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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 6 juin 2026 19 min

Manquements dans l'affaire Lyhanna, Présidentielle 2027... Le "8h30 franceinfo" d'Othman Nasrou

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Hotman Nastrou, bonjour. Vous êtes avec nous ce matin pour largement revenir sur l'affaire Liana et ses conséquences politiques. On va évoquer aussi avec vous la course à la présidentielle et les divergences au sein de votre parti, les Républicains.

Mais d'abord donc ce corps retrouvé dans le GERS, il a été authentifié hier. Il s'agit bien de celui de Lana. C'est ce qu'a annoncé hier soir la procureur de la République.

On rappelle que le principal suspect Jérôme Barella faisait déjà l'objet de procédure, notamment une plainte pour des viols sur une enfant de 10 ans déposé en août dernier. Est-ce que c'est un fiasco judiciaire ? D'abord, je crois qu'il y a une énorme émotion dans tout le pays et cette émotion, elle est elle est légitime.

Je veux dire que je la partage et qu'on pense tous évidemment à à la famille, aux proches, à tous ceux, aux habitants, à ceux qui étaient dans la même école, à tous ceux qui ont connu cette petite [raclement de gorge] fille et je pense que leur souffrance doit être insoutenable. Et donc, il faut beaucoup de dignité et beaucoup de prudence dans ces moments-là. Mais vous me posez une question claire.

Est-ce qu'il y a eu des déf des défaillances ? À l'évidence oui. Il y a pas de doute à avoir.

Une enquête administrative établira s'il s'agit de défaillance individuelle dans un certain nombre de décisions. Mais est-ce qu'il y a aujourd'hui un fonctionnement de notre justice qui garantit que le maximum est fait pour que des individus soupçonnés d'être dangereux ne puissent passer à l'acte ? Je crois que démonstration est faite que il y a en tout cas beaucoup de choses à corriger à changer.

Géraldin s'est dit furieux hier. Il a présenté ses excuses. Il était l'invité du journal de 20h de TF1.

On l'écoute. A priori, oui, il y a eu des défaillances dans l'organisation du service public de la justice. Il y en a sans doute eu aussi chez les forces de l'ordre.

Il y en a eu sans doute aussi dans d'autres services publics. Mais je ne veux pas rejeter la faute à quelqu'un. Nous avons failli dans l'organisation concrète de suivi de plainte.

Otman Nastrou, vous êtes d'accord avec Gérald d'Armanin, vous êtes sur la même ligne. Il dit lui-même, il est gardé au ministre de la justice qu'il y a eu incontestablement des défaillances. Personne ne peut accepter qu'un individu qui a été mis en cause euh dans un certain nombre de plaintes et une notamment très circonstancié avec qu'un faisceau d'éléments concordants ne soit même pas auditionné plus de 10 mois après des faits graves qui ont été signalés à la justice.

Et s'il avait été auditionné, on peut se demander si il serait passé à l'acte. Ça évidemment c'est toujours compliqué de le dire mais néanmoins, il n'y a pas eu la réponse que nous sommes légitimement en droit d'attendre de la part de de la justice. Et ça c'est une réalité.

Mais il y a deux enquêtes administratives qui ont été lancées, notamment l'une par l'inspection générale de de la justice. On devrait avoir les les premiers résultats le le 19 juin. Gérald Armanin, le ministre de la justice, il est aussi chef de l'administration.

Est-ce qu'il doit démissionner selon vous ? Écoutez, moi je ne veux pas en faire une affaire personnelle. Est-ce que la démission aujourd'hui du ministre de la justice réglerait le problème ?

Est-ce que sa démission corrigera ce qui ne fonctionne pas dans notre pays ? Il y a bien des choses qui ne fonctionnent pas. La réalité c'est que nous sommes tous très attachés à l'état de droit, mais il faut que cet état de droit soit un état efficace et que l'état de droit n'oublie pas que sa première mission est de protéger les Français.

Donc les réformes que nous devrons porter sont beaucoup plus profondes qu'une simple affaire de personne. Moi je je vous le dis très clairement. Je pense que il faut que on en tire les enseignements.

