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ChroniqueFrance Culture (sur YouTube)· 6 juillet 2021 27 minDivertissementCulture, médias & sport

Littérature : "Drive" de Hettie Jones et "Trio" de William Boyd

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[Musique] le vendredi la grande table laissent place à la parole critique toutes les semaines nous parlons de l'actualité culturelle avec des professionnels de la profession quatre ou cinq objets de culture de part et d'autre du journal on évoque des livres des disques défini des bd avec enthousiasme et dans la belle contradiction [Musique] peu la critique [Musique] lucide gobain aujourd'hui sous les feux de la critique un tournage de film en pagaille une voiture verte des girafes et des nanas après le journal à 12h55 nous parlerons de deux expositions les origines du monde au musée d'orsay à paris et les amazones du pop au mamac à nice mais tout de suite nous parlons littérature je suis en compagnie de laurent nyonnaise critique éditeurs et romancier et de marie sorbier rédactrice en chef de yoga êtes et productrice sur notre antenne d'affaires en cours tous les jours à 19h 20 devant nous deux livres que vous aurez peut-être envie de mettre dans vos bagages pour l'été dans quelques instants trio de william boyd est tout de suite de la poésie drive ii et i jones dont natacha trioux nous lit un extrait le poème s'appelle conduite téméraire samedi encore sur un pont au dessus de la mer jordi gagnent des ours en peluche géant dont c'est le nom de la glissière au milieu des sacs en plastique sous un ciel me brume me azur il y avait des nuages blancs poussé par le vent d'ouest ce qui aurait pu suffire pour quelqu'un habitué au plaisir à petites doses sauf que plus tard au coucher du soleil alors que je roulais vers le nord le long de la somme il sous un vent fort et de gros nuages des vivants au dessus de la route comme des animaux fiers de leur petit ventre rose dans un moment d'intense luminosité j'ai vu une maison à la edward hopper une telle merveille d'ombré de lumière que j'ai pleuré tout le long de la route 22 de ses larmes qu'on ne contrôle pas comme si le corps entier pleuraient alors jeune femme voici le dilemme qui est en soit la solution j'ai toujours été à la fois suffisamment femme pour être ému aux larmes et suffisamment hommes pour conduire ma voiture dans n'importe quelle direction [Musique] 1 b eti jones est né en 1934 lé poète associé au mouvement de la beat generation qu'elle a fréquentés dans les années 60 et parmi lesquels on compte allen ginsberg ou frank o'hara une figure engagée de la littérature américaine ces textes portent une pensée progressiste féministes qui parfois fait référence à des événements précis la guerre en afghanistan ou encore la lutte contre l'apartheid cette traduction de franck loiseau et florentine rey qui paraît chez bruno douce et permet de la découvrir en français des textes qui sont en verre parfois très court comme des épigrammes et qui parfois se déploie en plusieurs chapitres laurent ménez est ce que ça vaut le coup de découvrir et y jones ça vaut le coup grâce à son humour je sais pas si ça vaut le coup à chaque fois de de lire comme ça des poètes américains des poétesses il ya cette fois au nom le pommeau qu'on a lues et complètement caractéristiques du recueil c'est le premier trait sur l'allée très loin c'est moi qui l'ait parce que brown on oublie dans une société où la voiture est considéré comme l'ennemi comme le mal absolu on oublie le pouvoir d'émancipation que ça donnait ça devenait aux femmes qui n'avait dit qu'ils n'avaient pas autant de droit d'ailleurs que ça et donc il ya notamment moi j'étais très surprise que voilà je suis un nom voiturier convaincu on va dire j'étais surpris de cet oued de j'avais oublié ce pouvoir qu avait là la voiture de libérer cette possibilité mécanique enfin de liberté qui s'accompagne évidemment suite d'une liberté de sexuel d'une liberté de pensée c'est pas c'est pas que des kilomètres que la voiture permet il ya il ya un vers d'apollinaire donc