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Interviewfranceinfo — L'invité éco (sur Site radio)· 1 mars 2021 7 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleTravail & emploiÉconomie & entreprises

Egalité femmes-hommes : "les femmes sont moins satisfaites que les hommes" en entreprise, affirme le PDG de ChooseMyCompany

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:35OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut rappeler ce qu'est concrètement cet index créé par Muriel Pénicaud ?

  • 1:07OuverteRéponse directe

    Quel est le constat de Choose My Company ?

  • 1:23OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous constatez avec votre Happy Index at Work ?

  • 2:17OuverteRéponse directe

    Mais elles sont insatisfaites, plus insatisfaites que les hommes. Qu'est-ce qu'on explique ?

  • 2:43OuverteRéponse directe

    C'est quoi les sujets sur lesquels elles sont moins satisfaites ?

  • 3:54FerméeRéponse directe

    Qui, face au télétravail d'ailleurs, se sentent plus à l'aise ? Les hommes ou les femmes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45InvitéFait
    « C'est un index qui vise à réduire les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes et qui mesure depuis deux ans des écarts de rémunération, de pourcentage d'augmentation individuelle, de taux de promotion, mais aussi des parités dans les écarts des 10 plus fortes rémunérations des entreprises et aussi les augmentations de salaires liées à des retours de congés et maternités. »
  • 2:20InvitéChiffre
    « Elles sont 4 points moins satisfaites que les hommes. On est sur des niveaux d'engagement relativement élevés, aux alentours de 70%. »
  • 2:32InvitéChiffre
    « Et surtout, c'est un écart qui s'est creusé depuis un an. On était à 2 points d'écart l'année avant le Covid. »
  • 2:53InvitéChiffre
    « Elles sont payées, malheureusement, 10% de moins que les hommes à responsabilité égale. Et à compétence égale. »
  • 3:00InvitéChiffre
    « 27% de moins, tout métier confondu. »
  • 3:29InvitéFait
    « Il y a un premier, c'est que les entreprises ont ralenti leurs efforts en termes de politique femmes-hommes. »
  • 3:39InvitéFait
    « Mais aussi parce que le télétravail a accentué un certain nombre de différences. »
  • 4:20InvitéFait
    « Sur les tâches ménagères, c'est encore les femmes qui les réalisent le plus. »
  • 5:10InvitéFait
    « C'est très positif que cet index de parité femmes-hommes soit étendu aux entreprises de plus de 50 salariés. »
  • 6:07InvitéFait
    « On est en avance dans la représentativité des femmes dans les conseils d'administration. »
  • 6:31InvitéChiffre
    « Dans les COMEX, les comités de direction ou les CODIR, donc plus opérationnels, en France, on est en retard. Au CAC 40, on est à 20%. »
  • 6:35InvitéChiffre
    « Dans les pays scandinaves, on est autour de 24% et aux Etats-Unis, 28%. »

Temps de parole

  • Invité56 %
  • Présentateur44 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir à tous. Ce lundi 1er mars, toutes les entreprises de plus de 50 salariés doivent publier obligatoirement sur leur site internet la note qu'elles ont obtenue dans le cadre d'un index intitulé Index Égalité Femmes-Hommes. Il a été créé cet index il y a deux ans. Il y a énormément encore de chemin à parcourir. Bonsoir Laurent Labbé. Bonsoir. Merci d'être avec nous. Vous êtes président cofondateur avec Cécila Teller de Choose My Company. Alors c'est une société qui est spécialisée dans le recueil et l'analyse de l'avis des salariés sur plein de questions.

Alors d'abord, dans un premier temps, est-ce qu'on peut rappeler ce qu'est concrètement cet index créé par Muriel Pénicaud à l'époque ministre du Travail, donc Index Égalité Femmes-Hommes ?

0:45
Invité

Alors c'est un index qui vise à réduire les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes et qui mesure depuis deux ans des écarts de rémunération, de pourcentage d'augmentation individuelle, de taux de promotion, mais aussi des parités dans les écarts des 10 plus fortes rémunérations des entreprises et aussi les augmentations de salaires liées à des retours de congés et maternités.

