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interviewÉlysée (sur YouTube)· 4 juillet 2011 81 min

Investissements d'avenir : N. Sarkozy

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

je remercie ceux qui se lèvent merci et je n'en veux pas du tout à ceux qui ne se lèvent pas naturellement Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs les ministres le 22 juin 2009 devant le congrès réuni à Versailles j'annonçais que la France allait lancer un grand emprunt pour financer les invess avenir dont elle avait besoin pour garantir sa future croissance nous étions confrontés à la plus grave crise économique que le monde est connu depuis un siècle et la réponse à cette crise mobilisait encore tous les gouvernement du monde mais il ne suffisait pas d'empêcher l'effondrement de nos banques l'effondrement de nos économies il devenait plus urgent encore de préparer l'avenir de nous donner les moyens de prendre toute notre place dans le monde qui allit stir de cette crise je me demande d'ailleurs si chacun d'entre vous nous nous avons apprécié à sa juste importance la gravité de la crise que le monde vient de connaître je suis très impressionné de voir la la la capacité au fond de sous-analyse de la force de la crise que nous avons connu que le monde a connu et je je sais bien que l'actualité chasse l'actualité mais cette crise fut d'une gravité absolument sans précédent et la crise était un impératif à poursuivre les réformes et à investir les chiffres parlent de même depuis 30 ans la France n'a pas présenté un budget en équilibre le déficit et la dette se sont creusé et dans le même temps le niveau des invest de l'État n'a jamais cessé de décliner le niveau des investissements de l'État est passé de 12 et5i % des dépenses publiques en 1974 à 7 et demi% en 2007 en vérité la vérité est là elle est incontestable nos déficits ont d'abord servi à financer des dépenses courantes au détriment des investissements donc au détriment de l'avenir hein c'est depuis 30 ans on accumule les déficits et la part des investissements est passé de 12,5i à 7 et demi dans les dépenses de l'État c'est ce ce ce chiffre est me semble-t-il extrêmement illustratif du chemin que nous devons emprunter et du chemin que nous ne devons pas emprunter donc relancer les investissements est une priorité d'ailleurs quelle crédibilité aurait eu l'autonomie des universités si nous ne leur avions pas accordé les moyens dont elles ont besoin c'est le plan Campus et les investissements d'avenir quelle serait l'efficacité de l'effort engagé pour la recherche publique si parallèlement nous n'avions pas favorisé le développement de la recherche privée c'est le crédit impô recherche et des investissements dans les technologies vertes suffirait-il à faire émerger une véritable économie verte si nous n'avions pas lancé le grand chantier du Grenel de l'environnement le programme des invest d'avenir que nous avons lancé avec le Premier ministre François Fillon le 14 décembre 2009 représente un effort de 35 milliards d'euros je je crois pouvoir dire que jamais dans son histoire la France n'a fait un tel effort au service de l'investissement la France dispose d' tout indéniable sa démographie son esprit d'entreprise des infrastructures modernes une recherche fondamentale de tout premier rang des filières d'excellence dans l'aéronautique l'espace la santé l'agroalimentaire le numérique la France dispose de l'énergie nucléaire donc de la plus grande indépendance énergétique en Europe et grâce à son agriculture d'une autosuffisance alimentaire complète mais ces atouts ne sont des sources de croissance que si nous savons les faire fructifier par la recherche et par l'innovation tout l'engagement qui est le nôtre c'est que la France demeure une terre de production la production le travail sont les véritables richesses et nous pensons qu'on a trop oublier cette réalité c'est que toute richesse avant d'être redistribuée doit être produite or la France s'est beaucoup intéressée à la redistribution sujet considérable mais il nous semble qu'elle a trop omise la France la production de richesse car une richesse qui n'est pas produite c'est une richesse qui ne peut pas être distribuée ou redistribuée la seule façon de profiter de la mondialisation et de ne pas subir c'est l'innovation la recherche l'investissement on voit d'ailleurs avec ce qui se passe en Grèce que la réduction des dépenses ne suffit pas pour surmonter la crise pour surmonter la crise il faut la réduction des dépenses et l'augmentation de la croissance il n'y a pas meilleur chemin pour augmenter la croissance que l'innovation la recherche et l'investissement dès l'annonce des Investissements d'Avenir nous avons été bien conscient de la difficulté de la tâche qui nous attendait les priorités ont été défin par la commission présidée par Michel Rocard et Jupé ces priorités je n'y reviens pas vous les connaissez et un an et demi après le lancement de ce programme j'ai voulu faire le point avec vous sur l'utilisation des 35 milliards d'investissements d'avenir le Commissariat général à l'investissement René Ricol que je remercie encore a formidablement travaillé et nous sommes en mesure de vous dire que d'ici à la fin de l'année sur les 35 milliards d'euros c'est une vingtaine de milliards d'euros qui auront été engagés pour financer des projets précis alors avant de répondre à vos questions peut-être pourrais-je vous dire comment le programme d'investissement d'avenir organise la France de demain il y a d'abord une méthode que nous avons voulu avec le Premier ministre cette méthode se résume en deux mots sélection et excellence je sais que ce ne sont pas des mots faciles mais nous avons voulu absolument éviter le soupoudrage qui n'aurait pas créé les moyens d'une croissance supplémentaire rien n'aurait été pire qu'un souspoudrage inefficace nous avons donc décidé de nous appuyer sur des juris internationaux et créer des pôles de développement dans notre pays autour de l'idée d'excellence ce mode de sélection a suscité un véritable engouement des chercheurs et des entrepreneurs puisque ce sont près de 1500 projets qui ont été déposés jamais il n'y a eu une telle émulation et un tel dynamisme en France d'ailleurs qui qui est proportionnelle au au financement engagé alors deuxème innovation l'État n'est pas simplement un sélectionneur de ces projets l'État devient un investisseur que nous souhaitons Monsieur le Premier Ministre aviser c'est-à-dire que nous avons cherché à limiter les subventions pour privilégier les fonds propres les prêts ou quand il y a des subventions pour les assortir de royalties en cas de succès l'État prend des risques au côté des acteurs de la recherche et de l'économie mais il entend l'état chaque fois que c'est possible en retirer les fruits trème remarque avec l'effet de levier nous espérons que les 35 milliards d'euros publics deviendront 60 à 65 milliards grâce au cofinancement demandé aux entreprises ou apportés par les collectivités locales alors j'entends bien les critiques sur cette méthode de sélection et comme toujours dans les critiques il y a du il y a du vrai hein trop sélective peut-être mais nous avons préféré sélectivité l'absence de sélectivité qu'on a a tellement connu dans notre pays et qui s'apparente parfois un gâi il faut bien le dire procédure lourde disons que c'est sûr que nous n'avons pas voulu que l'argent aille directement au ministère on en a parlé avec les ministres pour qu'il n'y ait pas la tentation de financer des dépenses courantes avec l'argent qui arrive ou de dépenser dans des projets que les ministères je veux dire les administrations ont de leur carton depuis des annes on a vraiment voulu que ça vienne des chercheurs des innovateurs des entrepreneurs pour avoir le maximum de chance de succès alors sur les 35 milliards nous avons décidé de consacrer 22 milliards à la recherche et l'enseignement supérieur cet effort d'investissement s'ajoute au financement du Plan Campus et à l'augmentation de 20 % qu'à connu le budget des universités depuis 2007 tout cela est considérable nous avons d'ors et déjà sélectionné 100 projets de laboratoire d'excellence qui seront dotés de près de 3 milliards d'euros ce qui fait litière de de d'une crainte d'une accusation sur la trop grande centralisation des projets dans les documents que l'on vous a remis peut-être les avez-vous déjà vu vous verrez la carte de répartition hein ces 100 projets de laboratoire d'excellence par