Il faut des délais beaucoup plus rapides. Il faut décloisonner les fichiers, les signalements. Il faut que quand un certain nombre de de de de faisceaux soit sont quand un certain nombre de faisceaux sont là, il faut absolument et bien passer à l'acte.

Il faut que rien ne passe dans les mailles du filet. Aujourd'hui, on voit bien qu'il peut y avoir des défaillances structurelles. Est-ce qu'il faut aussi une ligne plus claire ?

Géraldin a dit, "J'envoie des circulaires au procureurs. Les procureurs disent on a on a déjà reçu plus d'une cinquantaine de circulaires là en 6 mois. On a du mal à prioriser.

Mais la réalité, c'est que le système est totalement embolisé. Gérald Darman lui dit lui-même 3 millions de plaintes, un stock de 3 millions de plaintes en cours de traitement où on attend certaines d'ailleurs qui sont simplement et c'est la réalité et je comprends la colère de nos concitoyens qui le qu'il pour un certain nombre le découvreste simplement en bas de la pile parce que le système est totalement gorgé. Donc il faut des réformes pour prioriser davantage.

Il faut désengorger la justice. Justice moi. La justice manque de moyens.

C'est ce que vous dites ce matin. Moi, je vais vous le dire très clairement. Euh, on réduit toujours dans notre pays les problèmes à des questions de moyens.

Il se trouve que le budget de la justice, il faut le reconnaître, a beaucoup augmenté ces dernières années. Nous ne sommes pas sur une question de moyens. Et quand on fait quand on raisonne uniquement sur les moyens, jamais sur les fonctionnements, jamais sur la procédure, jamais sur la simplification, jamais sur la gestion, et bien on ne règle jamais rien.

Donc il faut qu'on arrête de penser uniquement au moyens. Ce n'est pas ici une question de moyen, c'est une question d'organisation, d'efficacité, de procédure. Malgré tout, on a quand même 11 magistrats pour 1000 100000 habitants selon les derniers chiffres.

La moyenne européenne est à 21. On est très largement en dessous. Oui, mais ce que je vous dis, c'est que si nous ne faisons que régler que raisonner en terme d'effectif, nous n'allons rien régler.

Nous l'avons vu dans d'autres services publics, la question des effectifs ne règle pas tout si vous n'avez pas une réforme structurelle en profondeur. Je vous l'ai dit, la question par exemple de la dématérialisation des procédures et dans ce cas précis, vous avez euh et bien des délais qui sont extrêmement longs simplement la transmission à deux juridictions différentes. C'est ça qu'il faut corriger et ce n'est pas simplement une question d'effectif qui le rég. peut faire mieux avec autant d'argent.

Même si les gendarmes, les policiers, les procureurs vous le disent, les dossiers s pil, on narrive pas à les traiter. On n pas le temps. Ils nous disent aussi que les procédures sont extrêmement compliquées.

Je pense à la procédure pénale. En tout cas, les enquêteurs le disent beaucoup, s'en plaignent beaucoup, passent énormément de temps sur les aspects administratifs de la procédure et cela nous le retrouvons dans bien d'autres services publics. Je pense à l'hôpital, je pense à l'école.

Donc nous avons un sujet dans notre pays de complexité administrative. C'est une réalité, ça n'explique pas tout. et nous verrons s'il y a aussi des responsabilités individuelles dans cette affaire.

Mais en tout cas, il faut que on sorte de la naïveté et qu'on se donne les moyens de protéger mieux les français. Autman Nasrou, il y a ces enquêtes administratives. Au-delà de ça, pour avancer comme vous le dites, est-ce qu'il faut une commission d'enquête selon vous ?

Commission d'enquête parlementaire ? Moi je ne suis pas parlementaire, c'est au parlementaire de s'en saisir. Oui.

Tout ce qui permet de faire la lumière sur ce qui a dysfonctionné, tout ce qui permet de corriger, de s'assurer que ça ne se reproduira pas, que des défaillances de ce type là ne se reprodui pas est évidemment bienvenu. Mais je vous le dis encore une fois, tous ceux qui vous expliquent qu'on pourra changer les choses sans rien changer de fondamental se trompent. Nous avons besoin de réforme extrêmement puissantes dans notre pays parce que aujourd'hui il y a une forme d'impuissance publique et malheureusement nous savons régulièrement des affaires extrêmement graves, atroces qui se produisent et dont on a le sentiment que le maximum n'a pas été fait pour les éviter.

