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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 23 juillet 2026 12 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSécuritéTravail & emploi

42 000 hectares de végétation partis en fumée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Les feux ravagent nos forêts françaises. Comment ça se passe concrètement ?

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Qui décide qui va où et quand, surtout quand on n'a pas suffisamment de matériel et d'hommes ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous qui êtes à l'ONF, avez-vous la considération des pouvoirs publics ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Ces agents font un travail de vérification très important. Comment les maires financent-ils les réserves d'eau ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    On a perdu 2 pompiers près de Bordeaux. Comment expliquez-vous ces drames ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment les rotations se font-elles au mieux avec plusieurs feux sur le territoire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00P.DessertineFait
    « Le coût humain est le plus tragique. Quand vous regardez le coût global, vous vous dites qu'il faut mettre des moyens pour limiter les incendies. »
  • 4:00B.MuschFait
    « Depuis les incendies de 2022, il n'y a plus eu de suppression de postes. »
  • 6:00F.DenhezFait
    « Les maires sont responsables de la prévention du risque incendie, notamment du fait qu'ils doivent mettre à disposition des réserves d'eau pour les pompiers, des réserves de 30 m3. »
  • 8:00A.GoutardFait
    « La formation des pompiers du feu, c'est une formation exemplaire, reconnue partout en Europe. »
  • 10:00E.BrocardiFait
    « Il n'y a pas d'hectare qui vaille une vie humaine. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

l'outil le plus adapté. Aujourd'hui, la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France l'a porté sur des lettres d'intention, il faut favoriser des projets pour construire des avions sur le sol européen. On espère que d'ici 10 ans, ce sera le cas.

Ca deviendra incontournable, une nécessité. Il faut inverser cette vapeur économique. - S.Brakhlia: Les feux sont en train de ravager nos forêts françaises.

Comment ça se passe, concrètement? On sait bien qu'il y a une cellule de crise à Beauvau, au ministère de l'Intérieur. Comment ça se passe?

Qui décide qui va où et quand, surtout quand on n'a pas suffisamment de matériel et d'hommes pour agir? - P.Dessertine: On a vu toute l'organisation française, une organisation centralisée et décentralisée.

Le préfet de région ou de département joue un rôle très important. La question des moyens...

En économie, on peut dire qu'il y a des moyens insuffisants et il y a le coût de l'incendie. C'est tellement gigantesque, quand il n'est pas contenu. Le coût humain est le plus tragique.

Quand vous regardez le coût global, vous vous dites qu'il faut mettre des moyens pour limiter les incendies, comme on doit mettre de façon massive...

Autant, dans la gestion du moment, on est organisés, jusqu'à un certain point...

Il y a des éléments qu'on n'avait pas prévus, qu'on n'avait pas anticipés. Cette forêt ne doit pas prendre feu et elle prend feu. Là, on n'est pas préparés.

Il y a cette avancée de plus en plus rapide. Il y a tout un tas d'environnements sur lesquels on n'a pas encore d'entraînement. Mais ça, c'est réagir au feu, dire que le feu, quand il part et qu'on ne le contient pas, les coûts sont gigantesques.

On pourrait parler des coûts des feux en Californie. L'incendie de 2018, c'est pas loin de 200 milliards. Quand on a des montants comme ça, on n'ergote pas sur l'heure de canadair.

C'est rien à côté de ce que représentent les coûts d'un incendie. Tout l'investissement que le lieutenant-colonel a évoqué, c'est-à-dire la prévention, un énorme travail de résilience...

Il faut investir massivement dans la résilience. Comment faire pour que ça ne se produise plus? Ce sont des investissements gigantesques, mais quand on les compare aux coûts de l'incendie, ça n'a rien à voir.

Il n'y a aucun doute. Il faut investir massivement. Il faut une vraie réflexion économique pour inventer un nouveau monde, qui va correspondre au réchauffement climatique et pas cet ancien monde qui essaie sans cesse de lutter mais qui n'est pas préparé. - S.Brakhlia: Vous qui êtes à l'ONF, vous avez l'impression d'avoir cette considération de la part des pouvoirs publics? - B.Musch: Depuis les incendies de 2022, il n'y a plus eu de suppression de postes.

L'Etat a donné plus de moyens à l'établissement à travers une mission d'intérêt général pour déployer une défense contre les feux en forêt. Ce sont des hommes qui vont patrouiller en forêt tous les jours. Tous les départements...

Ce n'est plus uniquement dans le Sud-Est ou le Sud-Ouest. Il y en a aussi dans le Jura, en forêt de Mormal...

Ces patrouilles permettent d'alerter les gens, en leur disant de ne pas fumer, de ne pas faire de barbecue...

C'est aussi des moyens pour avoir des réserves d'eau en pleine forêt, de vérifier qu'elles sont bien remplies, qu'elles ne fuient pas, avoir des pistes en bon état avec une circulation qui est bonne. Vous parliez des obligations légales de débroussaillement, qui sont très importantes. - S.Brakhlia: Ces agents font un travail de vérification qui est très important. - F.Denhez: Quand on a un doute sur une parcelle forestière, on se demande quelle va être la probabilité qu'elle entre en combustion.

J'en reviens aux finances. Il y a des obligations...

Les maires sont responsables de la prévention du risque incendie, notamment du fait qu'ils doivent mettre à disposition des réserves d'eau pour les pompiers, des réserves de 30 m3. C'est ce qu'on voit de part et d'autre des départementales, des gros coussins de 30 m3. Mais pour beaucoup de communes rurales, ce gros boudin, c'est 20 000 euros.

