Bourdin Direct du 12 juin - 6h/7h
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 14 %Attaque 28 %Défensif 28 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:30OuverteÉludée
Le salaire pénition !
- 1:34OuverteÉludée
Pourquoi les policiers se sentent-ils insultés par le ministre ?
- 1:55OuverteRéponse directe
Quelles mesures ont provoqué la colère des policiers ?
- 2:39OuverteRéponse directe
Que dit le rapport sur la mort de Zineb Redouane ?
- 3:32OuverteRéponse directe
Pourquoi Gérald Darmanin est-il à nouveau visé par la justice ?
- 4:25OuverteÉludée
J'ai été bloquée dans un torrent de boue.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:50PrésentateurFait
« Suspension d'un agent en cas de suspicion avérée de racisme, interdiction de recourir à la clé d'étranglement. »
- 2:23PrésentateurFait
« La police innocentée dans la mort de Zineb Redouane, octogénaire tué par un tir de gaz lacrymogène en décembre 2018 à Marseille, un tir accidentel selon le rapport. »
- 2:46Benoît BalletFait
« Oui, c'est écrit noir sur blanc dans ce document de 73 pages. »
- 2:49Benoît BalletFait
« La grenade a été utilisée selon les règles. »
- 2:52Benoît BalletFait
« Le projectile a atteint la victime de manière totalement accidentelle. »
- 3:35PrésentateurFait
« La cour d'appel de Paris ordonne la reprise des investigations concernant une accusation de viol visant le ministre de l'Action et des Comptes publics. »
- 3:55PrésentateurFait
« Des pluies diluviennes se sont abattues sur la ville à la mi-journée. En quelques minutes, certaines rues se sont transformées en torrents. »
- 4:17PrésentateurChiffre
« Selon la préfecture, 80 personnes ont été prises au piège, bloquées dans leur voiture, secourues par les pompiers. »
- 5:30PrésentateurFait
« Si vous avez droit au ticket restaurant dans votre entreprise, vous pouvez désormais dépenser 38 euros au lieu des 19 jusqu'à présent. »
- 6:44PrésentateurChiffre
« 27 décès supplémentaires liés au Covid-19 dans les hôpitaux ces dernières 24 heures. »
- 6:52PrésentateurFait
« Le nombre de patients en réanimation continue de baisser. »
- 7:02PrésentateurChiffre
« Aux États-Unis, les experts craignent 200 000 décès dans le pays d'ici le mois de septembre. »
- 7:19PrésentateurFait
« Des millions d'enfants supplémentaires risquent de devoir travailler. »
- 10:27PrésentateurFait
« Plutôt que de faire appel à des intérimaires français, quelques 500 intérimaires, comme c'est le cas en temps habituel, elle va faire venir, écoutez bien, 400 salariés polonais et une soixantaine d'espagnols. »
- 12:12Fabien RousselChiffre
« Dans notre région et dans ce Valencienau en particulier, le taux de chômage est déjà de plus de 15%. »
- 34:54PrésentateurChiffre
« 1,5 million de malades effectivement en Amérique latine et le bilan dépasse ce matin les 40 000 morts rien qu'au Brésil. »
- 35:02PrésentateurFait
« Le Brésil est sur le point de devenir le deuxième pays le plus touché de la planète. »
- 35:30PrésentateurFait
« Le continent reste peu touché, c'est vrai, par rapport au reste du monde mais il vient de franchir la barre des 200 000 contaminations. »
- 35:36PrésentateurChiffre
« Il a fallu une centaine de jours pour atteindre la barre des 100 000 et seulement 18 jours pour franchir les 200 000. »
- 36:19AuditeurChiffre
« Elles m'ont dit qu'elles avaient perdu 40 000 euros durant le confinement. »
- 39:16PrésentateurFait
« Ils ont entre 15 ans jusqu'à 21, 22 ans. On va dire la moyenne est à 17, 18 ans. »
- 39:29PrésentateurFait
« Depuis le déconfinement, il y a beaucoup, beaucoup, effectivement, de jeunes qui rattrapent le temps, on va dire, et qui se mettent à boire des quantités vraisemblables d'alcool avec des conséquences graves pour leur santé. »
- 39:54PrésentateurFait
« Vous vomissez et ce vomi, dans vos poumons, vous venez obstruer vos voies aériennes. Et vous risquez de mourir, vous risquez d'en mourir. »
- 40:25PrésentateurFait
« Vous avez aussi les conséquences sur tout ce qui est traumatologie, traumatologie routière, l'agressivité, les rixes, et puis les agressions et également les agressions sexuelles qui sont aussi en augmentation. »
- 41:11PrésentateurFait
« Dans mon classement personnel, c'est vodka et whisky qui arrivent en tête, c'est un alcool fort, sur des prises assez resserrées dans le temps et très importantes en quantité. »
- 41:50PrésentateurChiffre
« Nous avons certaines nuits, une quinzaine de jeunes hospitalisés, dont deux à trois en réanimation, intubés, placés en coma. »
- 45:13PrésentateurChiffre
« Les logiciels de reconnaissance faciale se trompent beaucoup plus lorsqu'on leur montre un visage noir ou asiatique par rapport à un visage blanc. Il y a 10 à 100 fois plus d'erreurs. »
Temps de parole
- Présentateur76 %
- Présentateur 212 %
- Auditeur6 %
- Auditeur 22 %
≈ 1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC, vendredi 12 juin, l'info sur RMC, seconde, à la seconde fois, il est ici, Céline Kalman est là, les dernières informations, Céline bonjour. Bonjour à tous, fracture entre Christophe Castaner et les policiers, rassemblement hier soir partout en France, menottent jeté à terre, les syndicats appellent à de nouvelles actions aujourd'hui. La police innocentée dans la mort de Zineb Redouane, octogénaire tué par un tir de gaz lacrymogène en décembre 2018 à Marseille, un tir accidentel selon le rapport. Des pluies torrentielles hier en Corse, plus de 200 personnes secourues par les pompiers, l'eau est montée à une vitesse record dans certaines rues d'Ajaccio.
Il est 6h, bienvenue à tous sur RMC. La confiance a été rompue et on se demande si Christophe Castaner va réussir à inverser la tendance. Le ministre de l'Intérieur a commencé à recevoir les syndicats de police hier pour calmer leur colère après ces annonces sur la fin notamment de la technique dite de l'étranglement. Ces mots aussi sur la tolérance zéro dans les rangs de la police sont restés en travers de la gorge des fonctionnaires. Hier soir, action symbolique et inédite un peu partout en France, les policiers ont jeté au sol leurs menottes. Benjamin Smadja.
Hier soir à Nice, alignés devant leurs véhicules aux gyrofards allumés, des policières et policiers en uniforme jettent symboliquement leurs outils de travail au sol. Menottes, matraques, boucliers, casques et gilets pare-balles sont à leur pied. Un peu plus tôt hier, des rassemblements se sont aussi tenus dans plusieurs villes comme à Saint-Etienne, Marseille, Nice, Bordeaux, Bobigny, Toulouse ou encore Lille.
Le salaire pénition ! Le salaire pénition !
On est ici présents menottes au sol parce qu'on s'est fait insulter, parce qu'on se fait insulter par notre ministre de l'Intérieur, parce que la police aujourd'hui elle est suspecte, elle est suspecte de tout. Des manifestations rares qui font suite aux déclarations et aux décisions du ministre de l'Intérieur. Suspension d'un agent en cas de suspicion avérée de racisme, interdiction de recourir à la clé d'étranglement. Michel Laveau est le porte-parole de la police nationale. Je vois dans ces images la marque et les témoignages d'amertume, de tristesse, de lassitude. Nous, policiers, nous avons le sentiment d'être victimes d'amalgame.
