Martinique, Guadeloupe : retour sur 10 jours de rencontres
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Les gens qui ont fait ça aujourd'hui, ils sont tous pour la plupart dans des cimetières. Alors, je vais porter ça indéfiniment toute ma vie. Aujourd'hui, la lumière est pas faite en terme d'études épidémiologiques.
Les indemnisations n'ont pas eu lieu. Ça n'appartient pas au passé, c'est encore dans le présent. [Musique] Donc, ça y est, on est arrivé en Guadeloupe à Pointe à pitre.
J'ai eu le temps de choper un jus parce que j'adore les jus. Jus de mangue, jus de goyave, jus de fruits de la passion. C'est dingue le nombre de jus qu'il y a ici.
Et on est déjà dans un produit local qui est les embouteillages ici en Guadeloupe et on vient ici pas pour des vacances mais pour des tas de rencontres avec des gens qui seront passionnants, avec des artistes, avec une pâtissière, avec une juriste, avec des militants évidemment, avec des syndicalistes. Pourquoi ? pour venir discuter du clore décon, du foncier agricole, de l'accès à l'eau et à une eau potable, de la vie chère, du R évidemment de l'érosion des falaises et des salaires, du vieillissement, du départ des jeunes, de la banane, du maréchage et cetera et cetera et cetera pour une semaine de dépurportage et on vous embarque avec nous.
Vous avez pas de tracteur par exemple ? Ah oui oui oui, j'ai des tracteurs. On a Ah ben ils sont chez moi à Saint-Fançois parce que bon les tracteurs aujourd'hui sont très sollicité au niveau des pièces.
Donc on a on a des vols de manière récurrente, on a de l'eau mais on n pas de l'eau de manière suffisante. C'est-à-dire que quand j'ai de l'eau, j'arrive à peine à ériguer un hectare. Moi, je comprends pas que l'Europe, vous êtes député, vous êtes très bien placé là-dessus, permettent à recevoir des productions qui ne sont pas qui n'ont pas les mêmes normes que les pays européens et qui acceptent de les commercialiser sur leur territoire.
Est-ce que vous savez ce que c'est que le M en Cur ? Ah oui, je sais très bien ce que c'est queure. Ah ben voilà.
Le pire c'est que nous faisons une production dont nous avons pas la capacité de de d'afficher nos prix. Hm. C'est ça.
Si tu es pas content, tu fais autre chose. Voilà. Pour revenir, comment vous acceptez qu'un marché comme Rangisse, que vous commercialisez des produits, que vous interdisez à vos propres collègues de ne pas pouvoir les produire ?
On va où là ? Moi, j'ai besoin d'une explication pour comprendre parce que je il y a quelque chose que je comprends pas. Comment vous laissez faire ça ?
Moi je laisse rien faire. Vous savez le problème c'est que personne c'est que on est tous au courant de la problématique mais personne n'évoque la solution. Moi je vous la donne la solution mais il faut des taxes frontières, des barrières, des quotas d'importation.
Si vous avez pas si vous imposez pas les mêmes règles au produits qui rentrent que au produits que vous produisez chez vous, vous êtes cuit. Mais malheureusement ça ça s'est déjà vu dans l'industrie. Pourquoi l'industrie elle a elle a chuté comme ça ces 40 dernières années ? parce qu'on a permis de produire avec des gens qui avaient des salaires très faibles avec du charbon éventuellement pendant que nous on éteignait le charbon en Europe, on avait des salaires qui étaient corrects. [Musique] beaucoup qui habitent là, ils ont cancer de la postale.
Ils ont menti pour les gens. Ils ont dit les gens comme quoi sous cette parcelle là, il y a jamais la banane. Et moi je suis du quartier, je sais que il y avait de la banane là.
Et là dernièrement là, j'ai rencontré un gar quelqu'un qui doit porter plainte parce lui a menti. Vous êtes attaché euh à lutter contre les conséquences du corps déconne d'une part parce que vous habitez là au milieu des champs de banane et que vous risquez d'être touché par les ces produits ? Oui, toutes les rivins, les 4000 habitants.
Oui, toutes les rives de de de tour de cette euh ces habitations là, ils sont tous malades et notamment pas par le chlor de cont par le fongicide parce que fongicide était pendu par euh aérien et fondicide on sait euh que ça donne uniquement des cancers de poumon et paralysie faciale c'est cité elle est venu Martin très jeune tout de suite après ses études de médecin épidemiologiste pour la question la bilarieuse C'est un parasite qui se trouvait dans les cours d'eau qui était très très dangereuse. Ces parasites là, elle a pu éliminer ses parasites. Après, elle a été en Haïti pour faire la même chose. après le VG là et puis après les retourn à Martinique en tant que médecin et c'est elle qui nous a fait un document très important pour qu'on puisse mener une enquête et c'est là qu'elle est elle est décédée durant le Covine lorsqu'elle a construit sa maison c'est un terrain vague il y avait pas de champ de banane et un B qui s'appelle Pissono a mis la banane tout autour de sa maison et puis lespendage passaient à part avion et elle a attrapé un cancer du poumon.