sous le contrôle de Valérie PCR sont répartis dans l'ensemble de la France et grâce aux dotations capital dont ils bénéficieront ces chercheurs pour la première fois auront une visibilité sur les 10 prochaines années 52 équipements d'excellence qui positionnent nos laboratoires à la pointe des technologies expérimentales ont été sélectionné il bénéficient de 400 millions d'euros ce que nous voulons c'est des véritables écosystèmes de l'innovation les instituts de recherche technologique recevront 2 milliards d'euros ces instituts de recherche technologique rassemblent au sein d'un partenariat public privé sur un site unique les meilleures équipes de formation de recherche et développement industriel je le dis sous le contrôle de Christine Lagarde et d'riic Besson nous voulons garder notre industrie développer notre industrie mettre notre industrie à la pointe de l'innovation c'est le but de ces instituts de recherche technologique six instituts de recherche technologique ont été désignés ce sont autant de vitrines technologiques de la France aéronautique à Toulouse nanotechnologie à Grenoble infectologie à Lyon métallurgie et matériaux à mes ferroviaire à Valencienne et villeenuve d'Asque matériaux composite à Nant la pardon de cette évocation un peu à la préverre mais ça ça montre que c'est pas simplement Paris et la région parisienne et par ailleurs deux autres projets sont à l'étude dans le numérique l'un en Bretagne l'autre à sa clé parce que nous n'avons pas voulu aussi que tous les projets soient sélectionnés dans un seul appel à projet parce que le risque était trop grand qu'on passe à côté d'initiative aussi d'excellence on fait un premier appel à projet il y en a d'autres hein qui vont d'ici à la fin de l'année pour donner sa chance à des équipes qui auraient perdu de de se repositionner et d'être sûr que les mailles du filet n'ont pas laissé passer des initiative très prometteuse nous avons mis un accent particulier sur le domaine de la santé qui est une filière d'excellence française et par ailleurs un acteur majeur des années à venir 2 mliard 400 mlions auquel s'ajoute 1 milliard sur toutes des actions périphériques nous avons choisi six institut hospital universitaire qui bénéficieront de 850 millions d'euros afin d'accélérer les transferts des découvertes scientifiques vers le traitement des malades en vérité ce que nous sommes rendus compte c'est que beaucoup de chercheurs français découvraient des nouveaux process mais que c'était pas notre industrie qui en profitait et par ailleurs qui avait un temps de latence extrêmement long pour que ça s'applique au traitement des malades donc ces six instituts hospitalaux universitaires en quelque sorte qui seront si super CHU s'y ajouteront h infrastructures nationales en santé et biotechnologie et 10 CPS de santé publique qui permettront déterminer sur le long terme les facteurs favorisant le traitement des grandes maladies afin de les prévenir et de les guérir alors nous avons noté a que François Fillon on a travaillé ce weekend là-dessus que les choix en matière de labelllisation de ces instituts hospitalau universitaires qui ont été fait par un jury international indépendant n'avait pas abouti à retenir la pathologie du cancer hein puisque c'est aussi à règle on choisit l'excellence on choisit des juris internationaux euh on n' pas modifier le le résultat de ces jurés ou alors euh c'est tout le processus de sélection qui se trouverait mis en cause mais je je je nous pensons que il est impossible de ne pas avoir un institut hospital universitaire sur la pathologie du cancer et nous avons demandé à Xavier Bertrand Valérie prérress et René Ricol euh au regard de ce que nous avons engagé dans la 2uxè phase du plan cancer et des actions pilotées par l'Institut national du cancer de nous faire des propositions sur la question du cancer euh spécifiquement hein pour un institut hospitalo universitaire au début du mois de juillet nous annoncerons la première sélection des initiatives d'excellence 7 Millard 700 millions les lauréats préfigureront les sites majeurs pour la recherche scientifique française bien sûr toutes les universités et toutes les les écoles ne pourront pas en faire partie mais nous allons sélectionner des pôles universitaires d'envergure mondiale qui sont à même de rivaliser avec les meilleures universités du monde mais tous ne sont pas initiative d'excellence mais toutes les universités bénéficieront de l'effet d'entraînement de ces pôles mondiaux alors dans tous les domaine nous avons souhaité favoriser le lien entre la recherche et sa valorisation partout où il y a de la recherche universitaire il faut organiser sa valorisation la simplifier la professionnaliser nous allons donc créer 12 sociétés de valorisation régionale ou pluri régionale cinq ont déjà été sélectionné les autres projets doivent encore être améliorés mais à terme si sur l'ensemble du territoire que nous voulons structurer la valorisation 900 millions ont été inscrits à ce titre là encore la valorisation c'est essayer que la recherche soit le plus pratique et pragmatique possible c'est un effort sans commune mesure avec ce qui se faisait jusqu'ici d'autant plus qu'en aval au stade de la création de société nous mettons également en place un Fond national d'amorçage doté de 400 millions d'euros alors ça ne veut pas dire que seuls les plus gros ont leur chance chaque site universitaire chaque région doit pouvoir réussir et valoriser ses points forts mais nous considérons que l'élan vers l'excellence n'a jusqu'ici pas suffisamment concerné la formation elle-même il est indispensable que les initiatives d'excellence en matière de formation puissent être valorisé et nous avons demandé à René Ricol en lien avec Valérie pcress de nous faire des propositions qui permettront de soutenir des projets emblématiques et innovants s'agissant de la formation elle-même hein c'est toutes les initiatives pédagogiques N nouvelle que nous souhaitons euh développer avec le programme d'investissement d'avenir ooseo a pu accompagner 1700 PME et entreprise de taille intermédiaire pour près d'un milliard d'euros avec l'aide à la réindustrialisation nous aidons les PME à localiser des activité de production en France avec le fond d'amorçage c'est donc un effort sans précédent au service de l'industrie française que nous faisons par ailleurs nous investissons dans No grands projets de recherche industrielle aéronautique espace Véhicule du Futur énergie renouvelable efficacité énergique recyclage des déchets les nanotechnologies et le numérique ainsi le programme d'investissement d'avenir nous allons financer le lanceur de nouvelles génération successeur d'Arian 5 l'hélicoptère X4 les moteurs d'avion du futur consommant moins de carburant ou la nouvelle génération de satellites de télécommunication à très haut début en matière d'énergie de développement durable le programme d'investissement d'avenir que nous avons défini avec Natalie cossusco Moris s'appuiera sur notre stratégie énergétique nous allons consacrer 1 milliard d'euros au programme nucléaire du futur notamment 4e génération et nous allons également dégager des moyens importants du grand emprunt des investissements du futur pour rforc c'est la recherche chère Nathalie dans le domaine de la sûreté nucléaire sur lequel domaine sur lequel la France dispose d'une avance reconnue mais la ministre a souhaité que nous mettions de l'argent sur la sûreté ceci d'ailleurs tout à fait complémentaire avec les audits que nous avons engagés sur nos centrales donc on met de l'argent sur la 4e génération des réacteurs nucléaires et sur les processus de sûreté nucléaire ce qui ne nous nous permettra également de mettre 1illard350 millions sur les énergies renouvelables et sur les procédés de production des carboné ainsi le programme d'investissement d'avenir contribuera au financement d'un démonstrateur de captage et de stockage de CO2 pour la sidérurgie à Florence projet auquel je tiens tout particulièrement donc plus sur la sûreté nucléaire plus sur les réacteurs de la 4e génération sur le nucléaire et plus sur les énergie renouvelable la France n'a pas besoin de faire l'impasse sur un secteur elle développe l'ensemble de ces secteurs pour que les Français et l'industrie française est une énergie compétitive un prix compétitif et pour que les Français puissent disposer d'une énergie à un prix qui préserve leur pouvoir d'achat nous soutiendrons également le age afin de contribuer