Or, la police nationale n'est pas raciste et la police nationale n'est pas violente. La mobilisation se poursuit aujourd'hui. Le syndicat Alliance promet une action forte et symbolique. Et Christophe Castaner va continuer de recevoir les syndicats aujourd'hui, ceux des officiers et des commissaires de police. La police innocentée dans un rapport d'experts dans la mort de Zineb Redouane le 2 décembre 2018. Cette femme de 80 ans mourait à l'hôpital la veille lors d'une manifestation des Gilets jaunes à Marseille. Elle avait été touchée par une grenade lacrymogène alors qu'elle fermait les fenêtres de son appartement. Benoît Ballet, le rapport d'expertise conclut donc à un accident.
Oui, c'est écrit noir sur blanc dans ce document de 73 pages. La grenade a été utilisée selon les règles. Le projectile a atteint la victime de manière totalement accidentelle. Le tir avait une trajectoire de bas en haut et a été déclenché à 37 mètres de distance. Selon les experts, il ne peut pas s'agir d'un tir de visée, d'un tir intentionnel. Compte tenu de la distance, de l'obscurité et des dégagements de gaz lacrymogènes dans la rue, rien ne permet d'affirmer que Zineb Redouane a pu être aperçu par le policier au moment où il pressait la gâchette. L'avocat de la famille de l'octogénaire juge ses conclusions scandaleuses. Selon lui, le tir était tendu et non pas en cloche.
Et le policier ne pouvait pas ignorer qu'il pouvait y avoir des habitants dans l'immeuble. L'avocat espère que les magistrats en charge de l'enquête ne tiendront pas compte de cette expertise et qu'ils en demanderont une nouvelle. Merci Benoît. Gérald Darmanin à nouveau dans le viseur de la justice. La cour d'appel de Paris ordonne la reprise des investigations concernant une accusation de viol visant le ministre de l'Action et des Comptes publics des faits qu'il aurait commis en 2009 quand il était chargé de mission à l'UMP. Pas de blessés, mais la panique hier après-midi à Ajaccio en Corse. Des pluies diluviennes se sont abattues sur la ville à la mi-journée.
En quelques minutes, certaines rues se sont transformées en torrents. Près de 200 personnes ont dû être mises en sécurité. Grosse frayeur aussi pour des automobilistes prises au piège dans leur voiture. Des rues transformées en torrents d'eau boueuse, des voitures à la dérive, des habitants sous le choc.
On a vu dévaler tous les containers poubelles. Moi je suis là depuis vraiment les années 80 et je n'ai jamais vu ça. J'ai vu des inondations, mais comme ça, jamais.
Selon la préfecture, 80 personnes ont été prises au piège, bloquées dans leur voiture, secourues par les pompiers. Dominique, par exemple, s'est fait surprendre par la violence des averses.
Je me suis retrouvée bloquée dans un torrent de boue. Donc ne plus pouvoir avancer, ne plus pouvoir reculer. Et l'eau qui remontait par le plancher de ma voiture. Donc là, j'ai paniqué. Ça a duré, je ne sais pas, peut-être 10 minutes. Mais en me disant, c'est bon, là je me noie, la voiture va partir, je me noie. Finalement secourue, elle a ensuite vu sa voiture être emportée par les eaux ce matin. Seuls des dégâts matériels sont à signaler. Ça aurait pu être bien pire, reconnaît le maire d'Ajaccio, Laurent Marcangeli.
L'équivalent de plusieurs semaines, voire plusieurs mois de pluie qui se sont déversés sur la ville, avec des dégâts notamment dans les quartiers est de la ville, où les eaux stagnent. Ce n'était pas prévu, nous n'étions pas dans une vigilance. Des opérations de nettoyage et de pompage se sont poursuivies toute la nuit. La ville doit demander, dès ce matin, la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle.
Et ce matin, on l'a vu avec Géraldine de Maury, neuf départements sont en vigilance orange. Finistère, Côte d'Armor pour fortes pluies. Violences, orages attendus sur le Languedoc et le Massif Central. Vigilance orange sur l'Aveyron, le Gard, la Lozère, le Cantal, la Haute-Loire, le Puy-de-Dôme et l'Ardèche. Attention à la grêle. Si vous avez droit au ticket restaurant dans votre entreprise, vous pouvez désormais dépenser 38 euros au lieu des 19 jusqu'à présent. La mesure a été mise en place pour aider à la reprise. Mais ce que souhaitent désormais les restaurateurs en zone orange, c'est une ouverture totale de leur établissement avant le 22 juin, date de la troisième phase de déconfinement.
Vincent Der, chef de cuisine au Bistro Augustin, dans le 14e arrondissement de Paris. Qu'on peut ouvrir avant le 22, là c'est une bouffée d'oxygène à tous les niveaux. J'ai plein de collègues qui n'ont pas pu ouvrir, qui n'ont pas la chance d'avoir les terrasses. Et je pense souvent, vous savez, quand vous avez le personnel, quand vous avez la clientèle même, la clientèle n'a plus l'habitude de te sortir. Est-ce qu'elle va revenir ? Déjà, ça nous a fait plaisir qu'on réouvre les terrasses. Mais voilà, alors il fait beau, ça va. Il ne fait pas beau, on a peur. Ce n'est pas évident parce que l'autre jour, on a pris des grelons. Alors qu'est-ce qu'on fait ?
Non, c'est quand même, c'est assez bizarre. Et conseil de défense ce matin autour d'Emmanuel Macron. Plusieurs mesures d'assouplissement, justement, pourraient être annoncées. Prise de parole du chef de l'État dimanche à 20h. Et vous pourrez l'écouter sur RMC en direct. Le choix étonnant de PSA, le constructeur a décidé de renforcer ses usines en France avec des salariés venus de Pologne. Les intérimaires restent au chômage parcelle. On y reviendra, on détache juste après ce journal. 27 décès supplémentaires liés au Covid-19 dans les hôpitaux ces dernières 24 heures. Le nombre de patients en réanimation continue de baisser.
Le Brésil a franchi le seuil des 40 000 morts et des 800 000 cas confirmés. Les centres commerciaux ont ouvert à Rio de Janeiro et Sao Paulo en début de la forte progression de la pandémie. Aux États-Unis, les experts craignent 200 000 décès dans le pays d'ici le mois de septembre. C'était d'ailleurs les chiffres annoncés par Donald Trump. Le nombre de cas a dépassé les 2 millions après l'allègement des mesures de confinement. Et puis autre conséquence très préoccupante de cette crise dans le monde, des millions d'enfants supplémentaires risquent de devoir travailler. C'est ce que fait savoir l'ONU ce matin. C'est un geste que nous sommes très nombreux à avoir proscrit pendant cette crise.
La bise. Mais visiblement, les bonnes vieilles habitudes et traditions sont de retour. Plutôt timidement. Reportage de Florian Chevalet pour RMC. Aujourd'hui, lorsque Juliette retrouve ses amis pour un pique-nique, au moment de se saluer, il y a encore un peu d'hésitation.
On ne sait pas quoi faire. Bonjour. Forcément, on a le réflexe.
Le réflexe de se faire la bise, bien sûr. Mais attention, pas à n'importe qui.
Juste à mes amis, pas à une connaissance que je viens d'en rencontrer.
En soirée, par exemple. Quelques mètres plus loin, lorsque l'on demande à Julie, entourée de ses enfants et de ses petits-neveux, si elle refait la bise aux gens.
Non, non, non, non.
La réponse est d'abord assez claire. Et puis finalement... On a terminé le fou.
Bon, des fois, oui, aussi. À mes neveux et à mes nièces, mais c'est tout.
Pour Pierre-José, en revanche, la réponse est claire et définitive. La bise, c'est non. On a le temps de faire la bise. Au contraire, ça va nourrir l'envie. On fera des grosses bises quand les choses seront plus tranquilles.
Un discours porté également par Benjamin Davidot, infectiologue à l'hôpital Raymond Poincaré de Garches. La bise constitue un risque élevé de contamination. Le message reste inchangé. On garde les règles de distanciation.