j'aime beaucoup c'est qu'ils disaient craint qu'un jour un train de thé meuf plus ben va grâce à grasse haïti jones on va on oublie enfin on se rappelle que la voiture peut nous émouvoir qu'on peut de qu'on peut partir au loin et il ya dedans c'est pour ça que le recueil est beau malgré un peut-être c'est vrai un certain progressiste qui est rabâché rabat cher à mâcher on est un peu loin les flancs du bas rhin tout est très très correct c'est aussi probablement l'intérêt de aujourd'hui je pense qu'ils répondent à un certain nombre d'attentes voulait peut-être chez d'électeurs qui veulent lire de la poésie américaine concernés entre guillemets c'est le recueil d'une femme une femme libre qui vit encore et qui regarde qui se retourne vers son passé et heureusement il ya beaucoup d'humour beaucoup qui font oublier certaines certaine paresse son mari sorbier alors pour moi ça a été quand même une découverte étonnante parce que bien qu'inconnu je ne connaissais pas cette poétesse voilà je ne savais même pas son existence j'ai ressenti très vite un sentiment de familiarité avec sévère alors qu'on n'est pas dans la même époque on vit pas dans le même pays je n'ai pas permis donc très loin aussi de cet hiver de voitures donc tout semblait pourtant m'éloigner d'elle or alors je ne sais pas si c'est le féminin qui narre qui nous a rapprochés mais j'ai eu quand même ce sentiment assez familier de lire une femme qui se livre ce qui m'a plus particulièrement c'est quand même la liberté c'est le mot qui revient souvent alors c'est vrai qu'il ya un côté rabâcher ya comme ça des presque des poncifs qu'elle qu'elle dit et redit et pourtant il ya une jouissance de la liberté que ce soit dans le mouvement que ce soit dans sa façon d'aimer que ce soit sur plein de sujets par exemple elle a quand même une liberté dans les verres dans dans la forme de ses poèmes on peut avoir des poèmes en prose autres envers d'autres très court des paragraphes des sceaux n'est en fait ya à peu près à toutes les formes possibles dans ce recueil et 7 oui cette liberté folle je trouve que ça fait quand même bien fou à lire alors justement peut-être début juillet comme ça à prendre dans ses vacances dans ses bagages est ce que vous disiez lucile c'est assez jouissif alors ça spi corsa savoure c'est pas je crois pas que ça se passe à puisse se lire d'un trait comme ça comme souvent les recueils de poésie quand même mais musée mais c'est plutôt plaisant oui ce qui est assez surprenant je rebondis sur ce que vous dites tous les deux c'est à dire que disons le volet engagé très très progressiste de sa poésie paraît naïf et à côté de ça il ya parfois une forme d'ironie assez mordante d'humour vraiment noir notamment quand ça touche à la question féminine moi il ya un poème que j'aime beaucoup qui est dédié à frank o'hara qui s'appelle hommage au personnel poèmes de frank o'hara donc une autre grande figure masculine delà de la beat generation est en fait il s'agit de la femme qui tape les poèmes de frank o'hara celle qui est penché aux épaules courbées de la jeune femme qui encore et encore tap le poème jusqu'à ce qu'il soit parfaitement mise en page le nom de son mari le nom de son amant là il ya quelque chose due presque d'une posture féministes de la poétesse qui revendique l'écriture alors que tout le reste est entièrement monopolisé par l'écriture masculine le rendu n'est ce pas si naïve que ça x jones ah non non mais pas facile à y verrez fait elle s'amuse avec les fins à ne pas respecter les formes d'un homme qui s'appelle sonné qui n'est pas du tout un sonnet par exemple et en effet on le sent qu'elle a qu'elles séparent delepaul print web ont séparé le rôle d'homme le rôle de femme là elle s'amuse à séparer à reprendre sa place une place que visiblement elle n'avait pas eu que sous l'emprise le mot est à la mode sous l'emprise de son mari qu'évidemment elle révèle beaucoup de choses sur elle et il ya ça qui est assez incroyable d'une grande liberté que je redis mais conquis et coupé d'ailleurs on ne voit pas forcément en france liberté de