Olivier Faure (PS) souhaite "ouvrir les portes et les fenêtres" de la primaire de la gauche
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Olivier Faure. Bonjour.
Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes Premier Secrétaire du Parti Socialiste, député de Seine-et-Marne. On verra si vous êtes encore d'ailleurs Premier Secrétaire du Parti Socialiste ce soir je vous poserai la question de savoir quelles conséquences le vote des militants qui est organisé ce soir pour dessiner la manière d'avoir un candidat au Parti Socialiste aura des conséquences sur vous et puis sur la France d'une certaine manière mais je voudrais d'abord vous interroger sur la campagne qui démarre Marine Le Pen qui a décidé d'être candidate malgré tout d'abord un est-ce que la cour de cassation doit accélérer le processus est-ce que pour vous il faut savoir oui ou non si Marine Le Pen si le jugement est confirmé ou non avant l'élection présidentielle moi je ne commande jamais les décisions de justice la justice indépendante elle doit le rester sont dans un état de droit et donc il il y a eu deux jugements un premier en instance qui a condamné marine le pen lourdement pour des faits qui sont caractérisés d'étonnement de fonds publics c'est ce jugement a été confirmé en appel même si la peine d'exécution provisoire a été annulée et donc que marine le pen est désormais en capacité d'être candidate à l'élection présidentielle pour ça vous trouvez que voilà le fait qu'elle soit malgré tout candidate elle en a le Elle en a le droit.
C'est légalement possible. Est-ce que c'est moralement souhaitable que quelqu'un qui se présente à la présidence de la République, à la magistrature suprême, soit elle-même une personne condamnée Je me souviens d'une époque où l'extrême droite se vantait d'être main blanche, tête haute. La réalité c'est qu'aujourd'hui c'est l'inverse.
C'est les mains sales et la tête basse. Et donc la réalité, c'est que la décision appartient à Marine Le Pen. Elle a donné sa réponse.
Maintenant la justice n'a pas à se prononcer en fonction de Marine Le Pen mais en fonction de son propre agenda. Et je crois que Rémi Hatz a confirmé le fait qu'il y aurait effectivement une décision qui serait prise par la Cour de cassation en avril. Donc en avril prochain, il est possible que Marine Le Pen soit soumise au bracelet électronique.
Perturbée par des manifestants hier, le premier déplacement, ils avaient des casseroles il y avait notamment des militants avec des drapeaux LFI ou Europe Ecologie Les Verts avec des cris comme en prison les voleurs est-ce qu'il faut littéralement l'empêcher de faire campagne ? Comme ça a été le cas hier, elle a été obligée d courté et de changer son programme pas ça n'a pas empêché de faire campagne et la réalité c'est qu'elle fera campagne mais vous ne pouvez pas non plus empêcher des citoyens qui considèrent que il ya là une anomalie à ce que quelqu'un qui a été condamné aussi lourdement pour au détournement de fonds publics, il ne s'agit pas d'une affaire privée, il s'agit en réalité de quelqu'un qui a fraudé la loi et qui a volé l'argent des Français et des Européens. Donc l'évidence c'est qu'il y avait une forme de retenue morale qui aurait dû s'imposer à elle, ce qui n'est pas le cas et donc il n'est pas anormal qu'il y ait des gens qui viennent lui signifier que sa situation n'est pas normale. – Gabriel Attal dit « Marine Le Pen prend en otage la campagne présidentielle.
Vous trouvez que c'est le cas ? » – Je ne sais pas si elle la prend en otage. La réalité, c'est que ça aurait été Jordan Bardella, c'était la même histoire.
Nous sommes dans une situation où c'est un parti qui a été condamné et où le danger que représente l'extrême droite, c'est évidemment, on le comprend, une forme de trumpisation de la vie politique. Mais c'est... – C'est une forme de trumpisation ?
Elle fait du train, Marine Leban Bien sûr. Elle est non pas la copie conforme, mais en tout cas, on voit bien que son modèle est un modèle illibéral, une forme de...
On passe par-dessus toutes les règles de la morale élémentaire, par-dessus l'État de droit, alors même qu'elle voulait incarner l'autorité de l'État. Ça n'a pas l'air de décourager les Français pour l'instant. En tout cas, les premiers sondages depuis cette décision, il y a notamment ce sondage IFOP, qui montre que qui que ce soit face à elle, au deuxième tour, elle l'emporte.
C'est vrai. De toute façon, c'est une candidate redoutable et l'extrême droite est aujourd'hui avec le vent dans le dos. Donc ce serait une forme d'incapacité à comprendre la situation que de dire le contraire.