Ces règles d'hygiène, elles vont peut-être s'amender, mais elles vont s'amender par étapes. Le plus dur, c'était d'apprendre ces mesures. Une fois qu'elles sont entrées dans les mœurs, ce n'est pas très compliqué de les garder. L'enjeu, c'est qu'on puisse passer des vacances à peu près normales. Et donc, pour ça, il faut être de bons élèves aujourd'hui. L'infectiologue a l'intime conviction que l'on pourra se refaire la bise à Noël.
Je ne vous ferai pas la bise, Jean-Jacques ?
Non, pour l'instant, pas de bise. Le cœur y est, comme on dit. Oui, je regrette. Je regrette, mais bon. Ce n'est pas comme si on se la faisait tous les matins avant le coronavirus. Il vient casser l'ambiance. Non, mais Charles, vous êtes vraiment... Oui, c'est vrai qu'on s'embrassait tous allègrement pendant des heures avant la crise. Et puis aujourd'hui, on est obligé de faire attention. Bon, Charles Magnin est là. Bonjour. Je crois que je n'ai jamais touché Charles Magnin. C'est vrai, vous n'avez jamais touché Charles Magnin. Jamais, ça ne m'est jamais arrivé. Il n'est jamais trop tard. Ça doit être une émotion. Il ne faut pas toucher les autres. Je comprends. Ça marque à vie.
Oui, ça marque à vie. Il paraît. Bon, on a dit beaucoup de sujets ce matin. Nous allons reparler de la police, évidemment. Si vous êtes policier, gendarme, allez-y. Vous sentez mal en ce moment, mal-être. Dites-moi, 3216RMC.fr. Allez-y. Témoignez ce matin sur RMC. Et puis, il y a d'autres sujets qui vous font réagir. Et évidemment, tiens, par exemple, ce qui se passe chez PSA, Ordin, près de Valenciennes. On va beaucoup parler de l'intérim ce matin. Et je recevrai le patron d'ADECO à 8h10. Agnès Pannier-Runacher, qui est secrétaire d'État à l'économie, aussi, sera interrogée tout à l'heure sur l'intérim. Les intérimaires qui sont les premières victimes de cette crise économique.
Eh bien, chez PSA, Ordin, on n'a pas ces soucis. Puisque, d'abord, l'usine a pratiquement retrouvé sa cadence d'avant confinement. Heureusement, parce que l'industrie française redémarre timidement, moins vite que les Allemands, par exemple. Pour que ce soit le cas, la direction de PSA, pour une relance forte, prévoit de compléter l'équipe de nuit qui lui manquait depuis la reprise. Sauf que, plutôt que de faire appel à des intérimaires français, quelques 500 intérimaires, comme c'est le cas en temps habituel, elle va faire venir, écoutez bien, 400 salariés polonais et une soixantaine d'espagnols.
La décision interpelle les salariés et les syndicats de l'entreprise, à l'écoeur les intérimaires habituels, qui sont, semble-t-il, les premières victimes de l'après-confinement. Je vous en parlais, c'est pour ça que ce matin, si vous êtes intérimaires, racontez-nous, dites-nous. Lionel Topp et Pauline Delevoix ont rencontré Dominique, l'un de ses intérimaires, dans cette usine PSA d'Ordin. Dégouté, oui. Énervé, oui. De la frustration et de la colère, Dominique est intérimaire depuis trois ans pour PSA. Jusqu'au 17 mars, il était affecté à l'équipe de nuit. Celle, justement, pour laquelle des salariés polonais ont été appelés en renfort.
Là, quand on voit qu'ils vont faire venir 400 polonais et combler avec des espagnols, on dit que le patron fait ce qu'il veut, en fait. Mon quotidien, c'est garder les enfants, du coup, en attendant la reprise du boulot. Là où je suis député, moi j'ai envoyé 650 euros à payer tous les mois. Comment je fais ? En tant qu'intérimaire français, je trouve qu'on ne nous aide pas. Cette nouvelle organisation chez PSA à l'échelle européenne enquête les syndicats. Franck Théry, délégué CGT.
On voit bien qu'il y a une volonté de supprimer tous les contrats d'intérim et de faire en sorte que le travailleur de PSA devienne nomade de l'industrie automobile.
Les premiers travailleurs polonais arriveront mardi. Le DRH de PSA Ordin, Luc Samson, assume. Beaucoup de sites industriels sont encore en sous-activité et donc nous avons beaucoup de salariés du groupe PSA en Europe qui sont encore en activité partielle. Donc la priorité, elle est de donner aux salariés du groupe dans un esprit de solidarité, de l'activité.
Mais la solidarité ne vaut pas dans le bassin d'emploi.
Non, pas dans l'immédiat. Inacceptable d'un point de vue politique et social pour Fabien Roussel, député communiste du Nord. Dans notre région et dans ce Valencienau en particulier, le taux de chômage est déjà de plus de 15%. C'est purement honteux. Et c'est pour ça que je viens d'interpeller le ministre Le Maire pour lui demander que toutes les aides publiques versées à PSA ou à Verset soient stoppées immédiatement. Le groupe PSA rappelle que ses salariés polonais seront payés aux tarifs français comme le prévoit la réglementation. Bien, et Agnès, ça tombe très très bien puisqu'Agnès Pannier-Runacher est mon invité tout à l'heure à 8h35.
Ne vous inquiétez pas, je l'interpellerai sur la question. Que dit PSA pour se défendre, Quentin Vinet ? La direction assure qu'elle ne fait pas d'économie avec cette stratégie mais qu'elle a une vision en fait globale de ses effectifs à l'échelle européenne. Voilà ce que dit PSA. Le groupe choisit de donner de l'activité à ses salariés en CDI en expliquant que 80% des employés de son usine polonaise sont toujours au chômage partiel parce que l'activité reprend mais pas à la même vitesse partout en Europe.
Il est aussi prévu de faire venir des salariés de Saragosse en Espagne comme ça a déjà été le cas dans le passé avec des salariés français déplacés de Poissy à Rennes ou de Mulhouse à Sochaux. Les employés polonais, précision, devraient être détachés trois mois sous convention française. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'ils seront payés au même salaire que leurs homologues français. Des travailleurs étrangers plutôt que des intérimaires français. Et si vous l'avez entendu, c'est ce que dénoncent les syndicats, des élus locaux également.
On est conscient que PSA veut privilégier l'emploi de ses salariés mais elle met sur le carreau des intérimaires, dit force ouvrière, à l'heure où justement l'intérim se porte mal. Sur les 500 intérimaires présents mi-mars sur le site de PSA, il n'en reste que 270 selon la direction. L'intérim qui s'est effondré de 40% au premier trimestre selon les chiffres publiés hier par l'INSEE. Et le président France et Europe du Nord d'Adéco sera mon invité tout à l'heure à 8h10. Je vais beaucoup lui parler des intérimaires. Vous avez beaucoup de réactions sur... Évidemment, alors des réactions... Énormément, énormément.
Il faut savoir que nous avons d'abord énormément d'auditeurs qui sont intérimaires, énormément de salariés en France qui sont intérimaires ou qui choisissent l'intérim. Parce qu'on n'est plus libres, parce que parfois on gagne mieux quand on est intérimaires que quand on est en CDI par exemple. Mais aujourd'hui, ce sont les premières victimes de la crise économique. Les réactions et témoignages d'intérimaires qui disent que ça se passe chez PSA, mais ça se passe aussi visiblement dans l'aéronautique, nous dit Camille. Un autre auditeur qui veut rester anonyme,
qui nous dit c'est la même chose à La Poste, enquêter, nous dit cet auditeur. Et puis la réaction de Sylvain qui dit attendez, ça m'écœur d'avoir PSA qui arrive comme ça à faire la bouche en cœur ce qu'il veut
à l'heure où on promet des milliards d'euros d'aide au secteur automobile. Bien, il est 6h14. Encore c'est une question que je poserai. 6h14, notre jeu, c'est le dernier jour. Alors profitez-en. Pour gagner quoi ? Vous le savez, 500 euros tous les mois pendant un an, ça fait combien ? Ça fait 6000 euros, C'est un beau cadeau que je vous fais. Pour cela, vous répondez tous les jours à une question. Et tirage au sort tout à l'heure. Mais oui, c'est le dernier jour. C'est aujourd'hui ou jamais quoi. Oui, oui, c'est aujourd'hui ou jamais. Tirage au sort tout à l'heure, entre 8h et 8h30, nous aurons la gagnante ou le gagnant. Tirage au sort parmi toutes les bonnes réponses.
