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InterviewLCP (sur YouTube)· 19 octobre 2024 34 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseImmigration & asileÉconomie & entreprises

Josep Borrell : "Israël a l'occasion de finir la guerre et faire libérer les otages" - Ici l'Europe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Première réaction sur la mort de Yahya Sinwar, chef du Hamas ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Le sommet UE-États du Golfe est-il une réussite pour l'UE ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    L'UE est-elle divisée sur le conflit israélo-palestinien ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous du plan de victoire ukrainien ?

  • 9:00RelanceRéponse partielle

    Comment contourner le veto hongrois sur l'aide à l'Ukraine ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Quelles différences entre Harris et Trump sur l'Ukraine ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Josep BorrellFait
    « les Arabes sont venus pas tous les Arabes les pays du golf sont venus à Bruxelles on a fait le premier sommet entre les Européens et les pays du golf »
  • 5:00Josep BorrellFait
    « il y a des pays comme l'Irlande l'Espagne la Belgique qui sont très demandeur d'un appui à l'état palestinien qui ont même reconnu cet état avant même qu'il existe »
  • 7:00Josep BorrellFait
    « il est tout à fait logique l'Ukraine veut gagner la guerre l'Ukraine ve récupérer les territoires que la Russie a occupé »
  • 9:00Josep BorrellPromesse
    « j'ai proposé des solutions on est en train de les chercher j'ai encore l'espoir que on pourra trouver une solution »
  • 11:00Josep BorrellFait
    « Donald Trump a dit qu'il serait capable d'arrêter cette guerre en quelques jours une semaine »
  • 13:00Josep BorrellFait
    « l'Afrique c'est beaucoup plus que ça l'Afrique c'est un continent énorme varié oui qu'il a dynamique démographique bien plus puissante que la nôtre »
  • 15:00Josep BorrellFait
    « l'Europe a besoin de s'intégrer plus que on a encore trop de réflexes nationaux »
  • 21:00Christophe GrudlerChiffre
    « on a ouvert quatre enquêtes deux sur du photovoltaïque un sur l'éolien un sur du train en Bulgarie »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

France 24 LCP public Séna [Musique] présente bonjour à tous bienvenue dans ici l'Europe cette semaine qui a été riche en réunion de haut niveau à Bruxelles à l'issue du premier Sommet de l'Union européenne avec les États du golf mercredi 16 octobre et d'un Conseil européen réunissant les 27 le lendemain beaucoup de déclarations mais peu de décisions concrètes et décisive à l'issue de cette séquence il a été question du Proche Orient de l'Ukraine des migrations entre autres alors pour faire un tour d'horizon de cette actualité mondiale vu depuis l'Union européenne nous avons le plaisir d'être en compagnie de son chef de la diplomatie l'espagnol Joseph Borel au représentant pour les affaires étrangères et la sécurité bonjour monsieur Borel bonjour je rappelle quand même que vous êtes un ancien ministre des Affaires étrangères en Espagne du gouvernement socialiste de Pedro Sanchez ancien président du Parlement européen aussi CIT d'ailleurs votre dernier conseil puisque vous quittez vos fonctions en décembre et puis au sommet de jeudi on a appris la mort de Yaya sinoir le chef du Hamas je voudrais une première réaction déjà sur ce sujet bah c'est une occasion pour pour finir la guerre c'est une occasion pour insister pour que lesat soient délivrés et les feu et que on puisse commencer à penser à des solutions basées sur la recherche de la paix c'était le chef des C attaque terroriste il y a un an pendant une an un an Israël a attaqué la bande de Gaza en essayant de les trouver il a trouvé la mort il reste encore une centaine de personnes otage qui sont encore arrêté il y a derrière plus de 40000 morts c'est le moment de dire assez regardons dans le futur lançons un procet politique pour trouver la paix entre les Israéliens et les Palestiniens justement d'ailleurs on je le rappelais en introduction Joseph Borel l'Union européenne a organisé son premier sommet avec les États du golf dans l'espoir aussi de s'appuyer un peu sur eux pour peser sur la région est-ce que pour vous c'est une réussite oui oui parce que je cherche depuis longtemps que les Européens les Arabes travaillent ensemble pour cette paix pour ce processus de paix et à la assemblée générale des Nations unies à New York on avait réussi a lancé un processus pour faire réalité l'État palestinien implementation euh la mise en œuvre de de l'état de la Palestine que on proclame depuis 30 ans que