Ils ont demandé d'érogation au gouvernement pour qu'il puisse euh faire les pandages aérien par drone et on doit bientôt faire conférence de presse sur ça parce que j'éta aussi dangereuse pour la santé des gens. Comme ils ont supprimé la diversité, la la monoculteur de la banane demande beaucoup beaucoup de péticides pour continuer à faire de la banane. Et c'est une banane qui est hautement contaminée.
Ils disent pas la vérité mais nous sur le terrain, on sait que cette banane est hautement contaminée. J'ai dit l'État mais c'est plutôt le gouvernement qui est en place. Ils ont vu que il y a toutes les pathologies allaient tomber en en maladie professionnelle et maintenant ils ont mis uniquement le cancer de la prostate mais ils ont rien mis pour les femmes.
On va en parler tout à l'heure. Et ben ils ont vu que toutes ces maladies tomb en maladie professionnelle en cascade mais pas en Martinique seulement parce que ça allait faire jurisprudence dans toute la France parce en France. Alors quand ils ont vu ça, ils ont on sait c'est monsieur Alexis Colur qui a pris la main et là donc le secrétaire général Élysé le bras droit en matière d'affaires d'Emmanuel Macron.
Oui. Et là ils ont fait pression sur le directeur de la caisse maladie pour dire arrêter ça. Et ils ont rien dit à madame Sylvie Mire qui devait ça faire ça pour nous. et son association, ils ont supprimé les subventions sur elle et puis jusqu'à moment elle a elle a croqué, elle a baisser les bras et enfant et petit enfant et arrière petit enfant parce que le chlorone molécule qui est persistant et remanent et ça ça dure plusieurs siècles et ça peut passer jusqu'à trois générations.
Euh ça c'est scientifiquement prouvé. cette eau n'est pas traité s deux habitations qui retraitent cette eau et cette eau rejeté hautement toxique jeté dans les cour d'au la plupart des femmes qui par exemple qui faisaient dégagement des feuilles qui étaient les feuilles de banane qui étaient abîmé et ben on les a rencontré et ben ils ont tous les mêmes pathologies de de fungicide cécité surité et paralysie faciale et épilmonaire beaucoup plus de cancer du sein de la femme que dans les autres pays dire qu'il y a une domination coloniale à travers cet usage des pesticides et que en plus il y a une domination de genre puisque on on a indemnisé possiblement en tout cas on a rendu visible les cancers de la prostate tandis qu'on rend pas visible de la même manière les cancers du sein. Qu'est-ce que vous demandez du coup vous aujourd'hui ?
Vous demandez que on interdise ces molécules euh que on indemnise les victimes euh qu'est-ce que vous demandez à l'État ? Qu'est-ce que vous demandez au patron de la banane ? la monoculture pour avoir on puisse avoir un agriculture résonnée à Martinique et pour que le qu'on puisse euh alimenter le peuple martinique puisque on sait pas s'il y a une guerre mondiale, c'est ce qu'il peut avoir si on va aller vers de l'autonomie permettre l'autonomie on peut pas aller vers l'autonomie alimentaire avec la monoculture. des gens de euh représentatifs, c'est de dire l'État au moins doit payer une enquête épidémiologique l' organisée.
Ça c'est fondamental pour savoir les le tableau des maladies et les dispositions législatives à prendre dans l'urgence pour que les maladies soient inscrites au tableau des maladies professionnelles. Un crédit soit attribué pour que des recherches poussées soient faites sur ces maladieslà et le lien avec les différents pestices. Ça si on a ça l'État français ne pourra plus seul.
L'État refuse de savoir. Il fait il veut pas enquêter. euh il préfère fermer les yeux parce que sinon il dit que derrière il aura payer et euh donc il préfère ne pas savoir. [Musique] Problème c'est que on est on est en concurrence déloyale totale avec les producteurs d'Amerie Central qui déversent des bananes sur notre marché qui sont blindés de pesticides.
Vous avez un pays qui est pas très loin d'ici qui s'appelle le Brésil qui est salaire mensuel d'un salari 250 dollars. Une misère. Ben la signature de mercoursour, on donne un boulevard à cette banane du Brésil demain de venir envahir l'Europe.
Voilà. Et qui consomme à peu près entre 100 et 150 kg de pesticide par an et par hectare. Voilà ce qui va se passer.
On parle de souveraineté alimentaire sur sur notre territoire, mais qu'est-ce que où est-ce qu'on va aujourd'hui ? Moi, mes producteurs, ils ont un peu flu. Il y en a qui sont en détresse sociale.
J'ai des producteurs de 60 ans qui sont pleur dans mon bureau. Monsieur, vous savez mes convictions de protectionnisme, de souveraineté. Bah oui.
Mais donc il est évident là-dessus que si vous me dites monsieur Ruffin, on vous demande de vous avoir avec nous pour vous bagarrer pour que le marché français soit d'abord priorisé pour de la banane française et que ça n'est que en complément qu' a de la banane qui vient d'ailleurs, je signe avec vous. Alors sur ça, je vous je signe avec vous sur des conditions sanitaires environnementales qui sont cleans et qui font la différence avec les autres. monter des colloques à l'Assemblée nationale et transpartisan pour la non signature du traité sur le mercour parce que de manière générale je suis contre les accords de libre échange.