Aujourd'hui, dernière question. Donc, écoutez bien, écoutez bien. Les prénoms des membres de mon équipe sont 1. Mathieu, Anaïs, Marie, Charles, Quentin, Géraldine. 2. Mario, Alison, Megan, Sean, Quincy. Quincy, Quincy, pardon. C'est moi ça. Ou Germaine. Non, mais je... Germaine de la question. Vous avez la bonne réponse. Je vous envoyais... Je suis très fort en anglais. Vous envoyez 1 pour Mathieu, Anaïs, Marie-Charles, Quentin, Géraldine. Et 2 pour Mario, Alison, Megan, Sean, Quincy et Germaine. Par SMS au 7h32.16. Le gagnant ou le gagnante avec moi tout à l'heure à 8h20. Allez-y. Vous y allez. Vous jouez, évidemment. Vous participez.
Bien, dans un instant, nous allons revenir sur les restaurants d'Île-de-France et restaurateurs qui veulent absolument maintenant une ouverture générale. Et quelque chose me dit qu'ils vont obtenir satisfaction. Peut-être aujourd'hui, peut-être dans le week-end. En tout cas, avant dimanche soir. J'en suis pratiquement persuadé. Dans un instant, nous serons avec Didier Désert qui est maître restaurateur, propriétaire de l'ambassade d'Auvergne. À Paris, porte-parole de tous ces restaurateurs si impatients, surtout ceux qui n'ont pas de terrasse. Il est 6h16. À tout de suite.
RMC. RMC, 6h-9h. Vaudraire direct.
Didier Désert est avec nous, maître restaurateur, propriétaire de l'ambassade d'Auvergne. Maître Paris, Didier Désert. Bonjour. Bonjour Jean-Jacques Bordeaux. Merci d'être avec nous, Didier Désert. Vous avez rouvert votre terrasse. Alors moi, j'ai eu la chance d'avoir une terrasse, même de pouvoir étendre ma terrasse. Donc dès le 2 au soir, on a pu ouvrir. Ce qui n'est malheureusement pas le cas de beaucoup de mes confrères. Plus de la moitié des restaurants en Ile-de-France n'ont pas pu ouvrir, n'ont pas la capacité d'ouvrir. Et puis on a eu la chance d'avoir une très belle première soirée. C'était merveilleux. Les gens étaient heureux de revenir. Il y avait du monde.
On a eu beaucoup de monde, beaucoup d'amis, beaucoup de fidèles du restaurant. Et puis à partir du 2e jour, les orages. Et donc finalement, cet espoir qui est en essai, s'est éteint aussi vite que les trombeaux d'eau qui tombaient sur nos têtes. Donc vous êtes à 10-15% de votre chiffre d'affaires habituel. À peine. À peine. Il faut absolument que vous puissiez ouvrir les salles. Et je pense aussi, et nous pensons aussi, Didier Désert, à tous les restaurateurs en Ile-de-France, en zone non verte, en zone orange, à tous les restaurateurs qui n'ont pas de terrasse. Parce qu'ils ne peuvent pas ouvrir. C'est évidemment plus important encore pour eux qui sont totalement déçus de travailler.
Et puis pour tous ceux qui ont cette terrasse, les conditions climatiques n'ont pas permis d'exploiter sereinement. Les gens veulent manger en terrasse ou pas. Il ne fait pas beau. Donc on a évidemment besoin d'ouvrir très très vite parce qu'on ne comprend plus. D'ailleurs, on n'a jamais discuté les décisions sanitaires. Ce n'est pas notre métier. Mais là, on ne comprend plus quand on voit les Parisiens circuler, les Parisiens s'agglutiner dans les transports, dans les magasins. On ne comprend plus que... Dans des rassemblements, dans des manifestations. Que nous soyons les seuls avec les syndicats. C'est-à-dire qu'on peut se rassembler.
On peut manifester à des dizaines de milliers mais on ne peut pas aller au restaurant. Franchement, vous allez m'expliquer. Il va falloir que les autorités... Tout à l'heure, j'ai Agnès Pannier-Runacher et je lui ai posé la question. Il faut qu'elle explique ça. Il y a urgence à ce qu'on soit traité comme tout le monde et que surtout les Français puissent retrouver le plaisir, le bonheur de retrouver leur... Mais bien sûr. Mais bien sûr. Alors en province, on est ouvert. Est-ce que la province a retrouvé sa clientèle habituelle ? Non, la réponse est non. J'ai la presse quotidienne sous les yeux. Les clients se font rare. La reprise est catastrophique.
C'est ce que dit une restauratrice de Mayenne. Calme, inquiétant dans les restaurants de Boulogne-sur-Mer dans le Pas-de-Calais. On se croirait en hiver, on tourne à 7 repas au déjeuner alors qu'avant le confinement, c'était une cinquantaine. Ça, c'est ce que dit un gérant du Finistère. Oui, c'est la réalité partout. On a évidemment des contacts avec tous nos collègues. L'air reprise est très, très lente, très difficile. Et à Paris, c'est encore plus difficile puisque nous n'avons que les terrasses qu'ils soient. Mais que se passe-t-il ? Pourquoi, selon vous ? Vous pensez qu'il y a une partie de la clientèle qui a peur ?
Je pense qu'il y a une partie de la clientèle qui a toujours peur qu'on a tellement dramatisé cette épidémie et peut-être à raison à un moment donné. Aujourd'hui, il faut aussi apprendre à dédramatiser. Donc, une partie des gens ont peur. D'autres personnes n'ont pas retrouvé ce plaisir d'aller au restaurant. Il faut que le mouvement reprenne. On l'a vu aussi dans les commerces. C'est un afflux les premiers jours et puis ça s'est très vite tari. Et on vit exactement le même phénomène dans la restauration. Oui. Alors, dites-nous, 32-16, est-ce que vous êtes retourné au restaurant ? Vous avez envie d'y retourner ? Vous avez peur d'y retourner ? Allez-y, 32-16, AMC.fr.
Alors que toutes les conditions sanitaires sont respectées. Nous sommes professionnels du sanitaire dans nos cuisines, évidemment. C'est l'appliquer aussi dans la salle quand il s'agit d'accueillir. Oui. Et puis, quand on n'a qu'une terrasse, insatisfaction pour certains non-fumeurs qui se trouvent imposés à dîner ou à déjeuner en terrasse. Donc, ça peut toucher quelques personnes. La météo, évidemment, ne nous a pas rangés. Et puis, voilà, je crois que c'est retrouver une habitude qui était une belle habitude des Français, se faire plaisir. Dans tous les cas, il y a eu urgence, Didier Deser. Il y a eu urgence à l'évidence d'ouvrir.
Et là, on appelle au gouvernement pour qu'il prenne une sage décision le plus vite possible. Et puis, on appelle le client à venir nous retrouver. Bien. J'espère que le gouvernement Agnès Pannier-Runacher va répondre à mes questions. Je serai insistant sur le sujet. J'espère qu'elle va lâcher le morceau, comme on dit. Bien. Il est quelle heure ? 6h24. Très vite. Merci, Didier Deser. Sylvain est avec nous. Routier PSA Montélimar dans la Drôme. Bonjour, Sylvain. Oui, bonjour. Bonjour, Jacques. Ça va, Sylvain ? Auditeur fidèle, le matin ? Oui, oui. Je vous écoute tous les jours. Bon. Alors, vous vouliez revenir sur ce qui se passe à PSA, chez PSA dans le Nord ? Oui, c'est ça, c'est ça.