c'est le but de la communauté internationale oui les Arabes sont venus pas tous les Arabes les pays du golf sont venus à Bruxelles on a fait le premier sommet entre les Européens et les pays du golf et je pense que la volonté de travailler ensemble entre ces deux régions est là donc profitons de la circonstance quand même euh Joseph Borel on on note que l'Union européenne est la première contributrice de la région en particulier pour la Palestine les 27 sont pourtant démunis euh lorsqu'il s'agit de peser au Proche Orient est-ce que c'est parce qu'ils se sont désengagés qu'ils soutraitent finalement leur diplomatie aux Américains ou est-ce que c'est parce qu'ils sont trop divisés et où les deux euh malheureusement le euh je dois reconnaître parce que c'était réalité évidente parmi les 27 il y a des positions très différentes vis-à-vis de Cees conflit là expliquez-les nous peut-être ben il y a des pays comme l'Irlande l'Espagne la Belgique qui sont très demandeur d'un appui à l'état palestinien qui ont même reconnu cet état avant même qu'il existe qui mett en question que on doiv continuer à fournir des armes Israël et d'un autre côté il y en a d'autres comme peut-être l'Allemagne l'Autriche qui sont au contraire absolument décidé à continuer à fournir de l'aide militaire à Israël sous la sous la sur les motos qu'il faut qu'il faut qu'Israël puisse exercer son droit à la défense c'est que personne conteste ça tout le monde tout le monde est d'accord le problème c'est quelles sont les limites du droit à la défense parce que les droits à la défense comme tous les droits ont des limites et les limites c'est les droits humanitaires alors quand on voit ce qu'on voit de la destruction de Gaza la question est pertinente est-ce que le droit à la défense Segers dans C les limites de ces droits ou pas et là vous aurez des opinions différentes alors on va parler de du deuxème grand dossier finalement de ce Conseil européen à savoir l'Ukraine les européens se sont penchés sur ce ce conflit Joseph Borel qu'est-ce que vous avez pensé dans un premier temps d'ailleurs de ce plan de victoire présenté par volodimir Zelenski il est tout à fait logique l'Ukraine veut gagner la guerre l'Ukraine ve récupérer les territoires que la Russie a occupé et pour ceci il a besoin de notre aide et le but final de l'Ukraine c'est faire partie de la communauté occidentale et ça veut dire membre de l'Union européenne et aussi membre de l'OTAN mais pour ceci pour gagner la paix il faut d'abord gagner la guerre et elle nous demande de l'aide elle nous demande une aide accrue qui arrive plus vite et il y a des choses dont nous pour l'instant on n'a pas été capable de fournir ou même il y a des états qui ne veulent pas fournir comme des comme des armes de l'empemportéens qui demande même la capacité des nucléaires tout ça c'est évidemment à étudier mais pour l'instant vous êtes pour les armes de de porter par exemplecout nucléaire je préfère le mettre à côté d'abord c'est pas c'est pas et la longue portée là aussi il y a des points de vue différents parmi les étatsmembres il y en a qui sont tout à fait décidés à dire il faut pas seulement arrêter les flèches mais aller chercher celui qui qui a les arcs et d'autres qui ont peur de l'escalade mais en tout cas c'est vrai qu' a l'Ukraine ne pourra pas avoir la victoire sans l'aide occidentale des États-Unis et de l'Europe mais alors cette cette aide elle se fait elle se fait d'autant plus attendre qu'il y a toujours le même empêcheur de tourner en rond j'ai envie de vous dire Victor Orban en Hongrie qui met son véto sur un soutien militaire renforcé de 6,6 milliard d'euros pour ce qui est de la facilité de paiement pour acheter des armes à l'Ukraine qui met son véau aussi sur le versement total de 35 milliards d'euros promis par les Européens au G7 pour pour l'Ukraine qu'est-ce qu'on peut faire face à finalement un véau qui est difficile à contourner vous aviez proposé d'ailleurs des solutions j'ai proposé des solutions on est en train de les chercher j'ai encore l'espoir que on pourra trouver une solution mais c'est vrai que voilà l'Hongrie et pas seulement l'Hongrie on pourrait dire aussi peut-être d'autres pays qui ne sont beaucoup plus sceptique sur la possibilité de l'Ukraine de continuer à mener la guerre qu'il demande la paix tout de suite mais la paix quelle paix tout de suite tout le monde veut la paix celui qui le veul le plus c'est les Ukrainiens s'il y a quelqu'un qui veut arrêter de voir son pays détruit et ses hommes morts c'est l'Ukraine mais quelle sorte de paix la paix qui qui peut pas confondre la paix avec la rendition et c'est là la la question que sont en train de