Le libre échange c'est le dumping social fiscal environnemental. Donc de toute façon je m'y oppose. Donc si vous dites nous secteur de la banane on se bagarre là-dessus il y a pas de problème.
Vous vous m'aurez comme allié sur ce pointl. Je vais mettre les pieds dans le plat. D'accord hein parce que ça sert à rien hein.
Euh je veux dire je regarde le document il y a pas le mot clone à l'intérieur. Non non non parce que parce que on l'assume ça fait partie du passé et moi je vous dirai ça fait 25 ans je suis dans la filière et les producteurs vous allez voir c'est une nouvelle génération ils veulent construire comment je dis ça ? Ils veulent construire leur leur propre histoire.
Vous dites c'est le passé sauf que pour les gens ici c'est pas le passé c'est encore le présent. On va se dire sur les maladies c'est le présent. Sur la terre, c'est le présent.
Sur les eaux, c'est le présent aussi. Je parle franchement parce que sinon ça sert à rien. On peut pas penser la place de la banane ici en Martinique et à mon avis l'image de la banane en France sans poser la question du chlore déconne aussi.
Je vais pas soutenir les pandages et rien de produit. Il y a des producteurs de gu banane et il y a des décideurs ceux qui ont été les décideurs de la banane qui ont fait du lobbying pour que le clore d'écon soit autorisé. plus longtemps.
Not demander une dérogation à gouvernement français qui l'a donné. Ben oui, mais donc il y a bien eu du lobbing. Donc on vous pouvez pas vous extraire de vos responsabilités euh en disant que voilà, ben ça c'est c'est l'État, OK, mais c'est aussi le le les producteurs du banane qui ont voulu avoir plus longtemps l'usage du clore déconne.
Et mais donc je je pose la question, je vous pose la question quand même. Est-ce que on envisage queil y ait une indemnisation des victime du clone par l'État mais que peut-être les producteurs de banane prennent leur part ? Quel est l'agriculteur français qui est capable de mettre un truc comme ça dans ses sols en sachant siamment qu'il va contaminer des gens, qu'il va contaminer ses soles ?
Enfin, il faut être fou, allié pour pouvoir faire un truc comme ça. C'est ce qui a été fait par les producteurs de banane pendant des décennies et avec des gens qui lançaient l'alerte en disant attention, ces produits sont toxiques, attention, ces produits sont interdits aux États-Unis et pourtant, il y a des gens qui sont envoyés d'ici de Martinique sont allés à Paris, sont allés à Bruxelles pour forcer les portes et faire que le col continue à être utilisé et empoisonne les sols. ce que vous regrettez aujourd'hui déjà des alertes de travailleurs agricoles, il y avait déjà des alertes pouviennes auparavant qui disaient que les produits qui étaient utilisés était nocif pour la santé.
Mais monsieur Rin, je suis d'accord avec vous mais je ne peux pas porter la responsabilité de choses qui ont été faites il y a 30 ans. C'est vrai hein dont je ne suis pas responsable. Les gens qui ont fait ça aujourd'hui, ils sont tous pour la plupart dans des cimetières.
Alors je vais porter ça indéfiniment toute ma vie. Aujourd'hui, la lumière est pas faite en terme d'étude épidémiologique. Les indemnisations n'ont pas eu lieu.
Ça n'appartient pas au passé. C'est encore dans le présent. Chaque écupateur agricole a son propre bac.
C'est ça. D'accord. Elle murissent ell murissent en muris.
D'accord. Uniquement en murie. Donc quand elles sont déjà exportées.
Voilà. s'exporter tout ça, il y a le transport qui est par bateau et puis par la suite ils sont placés en m aussi après il y a le contrôle aussi pour voir si on puis et ça une fois que ça a contaminé la feuille et ben la semaine qui qui vient là on est obligé d'enlever cette feuille là on enlève toute la branche du coup voilà et le bananier quand il a fleuri là voici sa dernière feuille d'accord donc si chaque semaine on doit lui enlever une feuille et ben au bout de 6 semaines le bananier c'est fichu quoi. On récolte rien.
Donc on a banane brésilienne, costaicaine euh dominicaine, elle a moins de contrainte sur les produits que enfin comment vous réagissez ? Ben moi j'ai dit que on normalement on aurait dû être on va dire égo. On aurait dû être égoil y a pas pour moi, il y a pas pour l'autre.
Euh parce que là maintenant ça crée une concurrence. Une équipe qui est plus fort que l'autre, c'est sûr qu'il va il va tout faire pour couler l'autre. Donc voilà, c'est comme si vous aviez un gros sac à dos sur le dos etisateurs et que les autres ils l'ont pas quoi.
Voilà, j'ai monté ma première association, j'avais 15 ans. Après être parti en métropole faire mes études, en revenant, j'ai trouvé que le quartier avait changé, beaucoup de violence. On écoutait moins les jeunes.
Donc, j'ai monté une association qui s'appelle JPMC. On s'occupait déjà au départ nous de récupérer les jeunes, de leur faire des CV et cetera puis les amener un peu dans les entretiens professionnels et puis après on est passé sur go artistique parce qu'on a trouvé qu'il y avait pas mal de jeunes qui avaient beaucoup de talent. Il y avait pas d'ouverture pour eux.
