Énergie: la conférence de presse d'Emmanuel Macron en intégralité
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 23:00FerméeRéponse directe
Faut-il craindre des coupures cet hiver si les économies d'énergie ne sont pas atteintes ?
- 26:00OuverteRéponse directe
Les aides aux ménages seront-elles maintenues ou recentrées en 2023 ?
- 35:00OuverteRéponse directe
La France soutiendra-t-elle une taxe européenne sur les profits des énergéticiens ?
- 39:00OuverteRéponse partielle
EDF est-il en crise ? Quel est l'état du parc nucléaire ?
- 48:00OuverteRéponse partielle
Quelle coopération énergétique avec le Royaume-Uni post-Brexit ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
je souhaitais en effet faire un point rapide sur la situation en termes énergétiques et économiques pour notre pays et pour l'europe dans le contexte que nous connaissons après avoir tenu un conseil de défense et de sécurité nationale sur justement l'énergie et après des coordinations intense ces derniers jours à la fois avec la commission européenne et avec l'allemagne et j'étais à l'instant avec le chancelier choses sur ce sujet en effet nous voyons depuis plusieurs mois notre pays notre continent sont soumis ont été soumis d'abord à une hausse des prix de l'énergie qui a été largement conduite par une reprise de l'activité post co vite très intense situation qui a été ensuite aggravé par la guerre lancée par la russie en ukraine et ce compte tenu de ce que représente la russie sur le marché des énergies fossiles qu'il s'agisse du gaz comme du pétrole début 2022 je vais ici rappeler la situation 25% de toute l'énergie d'union européenne étaient du gaz et 50% de ce gaz venait de la russie c'est la situation dont nous partons est donc très clairement cette situation macroéconomique qui existe à partir de la fin de l'année 2000 21 puis le déclenchement de la guerre on fait peser sur notre europe une situation inédite tout ce qui paraissait jusqu alors d évidence c'est à dire que nous ne manquerions pas de ses ressources fossiles et que nous pourrions mener notre transition climatique au rythme nous l'avions décidé a été remis en cause et donc nous avons aujourd'hui un objectif qui est d'abord de sécuriser la fourniture de gaz et le plus vite possible d'accélérer notre transition pour pouvoir nous en passer et évidemment dans ce contexte dans cet entre temps de maîtriser les prix et l'inflation qui en découlent et je le dis dans un contexte où en un an de temps les prix du gaz ont été multipliés sur le marché par cinq ou six et les prix de l'électricité ont atteint des niveaux qu'il n'avait jamais connu avec des phénomènes spéculatifs extrêmement important dès le début de la guerre nous avons réagi en européens et la france avaient alors la présidence du conseil c'est l'agenda de versailles dès le mois de mars 2022 qui a acté qu'il nous fallait justement au plus vite sortir de la dépendance au charbon pétrole et au gaz russe avec une stratégie qui consiste à confirmer et accélérer notre agenda climatique l'agenda qu'on appelle en bon français fit for fifty five et cet agenda que nous avons porté durant la présidence française en passant de nombreux textes c'est celui qui nous permet d'accélérer le plus vite la sortie des énergies fossiles il prendra néanmoins nous le savons plusieurs années mais la situation actuelle le confirme et le conforte c'est à dire c'est un agenda par lequel nous allons électrifié nos usages aller vers plus de renouvelable de nucléaire de sobriété énergétique ces trois piliers qui fonde à la fois la stratégie européenne et la stratégie française le deuxième pilier c'est celui que j'ai évoqués c'est d'accélérer les économies d'énergie je vais y revenir qui lui en plus de l'efficacité à court terme et le troisième pilier de contingence a consisté dès le mois de mars a décidé de diversifier nos sources d'énergie y compris fossiles pour faire face à ce risque géopolitique cette diversification a produit ses effets avec des choix qui ont été faits dans certains pays de rouvrir des centrales à charbon avec la licence que nous nous sommes accordés de maintenir certaines centrales thermiques que nous voulions fermés en france et c'est ce que nous avons permis par la loi avec l'ouverture de nouveaux terminaux gaziers plusieurs en allemagne qui sont en train d'être finalisé le seront et à moyen terme en france un terminal au havre qui nous permettra de recevoir plus de gaz liquéfié nous avons surtout dans la période accélérer cette diversification en allant chercher d'autres fournisseurs de gaz ce qui a permis en quelques mois de passer de 50% que j'évoquais de gaz russe à 9% aujourd'hui dans notre mix et puis à côté de ça de manière plus structurelle évidemment nous diversifie qu'elle nous diversifions nos sources de production pour aller vers plus de renouvelable et de nucléaire ce qui dans notre mix c'est plus cohérent pour sortir de cette dépendance maintenant au moment où nous nous parlons nous avons à court terme deux enjeux je pense c'est la question que se posent beaucoup de nos compatriotes comment être sûr qu'il n'y a pas de coupure et comment être sûr qu on maîtrisera au mieux les prix en effet à court terme notre volonté de faire face évidemment aux prochains mois et en particulier aux mois d'hiver et nous nous sommes préparés ce que j'ai demandé au gouvernement ce qu'on fait l'ensemble des services c'est nous préparer à un scénario d'un hiver froid et d'un scénario dans lequel il y aurait une coupure complète du gaz russe c'est celui je dirais dans les hypothèses de départ seraient les plus adverse avec un objectif qui est le nôtre qui est de ne pas d'un de n'avoir aucune coupure gaz et électricité et de préserver notre activité économique pour ne pas rentrer dans une crise économique