ton elle parle elle parle absolument de tout deux choses absolument choquant comme comme se souvenir d'un oncle qui est qui et qui là qu'il a touché avec tout le sens de toucher dit-elle à 10 ans comme des rencontres très furtif qu'elle fait comme de la découverte de la ménopause qui vient et qu'elle essaye d'amadouer comme ça en disant aux gens dépêchez vous si vous voulez me me rencontrer car le temps presse il ya quelque chose d'assez cérons de la condition de la condition féminine d'air presque plus qu'une sorte d'autobiographie est ça qui est extrêmement intéressant et c'est même à la fois parfois et politique il ya des verts absolument bouleversant sur ces femmes qui sont lapidés en orient pour sous prétexte d'adultère et là alors on peut balancer les grands mots un sororité etc mais il ya vraiment une sorte d'humanité qui qui touche là d'un coup on se dit ah oui elle ne fait pas que parler d'elle-même elle fait autre chose hélas assez bouleversant mari sort beewi sur cette humanité je suis tout à fait d'accord il ya un poème mois que j'aime beaucoup qui s'appelle j'ai été sept femmes et il ya toute l'empathie de ce féminisme joyeux jeu le définir comme ça qui ressort elle dit donc il ya une femme dans un bus à new york qui a son bébé contre elle et puis elle dit elle à 27 ans elle est très fatiguée laissez-moi la soutenir j'ai été sept femmes laissez-moi lui offrir mon amitié donc elle s'est libérée elle en effet prend sa voiture verte bleu jaune et parcourt les états unis mais elle a quand elle rentre dans ce bus à new york une empathie envers envers toutes ces femmes qui elles vivent la vie que vivait la plupart des femmes dans les années 50 aux états unis et je trouve ça aussi très beau scander fin on a parlé de l'humour mais il ya quand même un rapport sur l'humanité qui est qui est assez beau au delà du féminisme engagé et revendicatif c'est vraiment un rapport d'empathie quelques elle qu'elle restitue avec des mots assez simple ce qui dira aussi pardon sur les mots que dans le dans l'édition là bruno douce et les pommes sont traduites à dire qu'on a les versions originales en face des poèmes et c'est quand même réjouissant quand on parle un peu l'anglais même si on n'est pas totalement bilingue de voir comment les verse agences les mots qu à l'emploi les rythmes dans la langue originale et ça je voulais le souligner parce que de la part des éditions c'est quand même un vrai cadeau pour les lecteurs on laurent dumont lorsqu'il est trop ce que en effet dans dans la préface et une préface et que j'aurais bien voulu moi lire en postface c'est là que d'un coup il ya une préface qui est beaucoup trop autobiographique pour moi moi je voulais lire ce livre sans savoir qu'ils étaient est une chose que je ne connaissais pas je mon inculture était là mais c'est pas grave les poèmes étaient suffisamment autobiographique et et et le croisé de la préface à 2 qe2 doucet qui est très bien qui est très juste et très tout est factuel bah du coup elle à elle elle m'a forcé à plaquer des situations de la vie de la peau et est dans les verres de la poétesse or moi je voulais vraiment voilà donc une mini demande faite en hausse face c'est beaucoup mieux et ça permet de libérer l'esprit du lecteur et salle inscrits en plus en effet dans une histoire qui est très situé de la beat generation qui pour nous est associé aux années 60 70 alors qu'en fait le recueil court beaucoup plus tard et qu'on voit bien que les poèmes sont référencés par des événements bien bien bien ultérieure un dernier mot marie sermier oui je suis assez d'accord avec vous sur cette préface c'est à dire que dans le coup ça devient très autobiographique alors qu'on aurait pu le lire comme de la création pure sa terre des poèmes et en fait on ne peut plus à partir du moment où on a lu cette préface qui en effet très bien faite qui resitue puisque comme vous l'a dit on et on n'était pas forcément familier de cette hauteur mais mais ça ça coupe un peu l'imaginaire ou en tout cas ce qu'on aurait pu projeter comme étant la création pure et pas de