Un maire m'a dit que les pompiers lui demandaient 4 réserves d'eau. 80 000 euros, c'est son budget d'investissement à l'année et il ne peut pas. Il n'y a pas d'aide locale. - A.Goutard: On voit bien qu'il y a un effort massif.

Les gens de l'ONF sont très concernés par ce qui se passe et font le maximum. En Gironde, il y a eu des efforts massifs pour essayer de débroussailler, d'organiser, de prévenir, de surveiller avec ces gens qui patrouillent dans les forêts. Pourtant, on n'empêche pas ces incendies.

L'avenir, ça va être quoi? C'est ce qui se fait aujourd'hui. On va interdire l'accès des massifs forestiers à nous, concitoyens.

On va décider de fermer. Dans les Bouches-du-Rhône, le Var, le Gard, les massifs forestiers ont été fermés pour prévenir les risques d'incendie. On ne pourra plus circuler dans la nature parce qu'on devient des vrais dangers pour la nature.

Cette nature est fragilisée. Même avec toute la prévention du monde, on n'arrive pas à s'en sortir. - S.Brakhlia: On reviendra sur les différentes causes, les origines des incendies.

Il s'est passé quelque chose de dramatique il y a 2 jours, mardi. 2 pompiers ont perdu la vie alors qu'ils intervenaient sur un incendie près de l'aéroport de Bordeaux. Ils ont été piégés dans leur camion.

Normalement, ils ont un système de protection quand ils sont cernés par les flammes. Le plus grave est arrivé. - A.Goutard: C'est pour ça qu'on les appelle les soldats du feu.

Un soldat en mission, ce n'est pas quelqu'un qui ne prend pas de risques. Ils prennent des risques contrôlés. Ils font le maximum.

Ils sont très bien formés. La formation des pompiers du feu, c'est une formation exemplaire, reconnue partout en Europe. La formation des pompiers, de nos pompiers, est reconnue partout en Europe.

Malgré tout, c'est une fonction à haut risque. Vous l'avez dit tout à l'heure, il y a des professionnels et des citoyens qui prêtent main-forte aux pompiers, des pompiers volontaires. Ils prennent des risques.

C'est pour ça que les citoyens doivent faire attention. Quand on leur dit de partir, il faut partir. Sinon, c'est risquer la vie de nos pompiers. - S.Brakhlia: Depuis les Hautes-Alpes, E.Brocardi...

Vos collègues sur le terrain vous font part de leur inquiétude? Ils ont l'impression de se mettre plus en danger, cette fois-ci? - E.Brocardi: Je vais être clair.

J'ai une pensée pour mes collègues girondins, avec notamment le chef de centre, qui est un ami et qui a perdu ses 2 hommes. Une pensée très forte au niveau des familles, des proches et des collègues. Il ne faut pas oublier le 3e pompier décédé en Savoie.

Ce sont des gens très courageux, qui sont allés au bout de leur engagement. Le sujet par rapport à ce que vous évoquiez, c'est l'engagement. On parle d'hectares brûlés.

On a parlé de la valeur du sauvé, à la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. Il y a des choses qui ne seront pas remboursées. Quelle rétribution gagnent les sapeurs-pompiers au regard de toutes les forces qu'ils emploient pour sauver des quartiers?

Cette ressource n'est pas prise en compte. Je vais parler de la valeur et de l'engagement. On évoque aujourd'hui, malheureusement, des soldats du climat parce qu'ils sont en première ligne face au dérèglement climatique.

Ces soldats ne méritent pas ce qui s'est passé. Ils veulent continuer à exercer dans les meilleures conditions et sous contrôle. Il faut peser la valeur de l'engagement par rapport aux risques encourus.

Notre collègue de Savoie, malheureusement décédé suite au décrochement d'un rocher lorsqu'il progressait dans la montagne...

Il n'y a pas d'hectare qui vaille une vie humaine. L'engagement a un coût, mais la vie n'a pas de prix. Le sujet, c'est d'apporter une véritable réflexion sur le sujet d'un engagement qui soit efficace, appuyé par la défense des maisons.

Il faut mettre en place une ceinture de "défendabilité" pour mieux protéger les pompiers. Cette mesure de "défendabilité", cette ceinture, c'est des obligations légales de débroussaillement. Il faut faire des choix sur l'implantation des végétaux.

Il faut un aménagement du territoire propice. - S.Brakhlia: Il faut tout faire pour empêcher que ces feux dévastent tout sur leur chemin et il faut faciliter le travail des pompiers.

Dans quel état sont vos collègues? On a entendu les syndicats dénoncer un manque d'effectif. Ils alertent sur l'état de fatigue extrême de vos collègues.

Expliquez-nous en 2 mots comment ça se passe pour que les rotations se fassent au mieux, sachant qu'il y a plusieurs feux sur le territoire? - E.Brocardi: Il y a 2 choses.

Que ce soient nos collègues de la sécurité intérieure ou nos collègues hospitaliers, on est tous impactés par le manque d'effectif. Le sujet, c'est...

On doit faire en sorte de faire du renouvellement sur le terrain, de remplacer le personnel sur le terrain et de faire appel, grâce aux officiers de proximité...

On demande de rentrer en caserne pour partir en colonne le lendemain ou de venir prendre des gardes. Il faut cette plasticité entre les gens qui sont disponibles, de les relever sur le terrain directement...

Malheureusement, on est contraints de faire très attention au rythme d'engagement de travail. Il faut faire comprendre à l'administration qu'un engagement de sapeur-pompier est un engagement citoyen. Dans ce cadre, même si on doit tout paramétrer pour protéger