pour faire face à cela nous avons d'ores et déjà pris toutes les mesures que j'évoquais diversifié nous protéger le premier élément c'est est ok stocker le gaz puisque lui peut se stocker pour à la fois être consommés par les ménages ou pouvoir produire de l'électricité nous nous étions donné des objectifs européens et français l'objectif de 80% que nous étions donnés en européen est en train d'être atteint et à cet égard l'europe est en avance de quelques semaines sur les objectifs qu'elle s'était donnée ce qui a montré une mobilisation de tous les pays et en france nous sommes autour de 92 93 % de stockage par rapport à nos capacités là aussi nous sommes en avance sur les objectifs que nous nous étions donnés ce qui veut dire qu'on a tous réussi à mobiliser à consommer un peu moins que prévu durant les dernières semaines et surtout à mobiliser des capacités pour stocker et préparer l'hiver le deuxième élément clé de cette stratégie pour passer l'hiver c'est de sauver l'énergie que nous pouvons sauver c'est la sobriété énergétique et je veux vraiment insister sur ce point parce que nous avons chacun un rôle à jouer en la matière et il est très important la meilleure énergie c'est celle qu'on ne consomme pas et donc à cet égard le gouvernement a élaboré une première série de mesures il en a préparé une série d'autres et nous avons jette très simple et la première ministre ministre entreront dans les prochains jours et des prochaines semaines dans le détail mais notre objectif c'est par ce biais là dans d'économiser environ 10% ce qu'on consomme habituellement et c'est faisable par une série de gestes simples en étant d'abord dans une logique volontariste si je puis dire et pas coercitive en appelant à la responsabilité de chacun et en partageant toutes les informations qui sont les nôtres on ad on est déjà en train d' économiser de l'énergie par rapport à nos comportements habituels parce qu'elle coûte un peu plus cher faut bien le dire et parce que tout le monde est en train d'intégrer cette nécessité mais si nous nous mobilisons et c'est bien un plan de mobilisation active auquel j'appelle nous pouvons atteindre cet objectif de 10% dans les consommations public dans les bâtiments tertiaires chez les ménages est évidemment dans tous les secteurs d'activité le gouvernement va décliner secteur par secteur ce plan mais chacun d'entre vous a son rôle à jouer et une bonne partie de cet effort chose la plus efficace c'est de baisser un peu la clim quand il fait chaud ce qui est plutôt le cas en ce moment et c'est d'essayer de se caler sur une référence de chauffage des qui commencera à faire fois à faire froid pardon autour de 19 degrés dans la pièce on maintenir la température ambiante si on fait c'est petit effort collectif et petit effort collectif alors il sera assez je dirais assez spontanément le pays pourra atteindre ses objectifs de sobriété le gouvernement donne va décliner cette cet objectif et pour moi ce plan de sobriété c'est ce qui doit nous éviter d'aller vers quelque chose qui est plus coercitif et qui serait à ce moment là un plan de sobriété de renforcer voire de rationnement et qui évidemment nous protégera une fine et des coupures et donc vous le voyez en quelque sorte c'est par gradation le premier étage de la mobilisation générale c'est la sobriété volontaire et pour ça il va y avoir une déclinaison secteur par secteur un travail de communication du gouvernement et puis aussi on va essayer que chaque personne chacun de nos compatriotes et des outils d'ores et déjà j'invite chacun à regarder ecowatt vous avez de manière très concrète et bien la situation énergétique du pays des conseils pour des gestes concrets et qui nous permet à chacun d'être en quelque sorte mobilisés donc vous voyez pour faire face à ces difficultés de court terme il ya le stockage est ensuite sauvé l'énergie et ce plan de sobriété en jouant sur la responsabilité de chacun là où il est et de des particuliers comme des secteurs économiques et évidemment du secteur et des administrations publiques et puis le troisième levier c'est la solidarité européenne et je vais insister sur ce point parce que à court terme nous l'avons beaucoup travaillé en particulier en franco-allemand et je veux ici vous dire la coordination et la solidarité franco allemande qui va s'établir sur ce sujet sur laquelle nous travaillons depuis le début de la crise si je devais simplifier les choses l'allemagne a besoin de notre gaz et nous nous avons besoin de l'électricité produite dans le reste de l'europe et en particulier en allemagne et ce pour quoi ça n'a rien à voir avec le conflit en russie mais celia un phénomène conjoncturel qui est que aujourd'hui le parc nucléaire installée en france et face à des défis techniques qui a conduit le superviseur quelle autorité de sûreté nucléaire a demandé des travaux à edf ce qui fait que nous avons plus de centrales que prévu qui sont en maintenance ça vient s'ajouter à la problématique que je viens d'expliquer ce qui fait qu'on produit moins d'électricité en franco-français que prévu et on a besoin de la solidarité européenne et donc au fond nous allons contribuer à la solidarité européenne en matière de gaz et bénéficier de la solidarité européenne en matière d'électricité dans les semaines et les mois qui viennent ça va se traduire en franco-allemand de manière très concrète nous allons finaliser dans les prochaines semaines les connexions ghazir nécessaire pour pouvoir livrer du gaz à l'allemagne s'il y avait un besoin de solidarité et à chaque fois qu'il n'y en aura besoin d'ores et déjà aujourd'hui pour la première fois depuis très longtemps la france est exportatrice de gaz vers l'est de l'ordre nous allons renforcer cela et nous mettre en situation d'être solidaire sur le plan