à l'efficacité énergétique et à une économie plus sobre en matière problème grâce au réseau électrique intelligent et à la rénovation thermique des logements enfin le numérique sera demain au cœur de l'économie les investissements d'avenir porteront donc à la fois sur les réseaux et sur les contenus sur les réseaux notre idée c'est le très haut débit à 70 % pour les Français en 2020 et à tous en 2025 investissement stratégiqu que nous conduirons avec nos grandes entreprises de haute technologie comme les centrales de traitement de données ce qui nous permettra de garder notre indépendance c'est un sujet sur lequel sans doute vous voudrez revenir vous le voyez mesdames et messieurs j'aimerais terminer c'est un choix politique que nous faisons très lourd de convaincre les Français qu'un emprunt pour créer de la croissance et de la richesse c'est un choix d'avenir et que la réponse à la crise c'est pas simplement dans les économies sur les dépenses publiques mais dans les gissements de croissance pour demain la France est confrontée à un monde totalement nouveau avec des concurrents qui ne nous attendent pas qui ne sont pas là pour nous rendre service et si la France veut rester une grande nation si la France veut continuer à préserver et à financer son modèle social la France doit investir massivement innovation recherche université santé numérique industrie voilà les choix que nous avons fait je suis certain qu'il peut y avoir des tas de de critiqu sur la méthodologie mais la volonté politique de privilégier l'investissement comme jamais on l'a fait dans notre pays je crois que ça peut être être un sujet de de consensus pour tous ceux qui sont préoccupés par l'intérêt général ce qui devrait être la préoccupation majeure de tous les acteurs politiques de notre pays si vous le voulez bien je vais essayer de répondre à vos questions oui TF1 TF1 LCI vous avez réorienté donc je combi bien après Fukushima pour la sécurité nucléaire est-ce qu'il y a aussi des projets qui ont été revus dans le domaine des énergies alternative au nucléaire bon en fait on a fait trois réorientations hein siimon que que les ministres pounisme dit si je me trompe en fait trois réorientations dans le domaine de la santé le cancer le le cancer brise trop de vie c'est c'est une maladie trop répandue il y a trop de destin qui se trouve brisé par cela on nous nous souhaitons un pôle mondial de recherche contre le cancer bon alors le problème français c'est que il y a beaucoup de pôles d'excellence et compris en région parisienne sur le cancer est-ce qu'on peut regrouper nos nos forces pour en faire vraiment un pôle mondial voilà c'est première réorientation deuxième réorientation je répondrai à votre question mais pour que les choses soient claires par rapport à la Commission jupocar et et au travail que nous avons fait au Parlement c'est les initiatives pédagogique d'excellence c'est c'est vrai euh les laboratoires d'excellence les équipements d'excellence tout ça c'est très bien mais nous avons pensé qu'il y avait aussi de nouvelles méthodes pédagogiques dans les universités et qu'au fond si nous voulions les meilleures universités du monde il fallait qu'on travaille sur le plan Campus les campus qu'on travaille sur les équipements qu'on travaille sur les dotation capital des universités qui sont maintenant autonomes mais que nous devions également primer des initiatives pédagogiques des nouveaux projets des nouveaux programmes des nouvelles méthodes le le le monde entier bouge on peut pas rester avec des des des méthodes d'enseignement qui sont ce d' y a 50 ans alors que ce qu'il faut c'est préparer le 21e siècle et enfin 3è élément de de réorientation le le nucléaire avec le domaine particulier de la sûreté nucléaire la France a déjà une avance considérable sur tous les autres ben d'ailleurs c'est pour ça que la France avait perdu un certain nombre d'appel d'offre en matière de construction de centrale nucléairirees nos centrales nucléaires sont plus chèes parce qu'elles sont plus sûres et nous avons la volonté d'investir encore dans la Sûreté Nucléaire donc sur l'énergie tris secteur les générateurs de la 4e génération d'ailleurs à ceux qui me demandent un sur le nucléaire je trouve toujours cette proposition curieuse le moratoire ça consiste à faire quoi on garde les vieilles centrales et on s'abstient de chercher pour les nouvelles donc si on garde les vieilles centrales on garde celles qui sont moins sûr et on s'abstient de développer la recherche pour celles qui sont le plus sûr ça n'a pas de sens donc nous investissons sur les réacteur de la 4e génération sur les énergies renouvelables monsieur Bach nous invest qui sont massivement le Premier ministre Natalie cossus comoriset Éric Besson et moi-même nous avons annoncé 12 milliards d'euros d'investissement pour les éoliennes offshore c'est-à-dire les éoliennes dans dans dans l'océan c'est 12 milliards d'euros le solaire a été multiplié depuis que je suis président République par 5 l'éolien par 18 donc les énergies décarbonées nous investissons dans le cadre du programme d'avenir mais nous pensons avec natthalie cossus comorisé qu'au fond l'une des énergies la plus prometteuses pour l'avenir c'est l'économie d'énergie c'est l'efficacité énergétique donc tout ce qui nous permettra si là où on travaille l'avion du futur hein c'est toutes les composites l'avion composite c'est-à-dire l'avion plus léger euh la voiture électrique alors on me dit parfois mais est-ce que vous avez choisi entre l'hybride ou l'électrique non nous investissons massivement avec le privé euh sur l'allègement du poids des véhicules sur le moteur hybride sur le moteur électrique sur le bonus le le bonus malus savez-vous que le parc automobile français et le parc automobile le plus propre d'Europe grâce au bonus malus donc nous ne voulons pas choisir quelle est la bonne énergie renouvelable nous voulons investir massivement pour être au rendez-vous de 2020 23 % d'énergie renouvelable dans le paquet énergétique français mais d'ailleurs tous ceux qui travaillent sur cette question savent bien qu'il n'y a pas d'alternative au nucléaire aujourd'hui il faut donc développer le nucléaire développer les les énergies renouvelables j'ajoute un dernier mot à ceux qui nous demandent d'abandonner le nucléaire c'est cela même qui voudrait que la France ne soit pas au rendez-vous de ses engagements copenag sur les émissions de gaz à effet de serre parce que si nous gardons le nucléaire c'est parce que nous gardons notre nous voulons garder notre indépendance que nous voulons une énergie compétitive que nous ne voulons pas imposer au français des augmentations phénoménales de prix de l'énergie et parce que l'énergie nucléaire ne produit pas de gaz effet ser c'est une énergie propre et donc il y a une cohérence sur l'ensemble de nos investissements notre politique énergétique c'est pas pas moi qui vais désigner monsieur le président Frédéric Aziza LCP et Radio J alors dans le dossier de presse que vous nous avez remis la priorité est donnée dans le casre des investissements d'avenir à l'enseignement supérieur la recherche et la formation alors dans ce contexte comment vous interprétez la polémique sur le bac est-ce qu'elle ne traduit pas l'angoisse de des parents et des enfants sur l'avenir et puis après après les la polémique sur les fraudes est-ce que vous considérez que le baccalauréat est obsolè la polémique sur baccalauréat mais après la polémique sur sur les fraude ou non mais le ministre d'éducation nationale était sur une grande chaîne de télévision nationale hier il a dit des chose parfaitement sensé que je soutiens complètement mais enfin je voudrais si si vous ne m'en voulez pas me concentrer sur l'investissement d'avenir et je n'ai pas annoncé dans le cadre de investissement d'avenir de financement essentiel pour le baccalauréat bon donc je sais bien qu'il y a une actualité hein monsieur Aziza je je je le sais euh mais je voudrais vous convaincre d'une chose ce que ce don nous sommes en train de parler aujourd'hui c'est très important pour notre pays pour vos enfants pour vous-même pour les 20 années qui viennent c'est je sais bien que l'actualité est dévorante et qu' et qu'elle est passionnante mais enfin elle passe l'actualité tandis que les investissements d'avenir dans 20 ans on bénéficiera de cela la la la question c'est est-ce que la France sort plus forte de la crise ou moins forte est-ce que nous sommes capables tous ensemble de