Écoutez, moi, je trouve assez scandaleux qu'on fasse appel à de la manœuvre étrangère alors qu'on annonce des milliards d'aides pour les entreprises de l'automobile et qu'on mette les intérims comme ça sur le carreau. Oui, oui, oui. Oui, c'est une bonne remarque, une bonne question. Alors, on a donné les explications de la direction qui européanise, si j'ai bien compris, le travail dans le groupe PSA puisque PSA est installé dans plusieurs pays d'Europe. Eh bien, Sylvain, merci dans tous les cas. Oui, et puis, je voulais juste dire que j'ai peur que ce soit une porte ouverte au reste des grosses entreprises.
Eh bien, écoutez, on va voir ce que dit l'État puisque l'État sera là tout à l'heure avec Agnès Pannière-Unaché. On va voir ce que nous répond la secrétaire d'État à l'économie. Merci beaucoup. Sylvain est passé une belle journée. Il est 6h25. Tous les matins, trois histoires et trois images avec Charles Magnin. Charles, aux États-Unis, la lutte contre le racisme donne parfois lieu à des situations un peu ubuesques. À UCLA, l'université de Californie, un professeur a été, écoutez bien, écoutez bien, a été suspendu après avoir refusé de donner de meilleures notes aux étudiants noirs. Il s'appelle Gordon Klein, prof de comptabilité.
Il y a quelques jours, il reçoit un email signé d'un groupe d'étudiants qui lui demande de favoriser les étudiants noirs, de surnoter les étudiants noirs compte tenu des récents événements. Demande incompréhensible pour le professeur qui leur répond par mail. Il leur explique qu'il est difficile à distance de savoir si une copie a été rédigée par un noir ou un blanc. Que dois-je faire pour les étudiants métis ? Être à moitié clément ? Demande ironiquement le professeur qui conclut en citant Martin Luther King qui demandait justement qu'on ne juge pas les gens selon leur couleur de peau. Cette réponse du professeur a provoqué un véritable tollé sur le campus.
Une pétition a récolté 20 000 signatures. Le professeur a fini par être suspendu jusqu'au 25 juin prochain. Le temps de statuer définitivement sur son sort. Non, ce n'est pas possible. Mais Martin Luther King est bien oublié dans tout ce qui se passe. Et ce n'est pas le seul cas dans les universités américaines. Aux Etats-Unis toujours en période de crise beaucoup cherchent des réponses chez les astrologues. Les Américains sont toujours en pleine crise sanitaire 1000 décès ces dernières 24 heures sans oublier la crise économique. Alors face à l'incertitude beaucoup s'en remettent aux astres.
Tous les sites qui proposent des consultations d'astrologie ou de voyances à distance voient leurs audiences exploser. Un Américain sur trois pense que les mouvements des planètes ont des incidences directes sur leur vie. Le marché pèse plus de 2 milliards de dollars. Problème, aucun astrologue n'avait prévu le coronavirus ou la pandémie dans ses prévisions pour 2020. Par exemple, la célèbre Elisabeth Tessier reconnaît qu'elle avait annoncé pour cette année un conflit militaire, un accident nucléaire, une éruption volcanique mais pas de pandémie. Pas de pandémie et puis pas de conflit militaire, pas d'accident nucléaire. L'année n'est pas finie. Elle peut encore avoir deux ans.
Pour l'instant, pour l'instant. À lire dans Ouest France le témoignage de Laurent qui a peur de sortir chez lui à cause d'un couple de goélands. Laurent, on les entend, habite le port de pêche de Lorient et depuis trois jours, un couple de goélands argentés a élu domicile sur un toit juste en face de sa porte. Trois petits oisillons viennent de naître, évidemment protégés par leurs parents. Résultat, explique Laurent, dès qu'il sort de chez lui, les oiseaux lui foncent dessus comme des avions de chasse, dit-il. C'est encore pire quand il sort son chien qu'il a dû équiper d'un casque pour le protéger. Selon les spécialistes, Laurent et son chien ne risquent rien.
Les goélands se contentent d'intimider, de dissuader, mais ne lui feront jamais de mal. Au pire, ils risquent un lâcher de fiante, explique le spécialiste dans West France. Dans quelques semaines, les oisillons auront grandi, toute la famille pourra repartir et d'ici là, le spécialiste conseille à Laurent d'essayer de se faire bien voir de ses voisins temporaires en leur lançant par exemple une sardine de temps en temps. Voilà, et puis je voudrais souhaiter bon vol à mon copain le pigeon voyageur Félix qui était venu s'installer chez moi dans les Cévennes et puis qui est reparti.
Il a repris son vol, il est resté quelques jours, il a été bien nourri, il a bien bu, on l'a surnommé Félix et il est reparti. Peut-être reviendra-t-il nous dire un petit bonjour. Il nous écoute peut-être ce matin. Il nous écoute peut-être ce matin, je ne sais où, quelque part. En tout cas, il est un auditeur. Attention aux oiseaux de proie qui rôdent ici ou là, Félix. Il est 6h29, vous êtes sur RMC. Merci, la machine à café 32-16, la douche 5, et le mot matin par SMS au 7-32-16. Et Mathieu, à suivre, dans Bourdain Direct, le retour de la fête depuis le déconfinement, fête parfois beaucoup trop alcoolisée. Les comas éthyliques sont en forte hausse chez les jeunes depuis le 11 mai.
Alerte du patron du SAMU de Haute-Garonne, Vincent Bounès, avec nous, juste après le journal de 6h30 sur RMC. Allez, il est 6h31, je ne comprends pas très bien, on a des billboards, vous n'avez rien compris non plus, mais ça, c'est l'imagination qui est au pouvoir. Il est 6h31, Anne-Sophie Balbir est là pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. L'euphorie du déconfinement
inquiète le SAMU à Toulouse. Consommation d'alcool en nette hausse chez les jeunes. Entre 15 et 20 cas de coma éthylique grave sont enregistrés chaque nuit. De la pluie, du vent, la météo désespère les restaurateurs franciliens qui n'ont que leur terrasse. Ils veulent rouvrir aussi leur salle avant le 22 juin. Un conseil de défense sur le déconfinement a lieu ce matin à l'Elysée. Et puis, Castaner, démission, le cri des policiers dans les rues de France. Rassemblement en fin de journée à Toulouse, Lille, Marseille, Nice. Les propos du ministre de l'Intérieur ne passent toujours pas. RMC 6h31. Le SAMU est très inquiet.
Entre 15 et 20 jeunes sont hospitalisés pour coma éthylique grave chaque nuit à Toulouse. Le scénario se répète depuis la réouverture des bars il y a plus de deux semaines. L'alcool se consomme sans modération. Effet déconfinement, besoin de relâcher après avoir été enfermé. D'autant que l'année scolaire est terminée. Jean-Wilfrid Forkes.
Félix est étudiant dans une école de commerce. Les études, c'est fini. Alors les soirées, il les passe dans les bars ou chez lui à boire avec ses amis. On commence à boire et puis si on se sent bien dans la soirée, on boit, on boit et quand on voit qu'on n'en peut plus, on arrête. Ça dépend des soirées, ça dépend avec qui on est. C'est compliqué de se fixer les limites parce que l'alcool, déjà on n'a pas bu pendant deux mois donc on ne le tient pas forcément autant qu'avant. Ça peut arriver qu'on se fasse surprendre étant donné qu'on n'a plus l'habitude de boire. Se faire surprendre et finir aux urgences, cela peut toucher aussi des ados.