1:07
Présentateur

Alors il faut que les entreprises aient un score compris entre 75 et 100, c'est une note en fait, et si elles sont en dessous de 75, elles ont des pénalités. Je crois que c'est l'équivalent de 1% de la masse salariale, ce qui est quand même très très important. Quel est le constat de Choose My Company ? Donc vous-même, votre entreprise a créé son propre indicateur qui s'appelle Happy Index at Work, Happy at Work avec le jeu de mots de l'arrobase être heureux au travail. Concrètement, qu'est-ce que vous constatez ?

1:35
Invité

Alors Happy at Work, c'est un index de 18 questions qui vise à mesurer le niveau d'engagement ou de motivation des collaborateurs vis-à-vis de leur employeur. Donc on est dans une méthode complémentaire et très différente de cet index de parité femmes-hommes. Nous, on va mesurer uniquement les ressentis des collaborateurs.

1:51
Présentateur

Enfin, les deux sont liés quand même, parce que les tendances se recoupent probablement.

1:55
Invité

Les deux sont liés, effectivement. L'index parité femmes-hommes va plus prendre des éléments plus objectifs de répartition des hommes et des femmes dans l'organisation. Nous, on est vraiment sur comment les femmes, en l'occurrence, vivent leur relation au travail.

2:09
Présentateur

Alors justement, concrètement, elles sont motivées, ces femmes que vous avez rencontrées, plusieurs milliers, bien sûr, pour cette enquête qui existe depuis maintenant 9 ans. Mais elles sont insatisfaites, plus insatisfaites que les hommes. Qu'est-ce qu'on explique ?

2:20
Invité

Alors, elles sont 4 points moins satisfaites que les hommes. On est sur des niveaux d'engagement relativement élevés, aux alentours de 70%. Donc les Français, globalement, aiment bien leur travail. Mais les Français, un peu moins. 4 points de moins, c'est embêtant. Et surtout, c'est un écart qui s'est creusé depuis un an. On était à 2 points d'écart l'année avant le Covid. Et depuis le Covid, on a creusé l'écart à 4 points. Donc on peut l'expliquer par différentes raisons.

2:43
Présentateur

Oui, alors lesquelles, justement ? Parce que c'est quoi ? On retrouve la question des salaires, de l'environnement général au sein de l'entreprise ?

2:49
Invité

Alors, les sujets sur lesquels elles sont moins satisfaites sont les mêmes. Il y a le salaire. Et c'est vrai qu'elles sont payées, malheureusement, 10% de moins que les hommes à responsabilité égale. Et à compétence égale. Et à compétence égale. 27% de moins, tout métier confondu. Ce qui les met quand même en position de faire des travaux moins qualifiés et moins rémunérés que les hommes. Donc elles sont moins satisfaites sur le salaire. Elles sont moins satisfaites aussi sur la capacité à progresser dans l'organisation. Et elles sont moins satisfaites aussi sur l'impact de leur travail sur la réussite de l'entreprise.

Ce qui montre qu'elles sont à des postes aussi peut-être à moindre responsabilité. Et les écarts se sont creusés pendant le Covid. Alors, il y a plusieurs éléments d'analyse. Il y a un premier, c'est que les entreprises ont ralenti leurs efforts en termes de politique femmes-hommes. Parce qu'elles ont dû quand même se concentrer sur la sauvegarde des emplois, de la performance de l'entreprise. Mais aussi parce que le télétravail a accentué un certain nombre de différences. Il y a une étude du BCG qui est sortie il y a quelques jours.

3:45
Présentateur

Le Boston Consulting Group. Exactement. Une société d'études. Donc là, le télétravail vraiment a changé la donne littéralement de ces relations au sein de l'entreprise. Qui, face au télétravail d'ailleurs, se sentent plus à l'aise ? Les hommes ou les femmes ?

3:58
Invité

Alors, les femmes se sentent plus à l'aise par rapport à cette nouvelle organisation du travail. Mais l'impact sur leur engagement est négatif. Donc, elles sont à l'aise parce qu'elles le demandaient depuis relativement longtemps.