l'autobiographie mobiliser la préface après la préface de drive ii et i jones qui a paru aux éditions bruno doucey la traduction est de franck loiseau et florentine rey france culture la critique le seco en voilà un qui est bien connu lui des lecteurs français le britannique william boyd né au ghana et qui partage aujourd'hui sa vie entre l'angleterre et la france il revient avec tryo son quinzième roman après citons-en quelques-uns à brazzaville plage ou encore la vis aux aguets cette fois ci nous sommes à brighton à la fin des années 60 [Musique] à ça [Musique] un peu plus bas [Musique] hélas [Musique] [Applaudissements] ça ça m depuis juin c'est tout i p mouah ah [Musique] m [Musique] c [Musique] l'action de trio se passe donc en 1968 dans la ville balnéaire de brighton sur le tournage du film l'épatante échelle pour la lune d'emile drive garden oui oui c'est un titre de film il met en scène alternativement trois personnages la femme du réalisateur une écrivaine alcoolique qui après des années de disette littéraire décide d'écrire sur la fin de virginia woolf le producteur talbot homosexuels dans le placard qui se bat pour que le tournage se passe bien alors que tout part à vau l'eau et enfin annie vedettes américaines dont l'ancien mari recherchés par le fbi a refait malencontreusement surface marie sorbier alors moi ce qui m'a vraiment interrogées est intéressé c'est presque de d'utiliser ce livre comme un comme une définition ou pas de ce qu'est un romand des tpe ont dit là c'est un peu là l'époque on en a mais qu'est ce que c'est un bon roman d'été et quand on parle de william boyd et de ce livre on a entendu comme ça alors ça c'est le bon roman à mettre dans sa valise pour partir l'été je me suis alors à quoi ça correspond un bon roman d'été et je crois qu'en le lisant j'ai compris alors c'est à dire alors allez livre mon interprétation vous allez me dire mais j'ai eu l'impression qu'on était à la fois dont quelque chose de léger c'est à dire que là vous avez décrit des personnages on est sur des personnages tout à fait truculent presque caricaturaux haut en couleur je parle de couleurs vraiment à dessein parce que le livre est truffé de deux mentions coloré donc on est dans une espèce de pop culture comme ça un peu saturé de couleurs donc il ya ce côté léger en même temps il ya un côté très prenant moi je les lui avec beaucoup de plaisir on tourne les pages volontiers c'est quand même drôle c'est quand même très drôle et à dia il ya des pages ou vraiment je ris et ya pas non plus une implication trop grande de la part de lecteurs c'est là qu'on n'est pas totalement en larmes ni renversé ce n'est pas un essai de philosophie on n'est pas en train de d'apprendre des tonnes de choses mais c'est un bon moment en fait et je me suis dit c'est peut-être ça le roman de l'été c'est à dire que c'est à la fois très bien écrit très bien construit vous l'avez dit william boyd qui n'est pas son premier roman on sent quand même une maîtrise incroyable de la construction ça s'appelle trio tout est construit en trois parties donc il ya ces trois personnages dont vous ne parlez il ya les trois parties un qui s'appelle duplicité capitulation et évasion alors ce serait drôle c'est vraiment des gros blocs encore résoudre à céder à l'ambiance voilà donc tout ça et de toute façon tout le trait est exagéré partout et c'est ce qui plaît et c'est ce qui fait qu on a envie de le lire et qu'on sourit quand même à chaque situation les situations ne sont pas pourtant drôle en soi c'est quand même les personnages qui nous font qu'ils nous font rire et qui nous font partir dans cette espèce d'humour britannique steria un second degré permanent assez génial et ce qui m'a touchée alors en tant que lectrice c'est que alors que ses personnages principaux que vous avez décrit sont caricaturaux dans leur forme j'ai l'impression que l'auteur les aime c'est à dire qu'il ya quand même une tendresse sur chaque personnage alors c'est pas des personnages profonds ontologiquement mais ils ont quand même de l'épaisseur c'est pas non plus la bimbo