débattre et j'ai la encore la tâche de trouver des solutions pour que la l'Hongrie ne bloque pas les versement de quantité importante pour l'aide militaire à l'Ukraine et je pense que comme je vous dis qu'on va y arriver à la au prochain conseil alors Victor Orban a dit que donc au sommet de la communauté politique européenne 2 jours après l'élection américaine il allait sabrer le champagne en cas de victoire de de de Trump Victor Orban qui était un peu sur tous les fronts à l'occasion de sa présidence tournante du Conseil de l'Union européenne qui s'est rendu on le sait à Kiev puis à Moscou puis en Chine euh est-ce que il essaie de vous faire de l'ombre finalement il a décidé d'être grand diplomate en chef vous savez les États-membres de l'Union chacun reste maître de sa politique étrangère chacun a la sienne et on veut en bâtir une qui soit commune commune mais pas unique et la preuve qu'elle n'est pas unique c'est que le pays qui a la présidence rotatoire du Conseil pas du Conseil européen de l'autre Conseil fait un peu chéaler seul en défendant ce point de vue en allant à Moscou en Chine en essayant de expliquer comment l'Hongrie voit ça il y a un certaine confusion entre le rôle de un pays l'Hongrie la présidence du conseil mais la confusion n'est pas là parce que la présidence du Conseil n'a pas des compétences en la politique érieur de l'Union elles ont été transmises aux représentants ça c'est difficile de comprendre pour le commun des gens mais il faut le savoir la présidente rotatoire n'a pas de compétence en politique étrangère donc monsieur Orban peut dire ce qu'il veut en tant que président de l'Hongrie au Premier ministre de l'ongrie alors justement on parlait de de cette élection américaine du 5 novembre qui va peser sur le dossier ukrainien c'est certain est-ce qu'il y a des visions très différentes pour vous de ce conflit en entre une Cala Haris et un Donald Trump et sur quel point oui il y a des différences sans doute écoutez Donald Trump a dit qu'il serait capable d'arrêter cette guerre en quelques jours une semaine oui oui et alors vous le croyez vous pouvez imaginer comment on peut arrêter une guerre dans une semaine et que Malar n'a pas dit de choses pareilles elle est beaucoup plus beaucoup plus réaliste beaucoup plus je pense du côté de continuer à l'Ukraine parce que l'aide à l'Ukraine on la fait pas parce que on est généreux on est des bons copains avec l'Ukraine on aide à l'Ukraine parce que on pense que l'Ukraine quand elle se défend elle défend aussi euh l'Europe elle défend aussi la sécurité européenne imaginez-vous quel serait les résultats si l'Ukraine devait se rendre vous auriez un gouvernement poupé à kif exactement comme il a déjà en béarussie vous aurez l'armée russe dans la frontière poonaise vous auriez la société ukrainienne sous les craques et vous auriez la Russie en train de contrôler le marché mondial de ce dblé et d'autres situations géopolitiques que du point de vue de nos valeurs et nos intérêts nous déons essayer d'éviter c'est aussi dans notre intérêt de l'Ukraine alors on c'est pas seulement une acte de générosité on a senti quand même que le ton était en train de changer sur un autre chapitre lors de ce sommet européen sur les migrations ou même la présidente Ursula van der Leen propose des hub de retour pour les migrants illégaux vers les pays-tiers vous avez beaucoup insisté pendant votre mandat sur le nécessaire dialogue équilibré avec l'Afrique est-ce que c'est intéressant ou fructueux quand on leur quand on leur parle que de migration parce qu'on leur parle que de migration ah c'est un grand erreur des Européens et je pense que il y a des approches que tu ne partage pas de voir l'Afrique seulement sous les yeux d'un continent qui a un excellent démographique c'est-à-dire de la migration l'Afrique c'est beaucoup plus que ça l'Afrique c'est un continent énorme varié oui qu'il a dynamique démographique bien plus puissante que la nôtre nous sommes dans un hiver démographique ils ils ont une jeunesse qui cherche un avenir mais pensez que l'Afrique c'est seulement une menace parce que il y a des mouvements migratoire et oublier sa dynamique économique et sa capacité de produire tout ce qu'il nous faut à commencé par les matériaux critiques son rôle géopolitique dans le mondeaujourd'hui c'est un aveuglement nous européens nous pourons nous pouvons pas regarder seulement l'Afrique sous les yeux de la migration et encore la migration il faut savoir qu'on en a besoin alors la migration pour l'instant c'est vrai qu'on voit un durcissement une Europe qui a beaucoup basculer plus à droite lors des dernières élections européennes et donc euh ça a été suivi