Jordan Bardella : «Les pays européens qui dépendent du pétrole ont baissé les taxes»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il y a deux sujets dans ce que vous abordez. D'abord, il y a la question euh la question immédiate du quotidien des Français et et des millions de gens qui utilisent leurs voitures pour aller travailler et qui sont contraints depuis plusieurs semaines de restreindre leur déplacement, euh de faire des petits pleins de 20 à 25 € en attendant peut-être d'avoir une baisse pérenne du prix de l'essence dans les semaines qui suivent. Je pense à nos artisans, à nos infirmières libérales, à nos commerçants, à nos pêcheurs, à nos routiers qui ont besoin de leurs véhicules pour aller travailler et qui ne sont pas aidés.
Les aides qui sont euh utilisées, en tout cas déployées par le gouvernement sont dérisoires. Elles ne vont cibler que quelques personnes, une cinquantaine d'euros à compté du mois de juin. Elles vont donc laisser sur le bord de la route donc des millions de français dans un pays qui compte 40 millions euh de de d'automobiles.
Donc je pense que c'est pas à la hauteur. Moi je regarde d'aide sera annoncé. Je regarde d'abord deux choses.
Je regarde d'abord la situation en Europe. Tous les pays européens qui dépendent du pétrole ont baissé les taxes. Je pense à l'Italie, je pense à l'Espagne, je pense au Portugal, je pense à l'Allemagne, je pense à la Pologne.
Donc si j'étais à la place du Premier ministre, j'aurais baissé la TVA de 20 % à 5,5 % sur l'énergie, notamment sur le carburant et j'aurais baissé de 16 centimes la TICPE. Ce qui fait qu'avec un gouvernement rassemblement national, on aurait rendu immédiatement 40 centimes sur le lit à la pente. Et donc je vais rentrer dans dans dans le détail et donc concrètement pour les Français qui nous regardent sur un plein moyen de de 50 L, c'est 25 € que je rends immédiatement euh à la pompe.
C'est moins d'1 % de la dépense publique en terme de coût. Donc on pourra rentrer si vous voulez dans la situation budgétaire de l'État. Et c'est un choix budgétaire qui est qui est qui est nécessaire et qui est aujourd'hui demandé par des millions de gens et qui peut se retrouver immédiatement à la pompe.
Pourquoi est-ce que lorsqu'on va par exemple en Espagne, moi j'ai des amis qui étaient en Espagne il y a quelques jours, ils m'ont envoyé la photo de la station Essence. Quand vous payez 1,50 € en Espagne, c'est bien qu'il y a un sujet. Et ce sujet, c'est évidemment le sujet de la de la pression fiscale.
J'ai été regardé à àquà contexte exceptionnel, mesure exceptionnel, ce qui avait été fait en 2008 pendant la crise des pendant la crise des subprimes et la crise que l'économie internationale avait connue. En 2008, le baril était à 147 dollars et l'essence était à 1,45 €. Donc ce qui a changé depuis c'est la pression fiscale qui est mise sur la France du travail qui est mise sur les millions de gens qui ont besoin de leur véhicules.
Donc d'accord mais enfin la fiscalité et les prélèvements obligatoires dans une économie française qui dégouline de normes et dégouline d'impôts n'était pas la même. au cœur euh de bah d'abord, c'était pas la même fiscalité à l'époque euh mais ce que je veux dire par là, c'est que on voit bien là que la pression fiscale qui a été mise sur l'économie française et notamment sur les gens qui travaillent, elle est non seulement insoutenable, mais on est là au cœur d'un des problèmes majeurs de l'économie française. Donc si j'avais été à la place de monsieur le Cornu, j'aurais baissé les taxes sur l'essence et j'aurais immédiatement rendu du pouvoir d'achat aux Français en soulageant les automobilistes.
Deuxièmement, vous m'avez interrogé sur sur Total
Jordan Bardella