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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 4 avril 2026 20 min

Marche contre le racisme, retour de Raphaël Arnault à l'Assemblée, Rima Hassan poursuivie... Le "8h30 franceinfo" de Bally Bagayoko

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Balibagayoko. Bonjour. Vous êtes le nouveau maire France Insoumise de Saint-Denis, deuxième plus grosse ville d'Île-de-France, élu dès le premier tour des municipales, après 20 ans passé dans l'opposition. Et depuis votre élection, mi-mars, vous êtes victime de plusieurs propos racistes, tenus notamment, mais pas exclusivement, sur la chaîne CNews. Il y a d'ailleurs une enquête judiciaire en cours, on va y revenir. Mais d'abord, cet après-midi, vous organisez un rassemblement contre le racisme dans votre ville. Pourquoi c'était important pour vous de le faire maintenant ? Si près de votre élection.

0:33
Bally Bagayoko

C'était important de le faire maintenant parce que je sens lever, en fin de compte, une forme d'indignation populaire et que ma responsabilité, ce n'est pas tant le fait que j'ai été moi victime de propos racistes, mais c'est tant que dans l'acte posé en ma personne, des millions de personnes se sont reconnues et donc du coup l'ont exprimé, principalement d'ailleurs dans les réseaux sociaux en Suisse, ça s'est diffusé dans un certain nombre de médias. Vous voulez capitaliser sur ça ?

Capitaliser sur ça parce que je considère que la séquence, elle est nécessaire principalement parce que nous avons une échéance présidentielle qui dit des choses en fait sur la nécessité d'avoir des réponses fortes sur cette question et puis surtout, il y a un espoir, il y a surtout une attente forte de la population.

1:12
Invité

Vous espérez combien de personnes ?

1:13
Bally Bagayoko

Nous nous attendons entre 10 000 à 20 000 personnes et donc du coup, c'est un élan populaire de masse qui répondra en fait à cet appel.

1:22
Invité

On va regarder le nombre de présents, on va aussi regarder le nombre d'élus et qui sera là dans les élus ? Jean-Luc Mélenchon sera présent, Marine Tondelier pour les écologistes, le Parti Socialiste s'associe au rassemblement, délégation PS, mais pas Olivier Faure, le premier secrétaire ne sera pas là, pris par des engalances, justement de longue date, dit-il, vous le regrettez ?

1:41
Bally Bagayoko

Par ce moment où il exprime son absence, il doit avoir des raisons. Je dis juste que cette absence n'efface en rien le combat que nous menons et j'espère pouvoir compter sur Olivier Faure et l'ensemble d'ailleurs des socialistes dans cette bataille, y compris dans le cadre des élections présidentielles.

1:57
Invité

Vous pensez que pour certains, ce n'est pas forcément évident de s'afficher à côté d'un élu avec l'étiquette La France Insoumise ?

2:02
Bally Bagayoko

Je pense qu'il y a aussi de cela, mais la cause que nous défendons, elle est au-dessus de cela. Alors celles et ceux qui aujourd'hui réduisent cette marche uniquement au fait de l'étiquette La France Insoumise ont tort et sont indignes finalement de ce combat qui est un combat contre le racisme, contre l'antisémitisme et contre l'islamophobie et toutes les formes de discrimination.

2:18
Présentateur

Alors Aurore Berger, la ministre en charge des discriminations, a fait savoir, elle, qu'elle ne se rendrait pas à ce rassemblement cet après-midi. Elle était interrogée sur ce sujet hier sur France 2 et voici sa réponse. Est-ce que vous avez prévu de vous rendre à cette manifestation ?

2:31
Invité

Ce n'est pas le rôle de l'État que disait. C'est une mobilisation citoyenne à l'appel de la mairie de Saint-Denis. C'est très bien qu'il y ait une mobilisation citoyenne. Mon engagement, il est sans aucune ambiguïté sur la lutte contre le racisme. Et l'État garantira évidemment la sécurité de cette mobilisation parce que c'est notre rôle.