gazier avec l'allemagne si l'hiver est difficile et que l'allemagne en a besoin les travaux ont été actés dans le conseil de vendredi ils se feront dans les prochaines semaines et sont prêts pour l'hiver de la même manière l'allemagne s'est engagée à une solidarité électrique à l'égard de la france et donc se mettra en situation de produire davantage d'électricité et surtout nous apporter dans une situation de pique sa solidarité électrique en la matière cette solidarité franco allemande c'est l'engagement que nous avons pris avec le chancelier fioles c'est celle que nous tiendront dans les prochains mois et qui s'inscrit plus largement dans une solidarité européenne qui a été structurée par les communications de la communication européenne dès le début de l'été qui a appelé à de la solidarité entre les pays et un plan de sobriété partout en europe tels que je viens de le décliner ça c'est pour passer l'hiver et si nous faisons ce que je viens de dire est que nous mettons en situation notre vision est que nous pouvons regarder sereinement les choses et donc en quelque sorte les solutions sont d'ores et déjà aujourd'hui dans nos mains si nous savons être rendez-vous de la sobriété et de la solidarité ensuite il ya la question des prix évidemment qui préoccupe beaucoup de nos compatriotes sur ce sujet les mesures sont d'abord nationales et ses démesures en quelque sorte de correction la france les a pris parmi les premiers pays dès octobre novembre 2021 nous avons mis en place des séries de boucliers face en particulier à l'envolée des prix de l'électricité du gaz nous avons aussi pris des dispositions par rapport au prix de l'essence qui se sont accrues des derniers contribution que nous avons obtenues ces dernières semaines avec des effets concrets à la pompe ces jours ci est en quelque sorte nous avons évité une hausse d'environ 50 à 70% des prix du gaz et d'électricité pour nos compatriotes ce qui fait que la france est l'un des pays qui a le plus protégé les ménages et les petites et moyennes entreprises en europe beaucoup de pays sont en train aujourd'hui de rejoindre nos mesures et c'est d'ailleurs le sens du plan qui a été annoncé hier par le gouvernement allemand qui rejoint la logique de beaucoup de notre dispositif tout ça fait qu'aujourd'hui la france est parmi les pays qui ont les taux d'inflation les plus faibles en europe parmi les tôles et les plus faibles de la zone euro est qu'aujourd'hui nous avons au maximum protéger les ménages et les entreprises sur ce sujet néanmoins nous le savons dans les prochains mois il nous faudra encore mieux cibler avoir une réponse plus structurelles pour aider plutôt à la rénovation thermique à l'électrification des pratiques et cibler nos réponses pour accompagner les ménages ceci doit s'accompagner de mesures européennes la commission est en train de préparer le travail j'ai eu l'occasion d'avoir plusieurs échanges avec la présidente de la commission et au fond nous avons un travail depuis plusieurs mois en la matière je veux ici dire en tout cas la position de la france quant aux grands axes qui semble se dessiner d'abord nous sommes favorables à des pratiques d'achat commun du gaz ceci permettrait à l'europe en achetant groupe et d'acheter moins cher et donc nous continuerons d'agir et je crois que pouvoir dire que chancelier scholz partage cette vision nous en avons parlé un instant donné et de manière concrètement d'agir en fonction de ce que nous avons acté au niveau européen la deuxième chose si la commission venait à décider de mettre un plafond au prix du gaz acheté à travers les gazoducs à la russie la france soutiendrait une telle mesure nous paraît de nature à cohérente avec notre politique de sanctions et à réduire ses prix la troisième chose c'est que nous défendons un mécanisme de contribution européenne à l'égard qui serait demandez donc aux opérateurs énergétiques pour sedan les coûts de production sont très inférieurs aux prix de vente sur le marché est en effet des bénéfices indus qui sont faits par des opérateurs de marché aujourd'hui et la bonne approche c'est qu'une contribution leur soit demandée au niveau européen cette contribution pourrait ensuite être reversée aux états membres pour financer leurs mesures nationales cibler celles approche que nous soutenons et celle approche que la france et l'allemagne soutiennent elle est la plus cohérente pour éviter les distorsions entre pays européens elle est la plus juste et elle serait la plus efficace si une telle approche ne pouvait aboutir au niveau européen alors nous serions obligés de la regarder au niveau national d'ores et déjà c'est ce que nous avons fait avec certains opérateurs ces derniers mois comme vous avez pu le remarquer il ya en tout cas là aussi une convergence franco-allemande pour défendre un tel mécanisme de contribution européenne si la commission le proposer dans les prochains jours enfin pour réduire la volatilité des prix il nous paraît indispensable d'avoir des mesures de lutte contre les pratiques spéculatives qui permettrait de mieux encadrer les pratiques d'appels de marge et de couvertures sur les marchés qui ont conduit à l'envolée des prix à la démultiplication en quelque sorte des effets réels sur les marchés par certains opérateurs nous souhaitons là dessus avoir au moins un accord franco-allemand avons pris l'engagement tout à l'heure avec le chansonnier scholz et notre souhait est qu'il puisse y avoir des mécanismes de contrôle de ses opérations spéculatives au niveau européen ça c'est pour le volet prix à court terme et donc je souhaite que la commission puissent parachever son travail dans les tout prochains jours et je veux ici redire tout le soutien de la france au travail de la commission européenne depuis le début de la crise