d'ailleurs par aussi des élections dans les pays européens qui qui voient des victoires de la droite plus radicale est-ce que est-ce que finalement cette question migratoire cette stigmatisation des migrants cette idée de de sous-traiter à l'extérieur tout notre question de droit d'asile c'est la bonne c'est la bonne direction selon vous moi je partage pas cette approche euh je suis un homme de gauche et oui l'Europe bouscou la droite à bouscou droite pas autant que on avait pensé au début mais c'est vrai que la dynamique politique vis-à-vis de des problèmes migratoires aujourd'hui a une dominante des valeurs jusqu'à maintenant représenté par la droite J et attendez attendez moment à part ça je ne veux pas dire que la migration irrégulière ne soit pas un problème bien sûr c'est un problème bien sûr il faut protéger nos frontières bien sûr il faut faire de sorte que les migrants arrivent d'une façon ordonnée qui ne mett pas sa vie en péril et qui ne crée des problèmes d'intégration bien sûr tout ça c'est tout à fait vrai mais comme disait le Premier ministre espagnol il faut chercher une approche un peu plus équilibrée la dynamique de la peur ne peut pas quitter la politique migratoire et parce qu'il faut savoir que dans beaucoup de pays européens sont un certain nombre d' migrants de d'apport de jeunesse sa capacité de travail nos sociétés ne marcheraiit pas Joseph Borel chef de la diplomatie européenne 50 mandats vous le terminez dans quel état d'esprit quelles sont vos réussites et vos regrets bah je pense que l'Europe a besoin de s'intégrer plus que on a encore trop de réflexes nationaux qu'on ça rend pass encore asse compte que dans le monde d'aujourd'hui dans le monde des géant et mond difficile où la force est redevenue comme le grand argument les Européens chacun de son côté sont trop peit il faut absolument que qu'on fasse une politique beaucoup plus européenne beaucoup plus intégré et je trouve que les réflexes nationaux sont encore beaucoup trop forts c'est kayalas d'ailleurs qui vous succède une estonienne très ferme sur les conflits à l'Est qui la passionne forcément puisque son pays est voisin de de la Russie mais peut-être moins intéressé par le sud global tu ne penses pas qu'elle soit plus ferme que été vis-à-vis des conflit dans l'Est je pense que cétait aussi ferme qu' il fallait l'être mais ce conflit est un conflit exstantiel pour l'Europe sans doute c'est pas le seul auquel il faut faire face vous vous vous avez des regrets du côté du Sud global de par exemple de l'Amérique latine est-ce qu'on est-ce qu'on a dénoncé un peu vite des des traités comme le Mercosur mais pas mais pas tellement favorisé nos rapports avec l'Amérique latine moi je fais un grand eff fort pour mettre l'Amérique latine dans dans l'écran radar de l'Union européenne elle n'existe pas ou presque maintenant on se rend compte que c'est un géant économique aussi et qu'on a un grand intérêt à voir avec l'Amérique latine des rapport beaucoup plus fort que des rapports historiques et culturels que dans certains pays sont sont très importants et dans d'autres moins importants et je pense que on pourrait signer cet accord Mercosur on discute depuis une vingtaine d'années en tout cas aujourd'hui l'Amérique latine est beaucoup plus présente pas seulement en tant qu'un problème politique mais en tant qu'une réalité économique qui on peut pas la négliger merci Joseph Borel d'avoir été notre invité aujourd'hui merci à vous de nous avoir suivi rester en notre compagnie à suivre le débat de France24 et la Chaîne parlementaire qui traite de la voiture électrique et de la Chine c'est tout de suite le débat [Musique] bienvenue à Bruxelles dans ce Parlement européen qui espère que nous pourrons tous bientôt carburer à l'électrique sans l'être trop appuyé des Chinois en effet la voiture électrique est l'un des enjeux majeurs pour l'Europe de sa lutte contre le réchauffement climatique mais elle ne doit pas se faire au détriment de son indépendance industrielle or les constructeurs européens ont pris du retard face aux Chinois qui bénéficie de subvention à hauteur de 21 % de leur chiffre d'affaires ce qui leur permet de proposer des modèles moins chers inquiétude la part de marché des véhicules fabriqués en Chine est passée de 12 % à près de 25 % en 4 ans et cela pourrait grimper encore davantage en flèche oui en réaction à ce marché faussé la Commission européenne a annoncé que les importations de véhicules électriques chinois se verrait imposer une surtaxe allant jusqu'à 36 % en plus des 10 déjà existant cela reste beaucoup moins que les États-Unis qui imposent désormais des droits de douan de 100 % une décision européenne