Donc on a monté on a montré cette association là et de l'artistique, on est passé après l'économie social parce que pour moi tout est lié les problématiques que ces jeunes pouvaient rencontrer c'était lié surtout à la famille à la famille et au à la situation de truc arrêté dans laquelle ils étaient quoi. En 2022 on s'est fait arrêter dans l'affaire des grands frères suite aux émeutes de 2021 contre le pas vaccinal contre la vie chère la suspension du personnel soignant euh contre pas mal d'autres soucis contre la violence. On a été euh approché par les politiciens qui nous ont demandé nous de par notre fonction en tant que médiateur social, en tant que personne proche de la population de pouvoir trouver des moyens de de d'endiguer le problème, d'arrêter les barrages et cetera et cetera.
On s'est fait arrêter le donc le 17 janvier 2022. On avait une réunion le 18 janvier 2022 pour justement trouver euh euh des solutions à à ce problème. Et je pense que si on aurait cette réunion, les problèmes en tout cas une partie de ces problèmesl auraient été réglés.
C'est deux services de police différents qui qui vous il y en a un qui venait vous discuter avec vous et un autre qui vous tapait dessus ou comment vous expliquez ? Non mais c'est exactement comme ça. Euh il y a une brigade déjà de de métropole qui est arrivé qui nous suivait depuis 2 mois.
On a été mis sur écoute, on a eu des traceurs sur nos voitures retrouvé 4 jours en garde à vue avec bah voilà le le policier super gentil qui discute, le super méchant qui est très énervé parce que tu réponds pas comme une fois à ces questions et surtout tu veux pas mentir. Et finalement, tu as le bon qui arrive qui dit non mais finalement non. Voilà donc technique policière du Moyen-Âge un peu.
On a le procureur de l'époque des jardins avec qui tu as eu le le débat à l'époque qui lui dans une conférence de presse a dit que nous les grands frères nous avons empêché les Guadaloupiens de se vacciner. Encore une mascarade, ça va se calmer. Et finalement je me suis retrouvé incarcéré à la prison de Bimao.
Et pour encore plus me taper sur les dos, on m'a mis au quartier psychiatrique alors que je n'ai aucun problème psychologique et psychiatrique. J'ai pas de casé judiciaire d'ailleurs non plus. que là, j'ai été transféré euh dans le nord de la France à Bové.
Ouais, c'est à côté de moi, c'est en Picardie. Ouais, en Picardi pendant 10 mois et puis un jour on en ouvert Maello m'envoy un Martinique sans rien me dire, sans rien dire à ma famille, sans rien dire à mes parents. Très bien que c'est une affaire politique.
On a eu euh un contact de l'ONU qui voulait même nous déclarer prisonnier politique. Donc qu'est-ce qu'ils ont retenu contre toi ? Alors moi j'avais déjà au départ j'avais h chefs d'inculpation donc association de malfaiteurs en vue de commettre un crime en bonne organisé.
On m'a reproché d'avoir de soudoyer de l'argent aux élus. On m'a dit aussi que j'avais empêché des avions d'atterrir et et de repartir. Oui.
Vous demander de venir pour servir de médiateur dans conflit social qui était en cours quoi. Et à la place c'est la police qui est venue. La réponse de l'État à nos problématiques, c'est le raidg.
Moi, c'est ça qui qui me sidère. C'est-à-dire qu'il y a pas un ministre qui est venu pour dire "Bon ben, écoutez, on peut essayer de trouver une solution." Ils sont restés en métropole, ils nous ont parlé d'autonomie.
Mais personne n'a parlé d'autonomie. On a juste parlé d'avoir à de l'eau, d'avoir la vie moins chère, d'avoir moins de violence, d'avoir moins de chômage. Voilà ce que ce que tout département aurait aimé avoir.
Et non, il nous envoyé le raide dès le GGme. Pas de prévention mais que de la répression toujours de la répression, de la répression, de la répression. La dernière fois que j'étais venu, moi c'était en 2009 mouvement du mouvement LKP un petit peu après.
Enfin, c'était un mouvement qui était puissant, qui était large, qui est qui associait syndicat, association, ainsi de suite. Enfin, qu'est-ce qu'il en est aujourd'hui ? En 2025 et ben le constat est toujours le même.
Pas d'augmentation de salaire, toujours les mêmes charges sociales pour les entrepreneurs, pour les chefs d'entreprise. Rien n'a changé. On a perdu 44 jours de grève, c'est tout.
On leur a promis des choses, des promesses non tenues et jusqu'à maintenant voilà donc les enfants de 2021 ont vu la souffrance de leurs parents en 2000 en 2009. Moi, je connais pas un jeune qui fait confiance à l'État. Le problème c'est on ne peut pas nous dire qu'on est français sont nourris comme un pays de monde.
On peut pas aller travailler tout en mois et à la fin n pas réussi à faire des courses. On s'en fout. On voit juste que l'État français en sachant depuis tout le temps ce qui se passe sans agir ils sont complices.