et sur ces mesures à moyen terme ça veut dire dans les prochains mois il nous faut continuer à avancer à marche forcée d'abord pour produire davantage et produire davantage de sources alternatives d'énergie et tout particulièrement d'électricité en france et en europe c'est pourquoi j'ai demandé au gouvernement de parachever les textes législatifs pour permettre d'accélérer nos projets de production d'énergie renouvelable et de nucléaire aujourd'hui nos rythmes quant aux travaux pour permettre les capacités de production renouvelable en nucléaire montre que nos projets sont trop lents je serai dès que possible à saint nazaire pour inaugurer le champ d'éoliennes en mer ce que je devais faire aujourd'hui mais que le temps n'a pas permis ce qui me permet d'avoir le privilège d'être devant vous et ce qui m'a permis d'échanger avec eux mon homologue allemand mais imaginez que ce projet a été lancé par mon en tes prédécesseurs et donc face aux défis qui est le nôtre aujourd'hui on doit aller beaucoup plus vite dans la production de ces énergies renouvelables et donc simplifier les choses drastiquement nous sommes en guerre c'est un état de fait nous devons l'énergie fait partie des instruments de guerre utilisée par la russie et donc nous devons absolument nous mettre en situation de produire plus vite des sources alternatives d'électricité le deuxième point c'est d'accélérer l'électrification nos pratiques et donc d'aller beaucoup plus vite sur la rénovation thermique des bâtiments sur la conversion du parc automobile et sur l'installation comme modèle aux cycles et de transport d'énergie de l'hydrogène au niveau européen qu'il troisième élément à moyen terme c'est de réformer le marché de l'électricité aujourd'hui vous le savez ce marché au niveau européen a deux défauts et je souhaite que en franco allemand nous puissions y travailler il ya maintenant un accord franco-allemand sur ce sujet et nous avons une vraie convergence de vue avec l'italie aussi d'abord nous devons parachever le réseau européen électrique et multiplier les connexions électriques européenne pour que l'électricité puissent circuler la manière la plus efficace et rapide entre les pays ensuite le prix sur ce marché européen de l'électricité doit être formée de manière beaucoup plus cohérente et en lien avec les coûts de production aujourd'hui le prix l'électricité sur le marché européen est beaucoup trop dépendant des contribution marginale et en particulier celle du gaz en particulier en moments de pique ce qui pour des pays comme le nôtre et certains autres est aberrant effet que vous avez un prix de l'électricité qui est déconnecté des prix la réalité des coûts de production c'est ce qui fait d'ailleurs que vous avez certains opérateurs qui du coup font des bénéfices excessifs ce que la commission européenne je l'espère s'apprête à corriger à court terme et donc à moyen terme il faut pas que le prix le marché européen est en quelque sorte cette distorsion donc il faut pouvoir le réformer voilà donc les trois grands axes à moyen terme sur lequel nous voulons avancer voilà les quelques mots que je souhaitais donner en quelque sorte les les axes que je souhaitais dressé pour vous expliquer quelle est la stratégie à la fois française et européenne en la matière tout ça va donner lieu à la déclinaison d'une stratégie que la première ministre et les ministres compétents vont expliquer d'abord sur le plan de sobriété qui fera qu'il donnera lieu et donc à une présentation et surtout un échange avec l'ensemble des branches économiques puis donnera lieu à des engagements successifs puis en parallèle de ça évidemment la première ministre aura aussi à lancer des exercices structurant pour le pays la stratégie nationale bas carbone la programmation pluriannuelle de l'énergie qui seront dès cet automne lancé pour pouvoir déboucher sur des exercices législatif fin d'année début d'année prochaine nous aurons l'occasion d'y revenir de manière claire tout ça aussi au niveau européen donnera lieu à des travaux de la commission dans les prochains jours qui seront explicités dans le cadre du collège de la commission est évidemment tout ça sera travaillé lors du prochain conseil européen à prague et nous permettra d'avancer là aussi en européen voilà les quelques mots que je voulais dire avant de répondre à vos questions bonjour bonjour monsieur le président mathieu coatch bfm tv vous venez de demander aux français de faire environ 10% d'économie d'énergie avec des gestes du quotidien notamment en mettant le chauffage à 19 degrés est ce que cela veut dire que si les comportements ne changent pas cet hiver il y aura inévitablement des coupures de gaz ou d'électricité et puis concernant les prix vous êtes vous avez parlé de mieux cibler les aides est-ce que cela veut dire que certains messages ménages doivent tout de même se préparer à payer leur énergie plus chère ou est ce que toutes les aides que l'on connaît aujourd'hui seront maintenus à partir de janvier alors d'abord le la manière même dont vous avez formulé votre question montre qu'il n'ya pas d'inéluctabilité est donc la solution est dans notre dans nos mains si nous savons collectivement nous comporter de manière plus sobre et nous savons faire des économies d'énergie partout alors il n'y aura pas de rationnement et il n'y aura pas de coupure c'est ça la clé donc ya pas de fatalité du tout l'objectif c'est dire que si nous avons un hiver très froid si la solidarité européenne est appelée nous pouvons tout à fait passer ses caps si nous savons faire environ c'est 10% d'économies d'énergie donc il faut dès maintenant nous mettre en capacité de le faire ce plan se brouillent et et la logique dans laquelle on va plutôt rentrer dans un premier temps et une logique de mobilisation générale