En novembre dernier, une une proposition de loi transpartison a été déposée. Près de 114 parlementaires la soutiennent. Une loi pour lutter contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants.

Sauf qu'elle n'est toujours pas inscrite à à l'ordre du jour. On nous dit d'un côté, c'est une priorité, il faut avancer sur ce sujet. Mais de l'autre, cette proposition de loi, elle n'est toujours pas à l'agenda, elle n'est pas à l'ordre du jour.

Qu'est-ce que vous dites ? Aujourd'hui, il faut la mettre à l'ordre du jour. Il a aussi un calendrier parlementaire qui est extrêmement compliqué dans un contexte politique depuis la dissolution qui est épouvantable, disons-le clairement, qui ne permet pas d'avancer sur beaucoup de de de lois qui sont attendu.

On pourrait multiplier les exemples. Moi, j'ai été très marqué aussi par la censure par exemple de la première tentative pour allonger la période de rétention administrative. Là aussi pour des individus dangereux en situation irrégulière et dont nous n'avions pas la capacité de les garder plus de 3 mois contrairement à bien d'autres pays européens dans nos centres de rétention administrative et suite là aussi si on veut prioriser là sur ce dossier-là pardon si on veut prioriser sur ce dossier-là il faut aller plus vite.

Il faut aller plus vite mais là aussi il faut des réformes plus profondes et moi je je j'interroge là aussi notre capacité à régler un certain nombre de jurisprudence qui empêche parfois l'action publique. Est-ce qu'il faut donc prioriser cette loi ? Écoutez, moi, je n'ai pas en tête le contenu exact de ces dispositions.

Est-ce qu'il faut qu'on aille beaucoup plus loin sur notre capacité à protéger les enfants aujourd'hui dans notre pays ? La réponse est évidemment oui. Et pour cela, un débat parlementaire est de toute façon utile.

Justement, vous parlez de la protection de l'enfance sur nos antennes depuis plusieurs jours, on entend des avocats dire "La justice a failli à cette protection de l'enfance et c'est quelque chose que l'on voit régulièrement. Qu'est-ce que vous proposez pour travailler sur cette protection de l'enfance avancée ?" Ben, nous savons qu'il y a aujourd'hui un sujet absolument majeur sur l'aide sociale à l'enfance.

Nous le voyons avec aujourd'hui une phénomène qui est devenu extrêmement préoccupant, qui est évidemment la prostitution forcée d'un certain nombre de mineurs. Tout cela euh sous couvert d'un service public. qui donc vous dire aujourd'hui que nous sommes à la hauteur de ce que nous devons faire pour protéger nos enfants, y compris y compris quand ils sont sous la garde de l'État, c'est j'ose dire, sous la surveillance des des services publics.

Évidemment que ce n'est absolument pas le cas et nous devons aller beaucoup plus loin là-dessus. Je pense qu'il faut qu'on ose remettre à plat tout ce qui ne fonctionne pas dans notre pays. Ça va supposer des réformes là aussi de structure et pas simplement des mesures supplémentaires.

Ai un des sujets de la présidentielle, ça veut dire quoi ? une réforme de structure, c'est très vague. Bah, ça veut dire que nous devons sortir de l'impuissance publique.

Ça veut dire que dans notre pays, nous nous sommes habitués à une complexité, je l'ai dit avec une multiplicité d'acteurs où il n'y a plus de responsabilité. On ne sait plus très bien qui fait quoi. Cela veut dire concrètement que nous aurons besoin d'une révision constitutionnelle.

J'ai pris l'exemple tout à l'heure de la période de de rétention administrative. Il n'est pas possible que le cadre juridique aujourd'hui nous empêche d'agir. L'état de droit, ce n'est pas ça.

L'état de droit, ce n'est pas l'état d'impuissance. Nous devons et bien corriger ce qui dans nos jurisprudences, dans nos dans notre constitution aujourd'hui nous empêche de mieux protéger les Français. Je pourrais là aussi prendre d'autres exemples.