2:47
Présentateur

Ce n'est pas la place d'une ministre à dire Aurore Berger. Elle ne sera pas là. Elle devait vous contacter. Vous avez échangé avec elle ? Effectivement.

2:52
Bally Bagayoko

C'est vrai qu'elle m'a appelé d'ailleurs à plusieurs reprises et je tenais particulièrement à la remercier. Quand les autorités de l'État, en fin de compte, se hissent à un niveau de responsabilité qui m'honore, donc je le dis et c'est vrai. Qu'est-ce qu'elle vous a dit ? Elle m'a dit clairement que l'État assurera la sécurité dans l'ensemble du dispositif, que des mesures ont été prises. Elle a bien sûr témoigné de sa solidarité pleine entière et de son engagement plein et entier sur la question de cette lutte nécessaire. Et dans le même temps,

3:16
Invité

elle ne vient pas. Le mois dernier, elle avait déclaré pendant la campagne des municipales que la France Insoumise était le parti de l'anti-France, reprenant en plus une expression de Charles Maurras. Est-ce que vous n'y voyez pas un lien ? Est-ce que sa place n'était pas à vos côtés ?

3:36
Bally Bagayoko

Sa place était clairement à notre côté et puis elle aurait été très bien accueillie d'ailleurs dans la ville des rois et reines de France et du peuple vivant qui est Saint-Denis et Pierre-Fitte-sur-Seine. Bon, après, j'ai envie de dire, moi, je n'impose à personne sa venue. Je considère que l'objet pour lequel nous nous réunissons tout à l'heure est un objet qui est essentiel et que tous celles et ceux qui veulent faire partie de cette première cordée de lutte contre le racisme auraient dû être là et doivent être là. Maintenant, je prendrai acte en fin de compte des présents. Je prendrai aussi acte des absences mais ce n'est pas tant moi. C'est des millions de personnes en fin de compte.

4:05
Invité

Oui, elle est ministre en charge de la lutte contre les discriminations.

4:09
Bally Bagayoko

Ça me paraît quasi... S'il y a bien une ministre qui aurait dû ou doit être là, c'est bien elle.

4:15
Présentateur

Ça veut dire qu'il n'est plus possible aujourd'hui de s'entendre même sur des combats aussi universels ?

4:21
Bally Bagayoko

Non, je pense qu'il faut... Je pense qu'il y a des millions de personnes qui sont disposées. Ensuite, nous, notre stratégie, c'est quand même d'essayer de pousser celles et ceux qui ont des propos fâcheux, qui ont des propos d'ailleurs qui s'inspirent des écours de l'extrême droite et du racisme, de cesser parce qu'ils nourrissent en fin de compte cette bête immonde. Et donc, par conséquent, nous considérons qu'il y a un espoir, en particulier dans la jeunesse et en particulier dans celles et ceux qui n'ont pas renoncé d'agir sur cette question essentielle.

4:45
Invité

Mais pardonnez-moi, mais on a l'impression, je reprends la question de Benjamin, sur l'universalisme de ces combats-là. En 2023, la France Insoumise avait refusé de participer à la marche contre l'antisémitisme au prétexte que l'extrême droite, le Rassemblement National étaient présents dans le cortège. Là, on observe un certain nombre d'absents dans les rangs du centre, de la droite, au motif, on croit le comprendre que la France Insoumise est à l'origine de l'organisation. Est-ce que ça veut dire qu'on ne peut plus faire France, on ne peut plus être unis dans ces combats-là que sont l'antiracisme et l'antisémitisme ?

5:20
Bally Bagayoko

Moi, je pense qu'on peut être unis encore dans ce combat et c'est nécessaire et ce n'est pas uniquement dans le périmètre national qu'il faut voir ça. Il faut voir l'onde de choc en fin de compte qui se déplaît un peu partout dans le monde sur le fait que l'extrême droite et y compris son discours raciste en fin de compte posent des actes qui divisent en fait la société ici comme ailleurs. Ensuite, il y a bien sûr les absents mais j'ai envie de dire posons notre regard sur tous celles et ceux qui seront là parce qu'ils seront essentiels, elles seront essentielles en fin de compte le combat qui est le combat quasiment le combat en fin de compte de la séquence qui s'ouvre pour nous.

