MACRON : JOUE-LA COMME MADURO
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00narrateurFait
« si le RN arrive en tête des suffrages il est impensable que le RN ne soit pas celui qui gouverne »
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si le RN arrive en tête des suffrages il est impensable que le RN ne soit pas celui qui gouverne moi je suis pas le président de la République mais si le rassemblement national devait gagner dimanche ce que je ne souhaite absolument pas puisque mais même en cas de majorité relative attende qu'est-ce qu'on a fait nous on a gouverné pendant 2 ans avec une majorité relative qu'a fait le général de Gaulle en 1958 il a dirigé avec une majorité relative il a fait des grandes choses pour la France et c'est une très grosse surprise qui s'affiche sur vos écrans vous le voyez le nouveau Front Populaire V en tête 160 siège dans la future Assemblée mes chers compatriotes la France a un nouveau Premier ministre et au moment où je quitte mes fonctions à matigon je tiens à vous féliciter chaleureusement ch Michel Barnier Michel Barnier est appelé et que nous sommes aujourd'hui dans une situation inou sur le plan de la démocratieis on vé pour la gauche et c'est la droite qui gouverne et à partir de là il est bien évidenton Laer vol cette manère voilà Michel Barnier issu d'un parti les républicains qui a fait 5,4 % au premier tour des législative qui a 47 députés donc vous voyez que nous sommes dans une situation qui est quand même un peu curieux [Musique] le 28 juillet dernier le trè autoritaire Nicolas Maduro qui dirige ce pays depuis le décès de son prédécesseur Hugo Chavez en 2013 a été réélu président du Venezuela pour la 3è fois avec 51,2% des voix contre 442% pour son adversaire M conse national électoral ce résultat a immédiatement été contesté par l'opposition vénzuélienne qui affirme qu'il a été truqué et que c'est elle qui a en réalité gagné cette élection dès le 31 juillet comme l'ont immédiatement rapporté la presse et les médias français l'Union européenne et les États-Unis rejoint par de nombreux pays d'Amérique latine dont le Brésil du président Loula ont donc demandé à très bon droit la publication du décomtes précis des voix mais ce n'est pas ce qui s'est passé au début du mois d'août la réélection de Maduro a été validé par le Conseil national électoral vénézuélien qui a assuré ne pas être en mesure de publier ce décompte en raison d'une attaque informatique quelques jours plus tard le mardi 13 août l'organisation des nations- Unies a jugé dans un rapport accablant que la présidentielle vénézuélienne navait je cite pas respecter les mesures fondamentales de transparence et d'intégrité essentielles pour tenir des élections crédibles et démocratiques depuis la répression des manifestations contre ce coup de force a fait 27 morts et 192 blessés l'opposition véézuélienne est systématiquement bayonné et les médias français ne manquent pas de fustiger à très juste titre l'autoritarisme brutal du pouvoir vénézuélien dans un article publié le 8 septembre dernier par exemple le journal Le Monde observait très justement que Nicolas madouro ne prenait même plus la peine de cacher ses prétentions antidémocratiques puisqu'il venait le jour même de déclarer ouvreer les guillemets quand ce sera mon tour de passer le pouvoir je le passerai à un président ou une présidente chaviste bolivarienne et révolutionnaire bien évidemment et il faut insister sur ce point cette confiscation annoncée de la démocratie par un parti présidentiel est parfaitement intolérable et la presse française dominante a parfaitement raison de le dénoncer pour ce qu'il est mais une fois qu'on a rappelé cette évidence on doit aussi mentionner que cette même presse vient de faire la démonstration qu'elle savait se montrer infiniment moins sévère quand c'est le chef de l'État français qui confisque le résultat d'une élection car comme on sait en France aussi une élection a eu lieu au mois de juillet dernier il s'agissait plus précisément le 7 juillet du second tour des législatives anticipé consécutive à la dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron après la débacle de son parti aux Européennes du 9 juin c'est pourquoi après avoir procédé aux consultations prévues à