Quel rapport avec la violence sexuelle dont on parle en ce moment ? Et bien je vous donne, vous parlez largement de ce qui ne fonctionne pas et notamment sur les mineurs. Sur les mineurs, nous avons aussi un suit de violence des mineurs, des violences des mineurs entre eux avec évidemment là aussi malheureusement des agressions sexuelles entre mineurs mais aujourd'hui nous avons une justice des mineurs que nous ne pouvons pas réformer.

Dans le Conseil constitutionnel considère que la sanction ne peut pas avoir sa place sur la justice des mineurs. Et donc si nous voulons lutter contre les agressions sexuelles faites aux enfants, nous devons aussi mieux sanctionner les mineurs dès le premier acte de délinquence et à forceurie dès la première agression sexuelle sans qu'on en arrive à des atrocités. Donc tout cela est à remettre à plat et je crois que c'est un débat important pour l'élection présidentielle.

Alors justement, vous parlez des mineurs, on va parler des majeurs aussi en terme de solution. Bruno Retaillot, candidat à l'élection présidentielle pour votre parti, est favorable une castration chimique obligatoire pour les auteurs de violence sexuelle sur mineur. Est-ce que vous aussi ?

Oui, je pense que certains pays euh on ont fait ce choix et je ne vois pas pourquoi dans la boîte à outil. Alors encore une fois, précisons qu'il s'agit là dans le casre d'une décision de justice, que ce serait une décision que le juge peut prendre dans le cadre d'une condamnation, ce qui n'aurait pas fonctionné dans le cas de l'affaire Liana par exemple, mais cette proposition avait été formulée avant le dramatros que nous venons de vivre et évidemment moi je pense que tout ce qui peut aider à mieux protéger les Français est le bienvenu. Mais Otman Nasrou, des spécialistes disent aussi pour le cas où il n'y a pas de taux de production de testostérone anormal, ça réduit l'énergie sexuelle.

Mais si la perversion et les pensées sont déjà là, ce traitement, il ne suffira pas. Mais je ne vous dis pas que cette mesure à elle seule peut tout régler, mais dans un certain nombre de cas, vous le dites vous-même en creux dans votre question, et bien cela peut être utile, cela peut prévenir les récidifs dans un certain nombre de cas. Et donc je ne vois pas pourquoi le juge ne pourrait pas et bien euh pour des individus dangereux qui risquent de récidiver euh dans les cas que que auquels je pense où là effectivement il y a un sujet de de de de mesures biologiques en l'occurrence où il y a des traces biologiques qui laissent penser que la castration chimique peut être efficace et bien de ne pas décider qu'elle est obligatoire sous contrôle judiciaire et évidemment si l'individu ne la suit pas il retourne en prison tout simplement nous devons faire le maximum pour que les récidivistes ne repassent pas à l'acte.

Je crois que c'est ça le plus important. Ce qui fonctionne aussi d'après les spécialistes, c'est surtout le suivi psychologique, psychiatrique. Là aussi, on manque de moyens pour le faire.

Nous avons un énorme sujet dans notre pays de santé mentale, de suivi psychiatrique. Oui, vous avez entièrement raison de le mentionner. C'est le parent pauvre aujourd'hui dans dans notre pays sur ce sur ces sujets-là.

Et nous devons faire un effort significatif en matière psychiatrique. Nous n'avons absolument pas aujourd'hui ni les effectifs pour le coup de médecin, ni les procédures aussi pour avoir un bien meilleur suivi psychiatrique des individus dangereux. Vous avez raison.

Et le manque de moyens, on fait comment justement face à cela ? Et bien, je vous ai parlé tout à l'heure de réforme en profondeur. La réalité, c'est que il faut qu'on dise la vérité au français.

Nous ne pourrons pas tout faire. Il va falloir faire des choix. Choisir c'est renoncer.