4:11
Présentateur

Même si à la maison, il y a quand même les tâches ménagères qui, malheureusement, leur incombe encore beaucoup. Il y a les enfants, ce qui est probablement un peu moins le cas des hommes. C'est exactement ça.

4:20
Invité

Alors, sur la gestion des enfants, le Boston Consulting Group montre que c'est à peu près égal. Mais sur les tâches ménagères, c'est encore les femmes qui les réalisent le plus. Ce qui a de l'impact, du coup, sur leur relation au travail. Dans les sujets qui font qu'elles aiment plus le télétravail que les hommes, puisqu'il y a quand même des bonnes nouvelles, c'est un, elles le demandaient depuis plus longtemps et elles ne l'obtenaient pas. Là, elles l'ont obtenu, donc c'est bien. Elles sont moins déçues par la dégradation de l'esprit d'équipe ou des relations avec leurs collègues. Donc, c'est positif. Donc, ça, c'est positif. En règle générale. Exactement.

Les hommes souffrent plus de ne plus travailler en équipe ou en tout cas de la convivialité avec leurs équipes.

4:58
Présentateur

Laurent Labbé, il y a le constat. Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Parce que c'est facile de dire les salaires, il faut être payé bleu, etc. Ce que ne peuvent pas forcément faire de petites entreprises, surtout dans le contexte actuel. Donc, comment on fait évoluer le schmied blick ?

5:10
Invité

Alors déjà, c'est très positif que cet index de parité femmes-hommes soit étendu aux entreprises de plus de 50 salariés. Il était réservé aux grandes entreprises jusqu'à l'année dernière.

5:18
Présentateur

Oui, mais est-ce que ce n'est pas pénalisant pour les petites entreprises, les petites structures qui ont automatiquement moins de moyens financiers, moins de moyens humains pour suivre justement ces indicateurs ?

5:27
Invité

Alors, je ne pense pas du tout que la question de la périté soit une question de moyens humains et financiers. Et de la même façon que le fait de rendre ses collaborateurs motivés et heureux n'est pas une question de moyens financiers, puisque dans l'enquête à Piat Work, nous, on montre que plus l'entreprise est petite, plus les collaborateurs sont motivés et heureux d'être dedans.

5:47
Présentateur

Si on fait un comparatif avec nos voisins européens et peut-être plus lointains, est-ce que la France est en avance ou en retard en matière d'égalité ? On sait que, par exemple, en France, il n'y a qu'une femme qui est patronne des 40 entreprises, du CAC 40 à la Bourse de Paris. En l'occurrence, Mme McGregor, la toute nouvelle patronne du groupe Engie. Comment ça se passe ailleurs en Europe ?

6:07
Invité

Alors, on est en avance dans la représentativité des femmes dans les conseils d'administration. On est même les meilleurs du monde sur ce sujet-là.

6:13
Présentateur

Donc au niveau de la direction, vous voulez dire ?

6:14
Invité

Alors, le conseil d'administration, au-dessus du comité opérationnel qui dirige l'entreprise. Mais en dessous, ce n'est pas le cas. En dessous, ce n'est pas le cas. Donc on est à plus de 45% de représentation au niveau des conseils d'administration. Dans les COMEX, les comités de direction ou les CODIR, donc plus opérationnels, en France, on est en retard. Au CAC 40, on est à 20%. Sur le SBF 120, on est à 19%. Dans les pays scandinaves, on est autour de 24% et aux Etats-Unis, 28%. Donc on est en retard.

6:40
Présentateur

Bon, écoutez, c'est très clair. Il faut encore avancer. Merci beaucoup Laurent Labbé, président, directeur général et cofondateur de la société Choose My Company qui analyse les données, l'avis des, non pas des entrepreneurs, mais des salariés, exactement. Et on attend donc la publication de cet index Égalité Femmes-Hommes. Ce sera pour la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars prochain. Merci Laurent Labbé, invité de l'écho sur France 1. Merci.