Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 13 février 2026 9 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Bruno Retailleau, candidat à l'Elysée : "Il n’est pas crédible", raille Laurent Jacobelli

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que Bruno Retailleau est un adversaire sérieux pour le RN ?

  • 0:31RelanceRéponse directe

    Pourquoi l'attaquer autant si ce n'est pas un rival ?

  • 1:31OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas avoir rejoint le RN en 2024 ?

  • 2:31OuverteRéponse directe

    Est-ce que sa crédibilité est un problème pour vous ?

  • 3:31OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que les électeurs LR pourraient le rejoindre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31Laurent JacobelliFait
    « Il est le ministre de l'intérieur qui a raté sa négociation avec l'Algérie pour la reprise des OQTF français. »
  • 2:31Laurent JacobelliFait
    « Il n'est pas crédible. »
  • 3:01Laurent JacobelliFait
    « Il a fait pire que Castaner. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bruno Rota qui a donc officialisé hier sa candidature à l'Élysée. Est-ce que c'est un adversaire sérieux pour le RN et surtout est-ce qu'il vous coup pas la sous le pied ? Bah c'est surtout un adversaire sérieux pour monsieur Atal, monsieur Darmanin, madame Born, tous ces candidats de la Macronie qui afflu.

En a un de plus, monsieur Retaillot. Je rappelle quand même qu'il a été ministre euh de gouvernement sous Emmanuel Macron, qu'il a travaillé avec des socialistes, que grosso modo, il est responsable du bilan d'Emmanuel Macron et et ben ça sera difficile pour lui de le défendre. C'est sûrement pas euh quelqu'un qui nous fait mais c'est comme tout Macronist un adversaire.

Vous le mettez dans la Macronie, il est sorti du gouvernement, il s'oppose en beaucoup de points. Emmanuel Macron, vous dites c'est c'est le candidat de la Macronnie. En 2024, le Rassemblement national et les Républicains ont fait un accord pour aller aux législatives ensemble.

Le président des républicains s'appelait à l'époque Éric Siotti. Monsieur Retaillot a donc eu le choix. Il aurait pu travailler avec un parti, le Rassemblement national qui veut plus de sécurité, qui veut moins d'immigration, qui veut moins d'impôts.

C'est ce qu'il dit aujourd'hui, je crois. Il a fait un autre choix. Il est travaillé comme des socialistes, comme des centristes, avec ceux qui creusent la dette, avec ceux qui créent des impôts supplémentaires, ceux qui ont ouvert les vannes de l'immigration. et du coup engendrer de l'insécurité.

Il a fait un choix, un choix très clair entre le redressement de notre pays, entre l'amour de la France et la grande braderie de nos industries, quand l'affaiblissement de notre pays, il a fait le choix de l'affaiblissement, c'est son choix d'homme responsable qui l'assume. C'est pas du tout ce qu'il dit hier. Vous l'avez entendu son discours très axé sur le régalien, très axé sur le le rétablissement de l'ordre de l'autorité euh et euh sur parler de l'amour de la France.

Il dit "Je serai le défenseur de nos coutumes, de nos modes de vie, de notre culture, de notre civilisation." C'est pas un discours qui est très proche de vous quand même ? Alors, je suis très surpris.

Euh il y a Bruno d'un côté, il y a Retaillot de l'autre. Moi, je rappelle qu'en tant que ministre, c'était il y a pas si longtemps, il y a quelques semaines, il est le ministre de l'intérieur qui a laissé rentrer en France le plus de migrants légaux, le plus. Euh il est le ministre de l'intérieur qui a raté sa négociation avec l'Algérie pour la reprise des OQTF français.

Il est celui qui a vu les taux d'insécurité notamment de crimes augmentés voir exploser. Joli bilan alors qu'il faut croire celui qui a été pas que ça. Il y a aussi une baisse des régularisation, il y a aussi des expulsions c'est à la marge enfin je veux dire là alors vous les chiffres qui vous arrangent [rires] arrangégaux record historique record historique au QTF plattitude totale.

C'est le ministre de l'immigration, c'est le ministre de l'insécurité. Alors évidemment, une fois qu'il est plus ministre, il fait le beau et il parade. Moi vous savez quand je vois un LR, j'écoute pas trop son discours.