tirer les conséquences des échecs du passé nous sommes collectivement responsables pour nous tourner vers l'avenir quels sont les échecs du passé trop d'impôts en France qui casse l'initiative trop de dépenses publiques qui alourdissent le PO l'État sur l'économie pas assez d'investissement c'est c'est c'est quand même tous les secteurs pourquoi il y a des délocalisation parce que nos charges sont trop lourdes parce que nos produits sont pas assez compétitifs parce qu'on a pas assez investi c'est ça qui compte par ailleurs nous avons voulu l'autonomie des universités mais l'autonomie des universités sans les moyens donnés aux universités ça ne servirait à rien l'autonomie n'est pas une fin en soi l'autonomie est un moyen bon et je suis très heureux que ça soit le le gouvernement de François fillan qui qui qui qui a fait un effort pour les universités sans précédent dans l'histoire de la 5e République et c'est ça qui compte vous savez c'est c'est c'est un changement le pour moi il y a pas plus grande satisfaction que de voir le monde universitaire qui a été décrit pendant des années comme immobile semparer de des investissements d'avenir et de la réforme des universités pour proposer dans une émulation formidable des projets dans toutes les universités grande moyenne ou petite est-ce qu'on pouvait continuer à régresser dans le classement de shanghï est-ce qu'il était acceptable que nos meilleurs étudiants partent dans les grandes écoles et ignorent nos universités et que les familles les plus aisées lorsqu'elles voulaient que leurs enfants fassent des un universitaires partent à l'étranger est-ce que vous croyez pas que ça c'est aussi important que le la fraude au baccalauréat donc par ailleurs je je comprends pour ceux qui en sont la victime ce soit un un problème mais la réponse de Luc châel il y avait pas de bonne solution et il a essayé de prendre la réponse qui garantisse le mieux l'égalité républicaine il nous en a parlé je soutiens son choix il y a pas de bonne réponse il y a pas de bonne réponse parce que si on au l'examen allez à ce moment-là ceux qui pensent l'avoir réussi sont pas contents si si on neutralise un un exer celui qui l'a bien réussi dit mais pourquoi naturellement on l'a neutralisé il y a pas de bonne solution je trouve que la solution qu'il a trouvver la la plus respectueuse mais j'aimerais bien qu'on se concentre sur la question de l'investissement de l'innovation de la recherche oui Nicolas Prisset au Journal du Dimanche euh monsieur le Président s'agissant de l'industrie la la production de l'industrie reste inférieure à ce qu'elle était avant la démarrage de la crise et le commerce extérieur de la France accuse un un un déficit record à côté des investissements d'avenir qui sont du long terme pensez-vous qu'il Fall des mesures à plus brève échéance pour préserver les usines et les emplois en France Merci ben écoutez ces mesures je crois que nous les avons prises même si elles n'ont pas été comprises au moment où les a prises la suppression de la taxe professionnelle c'est une mesure antiélocalisation n'est-ce pas des gens qui gardaient une usine en France était récompensé par un impôt la taxe professionnelle qui n'existait qu'en France et N par ailleurs en Europe c'est c'est-à-dire vous êtes propriétaire d'une industrie d'une usine si vous la mettez en France on vous récompense on mettant une taxe professionnelle si vous la mettez ailleurs en Europe il y a pas de taxe professionnelle c'est c'est bien une mesure que nous avons prise c'est 6 milliards d'euros de prélèvement en moins sur les les les entreprises bon le crédit impôt recherche plus de 4 milliards nous avons le système fiscal le plus favorable du monde parce que pourquoi nous avons perdu des parts de marché vous avez raison de le de le signaler d'une part parce que nos concurrents sont plus nombreux et meilleurs faut bien le dire et d'autre part parce qu'on n pas assez investi qu'on n pas assez compétitif c'est quand même ça la la la question qui se pose et c'est pour ça que nous avons supprimé la taxe professionnelle c'est pour ça que nous faisons le crédit impôt recherche pour que nos entreprises soient plus compétitive et qu'on regagne des parts de marché le le problème c'est que pendant que nous faisions les 35 he les autres améliorer leur formation améliorer leur investissement améliorai leur process de fabrication et et voilà le décrochage le décrochage c'est le début des des années 2000 alors face à ça qu'est-ce qu'on fait voilà des Investissements d'Avenir hein pour les les 20 années qui viennent et puis toutes les politiqu économique que nous avons essayé de mettre en place bon mais je dirais même continuer à investir dans le nucléaire c'est favoriser l'industrie française la décision qu'on prise nos amis allemands c'est 40 à 45 milliards d'euros qui va leur falloir trouver pour remplacer cette cette énergie en tout cas nous ne pouvons pas continuer à ignorer le monde la question c'est de préparer la France au défi du du 21e siècle pourquoi et continuer à financer notre modèle social vous voyez bien la les questions qui se trouent qui se trouvent posé alors bien sûr il y a la question de la dette mais la dette pour la rembourser il faut qu'il a de la croissance des économies et de la croissance nous payons plus de 40 milliards d'euros d'intérêt de la dette chaque année je voudrais quand même que et ça ça s'arrêtera pas la présidentielle de 2012 c'est un sujet qui s'adresse à tous les Français moi je n'ai pas été élu pour que la France connaisse les afres de la Grèce du Portugal ou de l'Irlande alors maintenant il n'est plus temps de parler et c'est pour ça que nous avons agi et cette réalité elle est une réalité du monde d'aujourd'hui personne ne pourra s'en exonérer voilà trop de dépenses de fonctionnement trop de charge publi trop d'emploi public pas assez d'innovation pas assez de recherche pas assez d'investissement et je vous je vous le promets ce n'est pas une affaire de gauche ou de droite d'opposition de majorité c'est une affaire d'intérêt général il n'y a pas de choix pour notre pays c'est ce choix-l qu'il faut prendre parce que c'est cette route comprise tous les pays qui ont réussi voilà et si la France s'exonère de cette voie elle le payera de plus de chômeurs de plus de délocalisation et de perte de de de pouvoir d'achat et d'impossibilité à financer son modèle social voilà c'est c'est la c'est c'est c'est c'est incontournable hein quand on faisait le choix des 35 heur nos amis allemands faisaient le choix de l'investissement de la compétitivité ben aujourd'hui ils ont moins de chômeurs moins de déficit et plus de croissance voilà et euh nos nos nos amis Grecs comme nos amis portugais et irlandais payent cher notamment les Grecs l'impéré des gouvernements précédents qui n'ont pas voulu voir que quand on fait les efforts à temps on évite la catastrophe voilà la situation dans lequelle il se trouve et ce n'est pas un hasard voyez-vous si la France est préservée de tous ses risques si sa notation est préservée et si la France peut emprun à des TX qui la Grèce était à 2 ans à 30% d'empr à 30% la France emprunte aux alentours de 3% voil alors vous savez ceux qui auront l'idée de revenir sur le non remplacement d'un sur de de revenir sur la réforme des retraites ou de refuser une règle d'or qui obligera tous les gouvernements à prévoir un budget en équilibre à terme ça sera l'explosion de la dette l'explosion des déficits et l'impossibilité pour la France de se financer c'est pas une question de polémique pas une question de gauche et droite croyez-moi c'est une question de bon sens et d'intérêt général le monde entier le sait justement si on veut préserver notre modèle social pour préserver notre modèle social parce que nous ne voulons pas le détruire nous voulons préserver th guerrier europin deux petites questions si vous permettez d'abord est-ce qu'il y aura une méthode particulière de mesure d'évaluation du retour sur investissement pour l'État deème question compte tenu des enjeux économiques et notamment de ce dossier et du calendrier économique des rendez-vous par exemple européens il est essentiel que la France n'est pas une vacance trop longue dans le poste de ministre de l'Économie quand est-ce que vous comptez remagier si Madame Lagarde était désigné à Washington j'ai vu qu'on partait vers le sud pour arriver vers le grand nord avec une max vous félicite alors tous les ans nous avons l'intention de procéder à une