autour de sa piscine qu'on aurait pu imaginer dans un tournage hollywoodien non ils ont tous des des couches ils ont tous des facettes cachées et il ya une tendresse je trouve ya un attachement pour ses personnages qui secret malgré le très fort c'est oui ils vont tous à des endroits où on les attend pas je cite par exemple donc cette vedette américaine dont vous parliez qui peut être une sorte de cliché absolue puisque c'est une jeune actrice américaine à succès qui se joue dans un film britannique bon elle est physiquement tout ce qu'on peut attendre de ce type de personnage mais son histoire personnelle c'est d'être constamment d'ailleurs c'est 10 à la fin avec des hommes qui ne correspond pas du tout à ça donc avec le fameux type recherché par le fbi a acquis une sorte de terroristes d' ultragauche américain et puis avec un philosophe français qui a participé aux événements mai 68 donc rien que ça la décale complètement et le livre joue en permanence sur ce type de décalage laurent nyonnaise oui c'est ça il ya un décalage c'est je crois c'est très dur de faire sourire le lecteur sans se moquer de ses personnages or vous savez c'est très facile en fait de se moquer ce personnage ce que l'on tient la plume il suffit de lire et d'utiliser là une situation absurde de les juger et et voilà ils sont ils sont ici sont condamnés à n'être que des pantins ici se passe quand même autre chose moi mon personnage préféré c'est quand même c'est le frida c'est vrai parce que on a l'impression que enfin boys leader connaissent par coeur des gens qu'ils pensent être écrivain qui essayent qui rate qui arrive elle elle a réussi il ya de son dernier roman il ya dix ans elle a eu un très long elle a eu un succès un très beau succès mais depuis plus rien et s amusant on le voit là il se moque d'elle c'est assez drôle dont il se moquait notamment à quelque chose qu'on connaît qu'on connaît beaucoup quand on quand on regarde les cantons comme quand on étudie les livres quoi c'est que tous ceux qui pensent au livre en tant que titre ou couverture c'est on sait que c'est raté mais feront jamais rien et locale a plein d'idées timoteï frida elle a des tonnes d'idées titre n'est pas contaminé cryptée voilà concrètement voilà elle a des titres de couverture de nos tomates l'homme en zigzag et le début elle voit la couverture vol titre elle est ce parce qu'il ya dedans et ils se moquent à peu près d'elle de manière assez drôle se moque c'est presque des journalistes parce que la pauvre et comparer à au quatrième personnage de ce trio quand même faut le dire c'est virginie wolf il y avait un signe à wolf qui est dans le roman constamment finalement un peu comme les heures déjà un précédent roman comme quoi comme quoi la littérature contemporaine se nourrit beaucoup de de plus peut-être de personnages divers ja rule que de ses livres à force mais là c'est très très drôle hélas quelqu'un un jour a dit que l frida était la nouvelle vague golf et du coup elle et ensevelissant un compliment elle ne peut pas et elle s'en tire en cachant de l'alcool dans des dents dans des bouteilles de vinaigre et en cachant de tout le monde il ya quand même que d'ici deux à la fois de pathétique et de drôle parce que voilà c'était elle va essayer de s'en sortir et pour moi c'est le personnage qui m'a beaucoup plus touchés les eaux sont fascinants talbot notamment qui essaie de sortir du placard qui essaye de faire un film et qui essaie d'oublier son père voilà c'est quelque chose de drôle s'il ya quelque chose si c'est un vrai roman d'été parce que on sourit plus qu'on ne rit mais moi ça me va très très bien de sourire plus que de rires et avec une hache peut dire une limite qui moi m'a appelé parce que je les chats pitt était trop court il faut le dire très clairement il ya une sorte d'alternance de tous ces trois personnages avec des chapitres très courts qui fait que l'on rende pas entièrement tout cas plus que je l'aurais voulu dans la tête de ces personnages qui le méritent parce qu'ils sont plus que des personnages à force ils prennent vraiment