D'où cette mise en garde du docteur Philippe Frontin, directeur adjoint du SAMU à Toulouse. C'est un cri d'alarme parce que pour l'instant on arrive à contenir cette vague. On ne parle pas d'épidémie évidemment mais on contient cette vague parce qu'on a potentiellement les équipes pour y aller pour les prendre en charge de façon correcte. Mais voilà, c'est juste un cri d'alarme. Il y aura forcément de ces quatre un drame chez quelqu'un de jeune qu'on trouvera décédé. Jusqu'à présent, les soirées arrosées concernaient les jeunes le week-end seulement mais depuis la fin du confinement, le SAMU enregistre 4 à 5 cas en moyenne chaque soir.
Et Vincent Boone, chef de service du SAMU de Haute-Garonne et votre invité Jean-Jacques juste après ce journal sur RMC. Autre conséquence du déconfinement, les Français ont beaucoup de mal à se projeter sur les vacances d'été à tel point que la SNCF supprime des trains. Pas assez de réservations pour le mois de juillet. Il y en a deux fois moins que l'an dernier à la même époque. Pas question de faire rouler des trains à moitié vide pour la compagnie à Paris pour RMC. Maubé-Ker-Granier. Dominique n'est pas certaine de partir en vacances
cet été mais une chose est sûre. Si je pars, j'éviterai le train au maximum. Pour des raisons sanitaires. Plus on est loin des gens, mieux on se porte. On n'a pas peur. Maintenant, c'est pas forcément intelligent de faire quelque chose
qu'on peut éviter. Tamara, ses trois frères et sœurs et ses parents
iront eux prendre l'air en Bretagne au mois de juillet mais ils ne savent pas encore comment ils voyageront. Pour l'instant, on ne sait pas trop si on y va en voiture ou en train parce qu'on n'arrive pas trop à se profiter. On pense qu'on va plus prendre quelque chose des dernières minutes et donc on verra plus sur le coup. On sait très bien que maintenant, tout peut être annulé du jour au lendemain.
De nombreux Français sont dans l'incertitude et hésitent à réserver leurs billets. Conséquence de la crise sanitaire, explique Josette Cixique, spécialiste des vacances. Je crois que comme toute façon, on est dans l'expectative, on est dans l'attente, on regarde ce qui se passe, on n'est pas encore sûr du tout de ce qu'on va faire. J'ai de sûr qu'on ne va pas être viré de son boulot. Ça montre à quel point on est très timide encore de partir.
Pour l'instant,
le taux d'occupation des trains en août n'est que de 6% mais la SNCF compte sur de nombreuses réservations
de dernière minute. Dans les restaurants d'Île-de-France, on commence à s'impatienter. Les terrasses, c'est bien mais c'est loin d'être rentable. Surtout avec la pluie, les professionnels demandent de pouvoir rouvrir leur salle avant le 22 juin comme en zone verte, même si ça n'est pas simple là non plus avec le protocole sanitaire. Le reportage de Florence Donjon à Lyon.
Dans ce restaurant, le gel hydroalcoolique est en bonne place et un panneau indique le port du masque obligatoire à l'intérieur. Mais dans les faits, les clients sont peu nombreux à le porter. Marc avoue à demi-mot faire moins attention. J'aime pas les endroits où il y a trop de restrictions. Dans les bars ou les restaurants porter le masque pour se déplacer, je trouve pas toujours ça nécessaire.
Philippe Langlois, le propriétaire, applique les consignes mais constate que ses clients ont besoin de revivre normalement. Il plaît lui aussi pour plus de liberté.
Ça crée des freins quand même dans notre mode de travail et ça nous complique la vie quand même. C'est très compliqué. Sachant que la restauration est un métier très sensible sur l'hygiène. On est déjà formaté. Ce ne sont pas nos métiers qui sont plus à craindre.
Pour le docteur Garigou Grandchamp, ces moments de convivialité sont importants
et il estime que les risques de contamination sont minimes. Je pense qu'on peut effectivement assouplir le déconfinement avec des clients notamment dans les restaurants qui soient un peu plus disciplinés et qui acceptent de porter leur masque quand ils se déplacent.
La préfecture du Rhône rappelle qu'elle effectue des contrôles et qu'en cas de non-respect des règles sanitaires, les établissements seront sanctionnés. Emmanuel Macron doit faire un point sur la situation sanitaire avec le conseil scientifique. Ce matin, il y aura dans la foulée un conseil de défense à l'Elysée. Selon le dernier bilan, 27 personnes de plus sont mortes du coronavirus en 24 heures en France. Mais les cas de Covid en réanimation baissent encore. La Commission européenne recommande d'ailleurs de rouvrir rapidement les frontières intérieures, de lever toutes les restrictions de voyage dans l'Union européenne. Les enjeux sont colossaux, notamment économiques.
On pense bien sûr au tourisme. Parmi les pays visés par cet appel, la France, comme l'Espagne ou le Danemark. Benoît Ballet.
Oui, nous appelons tous les Etats membres à lever toutes les restrictions aux frontières intérieures lundi 15 juin. Déclaration hier de la commissaire aux affaires intérieures de l'Union européenne. Car tous les pays de l'Union n'ont à ce jour pas le même calendrier. Le Danemark, par exemple, envisage de ne rouvrir ses frontières le 15 juin qu'aux Allemands, Norvégiens et Islandais. L'Espagne et le Portugal, eux, évoquent une levée des restrictions de circulation le 1er juillet. Et par réciprocité, la France, elle ne prévoit de rouvrir ses frontières avec l'Espagne que le 21 juin.
Bruxelles pousse pour retrouver la libre circulation en Europe telle qu'elle était avant la pandémie puisque la situation épidémiologique s'améliore rapidement dans tous les Etats membres et converge, nous disent les experts européens. Mais il faudra attendre pour des déplacements en dehors de l'Union. Selon la Commission européenne, il n'est pas encore possible de procéder à une levée générale de l'interdiction des voyages non essentielle vers l'Union européenne.
Benoît Ballet, merci. Christophe Castaner s'interroge. Comment regagner la confiance des policiers ? Ils sont très en colère et les réunions avec les syndicats n'y changent rien pour le moment. Hier, en fin de journée, des rassemblements ont eu lieu à Marseille, Nice, Bobigny, Lille. Les policiers ont symboliquement jeté à terre leurs menottes. Parmi les sujets de tension, l'interdiction de la clé d'étranglement. C'est ce qui a poussé Johan, sous-brigadier, à se mobiliser à Toulouse.
J'ai l'impression de ne plus pouvoir faire dans le futur mon travail correctement. On m'interdit de tout. Je représente l'État, je suis assermenté, je suis là pour aider les concitoyens et plus ça va, moins je vais avoir le droit d'exercer mon métier correctement. On sort quand même de deux, trois années dures entre des manifestations, entre des attentats, entre tout ce qui vient de se passer et puis dès que ça se calme un peu, hop, pim, à nouveau la cible, la police. Non, non.
Les courses, Mathieu, c'est à Rouen, Mocanchi.
Le pronostic de la Dream Team des courses RMC favoris numéro 11, Dollar Sawyer, Outsider numéro 12, Carioca de Lou, le 11 et le 12. Et puis, vous permettez, j'ai un message de la part douce et nous pour Anne-Sophie Balbière. Ah bon ? Joyeux anniversaire, Anne-Sophie Balbière. Non, c'est votre anniversaire. Oui. Oui. Ah, bel anniversaire.
Merci beaucoup. Ah, d'accord.
Anne-Sophie qui nous a fait tout le programme, la fête de demain, dans le respect des règles sanitaires. Ah bon ? Voilà. Bon, bon, bon, ben c'est bien. Un bon week-end.
Oui, je pense. J'espère.
