Emmanuel Macron : «Nous demandons tous la pleine réouverture du détroit d'Ormuz»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Nous savons que dans le cadre de la guerre aujourd'hui qui se joue dans toute la région, le blocage du D3 initié par l'Iran a des conséquences particulièrement graves dans le monde entier pour les États-Urins bien sûr dont beaucoup sont des partenaires importants pour nos pays, pour les navires, les équipages, pour les pays qui dépendent aussi directement des matières transportées, en particulier en Asie et pour l'ensemble de la planète et l'économie mondiale qu'il s'agisse du pétrole, du gaz ou des engrais affectant directement nos économies et affectant aussi tout particulièrement les pays les plus vulnérables. À ce titre, les événements récents sont encourageants, même si nous devons les considérer avec prudence. Nous saluons bien sûr le cesser le feu entre l'Iran et les États-Unis.
Nous allions également le cesser le feu récemment annoncé concernant le Liban qui doit être respecté dans les fait et nous saluons également l'annonce d'une réouverture en contrepartie d'ailleurs de ce cesser le feu qui a été décidé par l'Iran pour le D3 d'Ormouse. Tout cela va dans la bonne direction, même si nous notons que cette réouverture d'Ormous est conditionnée à une route coordonné par les autorités iraniennes elles-mêmes et que les États-Unis ont indiqué vouloir maintenir un blocus ciblé aux navires iraniens. En tout cas, tout cela euh fait avancer par la diplomatie la situation et l'initiative que nous avons tenue tous ensemble aujourd'hui est encore plus légitime parce qu'elle est ce qui va permettre de consolider ces annonces à court terme et surtout de leur donner une possibilité de tenir dans la durée.
En effet, face à tout cela, la réunion d'aujourd'hui d'un groupe d'état indépendant distinct des hostilités en cours permet d'adresser un message simple que je résumerai ainsi. Nous demandons tous la pleine réouverture immédiate, inconditionnelle par toutes les parties du D3 d'Ormouse. Nous demandons la restauration des conditions de libre passage qui était en vigueur avant la guerre et le plein respect du droit de la mer.
Nous nous opposons tous à toute restriction, tout régime de convention qui équivaudrait dans les faits à une tentative de privatiser le D3 et évidemment tout système de péage. Nous travaillerons étroitement avec les armateurs, assureurs et autres gens de métier de la mer pour leur donner la visibilité qui permettra de reprendre le trafic dès que possible. et nous soutenons à cet égard les idées de l'organisation maritime internationale pour porter secours à ceux qui sont piégés.
Et pour tout cela, nous allons renforcer, accélérer les travaux de planification que nous avons déjà lancés, qui sont coordonnés avec le Royaume-Uni pour permettre la mise en place d'une mission neutre, bien distincte des Belligérants, afin d'accompagner et sécuriser les navires marchands qui transiteront dans le golf. Dès la semaine prochaine, une réunion de planification se tiendra à Londres et tout cela s'accompagnera évidemment d'un travail diplomatique et d'un travail de déconfli à l'égard des Iraniens et d'une coordination étroite avec les Américains et les Israéliens. Nous avons pour notre part d'ors et déjà déployé de nombreux moyens militaires dans la région pour protéger nos ressortissants, sécuriser nos partenaires dans la zone et nous donner les moyens de parer à toute éventualité.
Et la France a ainsi une force navale robuste en Méditerranée orientale et en mer rouge avec le porte-avion Charles de Gaulle à sa tête, de nombreuses frégates et plusieurs portes hélicoptères amphibies en plus des moyens aériens. Tout cela seront réorientés en fonction de la planification et une partie sera utilisée en Méditerranée orientale, une partie en mer rouge, mais une partie sera allouée à l'effort que nous venons d'évoquer. Le message d'aujourd'hui est un message d'espoir, c'est un message aussi de préparation et c'est un message d'unité.
Les Européens étaient au côté des membres pays du Golfe, de l'Asie, du continent africain, de l'Amérique latine, du Pacifique. Et donc le monde était uni dans cette même volonté, cette coalition d'État indépendant pour faire respecter le droit international et faire respecter la liberté de navigation.
Emmanuel Macron