consistance et forme humaine en marine services ce qui m'a aussi intéressé c'est qu'on sent que l'auteur a travaillé dans le cinéma vous le disiez laurent aussi dans la littérature dont ils maîtrisent vraiment son sujet et j'ai eu l'impression que c'était aussi un roman sur les coulisses de la fabrication d'un film on en parle beaucoup on voit tous les problèmes que tous ces producteurs et assistants doivent gérer c'est quand même un bazar mon c'est de pire en pire en ça c'est vraiment une forme là la catastrophe fois c'est une forme assez jouissive en fait bien sûr et ça s'emballe et puis on voit pas comment sont ils vont s'en sortir et puis chaque personnage qui arrivent les personnages secondaires sont super aussi quand même force de ces personnages qui sont tous plus timbrés les uns que les autres on a une galerie comme ça tu personnages incroyables et la coulisse de comment se forme un film où la coulisse de comment on écrit un livre comment on ne l'écrit pas quand elle réécrit sans cesse son premier paragraphe ça c'est drôle ce fameux paragraphe sur la dernière journée de virginia woolf bon et ce film qui ne se fait pas et j'ai eu l'impression qu'en fait ce qui l'intéressait c'était vraiment ça c'était la machine la construction comment on monte une scène et finalement on n'a pas il ne nous décrit pas le film final il ne décrit pas la scène qui n'a pas été tournée qu'il a été tourné ou qui a été réécrite on est vraiment juste dans la dans la machinerie et ça c'est assez plaisant à lire qui on sent qu'ils maîtrisent ça très bien et qui sait de quoi il parle donc c'est quand même assez agréable d'avoir un auteur qui maîtrise son sujet aussi dans le fond de ce qui est en train de raconter c'est pas seulement plaisant parce que vous parlez de ce passage où elle frida réécrit je pense qu'elle a une dizaine ligne typique de son roman sur virginia woolf ces deux le réveil d'une femme hors ligne typique du roman nous il ya bonne c'est le réveil de frida et de manière très malicieuse il ya des éléments qui sont repris des mentions lumière des petits bouts de décors on sent que william boyd y réfléchit aussi beaucoup à travers les frida a son propre moyen d'écrire et as peut-être sa facilité à écrire alors en une heure oui oui c'est comme ça le roman commence comme ça elle se réveille et d'ailleurs elle voit des ombrelles voit des choses ou au plafond et le roumain terribile dit elle ne sait pas quoi en faire et en fait voilà on l'a on comprend tout de suite que ben voilà c'est pas c'est pas c'est pas l'écrivain qu'elle voudrait qu'elle voudrait être mais le rôle lors on m'a beaucoup plus qu'en fait il peint deux mondes qui sont fait à ce moment fascinant pour tout le monde c'est le monde de l'édition et le monde du cinéma et vous savez ça on joue à rebours de la promo qu'on pourrait voir à chaque fois les où les acteurs se disent qu'ils ont passé un tournage fabuleux et qu'ils s'adorent et que tout a été facilitée là on a un monde gobe d'éditeurs rempli d'un effet d'écrivains rempli le producteur d' acteur de second rôle où vraiment les choses ne se passent pas très bien et c'est joue ici parce que parce qu'on sent que c'est aussi vrai on sent que c'est caricatural c'est vrai mais que bah c'est aussi comme ça que ça se passe que ça se passe la production d'oeuvres d'art vous parliez des personnages secondaires ya notamment ce vieil acteur un peu sur le retour qui a besoin d'argent et qui décide de faire une fête monumentale dans sa maison tous les personnages se retrouvent c'est le point c'est le point de bascule en fait du roman c'est vraiment le coeur du récit et c'est complètement fastueux complètement démesuré et il réussit à faire exister ce personnage qui parle dans une espèce de langues on peut imaginer en anglais un peu shakespearienne avec des mots anciens complètement fou vraiment de manière hyper réaliste c'est c'est assez étonnant en quelques pages marie sorbier oui puis cette réécriture de sept puisque donc ce fameux monsieur impose sa présence dans le film en disant qu'il n'y a pas le choix