Concerts de Patrick Bruel : 15 maires disent non
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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Les concerts de Patrick Bruel font polémique en raison de 30 plaintes pour violences sexuelles, certains maires refusent de l'accueillir, d'autres estiment que ce n'est pas à eux de décider.
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Pourquoi le maire de Chartres a-t-il décidé de ne pas accueillir Patrick Bruel ?
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Le maire d'Orléans explique la difficulté pour un maire à prendre une telle décision.
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Qu'est-ce qu'il faut faire concrètement pour interdire un concert ?
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Sur ces sujets, est-ce la loi ou la morale qui prime ?
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Peut-on facilement perturber un concert de Patrick Bruel ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Il était censé, Patrick Bruel, commencer sa tournée à Chartres et on s'est dit tout simplement que c'était absolument impossible, dans le contexte de 32 plaintes, de prévoir le maintien de sa venue. »
- 0:31InvitéFait
« Il se trouve que sa venue n'était pas signée, c'est que le contrat n'était pas signé entre Chartres et lui, donc c'était plus facile peut-être que pour d'autres villes de dire on ne passe pas ce contrat maintenant. »
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« Qu'est-ce qu'il faut faire très concrètement ? Il faut prendre un arrêté d'interdiction du concert. En tant que maire, je ne peux le faire que dans un cas très précis, s'il y a un risque de trouble grave à l'ordre public. »
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« Monsieur Bruel, il a été mis en examen, donc la justice est là. Mais elle n'a pas interdit à monsieur Bruel de se produire. »
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« Ce n'est pas au maire de décider à la place de la justice. La justice a dit qu'il pouvait continuer à se produire. »
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« Donc il est présumé innocent et la justice ne lui interdit pas de chanter. »
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« Je suis choquée parce que, déjà, la suspicion est là, même s'il y a la loi, la présomption d'innocence, mais il y a aussi la parole des femmes. »
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« La justice a dit, bon, voilà, nous allons examiner toutes ces plaintes. Jamais, à aucun moment, il est question qu'il soit interdit d'exercer son métier. »
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« Là, dans une affaire récente, ce n'est pas les mêmes faits, mais Pascal Demolon, qui est un acteur français, qui a été lui-même visé par des plaintes, a été totalement acquitté. »
- 4:38Locuteur non identifiéFait
« Il n'a pas pu se produire. Il n'a pas pu faire un certain nombre de films, écarter de certains festivals. »
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« C'est un non-lieu. C'est le classement sans suite. »
Temps de parole
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L'actualité, c'est les concerts de Patrick Bruel qui font des balles, chanteurs et accusés de violences sexuelles, vous savez, par près d'une trentaine de femmes, alors que certains maires refusent de l'accueillir, d'autres élus estiment au contraire que ce n'est pas au maire de décider qui peut se produire ou non. Je vous propose d'écouter le maire de Chartres, il était hier sur le plateau de 100% Frontières.
Il était censé, Patrick Bruel, commencer sa tournée à Chartres et on s'est dit tout simplement que c'était absolument impossible, dans le contexte de 32 plaintes, de prévoir le maintien de sa venue. Il se trouve que sa venue n'était pas signée, c'est que le contrat n'était pas signé entre Chartres et lui, donc c'était plus facile peut-être que pour d'autres villes de dire on ne passe pas ce contrat maintenant, on renonce complètement à sa venue, on supprime l'option de réservation.
Et puis hier sur Europe, entre 16h et 18h, j'étais avec le maire d'hiver droite d'Orléans, Serge Grouard, qui explique la difficulté pour un maire à prendre une telle décision.
Qu'est-ce qu'il faut faire très concrètement ? Il faut prendre un arrêté d'interdiction du concert. En tant que maire, je ne peux le faire que dans un cas très précis, s'il y a un risque de trouble grave à l'ordre public. Et le juge est extrêmement pointilleux pour vérifier le trouble grave. Monsieur Bruel, il a été mis en examen, donc la justice est là. Mais elle n'a pas interdit à monsieur Bruel de se produire. Donc quand certaines personnes me disent qu'il faut interdire son concert, on me demande en fait de me substituer à la justice. Et moi ça je le refuse par principe. Ce n'est pas au maire de décider à la place de la justice. La justice a dit qu'il pouvait continuer à se produire.
Et je rappelle qu'il y a deux concerts à Orléans, toutes les places ont été vendues, c'est aussi le public qui décide. Alors c'est un cas d'école, Génie Bastier, Duralex et Delex, j'ai l'impression que sur ces sujets-là, c'est la loi. La morale, on va la laisser de côté et c'est la loi. Donc il est présumé innocent et la justice ne lui interdit pas de chanter. Donc si lui-même pense que c'est indécent d'aller chanter, c'est son choix à Patrick Bruel, il pourrait le faire. À partir du moment où il veut chanter, s'il veut chanter, c'est son choix.