Alors celui face auquel elle l'emporterait le plus largement, c'est Jean-Luc Mélenchon ? Que voulez-vous que je vous dise ? Je pense effectivement que le problème de jean-luc mélenchon c'est qu'il est à la fois un très bon candidat de premier tour mais qu'il est le plus mauvais candidat pour la gauche au second tour parce qu'il est celui qui permet à toutes les droites de se coaliser puisqu'il est devenu en réalité une forme d'épouvantail commode et donc la réalité c'est qu'il serait sèchement battu par l'extrême droite ce qui serait un problème non seulement parce que la défaite serait au rendez-vous mais aussi parce que le score lui même serait sans appel et donnerait le sentiment qu'en réalité la France a basculé à l'extrême droite ce qui ne peut pas être le cas mais pour l'instant avant de parler au second tour parlons déjà du et donc faisons en sorte qu'il y ait au rendez -vous une gauche qui est en capacité de l'emporter mais c'est qui cette gauche là d'abord primaire ou pas primaire il y aura une primaire mais alors primaire ou primaire c'est à dire laquelle primaire pardon je me dis complètement j'ai essayé de comprendre ça va être très simple vos adhérents je redis quand même le contexte il faut que tout le monde comprenne les adhérents socialistes sont appelés aujourd'hui à voter pour décider du mode de destination donc ils ne décident pas du candidat il décide du mode de désignation deux options une primaire dite ouverte c'est à dire qu'il faudrait payer 2 euros mais ne pas avoir à prouver qu'on est adhérents du parti pour choisir.
Et puis l'autre forme de choix, ce serait une primaire dite fermée, les adhérents socialistes et place publique en ajout de cotisation qui déciderait. J'ai bon ? Tout bon.
Et vous, vous êtes pour la La solution 1. Je suis pour ouvrir les portes et les fenêtres. Je suis pour que dans un moment que vous venez d'écrire, qui est un moment où nous ne sommes pas les favoris de cette compétition, où nous avons...
Oui, c'est le moins qu'on puisse dire, mais je vous trouve très lucide mais il faut l'être mais donc un moment où on sait que ce combat sera extrêmement difficile ce n'est pas le moment du repli sur soi c'est le moment au contraire où on doit ouvrir les portes et les fenêtres et créer un élan populaire créé une dynamique. Faire en sorte qu'il y ait des centaines de milliers, peut-être même des millions de personnes qui viennent ajouter leur force au nôtre et qui viennent donner une légitimité à un candidat. C'est le modèle de la primaire 2012 ?
C'est le modèle de la primaire 2012 qui avait permis la victoire de François Hollande. Et donc il faut trouver un moment, un moyen, comme on dit en bande-français, on dirait un game changer, un moment qui permette de dire que quelque chose se passe dans cet espace politique là et que nous sommes en train de de prendre la mesure de ce qu'est une élection présidentielle. On n'est pas nommé président de la République, on est forcément élu.
Mais Olivier Faure, vous dites...
Il faut prendre les aies l'une après l'autre. Donc là c'est la première, aujourd'hui en quelque sorte cette haie-là, ensuite il y aura la haie de la primaire et puis ensuite il y aura la campagne. Mais quand vous dites ouvrir grand les portes et les fenêtres, ça veut dire du coût ?
C'est-à-dire que vous imaginez que ceux qui viendraient et qui paieraient 2 euros, ça veut dire que n'importe qui pourrait voter. Et en même temps, vous dites la gauche, or elle est Je n'ai pas tout à fait compris. Vous ouvrez, mais pas non plus grand-grand.
Non, c'est-à-dire que toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans cette gauche-là pourront venir voter, moyennant la somme maudite de 2 euros, donc pas de barrage à l'entrée, pas de vote censitaire. On ne demande pas aux gens de venir payer 20, 30, 40, 50 euros, comme c'est le cas pour les militants. Et donc on est dans une situation où on dit à tous venez choisir votre candidat et venez ensuite le supporter.
Quand on vous dit de vote censitaire, c'est parce que pour être adhérent, pour avoir sa carte à jour, il faut effectivement payer sa cotisation. Et ça peut aller jusqu'à 40 euros ? Non, c'est quoi ?
C'est 15-20 ? Non, c'est bien plus que ça. Vous ne vous rendez pas compte ?
Moi je paye 6...
Non, je ne suis adhérente d'aucun parti, donc je ne sais pas. Je vous donne ma cotisation à moi, c'est 6 500 euros. Ah oui ?
C'est parce que vous êtes député. Parce que je suis député. Oui, voilà, tout le monde n'est pas député.