5:49
Présentateur

Avant le rassemblement de cet après-midi, vous signez une tribune dans le journal Le Monde avec d'autres élus issus de l'immigration. Vous appelez le président de la République à sortir du silence, à assumer une parole forte contre ce que vous appelez le lynchage des mers. Est-ce que vous comprenez ce silence ? Pourquoi c'est important pour vous qu'Emmanuel Macron s'exprime ?

6:05
Bally Bagayoko

C'est important. Il est quand même président de la République, il a une responsabilité haute et puis sa parole a une force aussi importante.

6:11
Présentateur

Il a déjà eu des propos sur le lynchage des mers

6:16
Bally Bagayoko

Effectivement. C'est la raison pour laquelle en tout cas, en ce qui me concerne, j'attendais juste qu'il prolonge en fin de compte son propos en ayant à la fois des engagements mais surtout des propos qui soient des propos rassurants pour tous ceux qui sont victimes en fin de compte de ces actes racistes et de ces propos racistes. Donc c'est les mers mais c'est aussi l'ensemble des citoyens. Il ne le fait pas en tout cas pour l'instant. C'est regrettable mais j'ai envie de dire qu'en ne le faisant pas, il se disqualifie à jamais concernant en fin de compte ce qui est une cause à mon avis essentielle. Vous pensez qu'il aujourd'hui n'est pas engagé dans cette lutte ?

En tout cas, ce qui est clair, c'est son silence confirme le fait qu'il n'est pas engagé sur cette lutte.

6:49
Invité

Bali Bagayoko, vous êtes maintenant élu depuis trois semaines, maire de Saint-Denis. Comment vivez-vous avec le recul de ces quelques semaines, avec la violence aussi de ces attaques racistes qui vous ont été adressées, ce début de mandat à titre personnel ?

7:06
Bally Bagayoko

Oui, ce début de mandat est toujours intéressant parce qu'il y a bien sûr ces faits racistes en fin de compte qui aujourd'hui prennent l'essentiel en fin de compte du message politique mais je suis tous les matins en contact avec mon personnel, je rencontre des acteurs associatifs, je participe à un certain nombre d'initiatives de travail avec les directions. Mais juste pour qu'on soit très concret, vous parliez de faits racistes, ça veut dire quoi ? D'appels ? Des courriers ? Oui, on reçoit des courriers par exemple, j'ai été informé par le standard de la mairie de Saint-Denis et de Pierre-Fils-sur-Seine que plusieurs appels racistes bien sûr se sont faits jour.

Nous avons reçu quelques courriers qui vont y compris dans ce sens. Nous observons dans les réseaux sociaux une déferlante raciste. Nous avons eu l'occasion d'ailleurs de déposer plusieurs plaintes sur ce sujet-là donc nous n'allons pas renoncer mais l'ensemble de cela n'efface en rien le tsunami en fin de compte de solidarité et puis ce soutien aussi qui nous ont été exprimés.

7:56
Présentateur

Mais comment vous avancez-vous ? Vous avancez-vous face à cela à titre personnel ?

7:59
Bally Bagayoko

À titre personnel, moi j'avance parce que je considère que si l'on s'attaque au maire de la ville de Saint-Denis et de Pierre-Fils-sur-Seine c'est parce qu'il est en fin de compte sur le bon chemin. Il y a une autre peur qui est beaucoup plus grosse c'est le fait que cette démarche-là en fin de compte s'amplifie un peu partout. Après il est vrai que cette situation a triste ma mère elle a triste aussi mes enfants j'ai quatre enfants elle a triste aussi mes frères et soeurs puisque je suis ici d'une famille nombreuse où il y a huit enfants et forcément cette communauté en fin de compte de destin est attristée par rapport à la situation dont il observe que je suis victime.