Vous avez raison, c'est la loi. Après il y a la loi, il y a aussi une forme de décence commune. Je ne comprends pas pourquoi Patrick Bruel s'obstine. Alors ça c'est autre chose. Voilà, c'est ma question, parce que je pense que même pour lui, c'est une grande difficulté. On a vu que sa pièce de théâtre à Paris a été perturbée. Très certainement, ses concerts seront perturbés.
Mais ce n'est pas la même chose, vous ne pouvez pas perturber un concert. Vous pouvez perturber assez facilement.
Je suis aussi que vous pouvez perturber un concert.
Non, parce qu'il y a une question de nombre.
Regardez ce qui est arrivé à la salle de DJ Barbara Butch en juillet. On a lancé des bouteilles sur la figure, etc. Elle a dû arrêter son concert. Donc on peut très bien.
C'est un petit peu plus compliqué. D'abord parce que le public va vous prendre un parti. Parce que le public qui est là, par définition, il est derrière Patrick Bruel. Alors que dans une salle de théâtre, c'est un peu plus petit. À 500 personnes, vous rentrez, vous criez, et la pièce s'arrête. Là, il me semble que c'est plus difficile à perturber.
Je comprends pourquoi il ne laisse pas lui-même la justice faire son temps. S'il a confiance à son innocence, à ses avocats. S'il laisse passer le temps de la justice et avec un éventuel blanchiment, il peut ensuite revenir sur scène. J'ai du mal à comprendre son attitude. Exactement. Mais de toute façon, le maire n'est pas un juge. Une salle de concert, ce n'est pas un tribunal. Une annulation, ce n'est pas un verdict. Donc moi, je partage absolument ce que dit Eugénie.
Vous êtes choquée, par exemple ?
Je suis choquée parce que, déjà, la suspicion est là, même s'il y a la loi, la présomption d'innocence, mais il y a aussi la parole des femmes.
Prendre témoignage, ce n'est pas un témoignage.
Exactement. Je suis choquée qu'il insiste. Je pense que dans ce temps-là, il aurait fallu mettre un petit peu les choses entre parenthèses, même s'il a le droit de se produire. Je ne sais pas. Il y a des gens qui s'arrangent le droit de prononcer une peine supplémentaire. Moi, ça me choque. La justice a dit, bon, voilà, nous allons examiner toutes ces plaintes. Jamais, à aucun moment, il est question qu'il soit interdit d'exercer son métier. Il décide de le faire. Après, c'est à chacun de décider s'il veut aller voir Patrick Bruel ou pas, puisqu'on a la liberté de le faire. Moi, je comprendrais très bien.
Quelqu'un qui me dirait, moi, je n'irai jamais voir Patrick Bruel pour les raisons qu'on a dites. Mais quelqu'un qui veut aller le voir, je ne vois pas pourquoi on s'y oppose. En plus, le trouble à l'ordre public devient une arme quand même de destruction massive. C'est-à-dire, vous menacez de perturber un concert ou une représentation théâtrale. Vous dites, ah, puisqu'il y a des menaces, on va annuler. C'est pas facile. Non, mais c'est par rapport aux victimes. C'est pas facile. Là, dans une affaire récente, ce n'est pas les mêmes faits, mais Pascal Demolon, qui est un acteur français, qui a été lui-même visé par des plaintes, a été totalement acquitté.
Il raconte que pendant le temps où les plaintes étaient en cours, il ne pouvait rien faire. Il n'a pas pu se produire. Il n'a pas pu faire un certain nombre de films, écarter de certains festivals. Ce ne sont pas évidemment les mêmes faits qui sont reprochés. Mais je veux dire que faire le procès avant le procès, parfois, ça a des conséquences. Oui, mais même le procès après le procès. Vous avez des gens qui sont blanchis, qui continuent d'être poursuivis par la vindicule. Non, mais je pense à mon ami Harry Habitant. Oui, par exemple, voilà.
C'est un scandale. C'est dément. Et je le salue, Harry, s'il nous écoute. Harry, tout est classé. Il n'est même pas allé... Et ça continue quand même. Quelle est la procédure, je cherche... C'est le non-lieu. Oui, non-lieu. Je n'ai même pas... C'est un non-lieu. C'est le classement sans suite. Oui. Non, c'est le classement sans suite. Donc, tout est arrêté. Et malgré cela, lorsqu'il se produit sur scène, vous avez des gens qui viennent l'empêcher de... Et puis alors, après, c'est un système de peur. Parce qu'il y a des mairies qui disent, non, je ne vais pas l'accueillir parce que je n'ai pas envie. Et puis, il y a des... Personne n'est courageux.
C'est-à-dire que les metteurs en scène, ils ne l'engagent pas. Et puis, les gens qui font également les metteurs en scène sur le service public, ils ne l'invitent pas. C'est fini. Donc, personne n'est courageux. Donc, en fait, c'est un scandale. La Ferrari, c'est un scandale.
Il y a eu une décision de justice. La main, c'est que fait la société lorsqu'il n'y a pas encore eu de décision de justice. C'est ça, la question.
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