J'espère que vous n'avez pas que des militants député, sinon ça ne vous en fait pas beaucoup quand même. Ça ne ferait pas beaucoup, effectivement. Mais la cotisation de base, elle est à 60 euros normalement.
Donc avec des cotisations sociales, avec la possibilité pour ceux qui ont des difficultés sur leur revenu de payer moins cher. Mais enfin, la réalité c'est quand même que c'est une cotisation qui est élevée. Et donc moi je souhaite qu'y compris pour que les classes populaires puissent venir participer à ce scrutin, qu'elles puissent dire « voilà, moi entre X et Y, je choisis X ou Y », eh bien je souhaite que tout le monde puisse venir et que tout le monde puisse venir et que tout le monde puisse donner un élan à ce candidat, donner une légitimité très puissante, très forte qui permet de dire qu'il y a à un moment quelque chose qui se passe et faire en sorte que ce candidat ou cette candidate soit en mesure derrière de prendre son élan.
Regardez ce qui s'est passé avec toutes les primaires, qu'elles aient eu lieu à droite ou à gauche. Ça a toujours donné un élan au candidat. Ça a été le cas pour François Hollande, ça a été le cas pour Benoît, vos opposants au sein du Parti Socialiste vous diraient qu'ils sont aussi pour une primaire.
Simplement c'est primaire ou primaire, c'est-à-dire primaire ouverte ou primaire fermée et de toute façon il y aurait une primaire. On est d'accord. Bien sûr il y aura de toute façon une primaire mais là ça n'est pas la même chose de faire un huis clos entre militants socialistes et places publiques même si évidemment j'ai le plus profond respect pour les uns et pour les autres.
Je suis premier secrétaire donc c'est pas moi qui vais cracher sur mes propres militants mais ce que je dis simplement c'est qu'aujourd'hui nos militants qu'est-ce qu'ils souhaitent ? Ils souhaitent en réalité aller vers la victoire et pour aller vers la victoire il faut éviter de donner le sentiment d'être dans l'entre-soi, d'être fenêtres et portes fermées mais au contraire de s'ouvrir au maximum et de dire mais écoutez venez avec nous, venez donner de la force à celui ou celle qui qui sera le candidat à la présidentielle. Qu'est-ce que vous ferez ce soir ?
Vous serez premier secrétaire du parti socialiste encore ce soir, quel que soit le résultat ? Je ne comprends pas très bien votre question pour tout vous dire. Ma question c'est que vous aviez un choix, votre choix à vous c'est l'option 1.
Si c'est l'option 2 qui l'emporte, est-ce que vous partirez ? Vous l'avez dit vous-même, il y aura une primaire dans tous les cas de figure. Moi ce que j'ai ouvert comme choix, c'est le fait qu'on puisse avoir deux solutions.
Je suis un démocrate, donc j'ai dit, puisque nous ne sommes pas exactement d'accord. Donc même si vous êtes désavoué, vous restez ? Mais il n'y a pas de question de désavoué ou pas désavoué.
Ce n'est pas un référendum pour ou contre moi. C'est ce soir un choix stratégique. Est-ce que nous considérons que nous sommes très bien entre nous et que ça suffit ?
Ou est-ce qu'au contraire, on souhaite s'élargir, faire en sorte que le plus grand nombre ait le sentiment que ce candidat est le candidat qui les ont choisis ? Moi c'est la version que je défends parce que je crois qu à un moment, dans une campagne où vous avez une extrême droite qui est en majesté, vous avez des concurrents à droite comme à gauche qui sont déjà sur le pied de guerre et qui ont déjà marqué leur territoire. Si vous voulez arriver à reprendre le terrain, ça suppose d'avancer.
D'ailleurs sur cette question du calendrier, les autres sont déjà partis en campagne, enfin une partie en tout cas, ce serait quand cette fameuse primaire ? Option 1 ou option 2 ? Ce serait fin septembre début octobre.
C'est pas un peu tard ? Un peu tard ? Les uns et les autres sont déjà partis.
Toutes les primaires qui ont eu lieu précédemment, c'était toujours à l'automne ? Toujours à l'automne, parfois même beaucoup plus tard, et la réalité c'est que méfiez-vous aussi des sondages. Vous avez, et c'est pas un reproche que vous faites à vous uniquement, mais c'est un reproche qu'on peut faire au monde politique comme au monde médiatique.
Tous les ans, enfin avant chaque présidentielle, c'est pareil, on commente les sondages et on dit « oh la la la ». La réalité, c'est que si les sondages avaient vu juste un an à l'avant, ça se saurait. Depuis 1974, ils se sont quasiment toujours trompés.