Il est 6h39. Parlons de la pandémie. Où est-ce qu'on en est de cette pandémie ? Elle s'améliore. La situation s'améliore en Europe. Oui, mais la pandémie est toujours là. Même si en Europe, le virus circule toujours. Je le rappelle. La pandémie, et notamment en Meuse et Meurthe-et-Moselle, vous avez vu les chiffres. La pandémie s'accélère en Afrique et continue de faire des ravages en Amérique latine, quant à Vinay. 1,5 million de malades effectivement en Amérique latine et le bilan dépasse ce matin les 40 000 morts rien qu'au Brésil. C'est 10% des victimes au niveau mondial. Le Brésil est sur le point de devenir le deuxième pays le plus touché de la planète.
Les centres commerciaux viennent pourtant de rouvrir dans les deux grandes villes, Rio, Sao Paulo. On recense pourtant 10 000 décès rien qu'à Sao Paulo, c'est la capitale économique du Brésil. Alors effectivement, ça va mieux en Amérique du Nord, mais on recense toujours 20 000 nouveaux cas par jour aux Etats-Unis. Ça va beaucoup mieux en Europe où tous les indicateurs sont en train de repasser au vert. Par contre, la pandémie s'accélère en Afrique. Le continent reste peu touché, c'est vrai, par rapport au reste du monde mais il vient de franchir la barre des 200 000 contaminations.
Il a fallu une centaine de jours pour atteindre la barre des 100 000 et seulement 18 jours pour franchir les 200 000. C'est ce que dit l'Organisation mondiale de la santé. Bien, merci. Magali est avec nous. Bonjour Magali.
Bonjour, Jean-Marie. Vous allez bien ?
Oui, très bien Magali. Vous regardez la télé, vous écoutez la radio le matin ?
Je regarde la télé.
Vous regardez la télé Magali le matin. Vous êtes agent de voyage et vous êtes partie en week-end à Cancale. Vous êtes allée au restaurant Magali ? Oui, je suis allée dans une crêperie pour l'inverseur de ma fille. Dans une crêperie. Et alors, comment ça s'est passé ? Bien, il y avait du monde ?
Non, il n'y avait pas beaucoup de monde. Il y avait deux tables.
Oui, deux tables seulement. Vous avez discuté un peu avec le restaurateur.
Oui, on a discuté avec les restauratrices qui partent à la retraite l'année prochaine. Elles m'ont dit qu'elles avaient perdu 40 000 euros durant le confinement.
Ouh là ! Ouh là ! Magali, à Paris, vous attendez aussi l'ouverture des restaurants ? Alors oui, j'attends, mais j'ai un peu plus d'appréhension d'aller dans les restaurants par contre. À Paris. À Paris. Oui, vous faites partie de celles et sous très nombreux, vraiment très nombreux qui ont peur d'aller au restaurant. Magali, parce que vous avez peur que les gestes barrières ne soient pas respectés et vous avez peur de la proximité avec d'autres clients.
Exactement. Et quand je vois déjà sur les terrasses, là je suis dans le 17ème à Paris, les gestes barrières déjà ne sont pas respectés. Il y a des grandes tablées qui me disent quand ça va réouvrir, qu'est-ce que ça va donner ?
Oui, oui. Donc vous allez hésiter et aller au restaurant. Vous n'êtes pas allé au bar encore ? Vous n'êtes pas allé, non ? Non. Non, pas du tout. Non. Bon, merci Magali.
Je vous en prie.
Et passez une belle journée. À bientôt. À bientôt. Au revoir. 6h42. Vous entendez ? Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup d'auditeurs qui sont comme Magali, qui hésitent avant d'aller au restaurant. Nous allons parler d'autre chose. Quoique, je poserai aussi une question sur le Covid ou la Covid-19 au professeur Vincent Boone qui est chef de service du SAMU de Haute-Garonne au CHU Purpan de Toulouse. Avec lui, il est notre invité dans deux minutes. Je vais vous parler des comas éthyliques chez les jeunes. Le patron du SAMU de Haute-Garonne, c'est lui. Alerte sur la forte hausse des comas éthyliques chez les jeunes depuis le déconfinement.
Nous parlerons de tout cela avec le professeur Vincent Boone dans deux minutes. 6h42. RMC.
RMC 6h-9h.
Bonne indirecte. Professeur Vincent Boone, bonjour. Bonjour. Vous êtes chef du service du SAMU de Haute-Garonne au CHU Purpan de Toulouse. Professeur Boone, d'abord, quelques mots sur la Covid-19 ou le coronavirus. Vous avez de nouveaux cas encore ? Alors nous, sur Toulouse, on en a très peu, effectivement. on a été relativement épargné à l'Occitanie par le virus.
Oui, c'est vrai.
Et là, on est sur une phase clairement décroissante avec beaucoup moins de nouveaux cas, très peu de cas graves. Je pense que la population a compris. C'est une bonne chose. Je pense que les gestes barrières sont bien appliqués pour l'instant. Et clairement, dans cette optique-là, nous, on est excessivement satisfaits de ne pas recevoir des patients graves tous les jours. Ah bah, j'imagine. En revanche, en revanche, vous alertez. Vous intervenez toutes les nuits à Toulouse et c'est vrai à Toulouse, mais c'est vrai dans d'autres villes de France. Nous l'avons constaté et nous avons reçu des messages.
Vous intervenez toutes les nuits à Toulouse pour des cas de coma profond chez des jeunes très alcoolisés. Des jeunes qui entre quoi ? 15, 16 ? Ça commence à 15, 16 ans ? Oui, c'est ça, c'est ça, on va dire. C'est vraiment des très jeunes hommes et femmes. Ils ont entre 15 ans jusqu'à 21, 22 ans. On va dire la moyenne est à 17, 18 ans. Depuis la réouverture des bars ? Alors oui, je ne pense pas que ça soit forcément lié aux bars, mais en tout cas, depuis le déconfinement, il y a beaucoup, beaucoup, effectivement, de jeunes qui rattrapent le temps, on va dire, et qui se mettent à boire des quantités vraisemblables d'alcool avec des conséquences graves pour leur santé. Oui, coma éthylique ?
Oui, alors il y a des coma éthyliques, évidemment, on va dire il y a plusieurs conséquences à l'alcoolisation massive. La première, c'est celle-là, c'est le coma éthylique avec le risque de ce qu'on appelle d'inhalation, en termes un peu moins poétiques, vous avez du vomi, vous vomissez et ce vomi, dans vos poumons, vous venez obstruer vos voies aériennes. Et vous risquez de mourir, vous risquez d'en mourir. Pour l'instant, heureusement, il n'y a pas eu de décès, mais on risque d'en mourir. Alors oui, sur cette phase-là, sur des jeunes qui n'auraient jamais dû en mourir, c'est assez exceptionnel, mais ça arrive, malheureusement. Et ça n'est qu'une des conséquences de l'alcool, évidemment.
Après, vous avez aussi les conséquences sur tout ce qui est traumatologie, traumatologie routière, l'agressivité, les rixes, et puis les agressions et également les agressions sexuelles qui sont aussi en augmentation. Évidemment, malheureusement, il y a des jeunes comme ça qui doivent être intubés et qui doivent être admis dans des services de réanimation parce qu'ils sont en danger de mort. Absolument. Alors, je crois que c'est aussi un des messages à faire passer aux jeunes. C'est absolument pas beau du tout. Comme Aïtidic, il n'y a aucune poésie.
Vous vous retrouvez en réanimation avec des tuyaux partout, en assistance respiratoire et avec des pneumopathies la plupart du temps, c'est-à-dire en gros des légions pulmonaires qui vont nécessiter parfois plusieurs jours de ventilation artificielle. Alcool fort à chaque fois avec parfois cannabis associé ? Alors, c'est ça. Dans mon classement personnel, c'est vodka et whisky qui arrivent en tête, c'est un alcool fort, sur des prises assez resserrées dans le temps et très importantes en quantité. Et puis, parfois, quelques expérimentations de cannabis à cet âge-là.