et pas d'obligations ou de coercition je pense c'est très important parce que moi je crois dans l'intelligence collective et nos compatriotes sont tout à fait conscients de cela donc on va en fait faire des points réguliers semaine après semaine on va regarder on en est je vous dis on en est déstockage chaque semaine on va faire le suivi des choses et mon objectif c'est qu'on puisse partager cette information et qu'on la rendre transparente j'ai donné un premier instrument mont écho bot me donne déjà beaucoup d'informations sur la situation énergétique est ce qu'on dépense trop pas assez ou autre et on va essayer d'améliorer tous ces instruments pour que chacun puisse se puisse se l'approprier au niveau individuel si on met déjà la climatisation en ce moment un peu moins fort et si on arrive quand commencera à faire froid avec le chauffage un peu moins fort que d'habitude on y contribuer ensuite nous on doit aussi changer les comportements et je dis ça personne n'est net exemplaires aujourd'hui on doit tous se bouger tous changer les habitudes et parfois les mauvaises habitudes et donc ce sont des réflexes qu'on va devoir prendre dans les administrations publiques au niveau de l'état des collectivités publiques dans le secteur tester et puis branche par branche pour pouvoir le faire on va faire le suivi de tout ça ensuite l'étape d'après à mesure qu'on va avancer vers l'automne hiver il y aura des rendez vous chaque semaine on va regarder les choses et on va regarder on en est si on voit qu'on n'est pas au rendez vous de la responsabilité collective à ce moment là on se posera la question est ce qu'on doit être plus contraignant est ce qu'on doit mettre des mesures de pas de contrôle des mesures pour commencer à aller vers de la stratégie soit contrainte soit de rationnement ça ce sera la deuxième étape je pense que et encore une fois ça c'est dans notre nom dans nos mains si nous sommes tous responsables et comprend notre part tout porte à croire qu'on n'atteindra pas ce deuxième seuil mais en tout cas il ya ensuite un deuxième seuil où on à la sobriété plus contrainte je veux pas qu'on commence par là parce que je préfère jouer sur la liberté la responsabilité mais il y aura ensuite ce deuxième étape si vous vois qu'on commence à déraper peut-être qu'on dira on va regarder dans les secteurs dans les endroits où manifestement les mécanismes ce qu'on attendait de manière volontaire n'est pas appliquée donc on va mettre plus de contraintes et ensuite un nouvel étage à la fusée ce qu'on appelle le rationnement c'est à dire que là on va dans certains secteurs rationner c'est-à-dire contraint de limiter la part d'énergie disponibles ça c'est vraiment le je dirais presque le mécanisme d'avant dernier ressort si le plan de sobriété ne marche pas évidemment le prépare avec tous les secteurs c'est quelque chose qu'on connaît sur le plan électrique comme sur le plan gazier c'est quelque chose qui est contraignant aujourd'hui si nous savons être au rendez-vous de la sobriété de la solidarité nous n'en aurons pas besoin mais on doit se préparer au cas où ce plan de rationnement c'est celui qui nous évitera justement les coupures et donc la coupure elle n'interviendra qu'en dernier ressort donc aujourd'hui je vous parle en toute franchise instruits par les bilans qui m'ont été données et d'informations partagées avec les experts nationaux européens nos dialogues il faut pas jouer sur la peur on n'est pas dans cette situation là nous avons notre destin en main parce que depuis le mois de février on a fait beaucoup de choses et on a changé beaucoup de choses et parce qu'on sait que si on arrive à être rendez vous de la solidarité de la sobriété c'est dans notre main mais avant la coupure il ya beaucoup d'étapes comme je viens de le décrire pardon vous avez raison sur les prix aujourd'hui on a des mécanismes très large il va jusqu'à la fin d'année il appartiendra au gouvernement au parlement dans le projet de loi de finances de les adapter ce qui est sûr c'est qu'on ne pourra pas pendant des mois et des mois voire des mécanismes aussi large qui financent aussi massivement la consommation d'énergies fossiles et donc la tendance va aller vers deux choses le plus grand ciblage de l'accompagnement c'est à dire on va devoir continuer d'accompagner les familles les classes moyennes et les familles les plus modestes qui ne pourraient pas résister à une hausse des prix et donc on va devoir cibler les choses je prends un exemple aujourd'hui ce qu'on fait sur l'essence n'est pas ciblé vous pouvez gagner quatre ou cinq smic vous avez les mécanismes qui sont payés par le contribuable à la pompe est ce que c'est une bonne politique c'est la plus simple c'est une mesure d'urgence c'est pas la plus intelligente donc on va devoir re cibler notre peu nos politiques dead pour mieux accompagner plutôt les classes moyennes en particulier nos compatriotes qui travaillent et puis les les ménages les plus modestes ça c'est la première chose donc aller vers un ciblage progressif la deuxième c'est qu'il faut plutôt utilisé l'argent du contribuable pour aller vers de ce que j'appellerais des mesures plus structurelles c'est à dire les mesures qui nous aide à nous passer durablement de ces énergies fossiles mieux vaut utiliser l'argent du contribuable pour aider à changer de véhicule mieux vaut utiliser cet argent pour vous aider à changer vos portes et fenêtres et à faire votre rénovation thermique à vous et coupez vos équipés de capteurs et donc on va plutôt mettre de l'argent pour accompagner les ménages les collectivités publiques et les entreprises dans cette transition et d'accélérer gel calvo de l'agencé espagnole de presse c'est fait est ce que vous savez parler avec le chancelier du projet de gazoduc entre la france