On se souvient de François Hollande, le fameux monsieur 3%. On se souvient de François Hollande, mais on pourrait aussi dire que normalement Alain Juppé, Edouard Balladur, Raymond Barre, même peut-être Éric Zemmour. Tous ces gens-là ont été un jour promis à l'élection présidentielle par les sondages.
Et la réalité, c'est qu'ils n'étaient même pas au second tour la plupart du temps. Vous serez candidat Vous verrez Vous serez candidat Mais je n'ai pas, moi je cherche depuis des mois Vous ne serez pas candidat ? Je n'ai rien dit, j'ai dit simplement que ça fait des mois que je cherche surtout à tenir un rôle exigeant, qui est celui d'un premier secrétaire.
Mais vous cherchez aussi...
Vous ménagez la possibilité de l'être. Je suis premier secrétaire. Il ne serait pas illégitime que je le sois.
Je n'ai pas pris...
Je n'ai pas dit que j'avais pris ma décision. Mais ce que je dis, c'est Ce que j'ai dit, c'est que ça fait des mois que je cherche à concilier des points de vue qui sont parfois très divergents. Pour quoi faire ?
Pour arriver à rassembler la gauche que j'ai dite de l'offre à Olivier Faure, mais à un moment il faut quand même regarder les chiffres. Vous n'arrivez même pas à rassembler votre propre groupe de députés. Je disais qu'ils n'étaient déjà pas si nombreux, mais surtout ils sont divisés.
Ce qui s'est passé lundi, vous avez annoncé vous-même voter la motion de censure et vous l'avez en effet fait. Mais sur le groupe, il y a 20 députés dont vous qui avez voté la censure sur 68. Vous êtes en minorité dans votre propre Il peut arriver qu'on soit en avance de phase.
On a eu un débat qui a été un débat curieux, mais je ne vais pas ici le qualifier d avantages, et effectivement j'ai fait un choix. Pourquoi j'ai fait ce choix ? Parce que je ne veux pas donner quitus au gouvernement, vous avez vu encore ce matin les images qui sont produites dans la Drôme, avec l'absence de canadaires, l'absence de moyens qui sont là pour lutter contre les incendies qui sont directement liés à la canicule.
J'ai tout à l'heure écouté Cécile Duflo à votre micro qui expliquait qu'on était dans une époque où on commençait même à avoir des des réfugiés climatiques, je ne voulais pas donner qui tue ce gouvernement de son action sur le climat. Alors à un moment où au contraire, il réduit les budgets qui sont destinés à limiter le réchauffement climatique et la résilience climatique. Mais ça n'a pas été votre seul Le deuxième argument que j'ai évoqué devant mon groupe, c'est de dire rendez-vous compte que le lendemain de ce vote, il y aura un vote qui sera proposé par le gouvernement sur l'adoption d'une loi qui crée une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre, c'est-à-dire une inversion totale de la charge de la preuve et une blessure dans l'état de droit.
J'étais fasciné de voir que la droite et l'extrême-droite, main dans la main, ont voté cette proposition. J'ai été avec beaucoup d'autres au Panthéon il y a quelques mois, au moment où le président de la République a honoré Robert Ben Inter. Mais ce soir-là, Robert Ben Inter, il n'était pas à l'honneur et c'est l'extrême droite qui était déjà majoritaire.
Vous parleriez d'un permis de tuer ? Je n'irai pas jusqu'à parler de permis de tuer parce que...
C'est un des arguments et ce sont des cris qui ont été entendus depuis les rangs de la gauche dans l'hémicycle, vous ne dites pas que c'est un permis tué ? Non, la réalité c'est qu'heureusement les policiers ne sont pas tous à chercher à cibler des gens et à s'autoriser le de meurtres de gens qu'ils considèrent comme des délinquants. Mais la réalité, c'est quand même que c'est très grave.
Pourquoi c'est très grave ? Parce qu'on présume le fait que quand un policier fait usage de son arme à feu et qu'il tue quelqu'un, il était en état de victime de défense. Ça n'est absolument pas toujours le cas.
J'entends parfaitement ce que vous dites là-dessus et sur l'écologie, mais c'est un peu illisible et c'est d'ailleurs ce Le cas remarqué, Jean-Luc Mélenchon qui a été assez au minimum ingrat sur le fait que vous votiez avec eux et avec Europe Écologie Les Verts. Il a très bien compris une chose parce que Jean-Luc Mélenchon ce jour-là qu'est -ce qu'il comprend ? Il comprend que lui il voulait pouvoir dire une chose simple, il voulait Il voulait pouvoir dire, regardez les socialistes, regardez ce qu'ils ont fait.