Un peu plus tard, on a, je pense que c'est aussi parce qu'on ne connaît pas bien son corps quand on est très jeune, un adolescent comme ça, et qu'on ne connaît pas ses limites, on n'a pas ce sentiment de qu'on est un peu plus raisonnable qui vient avec l'âge. Un petit peu plus tard, à l'âge de 24-25 ans, on a aussi des jeunes qui essayent des drogues de synthèse, GHB, GBL, avec globalement les mêmes conséquences. C'est tout aussi dangereux, il faut bien se dire ça. Vous dites, nous avons certaines nuits, une quinzaine de jeunes hospitalisés, dont deux à trois en réanimation, intubés, placés en coma. Oui, tout à fait.
C'est fou, et c'est vrai à Toulouse, mais c'est vrai dans les environs de Toulouse aussi ? Alors oui, il y a de l'alcoolisation, ce que j'appelle l'alcoolisation des champs. L'idée, c'est d'avoir une maison de campagne ou une résidence secondaire. Il y en a dans la campagne pas loin de Toulouse que les parents prêtent et puis dans lequel on regroupe 20, 30, 40 jeunes parfois qui vont faire de l'alcoolisation. Donc oui, il y a vraiment, en gros pour nous, c'est samedi tous les soirs actuellement. Voilà. Oui, mais vous avez, c'est exceptionnel, franchement, professeur Boone.
Alors, il faut bien se dire qu'on est malheureusement habitué à des phénomènes comme ça, mais qui sont d'habitude hebdomadaire. C'est-à-dire que le vendredi ou le samedi soir, on a, oui, je vous dis, entre 10 et 20 jeunes qui sont hospitalisés pour des troubles liés à l'alcool au sens large. Là, ce qui est un peu exceptionnel, c'est que c'est un peu tous les jours. Depuis, donc, il y a une douzaine de jours, dès le déconfinement, ça a été une nuit absolument abominable en termes d'activité et depuis, on a quand même des taux élevés d'hospitalisation pour tout ce qui est au sens large de troubles liés à l'alcool.
Donc, ce n'est pas exceptionnel dans son, malheureusement, dans sa survenue, mais ce qui est vraiment assez, un petit peu alarmant, je trouve, c'est la répétition quotidienne de ces événements. Eh bien, merci, merci de nous alerter, professeur, chef du service du SAMU de Haute-Garonne, CHU Purpente de Toulouse. Merci beaucoup. Il est 6h51 et si vous voulez réagir, si vous voulez témoigner, ici, vous le savez, le 3216, c'est notre lien. Nous sommes ensemble. Vous êtes avec nous, nous sommes avec vous tous les matins. C'est la force de cette matinée des AMC. Mathieu ? À suivre, on a beaucoup parlé du racisme dans la police, du racisme dans notre histoire, parfois du racisme dans notre culture.
Les nouvelles technologies aussi peuvent être racistes. La reconnaissance faciale accusée de racisme, mais oui, Anthony Morel va tout vous expliquer. C'est déjà demain dans un instant sur RMC.
RMC.
RMC. RMC,
c'est déjà demain.
Avec Anthony Morel. Bonjour Anthony. Bonjour Jean-Jacques. Alors, écoutez bien, parce que maintenant, on est devenu, on tombe dans l'absurde. la reconnaissance faciale accusée de racisme. Ben oui. Aux Etats-Unis, sous la pression des manifestations qui se tiennent en ce moment, de grands groupes technologiques ont annoncé qu'ils allaient arrêter à fournir, arrêter de fournir à la police des outils de reconnaissance faciale accusés de cibler les personnes noires de manière disproportionnée. Exactement. C'est-à-dire qu'on a la toute puissante Silicon Valley qui cède face aux pressions de Black Lives Matter, notamment. On a eu coup sur coup IBM.
IBM qui dit moi j'arrête de travailler sur la reconnaissance faciale parce qu'il y a des dérives en termes de surveillance de masse, en termes de profilage racial, donc on arrête. Amazon qui dit moi pendant un an je vais arrêter de fournir mes outils de reconnaissance faciale à la police un peu pour les mêmes raisons. Ils ont un logiciel qui s'appelle Recognition qui est utilisé par la police aujourd'hui et qui sert à identifier des suspects. En gros, on arrête une personne, on la prend en photo, on va comparer la photo à une base de délinquants connus et on va identifier le délinquant.
Le problème, c'est que ces logiciels, ils sont accusés par un certain nombre d'associations, alors il y a des études qui ont travaillé sur le sujet, de racisme, de biais ratio, c'est-à-dire que les logiciels de reconnaissance faciale se trompent beaucoup plus lorsqu'on leur montre un visage noir ou asiatique par rapport à un visage blanc. il y a 10 à 100 fois plus d'erreurs, ce qui entraîne des arrestations abusives et donc toutes les associations dont on entend beaucoup parler en ce moment de défense des droits disent qu'il faut arrêter absolument la reconnaissance faciale.
Oui, il y a quand même une bonne part d'opportunisme de la part de ces entreprises qui ne veulent pas se mettre à dos le mouvement Black Lives Matter. C'est exactement ça, on est dans ce que les Américains, les Anglo-Saxons appellent le virtue signaling, le fait qu'il faut montrer sa vertu, il faut montrer sa vertu, il faut montrer qu'on est moral, il faut montrer qu'on est dans le camp des gentils. Voilà, et surtout dans la Silicon Valley. Je vais me réfugier dans mes Cévennes, on n'a pas ces problèmes.
Ah bah vous savez, dans la Silicon Valley, en plus, ils sont très très progressistes donc il y a une pression en interne des salariés chez Amazon par exemple pour arrêter de travailler sur ces... Vous ne connaissez pas le Vegans Valley ? Le Vegans Valley, mais attendez, il y a beaucoup de start. Je peux vous dire qu'on est loin de tout ça. Mais il y a beaucoup d'entreprises innovantes on en a parlé. Il y a beaucoup d'entreprises innovantes mais enfin... Mais on n'est peut-être pas dans l'esprit Silicon Valley. Non, non, franchement non. Non mais c'est ça. Et donc du coup, la reconnaissance faciale c'est devenu le grand méchant loup, etc.
Il faut rappeler, comme je dis à chaque fois, c'est la théorie du couteau à steak comme je dis. Ah, la théorie du couteau à steak. Oui, c'est qu'une technologie n'est jamais bonne ou mauvaise en soi. Un couteau à steak, vous pouvez vous en servir pour découper votre steak ou pour aller découper votre voisin. Ce n'est pas pour ça qu'il est mauvais. C'est exactement ça. Mais il faut quand même toujours garder ça à l'esprit. La technologie, elle n'est pas mauvaise en soi. Voilà, c'est l'usage qu'on en fait qui peut être mauvais. On est d'accord. Merci mon cher Anthony. Bravo. Merci Anthony. Lydia est avec nous. Bonjour. Bonjour Lydia. Ça va ? Oui, ça va.
Vous êtes à la radio ou à la télé Lydia ? À la radio. À la radio le matin Lydia. Fidèle. Est-ce que vous êtes une fidèle ? Oui, tout à fait. C'est vrai ? Oui, depuis le confinement je vous écoute tout le temps. Je ne change même pas de station. Vous avez découvert RMC grâce au confinement ? Oui. Vous savez que vous êtes très nombreux et nombreuses dans ce cas. Depuis le confinement on a découvert RMC. Il faut dire que nous avons été là tout au long de ce confinement. Lydia, je suis très content de vous savoir là. Vous ne changez plus. Vous avez raison. Ne changez plus. Profitez-en. Lydia, vous avez gagné votre machine à café et les capsules qui vont avec. Merci. Merci ma chère Lydia.
Je vous embrasse Lydia. Moi aussi. J'embrasse toute l'équipe. L'équipe est là pour vous. Il est 6h59. Merci.