Ça veut dire que nous devons faire des choix extrêmement importants entre la protection des Français, entre la dépense publique, la dépense sociale que nous devons repenser, réformer parce que effectivement il faut qu'on se dégage des moyens pour des sujets qui sont aujourd'hui des attentes légitimes de nos concitoyens. Et en tout cas, protéger nos enfants de prédateurs, ça doit être une priorité absolue. Il ne peut pas y avoir de débat de moyen sur cet objectif-là.

Outman Nasrou, secrétaire général du parti les républicains. Vous restez avec nous pour la suite de ce 830. On va parler justement de la prochaine présidentielle et des la façon dont ça crée quelques remou au sein de votre parti.

Ce sera après le rappel de l'info à 8h46 avec Dianne Ferchit. Gérald Armana reconnaît un immense échec de la justice et présente ses excuses à la famille de Liana. Le garde des sauts estime [musique] que l'on a failli dans le suivi des plaintes déposées contre le principal suspect.

Hier, l'autopsie a permis de déterminer [musique] que le corps retrouvé dans le gerpu. Une marche blanche pour lui rendre hommage aura lieu demain [musique] après-midi à Florence dans le Gers. Ils auront passé 3 semaines à l'hôpital sans être malad Français considérés comme cas contact après l'apparition de l'antairus sur un bateau de croisière sont de retour chez eux.

La seule française qui a déclaré la maladie une passagère d'une vie réelle toujours hospitalisée en réanimation allée dans un état stable. [musique] Le rachat de SFR par Big Télécom Free et Orange et les opérateurs se donnent jusqu'à demain [musique] pour finaliser un accord. Le délai devait expiré hier après une offre à 20 milliards 35 millions d'euros.

De nombreux détails du contrat restent encore à finaliser. De nouveaux échanges de frappe dans le golf. Euh l'armée américaine a bombardé en légitime défense, [musique] dit-elle, des sites de radar en Iran.

Les gardiens de la révolution iranien ont eux attaqué ce matin euh des bases qualifiées d'ennemis dans la région. Sepiles iraniens tirés au total [musique] contre le Kit et Barin si sont pu être interceptés, le dernier n'a pas atteint sa cible. [musique] France info le 830 France info Benjamin Fontaine Madid Guateman Nastrou secrétaire général des des républicains.

L'autre sujet c'est cette course à l'élection présidentielle. Alors il y a beaucoup de de candidats à gauche dans le bloc central et à droite aussi puisque Gabriel Atal, Édouard Philippe, Bruno Retaillot sont candidats. Est-ce qu'ils seront tous les trois sur la la ligne de départ le lors du premier tour de cette élection présidentielle ?

Et moi je ne peux pas me prononcer pour Gabriel Latal ou pour Édouard Philippe mais je pense que Bruno Rotaillot qui est notre candidat porte un projet singulier un projet de rupture et je souhaite que ce projet figure effectivement bien sûr sur la ligne de départ pour l'élection présidentielle parce que au-delà de la course des petits chevaux et je crois que tout le monde regarde cela avec à la fois une forme d'amusement et puis une forme de fatigue, ce n'est pas simplement une question de personne. C'est qu'est-ce qu'on fait dans les prochaines années pour sortir le pays de l'impuissance publique dont on parle depuis tout à l'heure et je crois que le bon projet c'est Bruno Rotaillot qui le porte. Mais dans les faits, quand on regarde les les sondages, il y a un risque que aucun candidat du bloc central et et de droite se se retrouve au au second tour.

Ça pose pas de problème selon vous. Bruno Rotaillot, quoi qu'il en soit, sera au premier tour de l'élection présidentielle. Oui, parce que on s'est habitué là aussi à voter uniquement par élimination.

On voyait avant on éliminait au second tour le candidat dont on ne voulait pas puis après on nous a expliqué qu'il fallait éliminer dès le premier tour en votant utile dès le premier tour et maintenant vous êtes en train de m'expliquer qu'il faut éliminer des candidatures avant même le premier tour vous poser la question parce que Michel Berni au sein même de votre parti a dit cette semaine que Bruno Retaillot était un bon candidat pour la première partie de l'élection mais parce que nous avons 6 mois c'est fini mais non mais quand est-ce qu'on parle du projet la question mais non mais personne tout le monde est là se dire on est plusieurs sur le même espace et cetera. D'abord, moi je je je suis pas certain que tout le monde soit sur le même espace politique. Je vous l'ai dit, nous nous pensons qu'il faut un projet de rupture et pas un projet de continuité.