et l'espagne c'est à dire l'ancien 2004 et d'après les déclarations de votre gouvernement ces dernières semaines est ce qu'il faut comprendre que c'est un projet définitivement enterrée par la france alors sur le sujet 1004 j'en ai parlé évidemment impulsion se désole c'est j'en parlerai avec le président du gouvernement espagnol sanchez nous en avons à plusieurs fois plusieurs reprises par la france soutient les interconnexions énergétiques en europe je le dis ici avec beaucoup de force et nous soutenons avec force nous sommes en train d'enfer avec l'allemagne une en tout cas techniquement la ménage pour pouvoir avoir un flux de la france vers l'allemagne les travaux que j'évoquais tout à l'heure et nous sommes pour développer toutes les interconnexions qui ont du sens et je suis en particulier favorable au delà de ce que nous avons déjà porté durant le premier quinquennat à continuer à intensifier les connexions et d interconnexion électrique entre la france et l'espagne pour ce qui est des connexions gazières entre l'espagne et la france je voudrais qu'on parle simplement de la réalité des besoins et de l'avenir la réalité c'est qu'aujourd'hui entre la france et l'espagne il y a deux gazoducs la réalité c'est que si je prends l'utilisation de ces gazoducs depuis la période de stress c'est à dire février ils sont utilisés à 53 pour cent de leur capacité et la réalité c'est que quand je regarde les chiffres du mois d'août le sens de la marche et que la france exporte du gaz vers l'espagne donc aujourd'hui au moment où je vous parle qui celui d'un pic de crise gazier nous ne sommes pas en train de saturer les connexions existantes et il n'y a pas un besoin de l'espagne d'exporter ses capacités gazières vers la france puisque elle en importe au moment où je vous parle les centrales à gaz produisant l'électricité en espagne son temps sous utilisation donc je le dis avec beaucoup de naïveté je ne comprends pas le problème à court terme qu'on essaie de résoudre je ne comprends pas et je ne pourrai plagié un de mes prédécesseurs je ne comprends pas pourquoi on serait comme des des cadres et pyrénéens sur ce sujet pour expliquer que ça règlerait le problème gazier c'est faux c'est factuellement faux si on était à cent pour cent de l'utilisation de nos gazoducs et s'il y avait aujourd'hui un besoin d'exporter le gaz vers la france l'allemagne ou autre je vous dirais oui ça n'est pas vrai la deuxième chose c'est que s'ils ont décidé aujourd'hui mi-24 les travaux ne seraient pas sans mal parce qu'il ya beaucoup de positions en particulier environnementale qui ne sont pas sans fondement et vous irez voir au pic d'aneto ou dans d'autres endroits qui nous sont chères et les questions que intel gazoduc soulèverait est-ce que investir aujourd'hui pour avoir un gazoduc un troisième gazoduc entre la france et l'espagne répond à notre question je ne crois pas est ce qu'il répond à terme à une production de gaz ou une importation de gaz venant des pays du sud que l'espagne ferait je n'ai pas eu cette information je n'ai pas eu ça voudrait dire que l'espagne double ou triple rennes les modes importations de gaz qu'elle ferait du sud honnêtement je ne le crois pas donc je il faut me partager l'information d'aucuns nous explique que ces infrastructures serait utile pour l'hydrogène qui pourrait passer demain j'ai deux réservées à cet égard que je veux partager avec mes collègues la première tous les experts aujourd'hui me dise il est faux de dire qu'un gazoduc pourra demain transporter de l'hydrogène cela supposera des nouveaux travaux très lourds parce qu'il se trouve que les caractéristique de l'hydrogène ne sont pas du tout les mêmes et c'est pas vrai qu'un gazoduc d'aujourd'hui transportera d'hydrogène la deuxième c'est que plusieurs m'explique même qui serait aberrant transportait de l'hydrogène de l'espagne à la france ou l'espagne à l'allemagne qu'il faudrait transporté c'est l'électricité bas carbone produite en espagne pour aller faire l'électro lisent sur les lieux de production qui auraient besoin de l'hydrogène et ceci va plutôt dans le sens de ce que je vous disais on a besoin de plus d'interconnexions électriques je ne suis pas convaincu qu'on ait besoin de plus interconnexions gazières dans les conséquences en particulier sur l'environnement et des écosystèmes sont plus importantes donc je veux ici dire moi je pars des faits fais pas de politique je parle des faits les faits sont ce que vous est donné y a pas d'évidence de besoin il n'y a pas d'évidence aujourd'hui a pas d'évidence demain il ya des vraies difficultés mais je dis ici la france en tout cas est une un pays européen coopératif qui croient à la solidarité européenne et je ferai tout ce qu'il faut si pour améliorer la solidarité énergétique européenne si il y à des faits qui viennent amender ce que je viens de dire je les prendre en compte et je me souviendrai devant vous dire voilà ce qui m'a été dit et expliqué par l'espagne l'allemagne ou tel autre pays et voilà pourquoi je défends mi-24 mais aujourd'hui je donne les faits je suis à la disposition de mes collègues pour me donner d'autres faits qui me convaincra du contraire je viens de parler au chancelier scholz il m'a pas donné des faits différents qui m'ont convaincu qu'ils avaient besoin une interconnexion gazière si demain le président sanchez me dit voilà les faits je suis tout à fait prêt à revendre ma position bonjour monsieur le président on jan hus boom de bloomberg news une question sur cette contribution obligatoire sur les profits indus des énergéticiens que vous avez évoqué l'allemagne s'est d'ores et déjà engagé sur cette voie est à dire qu'en france on ne verra pas de telles taxes d'ici à l'adoption au niveau européen d'un mécanisme est à ce moment là quelles sont