que n'ont pas réussi à bloquer les pays les plus réticents Allemagne Slovaquie Slovénie Malte et Hongrie autant de pays qui craignent des représailles chinoises sous la forme de taxation intempestive sur les secteurs automobiles agricooles et alimentairirees européens alors pour en débattre aujourd'hui nous sommes en compagnie de deux députés européens Estelle kelem bonjour vous êtes député socialiste belge de la commission emploi et Christophe Grudler eurodéputé français du groupe renu membre de la commission industrie au Parlement européen alors Monsieur crudler c'est une mesure que vous défendez C cette taxation supplémentaire sans restriction taxation sur les voitures électriques chinoises bien oui évidemment je veux dire il faut qu'on défende nos bases industrielles automobiles européenne je rappelle quand même que c'est 7 % du PIB de l'Europe c'est 2,4 millions de salariés de la filière automobile en Europe et donc on doit arrêter d'être naïf et on doit savoir se défendre et le fait de taxer surtaxer peut-être on dire certains les voitures chinoises qui arrivent dans des conditions qui ne sont pas conformes au marché européen puisque les subventions d'État là-bas leur permett de venir ici avec des prix moins chers mais artificiellement moins cher donc on se bat pas à armes égales donc on taxe et au moins comme ça on est arm égales au coût réel de production de de ces véhicules et cquement ces droits de doin ne font cependant pas l'unanim en Europe notamment les Allemands y étaient réticents et s'en inquièteent pourquoi selon vous bah c'est là qu'on voit qu'effectivement on ne se trouve pas face à des des divergences d'opinion au niveau des groupes politiques mais plutôt au niveau géographique vous citez les Allemands parce que effectivement eux aujourd'hui exportent pas mal de véhicules de luxe vers la Chine et ont peur de de de mesures de rétorsion à ce niveau-là voilà donc au sein du groupe SND donc qui est qui qui est le mien il y a effectivement pas unanimité euh mais d'un autre côté en tout cas pour pour une grande partie donc je fa parti a ch c'est je le précise socialdémocrate et c'est lui qui véritablement a essayé de former une coalition contre cette taxation des véhicules électriques chinoises et ça n'a pas fonctionné parce que je pense aussi qu'il est vraiment temps de prendre des mesures pour jouer à armes égal aussi avec un pays notamment comme la Chine qui aujourd'hui produit même pas Bakou hein je veux dire pas au prix réel ceses ces voitures et les exportent vers l'Europe on a aussi un peu parfois le même problème avec des des des produits qui sont par rapport aux États-Unis qui qui ont mis sur pied notamment ce qu'on appelle donc le le le le PACT pour le la réduction inflatoire où là aussi les entreprises américaines ont été méchamment subsidié donc voilà ce sont des problèmes qui risquent de se poser à d'autres niveaux géopolitiques uniquement avec la Chine alors devant votre Parlement européen la semaine dernière le commissaire chargé du Commerce Valdis Dombrovskis a défendu cette idée des taxes écoutons-le tout de suite en parallèle des taxes provisoires que nous imposons nous avons engagé d'intenses négociations pour chercher une solution cette solution qui pourrait consister en des hausses de tarifs devrait avoir les mêmes effets que les taxes elle devrait éliminer les effets pervers des subventions étatiques dont la réalité est aujourd'hui établie je veux insister sur le fait que le but de nos mesures de défense commerciale n'est pas de fermer des marchés mais bien de rétablir une compétition équitable alors Christophe Grudler donc au terme d'une enquête he les les contrôleurs européens ont établi ces subventions étatiques en Chine ce sont des pratiques interdites en Europe c'est de la concurrence déloyales pur et simple bah c'est totalement de la concurrence déloyales et maintenant on s'est doté au Parlement européen d'un outil de lutte contre les subventions étrangères illégales on a ouvert quatre enquêtes deux sur du photovoltaïque un sur l'éolien un sur du train en Bulgarie et le simple fait d'ouvrir des enquêtes on fait que les Chinois ont retirer deux réponses à des appels d'offre c'est la preuve que ce sont de bons outils mais je voulais rebondir ce qu'a dit monsieur dobrovski euh clairement on exige nous au groupe renu que le Parlement européen euh reçoive une réponse de la Commission qui s'engage dans les 100 jours à avoir une stratégie automobile européenne pour donner une vraie visibilité qu'on sache on aille sur le long terme mais pas seulement euh ponctuellement surtaxer les voitures chinois oui parce que parallèlement il faut il faut bien le noter quand