Gérard Collomb | Loi antiterroriste
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Mais en même temps il fallait prendre un certain nombre de mesures qui continuent à protéger nos concitoyens. La loi pour améliorer la sécurité et combattre le terrorisme, qui vient d'être votée à l'Assemblée nationale nous permettra d'abord de continuer à vivre comme nous le faisions, d'organiser les grandes manifestations publiques, le marché de Noël de Strasbourg par exemple, la Fête des Lumières à Lyon. Deuxième mesure, elle nous permettra de fermer les lieux de culte où l'on incite à la haine et à la commission d'attentats.
Troisièmement, pour les personnes qui sont soupçonnées d'être radicalisées, parce que nous avions eu des informations d'un certain nombre de services étrangers par exemple, nous pourrons les maintenir dans le périmètre de la commune, s'assurer de leur déplacement, les obliger à pointer une fois par jour. Enfin un quatrième point pour les personnes qui sont soupçonnées de vouloir commettre un certain nombre d'attentats, on pourra continuer à aller chez elles pour saisir un certain nombre de documents qui montrent que, par exemple, l'on est en train de fabriquer un certain nombre d'explosifs. Cela se fera dans des conditions qui font qu'à la fois le Procureur de Paris, le procureur territorial et enfin le juge des libertés de Paris seront effectivement informés, et donc on aura à la fois des mesures de sécurité mais en même temps de protection des libertés.
Je m'aperçois que dans la Commission mixte paritaire qui réunit sept sénateurs et sept députés, il n'y a eu que deux voix qui se sont exprimées contre cette loi, cela veut dire que nous avons trouvé le point d'équilibre entre sécurité et liberté et donc que nous avons réussi à rassembler largement. Il faut qu'il y ait des policiers, des gendarmes, qui soient au contact. Et donc plutôt que d'avoir une police qui ne soit que d'intervention, nous voulons qu'elle soit au plus près de la population, qu'elle assure cette sécurité du quotidien, et donc qu'elle réponde finalement aux attentes des Français qui veulent voir policiers et gendarmes au plus près d'eux dans leurs quartiers.
On a beaucoup caricaturé la police de proximité. Moi je ne veux pas que les policiers, les gendarmes, demain se contentent d'aller jouer au football. Non, je veux qu'ils soient dans la proximité et donc, vous voyez, par exemple, qu'ils aient ce renseignement sur les modifications de l'ambiance d'un quartier qui mène demain à la délinquance et qui fait que, de la délinquance l'on passe à la grande délinquance, et puis ensuite au terrorisme.
C'est cela la police de sécurité du quotidien : une police qui est bien informée, qui peut faire remonter les renseignements tout simplement parce qu'elle est proche des gens.
Francisque Collomb