Il est temps que ça ça sans violence. On remplissait des CAD. On arrivait à la caisse, on disait "Ah, on peut pas cher mais on est au moins 100 à faire ça.
Toutes les caisses sont bloquées. Tu tombes pas. On se battait avec personne, on tapait personne, on cassait rien, on volait rien.
Ils nous ont envoyé les sé ils nous ont gé tapé, on a dans la rue. On leur a dit mais vous nous avez mis dans la nous, on a été au cœur du problème dans les centres commerciaux. Mais pourquoi un pack d'eau là-haut il fait 2 45 € et qui s' fait 11 € ?
Non, on aurait dû dire non. On n pas dit non. On les a habitué à accepter.
Mais sauf que la génération on est, on est une génération on a rien à gagner, on a rien à perdre, on est dangereux. une génération qui n'a rien à perdre elle l'a vu par les debouts, elle vit comme s'il y a pas de parce qu'il y a pas de donc non on a dit non et mercredi après-midi les enfants ils viennent tour et la pression est en fortueux il gaz et il tape il se sont pas dit c'est les tatis c'est les tontons de tout le monde ça s'enflamme et là toutes les caméras du monde toutes les télés ouais machin ils ont brû les ont cassé sans se dire ah mais ça fait un mois il pleine des coups faudrait peut-être qu'on parle de ça, on déjà qu'ils ont une voiture. Donc on a besoin d'une vraie table ronde parce qu'on a les mêmes problématiques en Guadeloupe, en Guyane, à la Réunion à on a les mêmes problématiques.
Donc si on a les mêmes problématiques c'est qu'on doit s'asseoir tous au même endroit en même temps pour y réfléchir, pas chacun dans son coin. Et donc on est en train de pousser pour une table ronde qui visiblement devrait se faire au mois de juin et on nommerait ça les assises contre la vie chère. En fait, tous les députés ultramarés et les députés de France qui peuvent venir représentants de chaque parti des députés forts et surtout ici à 34 communes, les 34 maires inviter les préfets et les présidents de région.
La grande distribution aussi. Oui, bien sûr. Ah ben surtout eux la grande disposition bien sûr puissent se faire chaque année mais sur un territoire différent hm avec des problématiques différentes. les anciennes terres qui étaient à l'abandon et beaucoup de Martiniica se sont installés sur ces terres-là.
Mais au lieu de les régulariser parce qu'ils font de l'agriculture en fait ils les mettent dans les mains des promoteurs et nous voyons au lieu de les vendre aux agriculteurs donc il les déclassent après et puis nous voyons pousser des des immeubles et ce ne sont pas les marques qui en profitent et ce sont pas des logements sociaux ce sont des logements pour pouvoir faire de la spéculation à le début de la formation de Grapus Babus il était feudiste. Feudiste ça veut dire qu'il était juriste. son père était rien du tout mais lui il avait il avait réussissait plutôt à l'école un garçon intelligent et il feu 10 ça veut dire qu'il était spécialiste du droit féodal et en fait il était invité par les seigneurs à venir au château parce queil cherchait à récupérer les terres des alentours les terres sur lesquelles qui étaient les communs hein sur lesquels tout le monde pouvait aller faire pêtre son bétail ou tout le monde pouvait cultiver les seigneurs cherchaient à les récupérer et pour les récupérer il il voulit montrer qu'il y avait un titre de propriété à l'origine.
Et donc lui, il allait fouiller dans les titres de propriété des seigneurs. Et c'est en fouillant les titres de propriété des seigneurs qui s'est dit "Mais en fin de compte, au départ, il y a toujours un vol, il y a toujours une prise." Et c'est comme ça qu'il est devenu l'inventeur du communiste en disant "Voilà finalement ceux qui disent que les terres sont à eux, ce sont ceux qui les ont volé les premiers." Bonjour.
Bonjour madame. Je pas salué, désolé. Bonjour.
Plus de 60 ans que vous habitez ici ? Oui. Plus 60 ans.
Et euh là, vous recevez un papier qui vous dit "Vous êtes pas chez vous, vous devez partir, on va construire une propriété à votre place." Oui. Pas aussi.
Monsieur Matco, c'est celui qui d'un seul coup s'est révélé dire je suis le propriétaire ou alors que c'était des terres qui appartenaient à la commune et que la commune avait dit bon bah c'est bon comme vous êtes ici depuis des décennies on va vous laisser tranquillement dessus et puis il va y avoir un droit d'usage et ça sera à vous et puis finalement paf ça été récupéré pour vous expulser voilà pe traduire qu'est-ce qu'il a dit je ne dormais pas de la nuit dormais pas en créole si vous voulez tu le créole toi Non, pas du tout. Mais je parle je parle picard, je parle picard. Alors si je fais on fait picard créole, ça va devenir compliqué.
Vous êtes fait appel à la saopamar à l'association pour pas vous sentir faible toute seule dans votre coin mais pour vous sentir avec du monde qui vous appuie quoi. C'est dire que il y a peut-être des milliers de personnes des milliers de familles qui aujourd'hui sont en menacé d'expulsion parce qu'il y a des promoteurs immobiliers qui sont liés à des élus qui sont liés à un système et qui fait qu'on les met dehors alors qu'ils habitent sur les terres depuis des décennies. Voilà.