même des négociations ont été euh engagé depuis 2 mois avec ces chinois pour éviter cette fameuse guerre commerciale et pour essayer bien point à point de faire des tarifs douiniers avec leur accord est-ce que vous y croyez à ces négociations ah bah c'est clair que en tout cas jusqu'au 1er novembre c'est-à-dire date d'entrée en vigueur de cette nouvelle fiscalité par rapport au voitures chinoises la Commission va va essayer de tout faire effectivement pour pour pour éviter cette surtaxation le seul souci qu'on c'est qu'on revit un petit peu l'épisode des panneaux Solair chinois euh des années 2013 où effectivement à l'époque et notamment Madame Merkel à l'époque aussi avait tapé du point sur la table pour éviter cette surfiscalité des panneaux solaires chinois et qu'est-ce qui s'est passé c'est que ça n'a pas été mis en œuvre des mesures un peu en en tout cas protectionnistes ont ét ont été mis sur pied mais pas en tout cas une surfiscalité et qu'est-ce qu'on observe aujourd'hui c'est que et bien la plupart des panneaux solaires qui sont installés en Europe il n'y a que en tout cas que 3 % des panneaux solaires installés en Europe qui sont produits en Europe et donc vraiment ce précédent là doit nous montrer que aujourd'hui il est important de taper du point sur la table par rapport au secteur automobile on pourra y revenir c'est 14 millions d'emplois direct et indirect notamment au niveau au niveau de l'automobile en Europe et il est plus que t de relocaliser cette industrie en tout cas de la stabiliser et véritablement en tout cas puisque au moment du covid on avait dit qu'il fallait une autonomie stratégique sur de justement des secteurs aussi stratégiques que celui-là c'est important justement de soutenir notre économie et notre industrie automobile mais pardon mais on apporte déjà des réponses à tout ça sur le photovoltaïque qui a une nouvelle allance européenne du photovoltaïque qui est destiné aux entreprises européennes pour qu'elles puissent lutter à armes égales donc on fait vraiment des efforts je pense qu'il faut souligner parce que on croit que l'Europe c'est open bar tout le monde peut venir chez nous alors qu'on peut pas aller chez les autres non je veux dire grâce au commissaire breton notamment dans la dernière mandature on a pris des mesures très strictes sur ces questions d'alliance européennees alliance industrielle pour que l'industrie retrouve toutes ces des de noblesse en Europe mais on s'est peut-être protégé trop tard aujourd'hui seulement 3 % des panneaux photovoltaïques sont sont sont produits en Europe il faut pas faire la même erreur avec avec l'automobile mais oui absolument absolument et les Panau photovaltaque c'est pareil c'est de la subvention directe chinoise qui fait qu'ils viennent pas cher et une fois qu'ils auront tué nos entreprises européennes ils viendront avec des panneaux trois fois plus chers on aura plus d'alternative c'est pareil que pour l'automobile donc c'est bien ce que nous que ce que je dis il y a effectivement un souci et il est temps d'agir maintenant absolument mais c'est pour ça qu'on a déjà des outils qui sont prêts maintenant qui demande plus qu' être appliqué on a déjà réagi c'est ça que je veux dire et il faut parfois quelques mois quelques années des fois pour que les effets se fassent directement ressentir alorsistop sur les risques de représaill qui sont qui sont sérieux de la part de la Chine la Chine menace des taxations des voitures thermiques de plus de 2,5 l de 25 % et de taxer les cognacs ce qui évidemment fait hurler les Français il faut s'en inquiéter alors je suis très attaché au vain spiritueux comme à tous les secteurs économiques bien évidemment mais je pense que quand on est dans un rapport de force c'est le plus faible qui perd donc moi je dirais aux producteurs de vin spiritueux faites-nous confiance on est dans un rapport de force on n'est pas comme un funambule qui au bout d'un mtre se demande s'il va pas tomber du fil parce que là il va tomber et donc il y a un rapport de force c'est clair il y a des menaces de représaille sur les vins spiritueux si on montre que il y a une vraie inquiétude en Europe ben ils vont continuer ils vont en faire plus donc au contraire de tout cela faut continuer les chinois ils sont riches ils ont une croissance économique parce qu'ils commercent avec l'Europe qui est le premier marché au monde si euh ils faut des retorions sur le cognac il y aura d'autres sanctions il y aura d'autres taxes qui seront prises sur d'autres domaines et à la fin du jeu ils vont perdre donc euh ce rapport de force il faut le gagner et c'est pas en étant trop inquiet publiquement euh qu'on qu'on va y arriver