8:28
Invité

Vous avez également porté plainte contre un média CNews après les propos qui ont été tenus à l'antenne notamment ceux du philosophe Michel Onfray qui vous a comparé je cite un chef de tribu il estime que c'est un faux procès mais vous avez déposé plainte le parquet de Paris a ouvert une enquête vous appelez à la fermeture de CNews expliquez-nous ce que ça changerait.

8:46
Bally Bagayoko

Très clairement alors s'il est vrai que cet appel à la fermeture est un appel de rupture y compris radical qui permet à la fois de pouvoir créer un élément de discussion y compris de pouvoir interroger ce qui se passe en fin de compte dans la ligne éditoriale de CNews ça changerait beaucoup ça changerait déjà de réduire la force de la diffusion en fin de compte de la haine ce n'est pas rien

9:06
Invité

ça ne fait pas disparaître pour la parole y compris raciste de fermer un média

9:10
Bally Bagayoko

mais donc c'est la raison pour laquelle si l'on doit passer par cela nous devons le faire parce que nous avons pris beaucoup trop de retard sur la lutte antiraciste et je pense que toutes les actions qui peuvent réduire en fin de compte la parole raciste doivent pouvoir être contribuée Mais pardonnez-moi

9:23
Invité

mais vous y allez sur cette chaîne les élus de votre formation politique Yvon, vous avez vous-même répondu à certaines interviews sur ce média-là est-ce qu'il n'y a pas une contradiction de dire j'appelle à fermer un média que je considère raciste sur lequel en parallèle je me rends bien volontiers ?

9:39
Bally Bagayoko

cohérence il y a une cohérence parfaite en fait dans ce que je fais expliquez-nous parce que là je ne vois pas exactement je considère que partout où l'extrême droite en fait diffuse partout nous devons y aller pour aller apporter notre message moi j'ai aucune difficulté de répondre à une question d'un journaliste supposé même raciste voire même qui tient des propos racistes je suis prêt à le faire en revanche je ne débats pas avec les racistes c'est pas la même chose et donc CNews a une capacité de diffusion et cette diffusion de la haine doit être combattue partout et c'est la raison pour laquelle lorsque nous sommes invités la France insoumise ou d'autres camarades de la France insoumise doivent y aller pour porter en fait notre message je pense que c'est ça l'essentiel

10:11
Invité

et vous n'avez pas peur que ces appels à la fermeture ça renforce tous ceux qui pensent que la liberté d'expression est menacée qu'on ne peut pas dire ce qu'on veut qu'il existerait une bien-pensance

10:21
Bally Bagayoko

dans le discours et dans la pensée il y a toujours eu cette crise et c'est justement qu'il y a en permanence en fait ce chiffon rouge en fait qui est à la fois agité qui permet enfin qu'à l'extrême droite et au discours raciste de prospérer c'est ça la réalité en réalité

10:35
Présentateur

Bali Bagayoko maire de Saint-Denis vous restez avec nous dans quelques instants on va poursuivre ce sera juste après le rappel de l'actualité en une minute à 8h45 avec Diane Ferschit

10:45
Locuteur non identifié

Une aide pour les petites et moyennes entreprises un prêt au taux de 3,8% pour les aider à faire face aux dépenses liées à l'augmentation du prix du pétrole annonce de Bercy hier soir 5000 à 50 000 euros des fonds disponibles sous 7 jours promet le gouvernement en Iran les recherches poursuivent pour tenter de retrouver le second pilote d'un avion militaire américain un F-15 qui s'est écrasé il est recherché tant par les Etats-Unis que par Téhéran l'autre pilote de l'appareil a lui été récupéré par les Américains les Iraniens affirment également avoir abattu un autre appareil américain au-dessus du Golfe ils sont âgés de 14 à 16 ans 10 mineurs mis en examen après les dégradations à la mairie de Fresnes le week-end dernier 7 d'entre eux sont sous contrôle judiciaire l'exploitation de la vidéo surveillance des faits a révélé l'usage d'un mortier d'artifice pour briser la porte d'entrée de la mairie il ne leur reste que 219 000 kilomètres à parcourir les astronautes de la mission Artemis à mi-chemin pour rejoindre la Lune ils devraient l'atteindre dans quelques jours ils doivent en faire le tour en début de semaine prochaine France Info Et nous sommes toujours