évaluation publique du rythme de décaissement du grand emprunt des projets qui auront été primés et des résultats qu'obtiennent les projets primé donc tous les ans ça fera l'objet bien sûr d'une conférence de presse mais ça fera l'objet également d'un rendez-vous parlementaire pour que le Parlement soit associé 35 milliards d'euros c'est une somme considérable il est normal que la méthode soit spécifique et il est normal qui est une évaluation voilà donc les les choses sont très claires alors évidemment le le comment on évalue une dotation en capital d' d'une université mais en même temps rendez-vous compte que nos universités étaient les seules universités du monde à ne pas avoir l'autonomie et à ne pas avoir dotation au capital c'estàd qu'est-ce qu'on fait avec une dotation capital par exemple on peut investir on peut garantir des emprunt on peut bénéficier d'une véritable autonomie n'en avait pas on se demande même quel fut l'engagement la créativité l'intelligence des universitaires français pour arriver sans autonomie sans capitaux à réussir don alors transparence totale sur les allocations et transparence totale sur les résultats y compris sur les royalty et et puis sur les échecs que nous aurons certainement et puis sur les réussites bon pour le reste j'attendrais que Christine larde pour qui j'ai amitié et confiance soit désigné pour décider avec le Premier ministre des conséquences que nous sentirons voilà mais avant que ça ne soit fait il n'est pas question d'en parler ou de répondre à cette question il y a là me semble-t-il un minimum de courtoisie à l'endroit des membres du conseil d'administration du FMI qui qui serait sans doute très étonné de voir que nous faisions que nous faisons comme si c'était fait voilà donc jusqu'à la dernière minute nous serons respectueux de leur décision et nous l'attendrons sereinement monsieur le Président Jean-Jérôme bertelui tél canal plus vous évoquez les investissements d'avenir et en fait j'ai une double question d'une part quand on compare aujourd'hui notre déficit commercial à celui de l'Allemagne on voit que l'Allemagne est effectivement investie dans un certain nombre de secteurs industriels on cite toujours les mêmes machine outil et cetera ça c'est un premier point et puis effectivement sur les PME je voulais savoir et c'est une première question comment vous voyez la France à 10 ou 20 ans quelles seront les forces de la France à 10 ou 20 ans et est-ce que vous pensez que vos investissements d'avenir vont pouvoir résoudre le déficit commercial chronique de la France bon ce qui est sûr et vous avez parfaitement raison c'est qu'il nous faut choisir nous ne pouvons pas être de niveau mondial dans tous les secteurs et c'est c'est c'est d'ailleurs la grande difficulté des investissements d'avenir et de leur allocation car la tradition française c'est de confondre un petit peu égalité et égalitarisme c'est-à-dire que si nous avions fait comme d'habitude on aurait divisé nos 35 milliards par le nombre de régions et et allouer à chaque région le même niveau nous ne l'avons pas voulu deuxièmement si nous prenons l'exemple des de l'industrie nous avons sélectionné avec Eric Besson et Christine Lagarde 10 filières industriel que nous estimons majeur hein je peux prendre des exemples l'énergie j'en ai parlé c'est c'est on peut pas concevoir une économie forte 20 ou 30 ans surtout dans un pays qui n'a pas d'énergie fossile sans une industrie énergétique extrêmement puissante c'est un premier sujet d'ailleurs c'est un sujet que nos amis allemands ont affronté deuxièmement la santé c'est une industrie absolument majeure la France a un système de sécurité sociale à nul autre pareil au monde ça ne doit pas de mon point de vue être uniquement pour payer des royalty à tel ou tel laborato américain par ailleurs excellent mais on aurait donc un système de protection de la santé des Français formidable qui conduirait à rembourser les efforts de recherche et assurer les bénéfices des grands laboratoires étrangers c'est un sujet considérable pour nous euh troisièmement je pense qu'il n'y a pas de d'économie possible si nous ne gardons pas une industrie des transports euh avion euh train euh véhicules bateau majeur l'expérience du monre du monde montre rien que l'automobile c'est 10% de notre population active donc nous pensons que nos industriels ne peuvent pas seul développer l'avion du futur la voiture du futur ou le bateau du futur un autre secteur alors si je devais prendre d'autres sujets prenez le textile le textile restera une réalité française mais plus sur des niches que sur une filière euh industrielle de premier plan comme nous avons pu le connaître au 19e siècle je pourrais prendre d'autres exemples la communication dans le monde qui est le nôtre c'est un sujet absolument majeur de voir que les grands groupes de communication mondiaux sont des groupes anglaxon et que si nous regardons les groupes français leur dimension internationale est encore à démontrer et quand certains ont la dimension internationale ils ne sont pas présents dans la télévision et quand certains sont présents dans la télévision ils sont absents dans les autres secteurs bon l'investissement que nous voulons faire dans le numérique est quelque chose d'extrêmement important pour nous voilà donc très clairement il ne m'appartient pas pas plus qu'au ministre au Premier ministre de définir à 2 ans quels sont les secteurs qui vont être marquants mais l'engagement politique que nous prenons devant les Français c'est de faire des choix on pourra pas tout faire ces choix nous avons par exemple quand prenez les chantiers de saint-azer auquel Premier ministre et moi pour des raisons différent nous tenons beaucoup moi je suis persuadé que dans la société du loisir du 21e siècle les paquebau de croisière de la nouvelle génération ont un avenir bon et qu'en France depuis des décennies on sait construire des bateaux magnifiques si nous nous n'avions pas pris 30 % 35 % du capital des Chantiers de l'Atlantique il serait parti un siècle de compétence de savoir-faire peut partir si on rate une décision bon je c'est pas un secret de dire que je n'avais pas apprécié la décision qui a été prise au milieu des années 2000 d'abandonner péchinet je pense que c'est une erreur je le dis comme je pense pour ça que j'ai raison mais d'avoir fait une forme d'ASS sur l'industrie chimique je connais les problèmes de l'industrie chimique mais c'est est-ce qu'on peut imaginer une grande économie sans chimie voilà ce type de chose même temps si on avait laissé sens devenir propriétairest c'est une entreprise remarquable quand serait-il aujourd'hui du TGB français quen serait-il où est-ce qu'on serait voilà donc un certain nombre de secteurs pareil pour la santé nous nous savons bien qu'on va devoir dépenser plus d'argent pour la santé des Français c'est incontournable parce que les traitements coûtent plus cher parce que les progrès de la science ça ça se paye parce que l'acceptation de la douleur pour les malades ça baisse c'est tout à fait normal mais en même temps est-ce que chaque ville peut avoir un centre an cancer enfin je veux dire une équipe qui cherche dans son coin contre le cancer est-ce qu'il n'y a pas besoin de il y avait en région parisienne TR centres de transplantation du foie hein par exemple c'est qui sont des techniques extrêmement lourdes mais est-ce qu'on a pas intérêt là aussi à les regrouper et à donner à l'équipe de pointe les les les moyens d'exister mondialement voilà ce que nous sommes en train de de construire alors ces choix-là c'est pas nous qui les faisons seuls hein on on discute avec les professionnels de de tous ces choix bien sûr parce que euh on n pas omniscient naturellement mais des choix l'excellence des juris internationaux une évaluation c'est vraiment la politique dans lequ dans laquelle nous nous engageons même si je peux pas vous dire dans 10 ans dans 20 ans quels sont les secteurs majeurs de de l'économie française Emmanuel jar reter monsieur le Président vous avez dit tout à l'heure que vous n'aviez pas été élu pour que la France connaisse les afres de la Grèce et on sait que vous travaillez beaucoup en ce moment avec vos partenaires sur précisément sur comment trouver une solution au problème financier de la Grèce est-il exact notamment que le Trésor français les institutions financières françaises proposent un plan visant à réinvestir 70 % des remboursement d'emprunt grec dans de nouveaux emprunts à 30 ans