RETOUR DU SERVICE MILITAIRE : MAIS À QUOI JOUE MACRON ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
revue des troupes. Garde à vous. Bon, alors vous êtes prêts à servir votre pays ?
Moi je peux pas hein. J'ai les j'ai les pieds plats. OK.
Moi, je supporte pas la vue du sang. Euh, je crois que c'est pas Ah ouais, moi je moi moi je me suis coupée. Fous-moi le camp.
Et ben, on n'est pas sorti. Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le jeudi 27 novembre.
Et Macron est revenu à la charge. On sait qu'il est plutôt du genre têtu à ne pas trop aimer les petits jeunes, mais il ne lâche pas l'affaire avec son service militaire. On avait naïvement cru être sorti d'affaires après le naufrage spectaculaire de la première mouture, le SNU. ce machin hors de prix bricolé avec trois bouts de ficell.
Alors, on rappelle que la dernière fois, ça s'est terminé avec des gamins qui tombaient comme des mouches parce qu'on les avait fait poiroter trop longtemps en plein soleil et d'autres ont été forcés à faire des pompes au milieu de la nuit parce que les joliers entréis les avaient surpris dans le dortoir des filles. Alors, on sait que la mixité, c'est pas vraiment le point fort de la grande muette, mais fallait quand même pas un doctorat en psychologie de l'ado pour deviner qu'il en faudrait un peu plus que des uniformes affreux pour leur faire oublier l'élevée des couleurs. Bref, le SNU si cher au cœur de Macron a fini par capoter après des mois de coma végétatif.
C'est le moine soldat le cornu qui l'avait annoncé officiellement en septembre dernier évoquant déjà la possibilité de le remplacer par un service militaire volontaire. Bah oui, vous savez bien, nous sommes en guerre. Oui.
Bon bah pas encore tout à fait mais ça vient, c'est pour bientôt. En tout cas, c'est ce qu'on nous martelle à longueur de temps. La paix en Europe, c'est fini.
Il semblerait qu'on ait collectivement décidé de se sur la tronche avec Vladimir Poutine. Mais ne paniquez pas, le gouvernement a publié il y a quelques jours à peine un petit guide intitulé sobrement tous responsables, même si j'ai l'impression que certaines personnes sont plus responsables de la situation que d'autres dans cette affaire, mais enfin, revenons-en au guide. Donc il donne des conseils pour se préparer aux catastrophes naturelles, nucléaires, sanitaire et terroriste.
Voilà ce qui nous pz. L'avenir fait rêver et après tout là-haut, il se demande encore pourquoi on ne fait plus de gosse. Je me le demande.
Ouais. Et puis il faut pas compter sur les militaires pour nous remonter le moral. Si notre pays flanche parce qu'il n'est pas prêt à accepter de perdre ses enfants parce qu'il faut il faut dire les choses de souffrir économiquement parce que les priorités iront à de la production de défense par exemple.
Si on n'est pas prêt à ça, alors on est en risque. Évidemment, la déclaration du chef d'étatmajor des armées a déclencher un toolé. Pour lui, tout s'explique.
La confrontation avec la Russie est à prévoir rapidement d'ici à 2030. Et donc, il appelle à un regain de force d'âme, je le cite, pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l'on est. C'est beaucoup de mots pour dire qu'il va falloir se sacrifier pour la France.
Alors bon, Tolé est arrivé mais Macron aussi à la rescousse pour sauver le général Mandon, il a estimé que son discours était bien plus élaboré que la petite phrase sortie de son contexte pour faire peur. Alors Emmanuel Macron, avec ou sans contexte, la phrase fait peur. Quand on évoque la mort de jeunes français à Forceie en les appelant nos enfants, ça fait peur.
Les seuls que ça n'inquiète pas. Il finissent souvent en prison ou à défaut en caval depuis plus de 10 ans. Mais pour le chef de l'État, en plein délire martial, tout ça c'est juste une instrumentalisation politique.
Il refuse de céder à l'esprit de défaite et au déclinisme ambiant. Nous avons une armée qui est forte, dont on doit être fier et qui n'a jamais manqué à sa mission, a-t-il conclu. Donc si on résume la pensée présidentielle, oui, c'est bientôt la guerre, mais pas de panique, on va la gagner.