11:59
Invité

sur France Info avec le nouveau maire insoumis de Saint-Denis Bali Bagayoko l'actualité de votre partie c'est aussi le retour à l'Assemblée Nationale de Raphaël Arnaud qui s'était mis en retrait après le meurtre de Quentin Derand qui n'est pas inquiété dans l'enquête mais un de ses assistants parlementaires est mis en cause est-ce que ça ne devrait pas l'inciter à de la retenue ?

12:17
Bally Bagayoko

Non je pense que il y a eu d'ailleurs une cabale contre lui et je lui apporte tout mon soutien je parle bien sûr à Raphaël Arnaud ensuite la justice d'Ira pour le reste je trouve que sur le combat anti-raciste et anti-fasciste il a sa place et il fait en fait l'honneur à ce combat-là

12:32
Invité

Vous parlez de cabale il est parmi les membres fondateurs une figure tutélaire de la jeune garde un mouvement qui a été dissous mais qu'on retrouve mise en cause très lourdement dans les violences qu'ont provoqué la mort de Quentin Derand c'est pas vraiment une cabale il y a quand même un lien qui le relie lui et les personnes mises en cause

12:49
Bally Bagayoko

Oui il y a un lien mais ça c'est toujours le principe en fait qui prévaut c'est-à-dire qu'à chaque fois d'aller chercher en fin de compte le lien qui permet en fin de compte de disqualifier une personne aujourd'hui Raphaël Arnaud

12:59
Présentateur

Il y a des faits aussi par ailleurs

13:00
Bally Bagayoko

En le concernant il n'y a aucun fait c'est-à-dire qu'il est membre en fait de la jeune garde mais on aurait l'ût été plutôt intéressant de se poser la question pourquoi la jeune garde a été en fait créée a été créée parce qu'il y a une défaillante de l'état dans la réponse en fin de compte face au racisme et face notamment au discours de haine

13:14
Invité

Votre formation politique c'est aussi appuyé sur ce mouvement y compris pour assurer une sorte de sécurité dans les manifestations celle que vous organisez par exemple cet après-midi à Saint-Denis contre le racisme qui s'occupera du service d'ordre et est-ce que vous avez fait le ménage dans les rangs des militants qui vous entourent ?

13:31
Bally Bagayoko

En fait il n'y a pas de ménage à faire c'est-à-dire que tous celles et ceux en tout cas qui aujourd'hui commettent des méfaits sont fonctionnés donc nous n'avons aucune difficulté au sein de la France en ce milieu y compris au sein de la jeune garde le tri a été fait il y a bien longtemps et donc aujourd'hui c'est un collectif y compris de gens qui se sont construits avant tout pour lutter contre l'extrême droite

13:46
Présentateur

Mais il reste aussi des éléments violents dans cette jeune garde et vous avez dit c'est parce qu'il y a des faillances qu'il y a cette jeune garde et qu'il y a donc potentiellement aucune violence

13:54
Bally Bagayoko

Ce que je dis c'est parce qu'il y a un désengagement de l'Etat sur cette question-là on le voit de toute manière il y a une absence de prise en concertation de cette réalité qui fait que comme il existait d'ailleurs des collectifs antiracistes antiracistes qui se sont organisés et ils se sont d'abord organisés de manière pacifique c'est le collectif en fin de compte qui faisait pouvoir Alors après derrière qu'il y ait la discussion autour notamment de la jeune garde aujourd'hui c'est très bien mais c'est pour masquer tout le reste l'essentiel en fin de compte des actes graves ont été commis par des collectifs racistes et xénophobes Qu'est-ce que vous entendez

14:24
Invité

par désengagement de l'Etat sur l'antifachisme ?