à hauteur de 50 % les pour restant étant placé sur des titres dit coupons zéro enfin voilà est-ce que céta ça oui et est-ce que cette proposition a des chances d'être adoptée par vos partenaires je je je l'espère enfin avec Christine Lagarde nous travaillons beaucoup là-dessus lorsque je me suis rendu pas la semaine dernière mais la semaine d'avant à Berlin et que nous avons avec la chancelière posé les be d'un compromis sur la participation volontaire du privé dans dans le drame grec nous nous étions engagés à passer du principe à la réalisation concrète le principe c'est la participation volontaire du privé pourquoi parce que si elle n'avait pas été volontaire ça aurait été vu comme un défaut de paiement avec un risque de cascade de catastrophe immense donc à partir de ce moment-l nous avons beaucoup travaillé la ministre des Finances a beaucoup travaillé avec les banques et les compagnies d'assurance pas simplement les banques et les compagnies d'assurance sur ce que pourrait être une participation volontaire du privé et nous en avons conclu qu' en étalant les prêts sur une durée de 30 ans en les mettant au niveau ses prêts des prêts européens plus une prime d'indexation sur ce que sera la croissance grecque il y avait là un système que chaque pays pourrait sans doute trouver intéressant l'idée étant que nous ne laissons pas tomber la Grèce que nous défendons l'euro c'est notre intérêt à tous c'est notre intérêt à tous et à ceux qui proposent cette folie que serait la sortie de l'euro une folie une chose totalement insensé pourquoi parce que je rappelle que la France est engagée à une dette de 1500 milliards d'euros libellé en euro si la France ou tel autre pays sort de l'euro sa monnaie se dévaluera mais la dette que nous devons reste lib en euro donc la sortie de l'euro consiste à doubler ou à tripler la dette du pays qui sort de l'euro je c'est un argument que je n'ai pas beaucoup entendu qui m'étonne de ne pas entendre est-ce que je me fais comprendre quand vous contactez une dette en euro vous gardez cette dette en euro si demain vous sortez de l'euro la première chose qui se passe quand vous sortez de l'euro c'est que la monnaie nationale dévalue par rapport à l'euro si la monnaie nationale dévalue par rapport à l'euro votre stock de dette augmente mécaniquement du montant de la dévaluation de l'euro c'est-à-dire que ceux qui proposent la sortie de l'euro propose rien moins que de tripler ou de doubler la dette des Français c'est une folie voilà ce que je pense je sais pas si je me suis assez fait comprendre je je pense par ailleurs que l'euro c'est un acquis formidable de la construction européenne c'est l'Europe l'euro et si nous ne sommes plus dans l'Europe et bien c'est les affrontements c'est et qui pense qu'on serait plus fort seul pour affronter la la dureté du monde et la compétition du monde non ça ce sont des des propos ce sont des des c'est c'est c'est insensé de de je veux dire qu' un moment donné où l'intérêt général je comprends bien sûr les réalités de la politique j'ai moi-même participé mais il y a il y a il y a des il y a des limites et la limite c'est la responsabilité et c'est l'intérêt général voilà limite mais je dis aussi que on a pris des engagement de réduction de nos déficits devant le monde entier personne ne peut remettre en cause cela personne personne alors bien sûr il y aura les efforts de nos amis grecs qui qu'ils devront conduire majorité comme opposition ça c'est sûr et donc le projet que nous avons on on le met dans le débat comme comme une une un élément que nous espérons positif don on est prêt à à l'amender aussi il y a pas de il y a pas le projet français n'est pas l'alpha et l'oméga Marie malwin France Info monsieur le Président vous dans votre introduction parler de la sous-estimation de la crise en disons nous alors est-ce que vous vous incluez dans ce nous en disant que vous avez sous-estimé la crise et est-ce que cette sous-estimation générale justifie peut-être le fait que le la déception par rapport à votre bilan notamment en pouvoir en matière de pouvoir d'achat serait surévalué surdimensionné par les Français ce qui amènerait une certaine perte de confiance pour l'avenir j'ai j'ai essayé de suivre he le cheminement enfin c'était non non j suis arrivé parce que c'était présenté tellement courtoisement que que j suis sensible oui y a une sous-estimation de la gravité de la crise pourquoi parce que la crise a provoqué beaucoup de souffrance dans le monde elle en a provoqué en France moins qu'ailleurs je ne sous-estime pas les souffrances de nos compatriotes face à la crise 500000 chômeurs de plus mais moins que dans d'autres pays et je ne voudrais pas qu'on s'imagine que la crise que nous avons connu était une crise comme les autres ce n'est pas vrai pourquoi parce que c'est la première fois dans l'histoire du monde que l'on a connu une crise qui touchait en même temps tous les secteurs et toutes les régions du monde les crises connues dans dans le passé y compris celle de 29 c'était des crises qui touchaient les pays développés on a eu des crises on a les crises de l'Amérique latine là c'est une crise voyez-vous qui a touché toutes les régions du monde partout où on se tournait ça s'écroulait et on n pas passé loin de la catastrophe j'avais promis dans mon discours de Toulon que les épargnants français ne seraient pas ruinés que le plan bancaire nous permettrait sans que ça coûte un centime au contribuable de préserver l'éparne des Français nous avons tenu parole mais le monde est passé au bord du gouffre c'est une réalité voilà c'est une réalité et par ailleurs il existe encore bien des raisons qui pourrai faire que dans l'avenir le monde connaisse peut-être pas le même enchaînement mais un enchaînement aussi grave voilà et je pense que ce n'est pas faire du catastrophisme que de dire cela dire déception sur pouvoir d'achat je je ne me souviens pas d'avoir vu un gouvernement auquel les Français reconnaissent ce qu'ils avaient fait en terme de pouvoir d'achat et donc je sais bien que sur la question du pouvoir d'achat nous comme ceux qui nous ont précédé nous aurons un mal infini à convaincre mais vous suivez vous qui êtes des professionnels les indices vous les consultez qu'est-ce qu'il disent les indices officiels et indépendants qu'est-ce qu'ils disent que même au cœur de la crise en 2009 le pouvoir d'achat a progressé en France est-ce que je me trompe non mais oui ou non c'est ah oui oui non non mais ça c'est non mais ça c'est du c'est du commentaire je parle des indices est-ce que les indices indépendants les indices de l'INC les indices récurrents qui mesurent l'évolution du pouvoir d'achat des Français disent qui compris au cœur de la crise en 2009 le pouvoir d'achat a progressé que les Français n'y croient pas je le comprends je partage votre opinion mais si les indices disaient le contraire vous auriez commencé votre question en disant montre que le pouvoir d'achat a diminué que faites-vous pour qu'il augmente professionnel vous n'avez pas commencé comme ça vous avez dit il y a un problème de confiance à votre endroit donc vous avez commencé par le commentaire et puis vous en êtes venu au fait ma façon de vous répondre c'est de partir du fait et d'essayer de faire changer le commentaire voilà et donc voilà qu'est-ce que vous voulez que je vous dise y compris sur la fonction publique je quand même dire au français qu'il est des pays européens qui ont divisé qui ont baissé de 15 % les salair dans la fonction publique et les retraites de 15 % bon nous ne l'avons pas voulu il est des pays européens qui ont baissé la loocation adulte handicapé nous l'avons augmenté de 25 % il des pays européens où l'on a divisé descendu de 25 % le montant des bourses dans les universités pas si loin loin je dénonce personne mais pas si loin un petit bras de mer nous ne l'avons pas voulu puisque nous augmentons notre réponse à la crise c'est à la fois de faire des économies et d'investir parce que je pense qu'un pays qui a connu une telle crise ne peut pas se rétracter mais je ne voudrais pas que ça vous conduise à minimiser la gravité de la crise que notre pays a connu voilà monsieur le président Jean-François Kili France Inter je voudrais vous poser une question sur votre investissement d'avenir à vous-même il y a de de nombreux commentaires partout on parle de votre changement de style peu importe est-ce que vous pensez à 2012 est-ce que vous pensez sincèrement à votre candidature une