Pour calmer le jeu, la porte-parole du gouvernement Maudebréon a tenté un registre un petit peu plus rassurant. Vendredi sur TF1, elle a déclaré "On va être très clair, nos enfants, on sens où on l'entend, ne vont pas aller combattre et mourir en Ukraine, rappelant que la France avait donc une armée de métiers. Mais tout ce battage tombe à pic puisque Macron avait prévu de revenir à la charge avec son service militaire.
Tout le monde en parle depuis 10 jours puisque l'information avait opportunément fuité dans les médias. Mais la grande annonce était pour aujourd'hui à l'occasion d'un déplacement en Iser au sein de la 27e brigade d'infanterie de montagne et la communication était bien évidemment millimétrée. dans nos campagnes mugir ces féroces sont là qui vien jusque dans nos rois égorger nos fils et nos compagnes.
Bon, venons-en au fait. Le service national volontaire proposé par Macron, purement militaire, insiste-t-il, démarrera en janvier prochain avec 3000 jeunes de 18 à 19 ans. L'objectif est de monter à 10000 participants par an d'ici 2030, puis 50000 en 2035. 10 mois d'engagement payé au minimum 800 € par mois.
Avec logement, nourriture et équipement fournis. C'est pour le moins pas grand-chose mais en France la jeunesse est habituée à la précarité. Alors ça va volontaire certes, mais en cas de crise majeure, le service pourra devenir obligatoire sur simple feu vert du Parlement et tout ça pour la modique somme de 2 milliards d'euros de coût à l'État.
Alors, il n'y a pas d'argent magique pour l'hôpital ou les écoles. En revanche, pour l'armée et la répression, les cordons de la bourse sont tout de suite beaucoup moins serrés. Mon collègue Nils Villeque soulevait ce point dans sa dernière chronique Les indiscrets, on l'écoute. l'intervention du général Mandong est dans la continuité d'une nouvelle annonce hein euh puisque Emmanuel Macron compte réinstaurer une mobilisation sous les drapeaux une sorte de service militaire euh mais sur une base volontaire hein.
C'est ce qu'a annoncé justement l'opinion le 18 novembre donc juste avant effectivement le discours catastrophique demandon et et la demande a été exprimée par Emmanuel Macron à son chef d'étatmajor d'ailleurs voilà qui était son chef d'étatmajor particulier jusqu'à juillet dernier donc jusqu'à devenir celui des armées et donc effectivement on peut penser qu'à 1 an et demi de la fin de son mandat le président de la République souhaite en faire un héritage fort de son passage à l'Élysée et devrait prochainement faire des annonces. En tout cas, c'est ce que c'est ce qui expliquait l'opinion cette semaine. Paradoxalement, vu les réactions au propos du général Mandon, le projet de service militaire de Macron fait plutôt consensus, que ce soit dans l'opinion publique ou dans la classe politique.
Un récent sondage estimé à 80 % d'opinions favorables pour un service sur base de volontariat et même 60 % pour un service obligatoire. Côté politique, aussitôt après la grande annonce, les réactions sont tombées notamment du côté de la France insoumise. L'eurodéputé Manon Aubri tacle un peu.
Le président n'a rien de mieux à offrir à la jeunesse que de se préparer à mourir pour ses guerres. Quel gâchi. Mais pour autant la position du groupe parlementaire LFI n'est pas complètement réfractaire à l'idée du service.
Elle plaide pour une version cependant moins militariste. Une conscription citoyenne mixte avec une formation militaire de type suisse avait évoqué le député Éric Ocrel. Plus tôt dans la semaine, le PS et lui félicité de la perspective d'une nation entière qui se met au service de sa défense.
Des positions qui font enrager plus à gauche de l'échiquier, notamment chez Révolution permanente qui appelle au contraire la jeunesse à s'organiser face à cette offensive militariste et à dire clairement que nous n'irons pas au front et que nous refusons de donner 1 € ou une vie pour leur plan de guerre. L'organisation rappelle qu'à chaque fois que les puissances européennes se sont lancées dans une course à la militarisation, celle-ci s'est conclu par une catastrophe dont les travailleurs et la jeunesse ont été en première ligne. Même topo du côté de chez Nathalie Hartau à Lutouvrière, pour elle, c'est une nouvelle étape dans la marche à la guerre que l'on doit rejeter, peut-on lire sur X.