Je regarde plutôt son bilan et en général vous êtes pas Mais si vous l'attaquez autant, est-ce que c'est pas quelque part qu'il vous dérange et qu'il vous inquiète ? Non, c'est parce que vous me posez la question. Voilà, je suis absolument pas que hier Jordan Bardella a fait un tweet en réaction à sa déclaration de candidature assez ironique avec en fond les chiffres dont vous parlez sur les titres de séjour.

Entre nous, la situation de la France ne serait pas celle qu'elle est. la situation politique ne serait pas si grave. Oui, ça prête à sourire.

Honnêtement, c'est quelqu'un qui a fait l'inverse de ce qu'il promet qu'il fera. Bon, deux possibilités. Soit il est sincère, mais à ce moment-là, en en 2024, pourquoi est-il parti des républicains pour s'aller à Emmanuel Macron ?

C'est très compliqué comme logique, non ? Soit il n'est pas sincère, il veut des républicains. Il est il est il est si il est parti des républicains quand sign il était président, il est président des républicains.

Il on va pas refaire l'histoire. À l'époque, le président des républicains, c'était Eric Siotti. C'est très simple he faites une comparaison tiens, on va faire une étude comparative.

Eric Sioti d'un côté, monsieur Retaillot de l'autre face à la même France, aux mêmes enjeux, au même paysage politique. Il y en a un qui dit "Moi travailler avec Emmanuel Macron, jamais. Cet homme est en train de détruire la France.

Il y a un parti qui qui est pas mon parti mais qui est un parti qui partage un certain nombre d'orientations. C'est le Rassemblement national, c'est l'alternance. Je suis du côté de l'alternance.

Ça c'est Eric Siotti." Puis il y en a un qui dit "Ah, une voiture quand même noire, brillante, avec une belle cocard, un bon salaire de ministre, allez, je choisis ça." Et ben, excusez-moi, c'est deux visions de la France, deux visions de la politique et il y en a une qui m'a à mes faveurs, c'est celle d'Étiotip.

Quand il dit l'immigration n'est pas une chance, c'est quelque chose que vous auriez pu dire, que vous dites d'ailleurs. Ben non, c'est pas une chance et c'est pour ça qu'on en veut un peu à monsieur Bruno Retaillot d'avoir ouvert les portes et les fenêtres. Vous savez, c'est politique qui promettent et qui font l'inverse.

Je crois que les Français en ont marre, excusez-moi l'expression. Je pense qu'ils veulent maintenant des gens qui assument ce qu'ils disent. Queles que soient les opinions, on peut être de gauche, on peut être du centre, on peut être de droite, on peut être patriote, tout est possible.

C'est la beauté de la démocratie. Mais quand on dit blanc et qu'on fait noir, il y a un problème. Et aujourd'hui, le problème de monsieur Retailloto, c'est la crédibilité.

Il n'est pas crédible. Voilà. Il a fait pire que Castaner.

Est-ce que toi plus d'un an au ministère de l'intérieur, il est comptable de toute la politique migratoire ? Il est il est comptable de la sienne, de l'année où il a été ministre. C'est la pire année.

Voilà, tout le monde jugera sur PS et c'est lui le responsable ou il était il était aussi sous les directives d'Emmanuel Mac s'il estime que le politique n'est responsable de rien, qu'il aille faire autre chose hein. Vous savez, c'est très sympa de faire du macramé, de la course à pied ou de l'hélicoptère mais s'il veut faire de la politique, qu'il assume. La politique c'est un programme, ce sont des alliances et c'est un bilan.

Voilà, il a peut-être un programme mais il a fait les mauvaises alliances et il a un bilan terrible. Alors vous attaquez Bruno Rota sur son bil. Il attaque euh lui Marine Le Pen, c'était hier soir au 20h de TF1.

On va l'écouter. Marine Le Pen, elle est socialiste. Moi, je veux que la France se relève.

Pour se relever, c'est par le travail et c'est certainement pas l'assistance. Je me souviens quand on avait voté au Sénat les 15 heures de contrepartie pour le RSA parce que une allocation c'est pas un du, elle avait refusé de les voter. C'est très différent.

Moi, je veux que la France se relève, qu'elle soit debout, indépendante, souveraine. Qu'est-ce que vous lui dites ? Non, la schizophrénie est quelque chose qui qui se traite, qui est gênant à vivre et on le voit en fait, il est très mal à l'aise, monsieur Bruno Retaillot.