l'article 12 de notre Constitution j'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote je dissous donc ce soir l'Assemblée nationale quelques jours avant ce second tour dont la totalité des instituts de sondage assurait alors avec beaucoup d'aplom qu'il allait sans le moindre doute être gagné par l'extrême droite Gérald daranin ministre macronist de l'Intérieur expliquait dans une interview passé trop inaperçu que s'il l'emporter et même en ne disposant que d'une majorité relative le rassemblement national devrait je cite évidemment gouverner car sinon ça n'a aucun sens ce que nous faisons ajouté Darmanin avant de répéter il faut évidemment regarder les règles de la démoc tel qu'elles sont et ceux qui gagnent doivent gouverner donc si jamais le dimanche prochain le RN devait gagner les élections évidemment que la le contreparti de j'ai gagné une élection c'est je gouverne bien sûr sinon ça n'a aucun sens ce que nous faisons et moi je je dis à mes amis politiques qu'il faut évidemment combattre jusqu'à dimanche soir le rassemblement national je le ferai chez moi et je l'ai toujours fait voilà dans une terre difficile populaire mais il faut évidemment regarder les règles de la démocratie telles qu'elles sont et ceux qui gagnent doivent gouverner il est important de se remémorer ces déclarations car elle témoigne de ce qu'à ce moment-là les macronistes promettaient de respecter le verdict des urnes en cas de victoire de l'extrême droite au second tour des législatives mais comme on sait les électeurs et électrices déjouant une fois encore les fins pronostics des sondeurs ont finalement choisi d'empêcher une nouvelle fois l'arrivée au pouvoir de cette extrême droite c'est la gauche réunie au sein du nouveau front populaire le NFP et autour d'un programme resserré promettant notamment un retour à la retraite à 60 ans qui a finalement remporté ses élections et qui a permis au partis présidentiel d'éviter une nouvelle débacle électorale en se désistant systématiquement dans toutes les circonscriptions où l'extrême droite risquer de l'emporter et c'est une très grosse surprise qui s'affiche sur vos écrans vous le voyez le nouveau front populaire vire en tête 172 à 192 sièg dans la future Assemblée devant ensemble l'exmajorité présidentielle 150 à 170 sièges suit le rassemblement national et ses alliés en 3e position 3e bloc 132 à 152 siège les millions de Français qui ont majoritairement voté pour le NFP n'ont donc pas seulement empêché un nouveau succès électoral de l'extrême droite ils ont également permis au macronistes de sauver 150 sièges à l'Assemblée nationale mais après cette victoire de la gauche ces mêmes macronistes qui s'étaient donc engagé par la voie de Gérald armanin à respecter le vote des Français en cas de victoire du rassemblement national et à lui laisser le pouvoir même s'il ne disposé que d'une majorité relative ont complètement changé d'avis après 15 jours de discussion soit un délai tout à fait raisonnable et conformément à la tradition démocratique et républicaine selon laquelle pour citer Gérald daranin ceux qui gagnent les élections législative doivent évidemment gouverner les partis du nouveau front populaire écologiste communiste insoumis et socialiste ont proposé à Emmanuel Macron pour Matignon le nom de Lucy casté mais le chef de l'État a catégoriquement refusé de la nommer en prétextant notamment que la gauche ne disposait pas d'une majorité absolue à l'Assemblée nationale et qu'un gouvernement incluant des ministres appartenant à la France insoumise parti majoritaire au sein du NFP serait immédiatement censuré puis Marine Le Pen s'est empressé de confirmer qu'en effet son parti censurerait tout gouvernement comportant des ministres insoumis aux écologistes dans les semaines qui ont suivi Macron considérant au mépris de toutes les coutumes républicaines que c'était à lui de nommer un Premier ministre a sorti de son chapeau les noms de diverses personnalités prétendument de gauche ou franchement de droite comme Bernard casazenu ou Xavier Bertrand mais le rassemblement national lui a immédiatement fait savoir queeux aussi serait sensu et finalement c'est comme on le sait le très très droitier Michel Barnier partisan notamment de la retraite à 65 ans qui a été