Ouais. Voilà. On voit que ce sont des originaux en fait.
Hm. Voilà. Et le tribunal dit circuler, il y a rien à voir.
Mais surtout le tribunal, il dit l'effet ou les circonstances des faits de la profédure n'ont pu être clairement établi par l'enquête. Il y a eu quelle enquête ? Il y a quelqu'un qui s'installe sur vos terres qui vend vos terres à votre place, vous vous portez plainte et le tribunal, il dit "Je classe et il y aura pas de procès." Voilà.
Donc en un mois, ils estiment avoir mené une enquête pour savoir qui est le propriétaire. Est-ce qu'ils sont venus vous interroger ? Non.
La police est pas venue vous interroger. La justice est pas venue vous interroger. Est-ce que vous avez vu la police ou la justice qui sont venus interroger les gens qui se sont installés là-haut ?
Toute cette famille là, vous êtes tous nés ici. Leur maman, la personne qui possédait les terres, c'était leur arrière-gr-mère qui avait le titre arrière-gr-mère. Et ces 17 familles là justement ont reçu dernièrement, ça fait à peu près pour une semaine ou ben la vie d'exution parce que comme ils ont perdu donc c'est devenu exécutoire et doivent laisser les maisons sur les 6 secteurs. toutes ces maisons là vous vous êtes votre famille elle est ici j'entends depuis 1800 vous habitez ici d'un seul coup vous recevez un courrier qui vous dit en 2018 vous recevez un courrier qui vous dit en fait vous êtes pas propriétaire et vous devez partir c'est à nous ou qu'est-ce que ça vous fait quand vous recevez ce papier ça choque hein c'est c'est voilà c'est un choc mais vous croyez que c'est un canur moi je serai chez mo je serai chez moi dans à ma maison et euh on viendrait je recevrai un courrier qui me dirait "Non mais vous faites vous êtes pas chez vous, ça m'appartient." Au début, je croirais que c'est une blague.
C'est ça. C'est ça. Mais c'est c'est pas une blague en tout cas.
Ce n'est pas une blague hein. Courage. Et puis bon, ça paraît tellement surréaliste que j'ai du mal à croire que puis vous êtes 100 déjà.
Vous êtes 100 côte à côte à pas être d'accord. Il est tout seul quand même. Merci à vous pas seulement pour l'accueil de nous avoir amené sur le terrain mais aussi pour les 40 années de travail de la soupam.
On est ici à Petit Bourg en Guadeloupe au siège de l'association Agir en citoyen et je vous rencontre Harry Brousillon. Je suis euh presque un peu ému parce que votre petit livre la révolution au petit bourgour 1789 1802 qu'on m'avait remis il y a il y a une quinzaine d'années, je je considérais que c'était l'une des meilleures monographies que j'ai eu à lire. C'est-à-dire une étude sur le temps de la Révolution française en Guadeloupe.
Et ce que je retiens de ça, c'est que déjà la Révolution française en Hexagone, elle a été très tendue. C'est moins qu'on puisse dire que ça a été un conflit immense mais que en Guadeloupe, ça a été encore démultiplié, encore c'était entre la liberté et la mort. La révolution française de 1789 parle de liberté, égalité, fraternité n'aboutit pas la libération des esclaves ou des esclavisés.
N'abouti pas à ça. C'est la liberté, égalité, fraternité pour les blancs, pour les mulades trois fois, mais pas pour les esclaves. Mais déjà avant ça, ici, il y avait une révolte des esclaves avant même que ça soit décré.
Avant avant, il y a c'estàd la première volte des esclaves après9 où il y a des esclaves qui ont le bruit. Disons que la révolution française a lieu, il décide de se soulever. Il décide donc de descendre sur les habitations, des maîtres, de brûler les habitation, dégorger les maîtres et tout.
Mais seulement cette là va échouer. Va échouer parce que disons ils avaient décidé de se soulever à partir de signal, c'està-dire mettre le feu de ce chanc surave et qu'après là, ils vont partir de là. Mais ce jour-là, malheureusement, il a plus.
Donc il y a pas le signal n'a pas lieu et le lendemain on a disons arrêté tous ces escateurs donc qui ont été exécutés pendu également sur le ver c'est la première volle d'esclave après 179 en Martinique les les béqués les maîtres blancs ont fait que pour que les anglais occupent la Martinique de manière à être mis à l'abri de la révolution française. Les anglais garantissaient disons le métier de l'esclavage. Donc ils ont favorisé l'entrée des anglais.
été occupé par les anglais. Et puis après le régime de la convention donc a décidé de reprendre possession de la Guadeloupe et donc en envoyant ici Victor Hug qui est un militaire français qui est arrivé avec des milliers d'hommes pour reconquérir le pays. L'esclavage est aboli et donc des masses d'esclaves se sont rallés au troupes françaises pour pouvoir chasser les anglais.
La l'alliance se fait et les Anglais sont chassés sont chassés du pays. Mais ce qui est terrible après c'est l'exécution qui a lieu. C'est-à-dire tous les planteurs payé esclavagistes qui avaient permis l'introduction des anglais ici et bien sont arrêtés et puis comme c'est la guillotine qui était à la mode en France aussi donc la guillotine va couper la tête de près de 1200 entre 800 et 1200 m savagistes.