14:27
Bally Bagayoko

On l'observe c'est-à-dire que sinon vous n'aurez pas la naissance en fait de ces collectifs ces collectifs ont une naissance parce qu'à un moment donné il y a une absence de réponse j'entends donc il n'y a pas de réponse à la hauteur

14:36
Présentateur

Mais c'est quoi une réponse ? Ce serait quoi la réponse ?

14:38
Bally Bagayoko

Une réponse à la fois déjà de pouvoir dissoudre un certain nombre de collectifs y compris racistes qui existent C'est fait ?

Non Il y a par exemple la question de Nemesis qui a été posée comme étant en fait un point donc pour l'instant souffrir de ma part je n'ai pas souvenir qu'il y ait eu Non mais d'autres l'ont été D'autres l'ont été mais insuffisamment puisque ça continue à prospérer nous voyons y compris dans un certain nombre de territoires où des collectifs racistes traversent en fait des quartiers entiers pour justement diffuser leur haine Moi je n'ai pas souvenir que l'État a agi particulièrement Oui il y a des éléments de faits divers comme ça il y a des réponses qui sont faites comme ça à l'oral mais de manière concrète et structurelle il n'y a pas de réponse qui permette de contrer Donc forcément vous ne pouvez pas aller chercher la responsabilité de celles et ceux qui montent des collectifs pour justement alerter Si l'État prend ces responsabilités je pense que ces collectifs auront vocation à disparaître

15:22
Invité

Autre actualité La députée Rima Hassan qui sera jugée pour apologie du terrorisme en juillet elle est accusée notamment d'avoir sur X reposté un article Je cite Traquer un à un les groupes à Gaza qui ont collaboré avec l'armée israélienne Est-elle allée trop loin selon vous ?

15:39
Bally Bagayoko

Moi je ne pense pas qu'elle est allée trop loin mais ensuite la justice le dira je lui apporte bien sûr tout mon soutien Rima Hassan est une femme engagée en rien elle ne tient des propos antisémites puisque c'est ça en fait dont on essaye de l'accuser et donc on voit bien que dans ce combat en fait important le fait de détourner en fait le regard et d'aller chercher la responsabilité de Rima Hassan tout en niant la responsabilité majeure en fin de compte de ce qui se passe en Suisse notamment au Palestine être quelque chose qui est complètement disproportionné c'est ça en fait le problème de fond

16:09
Présentateur

Vous feriez un parallèle entre votre situation et celle de Rima Hassan en termes de harcèlement de campagne qui peut exister aujourd'hui sur les réseaux sociaux et sur la crise politique ?

16:16
Bally Bagayoko

Je pense qu'il y a quelque chose qui s'en inspire je pense qu'il y a quelque chose qui s'en inspire parce que sur le fond il y a quand même une approche un peu néocoloniale en fait qu'il y a autour de ça il y a la présence très forte en fin de compte d'une logique de dominant de dominé il y a le fait que tous celles et ceux en fait qui pointent des responsabilités qui sont des responsabilités importantes nous nous portons la responsabilité notamment de l'Etat y compris de l'extrême droite dans ce qui se passe dans le délit

16:37
Invité

Il y a aussi une façon de participer au débat public ou pas et Rima Hassan par son style de sortie les propos qu'elle a pu tenir participe à une forme de crispation et de violence du débat public sur ces questions

16:48
Bally Bagayoko

Peut-être sur la méthode peut-être sur la forme peut-être encore mais sur le fond elle a raison

16:52
Invité

On voulait vous parler de Saint-Denis aussi et la ville dont vous avez été élue maire il y a trois semaines notamment avec cette annonce hier de Bruno Retailleau qui a annoncé le lancement d'un observatoire des pratiques municipales de LFI on l'a entendu dans le journal Est-ce que vous êtes placé sous surveillance ?