nommé la semaine dernière à Matignon avec l'autorisation explicite de Marine Le Pen auprès de qui Emmanuel Macron s'était assuré qu'elle ne s'opposerait pas à ce choix n avons été reçus par Emmanuel Macron nous avons donné encore une fois quelles étaient pour nous les critères les conditions qui entraînerait une non censure immédiate de la part du rassemblement national du Premier ministre qui serait choisi euh à partir du moment où ces conditions en tout cas euh pour l'instant sont respecté et bien nous respectons également euh notre part immédiatement après sa nomination Michel Barnier s'est d'ailleurs empressé de donner des gages à l'extrême droite en promettant je cite de maîtriser les flux migratoires et Marine Le Pen manifestement touché par cette attention c'est à son tour précipité pour dresser le constat suivant au demeurant parfaitement exact Michel Barnier semble avoir sur l'immigration le même constat que le nôtre en somme et il faut le répéter un peu distinctement pour mesurer l'extraordinaire gravité d'une telle situation les Français qui ont empêché une victoire de l'extrême droite en votant au législatif de juillet dernier pour la gauche qui leur promettait notamment de revenir à la retraite à 60 ans se retrouve 2 mois plus tard avec un premier ministre imposé par cette même extrême droite et qui milite pour la retraite à 65 ans comme l'a très justement relevé l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin c'est une situation je cite assez inoui sur le plan de la démocratie le résultat c'est que Michel Barnier est appelé et que nous sommes aujourd'hui dans une situation inoui sur le plan de la démocratie pourquoi voilà Michel Barnier issu d'un parti les républicains qui a fait 5,4 % au premier tour des législatives qui a 47 députés qui est soutenu avec des conditions par le parti présidentiel parti présidentiel qui a été rejeté battu par les Français et il est soutenu là encore avec beaucoup de bémoles et sous surveillance du rassemblement national pour le dire plus nettement c'est un coup de force antidémocratique gravissime où le président de la République française élu il y a 7 ans sur la promesse qu'il ferait barrage à l'extrême droite vient littéralement de confisquer le vote des Français pour leur imposer avec l'aide du rassemblement national un premier ministre dont le journal Le Monde a très opportunément rappelé dans un article publié la semaine dernière qu'il n'avait aucune divergence idéologique de fond avec Emmanuel Macron en d'autres termes le chef de l'État qui souhaite comme l'a également relevé Dominique de Villepin la continuité de sa politique a demandé à l'extrême droite de l'aider à imposer contre la vie des Français un premier ministre à sa main dont il sait qu'il continuera effectivement cette politique et nous voici revenu à l'élection vénézuélienne qu'on évoquait au début de cette chronique car toute chose égale par ailleurs ce comportement rappelle évidemment celui de Nicolas Maduro promettant qu'il n'accepterait jamais de passer le pouvoir à l'opposition sauf que là curieusement la presse et les médias mainstream s'abstiennent de relever qu'Emmanuel Macron ne prend même plus la peine de cacher ses prétentions antidémocratiques tout au contraire il commente heure par heure l'installation de Michel Barnier à Matignon comme si elle s'inscrivait dans le fonctionnement normal de la démocratie et occulte donc complètement la réalité du coup de force perpétré par Emmanuel Macron et ses nouveaux suppletif du rassemblement national comme s'il leur était au fond impossible d'imaginer que le despotisme puisse être autre chose qu'un lointain folklore exotique merci d'avoir suivi cette chronique à la semaine prochaine il faut que le Président de la République change de méthode et qu'il accepte l'idée que le futur premier ministre ne sera plus son collaborateur il n'est plus maître aujourd'hui du jeu et je pense rétrospectivement que il aurait sans doute dû il y a quelques semaines prendre le nom de Madame casté c'est effectivement le NFP est effectivement la première coalition Parlement dire à Madame casté ou dire au nouveau front populaire bah écoutez essayez de d'avoir une majorité vous êtes le premier groupe [Musique] [Applaudissements] [Musique]