Certains vont s'enfuir. C'est le même système que les immigrés en France après la révolution française. Voilà voilà 1794 à 1802 lesés sont ils ne sont pas libres totalement ils ont le titre de citoyens mais n'empêche que le travail forcé existe toujours. contrat de travail, l'obligation de travail et en 1800 en000 en 1801 disons il y a avec Napoléon Bonapar donc la décision donc de rétablir l'esclavage parce que bon ces NEC là ne travaillent pas pour diverses raisons donc et puis c'est la grande révolution anti-esclavagiste avec Delgress avec Inas avec Solitude avec Mart donc qui qui va aboutir c'estàdire que là il refuse le retour de l'ordre ancien il il refuse le retour de la même manière que enfin je suis un petit parallèle mais que les paysans chez moi en Picardie ils voulaient ils étaient entraînés dans la révolution française parce qu'il refusait de revenir en arrière sur les seigneurs qui réoccuperaient toutes les terres et qui leur laisseraiit plus les leur il y a une autre histoire enfin ici c'est la défaite et pas si loin d'ici on a une autre île où c'est la victoire la la victoire haïtienne j'ai pas ça dire qu'on a le droit un peu à la Guadeloupe parce queil y a l'expérience de la Guadeloupe et et des salines d'ailleurs bon il va quand il fera sa proclamation, il va parler euh du grand dégresse qui s'est sacrifié et que nous nous ne devons pas subir le même sorte que les guadoupéens.
Et ça permet donc au aux Haïtiens de bien comprendre le rôle four que jouait la France parce qu'en fait dégris et tout ça se sont fait tromper. Ils ont cru en la République. Ils ont cru en la République.
Donc il fallait pas faire confesse à la France. La France restait colonialiste et puis Saint-Doming c'était encore euh pire que la Guadeloupe. C'était une richesse.
Saint-Doming c'était pas la Guadeloupe. Je me suis centré sur sur l'histoire locale parce que je pense que pour comprendre l'histoire de la Guadeloupe, on peut partir des réalités locales comme chez vous aussi pour comprendre l'histoire de France, vous pouvez partir des régions, des provinces de ce qui s'est passé et donc l'histoire locale éclaire l'histoire de la Gad. Mais même je de manière générale regarder de manière précise quelque chose très petit permet d'éclairer tout le reste et même la révolution française en France est éclairée de la révolution vous vous rendez la mémoire des vaincus c'est les petits qui normalement doivent disparaître de l'histoire dont vous remettez le nom ici dans la commune de Petibour [Musique] Jésus nousmême [Musique] qui s [Musique] la ch respect [Musique] C'est que je te dois je te dois du respect respectement théâtre autonome marron serv c'est le théâtre où les gens veulent s'exprimer de manière libre marron c'est de marron de ne marron de liberté c'est échappé oui de liberté le marron c'est l'esclave qui enfin le mise en esclavage qui maronnait qui partait d'ailleurs qui qui fait partie de ceux qui ont permis l'abolition de l'esclavage parce que c'est ceux qui sont partis qui après ont fait les esprit sur les habitations.
Je suis l'héritier d'une martinique qui porte en elle son histoire quoi. Je veux dire, on est on est l'héritier de ce que nous étions a fait de nous. Il faut aussi dire la grandeur des gens dans ce que nous sommes.
C'est pas que penser que on va faire l'éloge de tel ou tel intellectuel politicien. Moi aussi dans mes chansons, je fais aussi l'éloge de l'homme de la rue qui pour moi est quelqu'un de très important, de fondamental parce qu'il contribue au développement de la société. Donc le héros du quotidien quelque part.
Totalement. Totalement. Et par exemple qui tu par exemple dans une de mes chansons je fais une chanson sur Hashiki SDF de la commune mais qui rendait un service à tout le monde et je dis mais un moment il faut qu'on rende hommage à ces gens-là parce qu'ils ont été ils sont très utiles dans la société.
Aucune rui ne porte leur nom. voir que toutes les rues, c'est souvent des gens, des intellectuels des professeurs c'est tout le système colonial qui a mis en place cette on commence à les débaptiser quand même mais pour moi la chiki à bas a du sens février 74 c'est la Saint-Valentin rouge 14 février tourne en bain de sang tout à fait sauf que les revendications de 74 qui était le SMIC qui était votant en France et qu'il fallait le mettre au même niveau, c'était pas une faveur hein, c'était juste qu'on demandait de mettre le SMIC au niveau de celui de France. ça a été refusé.
Et la deuxième chose c'était d'avoir les moyens d'abord de plus mettre de pesticides et aussi d'avoir les moyens si on mettait d'avoir des gants, des blouses, des choses pour les mettre, les gens mettaient ça à menu et étaient à pied nuus dans les champs de banane. Donc la revendication de 74, elle avait du sens et en plus on a vu les conséquences et on les voit toujours quoi. Le plus utilisé des pesticides et d on a découvert après que le cl avait pollué tout.
Exactement dedans maintenant quoi. On va l'arrêter comme étant badeau de la grève. Un un vagabond quoi.