Mais il y en a d'autres à qui le volontariat ne suffit pas. C'est le cas de Raphaël Gluxman ou du ARN par exemple. Eux veulent un service militaire obligatoire pour les jeunes et tant pis si eux-mêmes ne s'y sont pas pliés.
On écoute Sébastien Chenu, vice-président du RN sur France Interre. Commençons par un service militaire obligatoire de 3 mois garçon et filles et puis allons peut-être plus loin dans le temps. Vous l'avez fait vous votre service militaire ?
Non. Pourquoi ? Non.
Moi j'avais été exempté à l'époque. Ah ouais. J'étais dans la dernière euh la dernière classe d' exempter quoi pour des raisons pour des raisons, je vais pas vous donner ma vie personnelle mais euh mais je le regrette.
Oh bah tiens, ça me rappelle quelqu'un ça. Votre service militaire ? J'étais Ah là là, j'ai été euh c'est ma grande déception parce que j'ai fait mes 3 jours et tout.
J'étais j'étais parti pour et comme j'avais des problèmes de genoux catastrophiqu j'ai j'ai des des de Ça va mieux. Ah oui oui, ça va mieux. Ça va mieux mais je je me protège.
Les amoureux du service militaire et de la guerre l'adorent surtout quand ce sont les autres qui se tapent le sale boulot. D'ailleurs, si l'on regarde de près les sondages, ce sont surtout les plus âgés qui rêvent d'envoyer la jeunesse au front. Pour eux, la guerre reste un spectacle.
Pour la jeunesse, c'est en revanche une réalité. En attendant, Macron, lui a réussi son coup. Il s'est offert une conquête en mettant les cendres du SNU sous le tapis.
Au passage, il met tout le monde au pas. La jeunesse va s'habituer à endosser les uniformes, à obéir et à devenir la réserve lowcauste d'une armée professionnelle. Prête elle à mobiliser la masse quand il le faudra.
Avec ses discours martiaux répétés et encore répétés, Emmanuel Macron prépare les esprits pour que chaque citoyen devienne un soldat potentiel. En agitant la menace d'une guerre imminente, il joue avec la peur et s'assure que tout le monde rentre sagement dans le rang. Et tout ça, ça marche.
Presque aucune voix dissonnante ne se fait entendre. La guerre est présentée comme une fatalité, voire même presque une nécessité et personne ne bronche. Petit, Emmanuel Macron devait adorer jouer aux petits soldats et tout ceci n'est pas sans me rappeler une scène culte de la pop culture.
Toi, tu vis, toi tu vis, toi tu crèves. Toi, tu vis, toi tu vis, toi tu vis. Toi tu vis, toi tu crèves.
E qu'est-il arrivé à notre justice savamment rendue par un conseil présidé par nos trè sages anciens ? Je les ai tous fusillés. Arcelor Mital va-t-elle être temporairement nationalisé ?
C'est en tout cas le souhait d'une partie de la gauche. Lors de sa niche parlementaire de ce matin, la France insoumise propose une loi allant dans ce sens pour palier les difficultés rencontrées précédemment. En effet, le numéro 1 européen de l'acier avait annoncé en avril dernier un plan social avec 636 suppressions de poste.
Le groupe de gauche considère la nationalisation comme l'unique solution pour sauver la filière et ses 15000 emplois directs. On écoute Aurélie Trouvé, député LFI au micro de Lisa Lape et Sarah Duu. Aujourd'hui, c'est un moment extrêmement important puisque se joue tout simplement la souveraineté industrielle de la France, la capacité pour la France à produire de l'acier dans 10 ans puisque vous le savez Mital, la famille a mis la main sur les 2/ tiers de la production d'acier française et Arcelor Mital est en train de délocaliser la production en Inde, aux USA, au Brésil et cetera et les mois à venir sont décisifs parce qu'Arcelor Mital refuse obstinément d'investir ce qu'il faudrait absolument investir pour décarboner l'acier puisqueon sait que si c'est pas décarboné et bien c'est mort dans 4 ans.