en attendant euh sur ce qui est de la construction ils sont dans un rapport de force une dynamique un peu vertueuse aussi les Chinois faut le dire parce que vous en Belgique madame Kelm vous avez un exemple éclatant du décrochage européen l'usine Audi de Forest qui emploie 3000 personnes à la fabrication de modèles haut de gamme de voiture électrique va fermer euh euh l'an prochain et euh comment vous expliquez les causes profondes de ce naufrage bien ici c'est pour une délocalisation au Mexique c'est-à-dire que les voitures qui aujourd'hui sont produites sur le sol européen demain seront produites au Mexique alors on pourrait se dire c'est parce qu'en fait c'est pour approvisionner en Audi électrique et de de haute gamme le marché américain non non parce queune grande partie de ces voitures après vont revenir au moins 25 % vont revenir vers l'Europe donc c'est extrêmement problématique et c'est justement le cas de figure dont on dont on parle ici il ne suffit pas d'ailleurs de faire des guerres économique qu'elle soit vis-à-vis des États-Unis qu'elle soit vis-à-vis de la Chine il faut surtout au niveau européen prendre notre destin en main et avoir bah comme ça a été dit euh tout à l'heure avoir un vrai plan d'autonomie stratégique et de réindustrialisation on peut pas lutter point à point par rapport aux questions de prix mais il faut vraiment demain et demain dès que cette commission mis envtionner comme les Chinois nous en l'occurrence on serait hor jeu aussi des règles de de l'organisation mondale du commerce alors c'est c'est pas vraiment l'objectif mais il faut vraiment soutenir euh notamment par la recherche notamment sur la question de la fabrication des batteries parce que d'une manière ou d'une autre même si demain on apporte moins de voitures chinoise en Europe il y a toujours les problèmes des batteries puisque 90 plus de 99 % des batteries sont toujours fabriquées en Chine aujourd'hui ou en tout cas une grosse partie des composants donc il faut vraiment développer la technologie l'innovation ici et c'est ça qu'il faut vraiment soutenir c'est vraiment un plan industriel global au niveau européen par contre l'autre aspect c'est que peut-être justement cette taxation des voitures chinoises ça peut-être faire en sorte que même les Chinois vont venir produire leur voiture ici chez nous à un moment donné sur le site d'audit il en était question que un producteur de de voitures chinoises pouvait ou en tout cas un assembleur allait venir effectivement être actif sur le sur le sol européen et ça c'est peut-être l'aspect vertueux aussi de cette fiscalité qui rentre en application à partir du mois prochain alors Christophe Grudler sur sur cette question de compétitivité de de l'industrie automobile européenne on a parlé des chinois mais l'Europe a aussi des problèmes à régler il y a des problèmes de coût d'énergie des problèmes de coût de maindœuvre des problèmes d'innovation comment est-ce qu'on redresse la barre dans cette compétition il y a énormément de choses à faire donc effectivement la stratégie de la commission va nous permettre déjà dev voir un peu plus clair mais il est clair que le passage à l'électrique quand vous êtes un moteur diesel à 280 pièces et que vous faites un moteur électrique à 35 pièces c'est clair qu'il y a pas besoin de la même main d'œuvre et donc on sait qu'il va avir des pertes d'emploi importantes pour le passage à l'électrique dans l'industrie automobile et donc il faut tout de suite accompagner cela et chez renu nous avons proposé la création d' fond de transition juste automobile qui permett d'aller aider les territoires là où l'automobile est la plus représentée pour obtenir une diversification économique par exemple la lutte contre la concurrence déloyale on a déjà parlé il faut vraiment le faire et je pense que le mécanisme d'inclusion carbone aux frontières doit aussi permettre d'empêcher que des véhicules viennent du Mexique en Europe s'ils ont une te carbone qui est négative ça ça s'applique pas encore au automobile en fait en l'occurrence madame km alors il y a un un fond de transition qui existe aujourd'hui pour accompagner effectivement les transitions enfin d'abord la transition climatique mais il faudrait le faire aussi avec l'automatisation et la transition numérique par secteur géographique he c'est c'est territorial il existe mais il n'a pas suffisamment de moyens c'est très très clair pour permettre justement C cette transition et l'accompagnement de cette transition et l'anticipation aussi de cette transition parce que ce qu'il faut faire aussi c'est éviter d'avoir des fermetures mais les anticiper et faire en sorte que les travailleurs et