éventuelle réélection en 2012 question comme c'est sympathique de d'associer cela aux investissements d'avenir et vraiment j'y suis sensible et j'urais pas pensé moi-même mais je je je je voudrais vous dire une chose sérieuse bon euh 2012 c'est l'année prochaine donc dire qu'on pense pas à l'année prochaine personne n'y croirait mais j'ai une spécificité c'est que je suis président de la République que j'ai j'ai j'ai des devoirs les devoirs de de ma charge je peux pas m'en exonérer il est tout à fait normal que des responsables politiques qui n'ont pas les mêmes devoirs d'une charge qui n'ont pas les mêmes responsabilités pense à eux pense à leur famille politique c'est normal c'est le libre jeu de la démocratie mais moi je ne peux pas je suis président de la France président du G8 et président du G20 je ne le peux pas je n'en ai pas le droit voilà et avant même de penser à un éventuel autre mandat je dois penser à terminer celui-là les Français m'ont donné 5 ans il y en a eu qu il en reste un peu moins d'une année c'est mon devoir je n'ai pas le choix j'ai j'ai des obligations un agenda une abilité des comptes à rendre des résultats à obtenir une une équipe gouvernementale avec le Premier ministre à à faire tourner des décisions à prendre tous les jours je ne peux pas me distraire de cela il viendra le le moment on enarlera mais c'est c'est pas une formule c'est pas une comment dire une une agilité une c'est pas une commodité de style c'est une réalité et croyez bien que je la mesure tous les jours cette réalité parce que tous les jours je dois prendre des décisions avec le gouvernement avec le Premier ministre euh qui sont des décisions difficiles et qui et qui rendent la la la tâche bien compliquée voilà mais il faut le faire parce queil y a pas le choix et si nous ne le faisons pas et si je ne le fais pas personne ne le fera donc sortons aussi de cette maladie euh tellement habituelle qui consiste euh à penser à ce qu'on fera après quand on a même pas fini ce qu'on a à faire et rendons des comptes là-dessus voilà et je je ne je ne bougerai pas de de de cette conviction parce que c'est mon devoir jusque tout au long de l'année 2011 comme je l'avais dit dans mes vœux au début de l'année voilà il y a pas d'autre choix croyez-moi biensieur présidenter BFM TV précisément d'ici à la fin de votre mandat est-ce que vous avez l'intention de vous intéresser à une question qui vient d'être soulevée par des économistes dans du Conseil d'analyse économique qui souligne que pour préserver l'avenir des entreprises il faut préserver leur compétitivité et diminuer le poids de financement de la protection sociale qui pèse sur les comptes des entreprises est-ce que vous avez l'intention de rouvrir cette question du financement de la protection sociale d'ici à 2012 non c'est c'est nous n'avons pas et nous ne mènerons pas de de de de changement structurel sur le financement de la protection sociale au-delà de la question de la dépendance je m'en expliquer non pas que le problème ne se pose pas mais en même on peut pas dire aux entreprises voilà tout ce qu'on a mis en uvre pour renforcer la compétitivité et les mettre en permanence s stress de l'instabilité fiscale et financière avec tous les jours un nouveau projet avec tous les jours une nouvelle taxation avec tous les jours un nouveau changement voilà les entreprises ont besoin pour être compétitive d'une stabilité pour autant est-ce que pour les années à venir la question du financement de notre protection sociale et de son assiette se pose oui c'est sûr bien sûr que elle se pose elle se pose comment faire euh participer nos importations au financement de notre protection sociale comment alléger le coût du travail pour qu'on mette le travail au cœur de tout et que ça ne soit pas dissuasif d'embaucher ce sont des questions extrêmement importantes qui pourrai peut-être occuper une partie du débat de du rendez-vous dont on me parlait il y a quelques minutes c'est un sujet mais je pense que ça mettrait de l'instabilité aujourd'hui alors qu'on a besoin de stabilité voilà donc c'est je ne ferme pas la porte he je mol mais je vous dis voilà ce qu'il en est j'ajoute qu'il serait tempant que tous ces sujets nous les réfléchission dans une dimension européenne tout ne se réduit pas au débat franco-fançais notamment en matière de fiscalité voilà regardons ce que font les aut imaginer imaginons ce que nous pourrions faire ensemble et a toute la question extraordinairement importante de notre partenariat avec l'Allemagne et du du du renforcement de la convergence entre l'économie allemande et l'économie française voilà parce que plus le monde s'ouvre plus les les disparités au sein de l'Europe sont problématiques et plus il faudra conduire cette harmonisation on aura l'occasion parler je voudrais pas lasser votre patience peut-être une ou deux dernières questions monsieur le président Gilles Leclerc Public Sénat pour revenir à la dette et au déficit je voudrais savoir comp tenu de de nos déficits à quel niveau vous pensez que il deviendrait problématique d'investir de trouver les ressources nécessaires pour justement investir pour ne serait-ce que maintenir d'abord la croissance que nous avons aujourd'hui ou espérer une croissance supérieure dans les années qui vont venir mais le le pour nous le le euh le le point de où tout bascule si vous voulez c'est le niveau du déficit en de ça duquel la dette de la France diminue par rapport à sa richesse nationale c'est c'est ça le rendez-vous au fond hein pas besoin d'être un économiste qu'on sait c'est qu'à moins de 3 % aux alentours de 3 % de déficit compte tenu de la progression de la croissance la dette le poids de la dette diminue voilà c'est c'est le rendez-vous c'est c'est c'est là où se fait la bascule hein il y a pas besoin d'avoir 150 critères au-dessus de 3 % de déficit la dette de la France s'accroit par rapport à la richesse nationale en dessous progressivement la dette de la France diminue non pas en valeur absolue mais en valeur relative par rapport à l'économie voilà le rendez-vous et nous avons pris des engagements en Europe pour être à ce rendez-vous-là en 2013 ces engagements c'est pas des choses c'est pas une question de libéralisme ou de socialisme de de de droite ou de gauche il y a autour de la table du Conseil européen des euh gouvernements de toutes les couleurs politiques il y a le bon sens il y a l'intérêt général on ne peut pas continuer à dépenser comme cela plus que l'on gagne alors avoir des déficits dans la crise c'est tout à fait normal nous avons perdu en 2009 22 % de nos recettes fiscales d'un coup l'État français c'est normal que le déficit augmente mais quand la croissance repart on ne peut pas donc ce rendez-vous doit être tenu pas parce que c'est Monsieur Fillon pas parce que c'est Madame lagard pas parce que c'est Monsieur Sarkozy parce que c'est l'intérêt supérieur national voilà monsieur le Président Fabian amias France 2 les socialistes ou cette semaine le ch des candidatures au primaires est-ce que vous avez pris le temps d'évaluer leurs proposition économique et est-ce qu'elles satisfont selon vous au critères que vous avez évoqué lors de votre discours franchement je veux pas être désagréable mais l'analyse a été assez rapide parce que j'imagine que ces propositions seront développées et qui aura lieu d' d'en parler lorsquelles auront été élaborées et développées bonjour JeanMichel Nouvel Économiste je reviens sur le grand emprunt sur la méthode l'État s'est adressé aux acteurs locaux c'est une première d'une certaine manière quel jugement donc vous portez sur les régions qui sont majoritairement à gauche et sur le fonctionnement de la décentralisation à la française non c'est adressé aux acteurs locaux je dois vous dire que moi j'étais très impressionné par la réactivité de tous les acteurs je je ne m'attendais pas un tel festival d'innovation d'initiativ même parfois des petites équipes qui qui étaient données perdantes sur le papier qui ont été retenu c'est absolument extraordinaire et ce qui m'a encore plus touché c'est que c'est passé à l'extérieur des institutions si vous suivez les dossiers locaux il y a des équipes de laboratoires dans des universités qui sont même pas passés par le conseil d'administration de l'université qui sont mobilisés qui ont déposé leur dossier et qui ont gagné voilà donc j'ai vécu cela plutôt comme une immense respiration française où tout d'un coup euh euh les échelons n'étaient pas un