Ils ne sont pas avec les écologistes. Petits écologistes, venez à moi. Et donc, contrarié dans ce discours-là, il vient me taper dessus, comme toujours, parce qu'on n'est En réalité, celui qui a le plus souvent subi les foudres de Jean-Luc Mélenchon, c'est moi.
Pourquoi ? Parce que justement, il considère que je le prive d'une part de son espace politique, alors même qu'il serait très heureux d d'avoir François Hollande face à lui, parce qu'il considère que dans ces cas-là, il pourrait élargir son spectre. Et moi, je suis un homme de gauche, et donc je me bats sur des sujets qui sont des sujets de gauche, et ça le gêne parce qu'il voudrait s'approprier à lui seul la gauche.
Ce n'est pas monopole quand même des critiques de Jean-Luc Mélenchon, et pas non plus le monopole de la gauche. Mais face à lui, effectivement, vous avez entendu ces mots, il dit Olivier Faure a trahi sa parole, sa dignité, la NUPES, le nouveau Front populaire. Tout et tout le monde pour devenir le candidat des centres.
Il a refusé dix fois la censure pour sauver Macron. Et maintenant, il met un maillot d'insoumis pour voter avec nous et les écolos la censure de Le Cornu. Ce n'est plus une girouette, c'est un ventilateur.
C'est de saison, mais Hollande n'aura pas de pitié ? Je viens de vous répondre. Je vous l'ai dit.
En fait, il aurait tellement aimé que je ne vote pas cette censure. Tellement aimé pouvoir dire, regardez les socialistes, regardez comme ils sont. Ils donnent quittus au gouvernement sur la question climatique.
Et malheureusement, ce discours-là, il ne peut pas le tenir. Voilà. Le fait que il y ait parmi les rangs de la gauche, non seulement les déclarer, enfin les déclarer ceux qui espèrent pouvoir se déclarer comme Raphaël Glucksmann, mais ceux aussi comme Bernard Cazeneuve, comme François Hollande, dont on sent qu'ils sont un peu tapis dans l'ombre.
Qu'il se prépare. Voilà, c'est l expression, en effet, je sens une petite ironie de votre part. Je...
Oui, peut-être. Oui, je sens de l'ironie. Sans doute.
Voilà. S'ils sont candidats à cette fameuse primaire de la Il choisirait plutôt le scénario 2, ce dont je viens de parler. Je crois qu'il choisirait d'attendre et que François Hollande ne veut se plier à aucun vote.
Ah, il ne veut se plier à aucun vote Je crois avoir compris ça, je crois qu'il l'a déjà dit publiquement ou en tout cas il y a des offres qui ont été craquées et donc je pense qu'il ne veut se soumettre à aucun vote. Et Raphaël Luxman qui serait évidemment sans doute le favori d'une option d'eux, puisqu'il s'agirait comme électeur de cette fameuse primaire, à la fois des adhérents socialistes mais aussi des adhérents place publique. Vous trouvez que c'est tout à fait juste ?
Ce n'est pas l'option que je défends, vous l'avez compris. Et maintenant, moi je me plierai à la décision que prennent les militants. C'est vrai que le problème d'une primaire fermée, c'est que c'est une primaire dont on peut soupçonner et d'ores et déjà le résultat, parce que le corps électoral détermine presque le résultat.
Comment vous définiriez votre gauche aujourd'hui ? J'ai l'impression qu'à chaque fois, l'expression c'est « gauche hors LFI ». Ça fait un peu maigre d'être juste « hors LFI ».
Ce n'est pas ce que je dis. Je n'ai pas dit « gauche hors LFI ». Moi, j'ai dit la gauche démocratique et écologique.
Et je défends, non pas...
Vous m interroger sur LFI, je vous réponds. Je suis là pour vous répondre. Mais la réalité, c'est que je parle très peu de LFI.
Ça n'est pas mon sujet. Le sujet, ce n'est pas de savoir si on est contre X ou Y. La question, c'est de savoir qu'est-ce que nous, nous portons. – Eux parlent beaucoup de vous. – C – On l'a vu notamment avec ce message de Jean-Luc Mélenchon. – Peut-être que parfois on les obsède, mais moi ça ne m'obsède pas.
Ce qui m'obsède, ce sont les Français, la France, son État, la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui et c'est la seule boussole qui me guive. – Merci Olivier Faure d'avoir répondu à mes questions ce matin. Premier secrétaire du Parti Socialiste, 8h48.
Olivier Faure