les travailleuses notamment soient formé et et accompagné justement C transition de de manière progressive et anticipative mais le fond il existe il ne doit pas être réservé à un secteur en particulier il faut le faire par rapport à l'ensemble des secteurs qui d'une manière ou d'une autre vont être en tout cas impactés par ces transition les constructeurs européens estiment que ils sont les principaux impacté il tirent la la sonnette d'alarme et remett en cause l'idée que dès l'an prochain il y aurait des amendes pour ceux qui ne vendent pas assez enfin qui qui qui ont un mauvais bilan carbone d' certain point de vue ne vendent pas un/art de leur production en voiture électrique la la plupart sont à peine à 10 % est-ce qu'il faut reporter cette cet objectif 2025 il est trop ambitieux et ce qu'il faut annuler les amendes alors sur les amendes moi je préfère toujours le ce qu'on a dit au le la carotte au bâton c'est-à-dire qu'il faut mieux effectivement soutenir surtout un secteur qui aujourd'hui est en crise hein je pense je pense qu' il faut pouvoir le dire c'est l'ensemble du secteur européen automobile qui est en crise il n'y a pas que pas que l'Allemagne pakodi on sait que stellantis ou d'autres groupes sont en difficulté aujourd'hui euh mais mais par contre ce qu'il faut vraiment vraiment faire c'est plutôt que de d'imprimer des amendes c'est de d'appliquer des amendes c'est d'aider ces secteurs demain et de surtout avoir une voie tracée donc remettre en question les objectifs qui ont été pris dans le cadre de du Green Deal c'est quelque chose qui n'est pas à mon avis bon et que d'ailleurs le secteur et les travailleurs ne demande pas il est clair que il faut pour l'industrie il faut des signaux de long terme on peut pas changer tous les 4 matins la réglementation en fonction des humeurs des majorités politiques un jour qui sont pas celles du lendemain l'industriel il veut de la visibilité sur le long terme donc il y a un objectif pour l'instant qui est 2035 les voitures électriques beaucoup investissent en recherche et développement pour des batteries plus efficaces pour des voitures plus efficaces pour des véhicules autonomes il y a plein d'innovations qui se prennent et il faut pouvoir g am dès l'année prochaine mais les ames je suis je suis contre les amendes parce que ce que je pense c'est que s'il faut garder l'objectif stratégique de long terme d'un point de vue tactique il faut être capable de s'adapter sur les étapes intermédiaires tout en gardant le même objectif final pour que sur les intermédiaires on aide on peut pas rendre les les industriels de l'automobile responsable du fait que le marché c'est'est écroulé qu'il y a plus de vente les gens n'achètent plus est-ce que c'est leur faute eu de vente de véhicules électrique recule effectivement en France mais aussi en Allemagne par exemple Mo 25 % DEP mauvais élèves hein de on a quand même plus de voitures électriques en France que dans d'autres pays tout à fait mais ça ça ça patine disons et et en Allemagne ils ont arrêté les les aides notamment à la conversion et il y a une chute brutale des des des ventes de voitures électriques est-ce que dans dans ces conditions l'objectif de 2035 est encore réalisable alors on a une clause de royure qui est prévue hein d'ici quelques temps on va regarder si c'est vraiment réalisable ou si vous pites le décalé de quelques années mais toujours est-il que aujourd'hui il faut vraiment s'engager dans cette voie-là il y a pas d'autre choix je prends toujours l'exemple vous savez quand quand les moteurs à explosion sont nés en 1905 quand les taxis parisiens sont devenus un moteur thermique vous aviez les conducteurs de fiacre qui se sont mis en grève les voitures à cheval parce que euh il fallait interdire la voiture moteur thermique bon ben on a vu que finalement c'est ceux qui sont restés à la voiture à cheval qui n'ont pas survécu et maintenant la nouvelle mutation c'est l'électrique et il faut y passer alors sortie du thermique en 2035 mais un accompagnement notamment ben on sait que aussi les infrastructures sont pas suffisantes hein parce qu'on parle des voitures mais il faut pouvoir aussi les recharger d'une manière ou d'une autre les infrastructures sont insuffisantes et l'accompagnement social aussi et le coût de ces voitures donc ça je pense que l'Europe a des choses à faire à ce niveau-là merci à tous les deux d'avoir très bien illustré ce débat sur la voiture électrique et l'Europe bonne suite de programme sur nos deux chaînes à très bientôt [Musique]

Josep Borrell : "Israël a l'occasion de finir la guerre et faire libérer les otages" - Ici l'Europe — Christophe Grudler · Pourquijevote