les entreprises françaises qui pourraient être affectées et une question de mâcon frère également wima cancer bonjour alors qu'on nous a demandé de poser la question à la suite au que la mienne porte sur les activités d électricité de france edf face aux crises énergétiques et df n'a pas de patrons alors monsieur le président avez vous arrêté votre choix sur un candidat pour une direction unique ou bicéphale et edf a à gérer un parc nucléaire qui est en mauvais état 32 réacteurs sont à l'arrêt vos détracteurs vous reprochent cette situation que leur répondez vous merci merci beaucoup pour ces deux questions sur la première la france et l'allemagne ont la même position nous privilégions en effet une contribution européenne et notre souhait est que cela passe par l'europe l'europe ensuite restituera à chaque nation justement les les sommes ainsi perçues pour pouvoir financer les mesures nationales prises pour accompagner les ménages et les entreprises et nous partageons et je crois que c'est la même chose que nous partageons avec plusieurs autres pays et dirigeants la même vision des choses en la matière que c'est plus cohérent que ça évitera de créer des distorsions en fonction de la finalisation de ce mécanisme on pourra alors vous dirai je sois je reviendrai moi-même soit les ministres compétents reviendrons vers vous pour vous dire les entreprises qui sont concernés les montants d'ores et déjà nous mêmes nous avons mis plusieurs de nos entreprises à contribution pour le dire très clairement et je veux ici le l'explicité de fait on a demandé des efforts volontaires par exemple à des énergéticiens comme total et énergies nouvelles avec les mécanismes qu'on a pu obtenir 2 / à la fois raffineries et les contributions pour le prix de l'essence à la pompe c'est des contributions mais dont on sait d'ailleurs organisé à mon avis à bon escient et je pense que les ministres ont bien fait pour qu'elle ait un impact sur les prix payé par le consommateur vous êtes en train d'en bénéficier passée une contribution qu'on a demandé à l'entreprise de la même manière on a demandé une contribution à notre énergéticiens qu' edf quand on a augmenté les volumes darren parce que c'est une contribution puisque en fait ces deux c'est un prêt garanti sur le marché et ce qui ce qui fait qu'on a couvert le prix pour les acteurs qui qu'il utilisait c'est un peu technique mais c'est la réalité donc cette contribution européenne elle est soutenue en france et en allemagne notre souhait est plutôt que ça passe par là et en effet qu'est pas de mécanismes nationaux si à la fin l'europe échoué à le faire ou dit finalement qu'elle ne le fait pas nous reviendrons à ce moment là des débats nationaux et je souhaite que dans les meilleurs délais en fonction des critères que l'europe donnera on puisse répondre à votre point par entreprise et par mon temps sur ce qui est de df je ne porterai pas ici de réponse sur la présidence et la direction de l'entreprise ce sera fait en bon ordre il ya un travail qui est conduit par l' agence des participations de l'état en lien avec les ministres qui en ont la tutelle et des candidatures ne seront soumises pour pouvoir prendre les décisions je vais ici d'abord et avant tout avoir un mot de remerciement et de solidarité pour l'ensemble des personnels de l'entreprise et de la filière qui joue un rôle si important pour la nation aujourd'hui mais comme depuis le début moi je suis attaché à cette entreprise c'est aussi pour ça qu'on a fait le choix d'ailleurs de là renationaliser compte tenu de son 1 de son l'importance stratégique et de la stratégie qu'elle porte et donc je veux dire ici mon respect et mon soutien ma confiance dans edf et l'ensemble de ses personnels sur les procès qui sont faits c'est normal pardon dans dites moi annonce était une protestation technique qui n'avait rien à voir avec mon propos par nom est sûre sur ensuite les critiques qui me sont faits c'est tout à fait normal dans ces moments là je vais quand même défendre en actions pour un point quand j'étais ministre de l'économie et de l'industrie la feuille de route avait été déterminé par d'autres que moi j'ai montré ma confiance dans le nucléaire à l'époque où j'étais plutôt minoritaire et j'ai agi pour que nous puissions sauver la filière nucléaire française c'est le moment nous avons fait l'opération de sauvetage de ce qui est et areva nous avons réunifier la filière bâti framatome et aujourd'hui on peut encore parler de nucléaire français parce qu'il ya eu cette opération industrielle et que beaucoup à reposer je le rappelle alors sur edf et on nous avons redonné notre confiance ensuite élu président de la république je vous rappelle le peuple souverain avait voté loi qui était la réduction de 50% du nucléaire à horizon 2025 quelques mois après mon élection avec le ministre en charge de la transition climatique qui était alors nicolas hulot nous avons porté de repousser cette échéance de 10 ans et donc dès le début nous avons redonner de la visibilité à la filière nucléaire c'est absolument inacceptable que les gens qui ont eu la responsabilité des travaux de maintenance du parc installé puisse expliquer aujourd'hui nous n'avons pas pris nos responsabilités parce que dès les premiers mois de mon premier mandat nous avons redonner de la visibilité à la filière en expliquant qu'on allait décalé de dix ans les objectifs qui étaient initialement prévues en redonnant de la confiance à la filière en redonnant des objectifs les travaux de grand carénage ont été décidées et les investissements en formation et pour l'entreprise ont été pris donc chacun à sa place doit prendre ses responsabilités pour ma part je les ai prises prise et la visibilité a été donné les travaux de maintenance du parc existant ne sont en rien