Marine Le Pen est socialiste. Bon, une fois qu'il a dit ça, on enlève tout le mépris qu'il y a chez cet homme, bah il y a rien en fait. qui a participé à un gouvernement avec des socialistes avec monsieur Repsamen, avec madame Borne Bruno Retaillot qui a applaudi des demains à l'élaboration d'un budget qui a créé 20 milliards d'impôts supplémentaires et 37 milliards d'épenses publiques supplémentaires.

Ça c'est du socialisme. C'est monsieur Bruno Rotaillot. Donc on peut pas le matin, on peut pas dire qu'il applaudi des demains de budget.

Il était quand même assez critique sur le budget. Bon, vous êtes journaliste sur le public sénat. D'accord.

Donc quand vous vous sortez du du studio, j'espère en tout cas que vous êtes solidaire avec votre chaîne. Bon et ben il a été ministre d'Emmanuel Macron avec des socialistes pour faire une politique socialiste. Je répéterai une phrase que j'ai cité il y a pas longtemps sur votre plateau de Maurice Druyon.

Il y a deux partis politiques de gauche en France dont un s'appelle la droite, monsieur Bruno Retaillot est donc patron du deuxème parti socialiste français. Est-ce que ça vous inquiète qu'il réussisse avec le discours qu'il a tenu hier à faire venir des électeurs qui étaient plutôt partis chez vous à les faire revenir euh du côté de la droite et DLR ? Non, euh vraiment je suis pas inquiet.

Vous savez, les électeurs des Républicains, je les connais bien mais je je viens de la droite aussi. Euh ils ont envie effectivement de plus de sécurité, de plus d'ordre parce que l'ordre républicain, c'est ce qui permet de vivre en sérénité et une économie libre, libre d'entreprendre, libre de travailler. Mais donc ils ne vont pas choisir Bruno Retaillot.

Ils en ont marre des fausses promesses. Ils en ont marre de gens qui lorsqu'il s'agit d'élection parlent comme le Rassemblement national et qui une fois élu travaillent comme Emmanuel Macron ou les socialistes. Ils se sentent floués les électeurs des Républicains.

On leur ment. Bruno Rotaillot leur a menti. Et je crois que ces gens aujourd'hui sincèrement votent pour le Rassemblement national.

Peut-être ne prennent-ils pas la carte mais ils se disent aujourd'hui la situation de la France est telle que soit j'ai lis les mêmes qui depuis des années enfoncents, soit c'est l'heure du sursaut. Et ben allons-y. Euh, toutes les bonnes volontés doivent vous pensez pas qu'il fera ce qu'a fait Nicolas Sarkozy en 2007, c'est-à-dire si votre électorat ?

Ah, pas une seconde. Euh euh d'abord euh le parti des républicains n'est pas dans la même situation aujourd'hui, hein. On peut pas comparer ce qu'étaient les républicains sous Nicolas SarkoZi et aujourd'hui.

Aujourd'hui, c'est un gruscule, il y a plus d'adhérents, il y a plus rien. Euh, quand mme, il y a des électeurs, il y a des électeurs que je respecte, il y a des électeurs et des militants que je respecte et que j'appelle à venir travailler avec nous. Il va y avoir bientôt les municipales.

Bah soit on laisse des mairies de gauche euh saccager leur ville, le manque d'entretien, l'insécurité, les impôts qui explosent, soit on change de majorité dans beaucoup de villes. Mais au quel cas travaillez avec nous, ne travaillez pas contre nous parce que travailler contre nous, ça voudrait dire vous travaillez avec la gauche. Donc je crois que monsieur, vous appelez les électeurs ou vous appelez des candidats LR à vous rejoindre ?

Mais les deux. Moi les LR de terrain sont des gens, on va pas trahir un secret ici, avec lesquels on parle tous les jours et avec lesquels on partage beaucoup. Et puis vous avez les États-majors qui sont attirés par la lumière, attirés par les fonctions, attirés par les indemnités et ça donne des monsieur Vauquier, des monsieurs Retaillot qui une fois qu'ils entrent dans l'Assemblée nationale ont oublié leurs électeurs.

Ne jamais oublier ces électeurs. Tiens, si j'avais un conseil à donner à monsieur Rota