Et je pense que il n'y a aucune chance qu'un héritier du macronisme ne gagne cette élection présidentielle. Et donc je pense que le pays a envie d'un vrai changement et je pense que nous devons, nous la droite républicaine, porter ce changement. C'est ce que je pense et c'est pour cela que je défends la candidature de Bruno Rotaillot qui a la légitimité et qui a la détermination pour aller au bout parce que le pays en a besoin.

Gabriel Atal, l'ancien premier ministre et candidat à l'élection présidentielle, il était en déplacement cette semaine dans l'un tout comme Bruno Rotaillot auprès d'agriculteurs. Voilà ce qu'il dit. S'il y a un risque de deuxème tour entre la France insoumise et le RN, il faudra un rassemblement.

J'ai toujours laissé tout ouvert sur la table, toutes les possibilités, y compris avec si on devait en passer par là un calendrier de primaire, si il n'était pas possible d'organiser un rassemblement autrement qu'en passant par une primaire. La primaire, c'est pas envisageable pour vous. Mais la primaire, personne n'est d'accord ni sur son périmètre, ni sur les les même les participants présumés ne veulent pas.

La primaire entre Gabriel Atal, Édouard Philippe et Bruno Rota. Est-ce que c'est envisageable au début 2027 ? Mais mais encore une fois, une primaire pour se réunir autour de quel projet ?

Est-ce que aujourd'hui nous avons la même offre politique que Gabriel Atal qui dit lui-même que nous n'avons pas le même projet de société sur lequel par exemple il s'est opposé sur la directive retour qui a été portée au Parlement européen notamment par François Xavier Béami ? Ses eurodéputés ont voté contre une mesure que nous portions et que nous avons fait adopter au Parlement européen. Vous pensez que nous pouvons demain proposer au pays un cap clair en faisant simplement une petite tambouille qui consiste à se mettre d'accord sur le même candidat ?

Ce dont on nous parle là, ce n'est pas le candidat unique, c'est le perdant unique. Parce que ce candidat là qui serait simplement le résultat d'un accord de boutique entre les uns et les autres sera balayé de toute façon l'élection présidentielle parce que nos concitoyens veulent un projet clair. Et je rajoute juste un dernier point si vous me le permettez.

Si c'est pour avoir à nouveau une assemblée nationale ingouvernable éclatée à l'issue des prochaines élections législatives, et bien nous n'aurons rien garni. Nous avons besoin d'un d'un cap clair, d'un projet de rupture, d'un candidat qui va au bout pour l'incarner et nous verrons si lui peut rassembler derrière lui et bien d'autres candidature. Mais moi je pense que c'est Bruno Rotaillot aujourd'hui qui doit porter ce projet de Mais dans les faits, Bruno Rotaillot est derrière Édouard Philippe et Gabriel Atal dans dans ces sondages.

Est-ce qu'en multipliant toutes ces ces candidatures, vous ne favorisez pas un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella ou Marine Le Pen si c'est c'était la candidate ? Écoutez, nous verrons encore une fois comment les choses vont évoluer. Jamais les sondages n'ont donné le résultat de l'élection présidentielle 1 an auparavant.

Et puis euh j'ajoute que ce qui favorise aujourd'hui la monté des extrêmes, c'est l'impuissance publique. C'est ceux-là même d'ailleurs qui ont gouverné jusque-l et qui aujourd'hui vous expliquent qu'ils peuvent incarner une solution à l'avenir. Moi, je pense que nous avons besoin d'un vrai changement, de beaucoup de courage politique et je pense que c'est Bruno Rotaillot qui porte le bon projet pour le pays.

Et on verra donc s'il poursuit cette candidature jusqu'au mois d'avril prochain. Merci beaucoup Otman Nascrou, secrétaire général du parti les républicains d'avoir été avec nous. Merci Magie.

Très bonne journée. Cette interview est à retrouver en intégralité et en vidéo sur la page YouTube de France Info. L'info continue. [musique]