obstacle mais on pouvait s'exonérer d'une démarche administrative euh un peu convenue bon un peu convenu bon par ailleurs sur la décentralisation à la française franchement c'est toute la réforme territoriale que nous avons mis en œuvre dont je dis pour ma part c'est c'est une première étape qu'il faudra certainement en faire d'autres mais franchement commune Communauté de Communes pays département région état Europe non c'était pas possible de continuer comme cela c'est pas de la décentralisation c'est de la superposition de niveau administratif qui pèse lourd qu'il faut financer qui en général se marche sur les pieds et c'est pour cela que nous avons av voulu une décentralis une réforme territoriale qui rapproche le département et la région en les confiant aux mêmes interlocuteurs pour qu'au moins il se parl puisque sont les mêmes aujourd'hui dans quantité de région département et région ne se parle pas il y a 20 milliards de dépenses communes entre département et région sur le même secteur voilà mais enfin ça fera l'objet d'autres d'autres commentaires j'imagine peut-être une dernière question et puis me de allez bonjouren foua pour Blomberg news deux questions monsieur le Président vous disiez que les que l'État donc se mobilisait pour les investissementsavenir certaines entreprises aussi mais est-ce que vous considérez peut-être que les les entreprises qui payent des très très hauts salaires cell de plusieurs millions d'euros peut-être ne font-elles pas ce travail d'investissement d'avenir et peut-être comptez-vous taxer ces entreprises comme Monsieur Bertrand l'a évoqué une deuxième question concernant la Libye euh y a-t-il des discussions en ce moment pour euh faire sortir monsieur kadfi du pays ou peut-être même pour que des discussion directe et craignez-vous peut-être que certaines certains de vos alliés décident de quitter l'alliance merci bon je pense pas que ça soit quelques haut salairire ou très haut salair qui empêche les investissements dans l'entreprise mais il sont choquants on se demande parfois si certains très hauts dirigeants ont conscience de vivre dans le même monde franchement c'est vrai la question se pose certaines banques qui étaient dans une situation très difficile qui sont redressé c'est c'est c'est très bien quand on voit des des augmentations de de de de salaire ou des bonus faramineux ça ne met pas en cause l'investissement mais ça choque ça choque que quelqu'un qui découvre un nouveau process qui fait une invention qui monte une entreprise qui développe un projet gagne de l'argent parce beaucoup d'argent parce qu'il a mis lui-même son argent sa vie en cause et que la récompense soit là et tant mieux qu'est-ce qu'un Bill Gates a apporté aux États-Unis formidable mais quelqu'un qui est simplement le le dirigeant d'une grande société et qui par un effet ben voit sa rémunération augmenter de de de 25 % alors que la société était dans dans dans dans dans une situation catastrophique avant non ça choque c'est vrai ça choque on se demande parfois s'il réfléchissent c'est sûr bon alors Xavier Bertrand a fait des propositions n nous nous les nous les soutenons mais j'aimerais tellement qu'un peu de sens commun évite au gouvernement d'être obligé de réagir par un texte c'est pas c'est pas non plus formidable je leonnais bien volontiers mais s'il y avait le sens commun si les gens pouvaient comprendre deuxièmement je dois la vérité dire que je n'ai absolument pas compris la la réaction si violente de de la présidente du meddef sur la prime pour les salariés on pouvait en discuter tranquillement simplement mais enfin comment peut-on dire au SAL français quand c'est la crise serrez-vous la ceinture et quand c'est la reprise vous n'avez le droit à rien qu'à vous taire non je suis pas d'accord c'est choquant bon alors je dis pas que le projet qui suit du gouvernement ne méritait pas d'être amendé d'être bouger de rediscuter certainement mais pourquoi une opposition frontale comme ça ça n'a pas ça n'a pas de sens s'agissant s'il y a de l'argent à distribuer aux actionnaires parce que les bénéfices sont importants bon on peut penser en distribuer aussi au salariés ils sont pour quelque chose les salariés dans l'augmentation des bénéfices enfin on a l'impression parfois que les choses les plus simples on a du mal à les faire passer en tout cas la détermination du gouvernement est totale si une entreprise distribue plus de dividendes fait plus de bénéfice bien il est normal que les salariés en aient la juste récompense pas que les actionnaires les salariés aussi ça compte les salariés voilà et sur la Libye je je c'est un autre sujet je dirais simplement que j'ai été assez choqué de de de ce que j'ai vu entendu sur l'investissement militaire de la France je je voudrais rappeler que l'année dernière la France a investi dans les équipements militaires 18 milliards d'euros et la recherche que ça profite d'ailleurs à notre industrie comme je l'ai dit salon du Bourget civil et cette année encore 16 milliards d'euros je voudrais rendre hommage à nos soldats qui font un travail absolument remarquable et sur la Libye monsieur Kaddafi sait parfaitement ce qu'il faut faire pour que la paix revienne après 41 ans de dictature il est peut-être temps d'arrêter qu'il quitte le pouvoir et qu'il laisse les Libyens envisager un avenir démocratique voilà et ça ne dépend que de lui peut-être dernière question Gérard Lecler LCP monsieur le Président vous citez régulièrement en exemple l'Allemagne mais on a le sentiment que les diverg entre les deux pays ne cesse de se multiplier de s'accroître on le voit de façon très nette avec le nucléaire puisque 1 milliard dans le dans dans le grand plan d'investissement au moment où l'Allemagne annonce sa sortie définitive du nucléaire dans dans 10 ans on l'a vu également sur la Grèce sur la Libye sur les résultats économiques où les deux pays divergent est-ce que ça pose pas un problème grave au niveau du fonctionnement de l'Europe puisque le couple franco-allemand normalement est le moteur de l'Europe non sur les résultats économiques ns de pays diverge pas c'est les deux moteurs de l'économie européenne la France a fait 1 % de croissance au prier trimestre la croissance de l'Allemagne est encore plus forte mais pour diverger il faudrait que la France soit en récession et que l'Allemagne soit en croissance or la France est en croissance et si j'en juge par les résultats du premier trimestre en croissance forte mais c'est vrai que nous avons divergé sur un certain nombre de sujets mais alors si je comprends bien faudrait-il que nous renoncions au nucléaire parce que nos amis allemands y renoncent c'est-à-dire que je devrais en tant que président de la République tourner le dos à ce qu'on fait successivement le général de Gaulle George Pompidou Valérie giscardestin François mitteran et Jacques Chirac puisque le choix du nucléaire a été confirmé par François mitteran et c'est tout à son honneur comme par tous mes prédécesseurs c'est simplement vous voyez la complexité des choses deuxièmement fallait-il ne pas intervenir en Libye parce que nos amis allemands qui ont quand même laissé passer qui ont quand même participé au sommet de de de Paris ne voulait pas intervenir et à ce moment-là quel quelle e été l'ambiance de la conférence de presse on m'aurait dit comment vous dit suiviste j'ai le choix entre diverger ou suivre permettez-moi de choisir une troè voix la voix française d'un pays indépendant qui fait ses choix qui essaie de rassembler autour de lui ses partenaires européens mais mon rôle c'est aussi avec le gouvernement de défendre l'intérêt supérieur de la nation et l'intérêt supérieur de la nation c'est d'avoir une énergie qui permet de garantir notre indépendance et l'intérêt supérieur de la nation c'est que la France soit fidèle à son histoire et à son message Bazi allait être massacré et grâce à l'armée française et à ses alliés Bazi a été préservé rien que cela c'était me semble-t-il justification de notre investissement pour le reste c'est justement parce qu'on est pas d'accord sur tout que l'Europe est fondée sur des compromis et sur des efforts c'est pas simple mais y a pas d'autres choix et croyez-moi je préfère cela à ce qu'on connu les générations qui nous ont précédé parce que les nous ont précédé ça s terminé autrement par la guerre et c'est pourquoi je tiens tellement à l'Europe qui a la paix je vous remercie

Investissements d'avenir : N. Sarkozy — Alain Juppé · Pourquijevote