Oui, un vagabond. Non, il regarde la grève comme il y a grève. Tu vas près de la rue euh tu es jeûne et tu as vu passer les forces de l'autre.
Tu vas pouvoir ce qui se passe. Donc on va l'arrêter comme ça. Donc on va le tour le faire parler.
Mais il peut pas parler puisqu'il est pas dans le mouvement il est pas dans le mouvement militant. Mais l'événement qui va marquer, c'est justement de voir le corps de Marie-Louise puisque je suis de basprinte et le corps est retrouvé sur la plage non de baspr marquer. Un corps mutilé.
Mutilé bien sûr. Bien sûr. On a les photos un corps mutilé.
Sauf que si tu dis qu'il est mutilé là c'est la révolution quoi. Je veux dire je suis juste l'expression de quelque chose avec une voix qui me permet de le faire euh de l'histoire de mon pays quoi. Voilà tout simplement.
Après qu'on parle au monde tant mieux. que je joue à l'ONU, je joue en Belgique, mais je suis juste militant de l'histoire de mon pays, de la souffrance de ce peuple-là, quoi. L'émancipation et la grandeur passe fatalement et principalement par l'identité et la culture.
C'est cette culture là qui va nous faire comprendre que nous que grand et qu'on a ça en commun parce que les caractères ils sont diverses. Quel que soit l'individu, on pas le même caractère mais en tout cas on peut vivre sous le la même culture et la même identité. J'ai d'abord été infirmier en psychiatrie pendant 14 ans à Charco dans les Yvelines et puis après j'ai fait un diplôme de soins généraux euh qui m'a permis de revenir ici et puis d'être infirmier d'abord en institution et ensuite en libéral.
Mais tout ça est lié hein. Tout ça est lié c'est soigner l'âme, soigner le corps, soigner l'esprit et puis soigner la culture c'est tout. Tout ça c'est lié. un candide reporter qui est venu non pas je prends la parole ce soir mais qui pendant une semaine je peux dire du matin au soir je peux dire dès 4h du matin parce qu'il y a quand même une donnée qu'il faut prendre en compte c'est qu'à 4h du matin ici on passe la tondeuse on passe la tronçonneuse.
Vous êtes de la France qui se lève très tôt il y a pas de doute là-dessus. Je viens en reporter que j'ai été pendant des années parce que avant de prendre la parole à l'assemblée ou dans les médias, il faut avoir écouté pour avoir quelque chose à dire pour avoir quelque chose à dire de pertinent et je pense qu'on a passé une semaine à beaucoup écouter et à faire que finalement quand on parle des pays de l'océan, je vais reprendre la formule, on s'assoit pas seulement à travers des rapports des statistiques du juridique mais que par exemple quand est évoqué La question du clore desconne, c'est le visage d'un ouvrier qui est en souffre qui vous apparaît. Le clore d'écon répandu durant des décennies alors qu'il est interdit aux États-Unis et interdit en hexagone.
Et les lobbyes, les lobby de la banale, les lobby des béquiers qui font pression à Paris à Bruxelles pour obtenir des dérogations et qui l'obtiennent. C'est en notre nom à nous genre de France. Les milliers de cancers de la prostate, de l'utérus, du sein, les lieuxémies, les ners troublés, c'est notre en notre nom à nous Jean de France.
La justice qui pour ses milliers d'empoisonnements délivre un non lieu pour cause de prescription. C'est en notre nom à nous Jean de France et l'État qui aujourd'hui encore refuse de mener une enquête, une simple enquête épidémiologique scientifique pour savoir pour savoir parmi les ouvriers parmi les habitants combien sont touchés combien sont malades. L'État qui refuse cette simple enquête c'est toujours en notre nom à nous genre de France.
Je veux dire que ce que j'énonce là, je le dis en patriote, je le dis en français fier de son pays malgré tout, mais justement parce que un grand pays doit connaître sa honte et soutenir sa gloire. Notre histoire, nous devons la regarder en face, même dans ces pages sombres, non pour nous complèt en autoflagélation, mais pour comprendre, pour comprendre les ressorts, pour ne pas répéter cette histoire, ses fautes, ses crimes pour en changer le cours. Le pouvoir.
Paris doit aussi avec les élus, avec les collectivités ici sortir la Martinique, sortir la Guadeloupe de la dépendance, d'une mise sous perfusion des importations, d'une économie post-coloniale avec des monocultures d'exportation, la canne à sucre et la banane vu comme un grand hôtel pour touristes. Cette histoire, nous devons en changer au présent. Maintenant, le pouvoir, l'État ne doit pas ne doit plus être au côté de quelques-uns, confondre l'intérêt des Martiniquiers avec l'intérêt d'une poignée et sa puissance à l'État, son point dans la balance, il doit le mettre pour rééquilibrer entre les forts et les faibles.
Non pour appuyer les forts contre les faibles, non pour appuyer les riches contre les pauvres. C'est vrai dans l'hexagone, mais c'est encore pire ici. Plus exagéré, plus outrancié. m'a écouté céit ça qui passé c'était en février 1974 [Musique] c'était en février [Musique] 1974 [Musique] tout
François Ruffin