qui frappe il a besoin de soutien il a besoin de sous et puis on sent des liens entre eux qui font que le producteur peut pas vraiment refuser enfin tout ça aussi les liens entre les personnages qui se croisent pas forcément ou en tout cas ne se croise cas cette soirée là il ya quand même des liens tenue entre chacun qui fait que l'on doit prêter de l'argent à l'autre quand l'une a besoin il ya il ya aussi cette espèce de de semis polar fin c'est pas un polar mais les normands d'espionnage bien ce qui tient la route tient une parodie de romandie un nom qui concerne une des trois personnage principal mais qui est quand même là on sous texte il ya plein de choses c'est quand même aussi un roman avec on peut le lire de plein de façons différentes il ya une chose aussi que je voulais souligner c'est la fin alors évidemment sans divulgue h et ce qui se passe dans les dernières pages je trouve que c'est une fin non attendue je ne savais pas du tout comment il allait clôturer ce roman et les les trois histoires se finisse en tout cas il ya une fin pour l'e3 mais les 300 assez surprenant puis pas comment vous l'avez vécu mais mais moi je ne m'attendais pas à ça c'est à dire celle inverse du spectaculaire part de sa presque un peu mélancolique d'ailleurs c'est un des titres dell freda le spectacle permanent et donc justement là ils jouent à ça et de jouer à ça parfois dans un roman il ne faut pas forcément qui se passe grand chose et en effet tout le tout le problème de ceux de ceux de ce livre qui d'ailleurs s'appelle le trio sait comment comment ça va s'achever lors comment ça va s'entrelacer et commencer comment ça va s'achever la halle en effet il arrive très bien et moi ce qui me plaît c'est que pour moi ce roman se demander ce roman d'été c'est le constat d'instagram savez ça que l'été arrive et les fêtes vont arriver les réseaux sociaux et instagram va être remplie de moments parfaits de gens qui est rikiki qui trinquent et où tout se passe très bien ce roman montre exactement inverse dans les fêtes ne se passe pas bien dans les dans les relations humaines ça se passe pas bien le l'apparence n'est pas le réel voilà c'est un roman qui pour moi mais leur sang au campus sans aucune philosophie parce que ils regardent toujours à hauteur d'homme il regarde jamais du poème d'une sorte de point de vue divin de dieu ans en jean ou quoi du point de vue de l'homme il dit il montre la simple complexité des choses et ça sans juger cet énorme trio de william boyd a paru au seuil la traduction est signée isabelle perrin merci beaucoup à vous laurent de neste merci marie sorbier vous le dit un petit mot de ce dont vous allez parler ce soir dans la sphère culturelle tout à fait nous allons parler de la saison africa 20 20 et de comment elle s'est poursuivie après s'être arrêtée pendant la pandémie cher laurent quant à vous quelqu'un me souffle à l'oreille que vous êtes aussi en écrivant et que vous serez de la rentrée littéraire avec un livre le mode avion chez actes sud où l'on dit un tout petit mot en avant-première ou pas du tout on va bien sûr de même manière que le modèle non pas deux sociaux oui cerny bien de la même manière que boyd écrit revente qui se passe en mai 68 ans après 68 sans que personne ne pense à ceux mai 68 oui j'écris un roman qui paraîtra chaque du sud le mode avion de deux hommes qui décident de deux grammairien de la sorbonne qui décide de trouver une théorie formidable qui enfin les rendra célèbre et ils partent ils partent étudier tout ça il oublie juste qu'on en 39-45 et que la guerre est en france on guettera votre livre laurent nunez après le journal amine 6 50 environ nous parlerons d'exposition continue notre petit parcours pour donner des conseils pour l'été on ira notamment à nice au mamac avec une exposition sur les amazones du pop et puis un peu plus près de la maison de la radio au musée d'orsay pour une exposition qui s'appelle les origines du monde l'invention de la nature au 19e siècle

Littérature : "Drive" de Hettie Jones et "Trio" de William Boyd — Laurent Nuñez · Pourquijevote