17:11
Bally Bagayoko

Voilà Vous voyez encore une fois c'est-à-dire qu'on a un statut de diversion c'est-à-dire qu'on a une mesure spécifique portée par cet illustre personnage qui se concentre plutôt sur la LFI avec un maire qui a été élu démocratiquement comme d'ailleurs tous les maires LFI qui du coup ne demande pas le même dispositif pour des villes gérées par l'extrême droite Pourquoi selon vous ?

Parce que justement dans ces sociétés on a un inversement contre des normes où finalement la préoccupation première c'est de faire de la France insoumise en fin de compte le principal adversaire aujourd'hui à abattre et tous les moyens sont utilisés pour le faire donc clairement avec cette proposition il ne se disqualifie à jamais et je pense que c'est un avertissement important d'ailleurs dans l'ensemble de la population des quartiers populaires mais aussi y compris je vais dire ruraux de se lever parce qu'en réalité avec cette annonce-là il sonne le top départ en fin de compte d'une dynamique qui à mon avis est une dynamique qui va se lever et qui va renverser en fait cette logique-là

18:04
Présentateur

et pour reprendre la question de Camille vous vous sentez sous surveillance ?

18:07
Bally Bagayoko

moi je me sens sous surveillance mais on a toujours été sous surveillance moi je continuerai à agir en tant que maire de l'ensemble des habitants j'ai aucun souci avec ça d'ailleurs l'on verra très prochainement puisque la marche que nous prévoyons a vocation y compris demain de s'amplifier avec d'autres dynamiques qui pourront renforcer cette dynamique

18:24
Invité

une de vos premières actions en tant que maire c'est un arrêté anti-expulsion sur votre ville en clair au plus aucune expulsion sans solution de relogement alors que normalement les expulsions de locataires qui ne payent pas leurs loyers peuvent se réaliser à partir du 1er avril fin de la travie hivernale pourquoi et combien de familles sont concernées ?

18:43
Bally Bagayoko

on a à peu près une dizaine de familles qui sont concernées par ces expulsions en tout cas pour ce qui concerne le territoire de Saint-Denis et de Pierre-Fille-sur-Seine mais plus globalement à l'échelle du département de Saint-Saint-Denis il y en a beaucoup trop pris par cet arrêté c'est de poser la question d'urgence d'agir mais cet arrêté

19:00
Invité

il est contesté le préfet a informé saisir contesté par la préfecture qui le juge non conforme à la loi des textes similaires ont déjà été suspendus à Bagnu à Bagnolet à Gennevilliers c'est juste une façon de porter un message politique vous vous attendez à une suspension ?

19:16
Bally Bagayoko

non non premièrement on s'y attendait que ça soit attaqué ça montre que en fin de compte les instruments de l'Etat fonctionnent deux on trouve regrettable je trouve regrettable que ces instruments soient utilisés pour contester un arrêté mais moins pour agir pour créer des conscients pour qu'il y ait des logements publics pour chacun et chacune de nos semblables c'est ça la réalité on a encore là un changement en fin de compte d'orientation qui me paraît un enjeu déterminant et d'autres aspects qui me semblent essentiels c'est le président républicain qui a pris l'engagement de personnes à la rue donc on voit bien en fin de compte que c'est une promesse à nouveau qui accouche d'une souris

19:47
Présentateur

et voilà pourquoi vous prenez cette décision merci beaucoup Bali Bagayoko maire LFI de Saint-Denis d'avoir accepté notre invitation merci Camille à demain en attendant on vous lit sur le site internet du Nouvel Obs et dans les pages du Nouvel Obs cette interview est à retrouver en intégralité sur notre page Youtube Ben

Marche contre le racisme, retour de Raphaël Arnault à l'Assemblée, Rima Hassan poursuivie... Le "8h30 franceinfo" de Bally Bagayoko — Bally Bagayoko · Pourquijevote