conditionné à la création la décision de nouveau nucléaire que j'ai prise en fin de mandat c'est tout à fait vrai et je vais y revenir dans un instant mais qui pourrait raisonnablement penser qu'un pays avec un tel parc installé puisse conditionner les travaux de maintenance de son parc à des décisions de création de nouveaux réacteurs serions fous ça n'a jamais été le cas il ya jamais eu le conditionnement à ça est ce que j'ai entendu dans le débat public ces dernières semaines est inacceptable parce que c'est faux et irresponsable ça c'est la première chose que nous avons décidé je l'assument et donc vous voyez la cohérence qui était donné ensuite pour fessenheim je vous le dis très simplement fessenheim était la plus vieille centrale de notre parc elle était sûre elle était à la frontière de l'allemagne qui aujourd'hui n'est pas aligné avec nous sur le nucléaire quand je vois aujourd'hui la difficulté que nous avons à ouvrir les centrales beaucoup plus récents ce que fessenheim fessenheim était une entreprise par dont une centrale sur laquelle il n'y avait plus de travail de maintenance depuis plus de cinq ans l'analyse factuelle qui a été fait c'est qu'il était le choix le plus rationnel était en effet de confirmer sa fermeture et je vais vous dire simplement les travaux de maintenance s'ils avaient simplement été fait correctement sur le reste du parc nous n'aurions même pas cette discussion aujourd'hui donc c'est pas un sujet fessenheim mais quand je vois les difficultés qu'il ya à ce que certaines centrales soient maintenues ouvertes alors même qu'elles sont beaucoup plus récentes et qui avait pas de question qu'on vienne pas me remets recherché sur fessenheim fessenheim en quelque sorte la messe était déjà dite la décision stratégique avaient été pré cinq ans avant sur la plus vieille centrale du parc elle était donc cohérente dans son maintien enfin j'ai voulu créer du consensus stratégique et politique en france sur ce sujet là où je vous le rappelle il ya cinq ans il n'y en avait aucun aucun et donc j'ai demandé aux experts de faire un travail en profondeur sur le mix énergétique et en particulier électrique pour le pays c'est le rapport qui a été produit à l'automne 2021 l'été automne 2021 par nos experts d'rtl yeux etc et qui a permis de voir que pour répondre à nos défis je vous redonne le schéma pour la france premièrement nous nous devions d'ici à 2050 faire 30 % d'économie d'énergie donc la sobriété elle est comme un pilier on en a besoin que deuxièmement si on veut être au rendez vous de notre stratégie on va devoir électrifier les pratiques et que quand bien même on fera ses économies d'énergie on aura besoin de produire 40 % d'électricité en plus qu'aujourd'hui et donc pour arriver à cet objectif à 2050 eh bien on doit avoir un pilier économies d'énergie un pilier renouvelables accentuée et à un pilier nucléaire et que le tout renouvelable n'est pas soutenable et que le tout nucléaire n'est pas soutenable non plus c'est la conclusion de ces travaux ils ont ensuite conduit un travail de programmation nationale que j'ai annoncé il ya quelques mois en février dernier à belfort où j'ai donné la stratégie française c'est ça la réalité et donc à chaque étape j'ai une stratégie qui a été cohérente et qui n'a pas attendu la crise que nous sommes en train de vivre et la guerre que nous vivons pour remettre la france sur un chantier soutenable qui n'est pas le tout nucléaire mais qui est à la fois économies d'énergie accélération du renouvelable et intensification du nucléaire voilà je peux pas être plus exhaustif et plus pédestre m'ont dit je prends une dernière question puis je vais devoir aller retrouver des élus est-ce que la ce liszt russe presse jeudi bienvenus alice russell exprime toutes les félicitations de la france et nous sommes à disposition pour pouvoir travailler entre comme on dirait alliés et amis et en la matière il n'aura échappé à personne que le royaume uni n'est pas dans l'union européenne qu'elle ne l'est plus donc les connexions et les solidarités sont différentes néanmoins nous avons des coopération énergétique nous avons des interconnexions existantes nous avons d'ailleurs une perspective en 2026 qui est un agenda de révisions pour les coopérations futures et donc nous devons y travailler ardemment et nous avons une coopération qui est très structurante dans le nucléaire qui est aussi une preuve de la force du nucléaire français et de la confiance que les britanniques ont eu en 2015 et j'étais alors ministre mais j'aimais beaucoup d'énergie pour vrai en la matière et je pense que ça a été un geste très fort du royaume uni de faire confiance à la france et à edf et donc je souhaite que nous nous soyons industriellement à la hauteur de cette confiance je n'ai pas de doute là dessus mais nous serons aussi en tant que pays à la hauteur de cette confiance et moi je pense que quoi qu'il advienne nous devons sur le sujet d'énergie comme sur d'autres avoir une coopération renforcée nous avons les mêmes valeurs nous avons une histoire d'amitié nous sommes face à des défis communs le royaume uni est un grand pays qui est engagé avec nous pour défendre les valeurs de la démocratie aux côtés de l'ukraine et qui a besoin aussi de renforcer sa souveraineté énergétique et de gagner la bataille du changement climatique c'est ça les vrais agenda le reste c'est l'écumé des jours et donc moi je ferai tout pour que nous puissions sur ce sujet avoir une politique très volontariste et de confiance avec le royaume uni et que nous puissions sur nos interconnexion et sur le nucléaire avancer ensemble et aller au plus loin des projets existants et décider de nouveaux projets voilà je crois que je vais devoir y aller merci à vous en tout cas et à très bientôt merci
Emmanuel Macron