Or, il faut 4 ans pour décarboner. Donc aujourd'hui se joue un vote extrêmement important dans la niche qu'on appelle la niche parlementaire de la France insoumise. C'est notre jour réservé pour proposer des lois.
Et je veux dire avant de passer la parole à Sophie Binet que évidemment il s'agit aussi de faire rentrer les luttes des travailleuses et des travailleurs dans l'hémicycle que rien de tout ça ne serait possible sans le combat depuis maintenant près de 2 ans des travailleurs d'arrelor mital pour nationaliser cette entreprise. Il n'y a pas d'autre solution aujourd'hui pour sauver l'acier français que de nationaliser harcelor mital. C'est 3 milliards d'euros. 3 milliards d'euros, qu'est-ce que c'est ?
À côté de l'indépendance, de la sécurité du pays et de la souveraineté industrielle. Sans compter 15000 emplois directs, 80000 emplois au total qui sont menacés. Pour soutenir ce texte proposé par la FI, des salariés d'Arscelor, mais aussi la CGT ont appelé à se rassembler ce matin sur l'esplanade des invalides à Paris.
Environ 200 personnes étaient présentes et mes collègues Lisa Lape et Sarah Duieu leur ont entendu le micro. On écoute, on s'est toujours battu pour chercher des solutions et cette nationalisation c'est pour nous une solution parce que ni l'entreprise elle n'a l'entreprise n'a amené ni la décarbonation, elle n'apporte rien d'autre que un PSE à ses problèmes en fait qui sont qui sont peut-être que des problèmes structurels mais en fait elle veut briser le personnel, briser les salariés, briser des familles absolument. Alors que la solution, elle est peut-être pas là. la nationalisation, bah c'est une des solutions mais en tout cas ça en est une.
Qu'est-ce que vous répondez aux arguments qui disent "Oui, mais on n pas d'argent, il y a trop de concurrence et cetera." De toute manière, l'argent, on le met d'un côté ou d'un autre, il y en a quand même. Faut faut arrêter parce que certains ça leur fait mal au cœur de d'aider peut-être l'industrie ou quoi et pas de pas aider leur société ou quoi qu'il en soit, cette industrie, elle est porteuse ou le pays a besoin de l'industrie métallurgique, hein.
On va pas se répéter tout ce qu'on s'est déjà dit, c'est une industrie prioritaire. Prioritaire. Donc euh arriver à un moment si on n'arrive pas à se mettre des priorités, ben je sais pas comment on peut gouverner un pays quoi.
Arceleur, c'est notre patrimoine industriel, c'est notre patrimoine national. Ce patrimoine, il a été mis à mal il y a 20 ans par l'OPA de Mital sur Arcelor. Depuis, tous les gouvernements ont démissionné.
Tous les gouvernements se sont fait avoir par les écrans de fumée et les soi-disants promesses de Mital. Jamais Mital n'a tenu aucune de ces promesses. Aujourd'hui, c'est 636 emplois qui sont en train d'être supprimés par Mital.
Demain, d'ici 2030, c'est les 15000 autres qui peuvent l'être si les députés laissent faire. Et donc le vote d'aujourd'hui, il est très important parce que la question c'est est-ce que les députés vont changer le cours de l'histoire ? Est-ce qu'ils vont montrer qu'ils sont prêts à affronter les forces de l'argent, à affronter les multinationales et à nous permettre enfin de reprendre la main sur l'industrie française ou est-ce que encore une fois c'est les multinationales qui vont donner le temps ?
Du côté des députés du RN, l'avis évidemment sur cette nationalisation est plus que nuancée. La nationalisation c'est la dernière cartouche de la stratégie industrielle d'un état. On estime qu'on en est pas là.
Pour le moment, une action préférentielle pour avoir son moi à dire sur les investissements et la stratégie du groupe nous paraît plus opportune parce qu'aujourd'hui le gouvernement euh Macron, il a aucune envie de nationaliser Arcelor. Donc même si le vous pouvez le forcer, non ? Bah c'est parlementaire.
