La ministre espère de son côté un examen du texte à l'Assemblée nationale en mai avant un passage au Sénat en juin. Et on conclut avec quelques nouvelles de Nicolas Sarkozi. Hier, l'ancien président de la République a été interrogé durant 8h lors de son procès en appel sur les soupçon de financement par la Libye de sa campagne présidentielle de 2007.

Durant son premier jour d'interrogatoire, l'ancien chef de l'État a déclaré une nouvelle fois qu'il n'avait rien à se reprocher. Nicolas Sarkozi n'a en revanche pas hésité à jeter sous le bus ses camarades en affirmant qu'il n'était pas au courant des déplacements de Claude Guéan et de Bris Hortfeu en Libye. Une défense qui peine évidemment à convaincre le président de la cour d'appel.

Il vous a vraiment fallu 6 ans et une question d'un juge d'instruction pour découvrir que vos plus proches collaborateurs avaient rencontrer Abdallah Senous en 2005 alors que ça apparaît noir sur blanc dans le premier papier de Média part en 2012. Papier contre lequel vous avez d'ailleurs déposé plainte questionne le président de la cour selon BFM TV. Pour rappel, Nicolas Sarkozi avait été condamné en première instance à 5 ans de prison ferme avec mandat de dépôt à effet différé et exécution provisoire ainsi qu'à une amende de 100000 €.

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