Non mais si je vous force à faire quelque chose que vous ne voulez pas, il y a peu de chance que vous le fassiez bien. Et donc si on dit au gouvernement Macron nationaliser Arcelor, il le fera pas, il le fera mal. Donc c'est c'est là l'incohérence des insoumis hein.
Donc quoi ? Qu'est-ce qui se passe pour Arceller ? Parce que là mardi a quand même une annonce de plan de licenciement.
C'est 600 emplois dans le nord de la France. Oui. Non mais c'est dramatique.
C'est pour ça qu'il faut une action préférentielle pour bloquer parce qu'en fait seul moyen de pouvoir bloquer comment dit le plus rapidement possible une un licenciement c'est de siéger au conseil d'administration parce que là même si on vote la nationalisation ça va partir au Sénat. C'est pas de malin à la veille que le Sénat va le mettre à l'ordre du jour. Le Sénat votterra compte ça reviendra ça repartira encore au Sénat en deè lecture qui revotera compte. l'assemblée sera en 3è lecture.
Donc c'est pas la nationalisation qui malheureusement empêchera le le licenciement de 600 personnes. Écoutez que l'État soit présent dans le capital d'arceloral. Oui.
Il a l'État peut faire quelque chose, c'est la stratégie. que va devenir la sidérurgie en France avec un état qui a une part déterminante dans l'actionnariat euh de Arcelor Mital et qui définit des stratégie qui euh interdit euh euh les délocalisations d'emploi. Là, c'est utile mais donner toutes les clés à l'État comme veut le faire la France insoumise, c'est vouloir un état gestionnaire des ressources humaines, gestionnaire du budget mlond d'archien.
Il ne sait pas le faire au niveau du pays. Il a ruiné les caisses. Il a mis la France dans la rue et vous voulez les lui confier euh les clés de la gestion quotidienne d'une industrie stratégique, c'est une folie.
Il y avait les travailleurs et les travailleuses de Harcè Mutal qui étaient devant l'Assemblée nationale qui étaient pas loin de l'Assemblée nationale. Est-ce que vous êtes allé les voir ? Parce que eux ils portent la nationalisation.
Alors la CGT porte la nationalisation, pas les salariés. Il faut faire une différence entre la CGT et ce que veulent vraiment les salariés. Les salariés, vous savez, moi je les connais bien, ils aiment la sidérurgie, ils aiment leur métier et ils veulent une solution pérenne, pas une solution de communication comme ce que propose la France insoumise.
Parce que si demain vous nationalisez Arceleur Mital, que vous donnez les clés à un administrateur général nommé par l'État qui évidemment ne saura pas géré parce que la série ça ne s'invente pas, et bien ça ne créera pas des marchés. on ne deviendra pas plus compétitif par rapport à la Chine. Euh, on ne deviendra pas plus respectueux des normes de l'Union européenne devenue complètement écolo dingo.
Donc non, effectivement en soi, ce n'est pas une solution. Pour le PDG d'Arselor, cette proposition de loi n'est pas la solution. Nous sommes face à une concurrence déloyale et la nationalisation ne règle en rien ce problème assuré Alain Legrix ce matin sur France Info.
On continue avec un second sujet porté par la France insoumise dans sa niche parlementaire celui du Mercosour. Cet accord tant décrié. Ce matin, les députés ont voté à la quasi unanimité à 244 voix contre une seule.
Leur opposition a l'accord de libre échange liant l'Union européenne avec quatre pays de l'Amérique du Sud. Le vote n'a pas de porté contraignante mais demande au gouvernement de s'opposer à ce traiter. Une demande qui arrive pile au moment où l'exécutif navigue à vue sur ce dossier.
Ces dernières semaines, Emmanuel Macron a multiplié les revirements. Un jour, le président juge que l'accord ne peut pas être signé en l'État. Le lendemain, il se dit plutôt favorable à une issue positive.
La ministre de l'agriculture Annie Jeunev estime quant à elle qu'il serait irresponsable pour la France de s'opposer par anticipation et par principe à tout accord de libre échange. Une position qui n'est pas partagée par les agriculteurs et les écologistes. Depuis plusieurs années, les manifestations s'enchaînent pour dénoncer un accord jugé destructeur pour les filières françaises et pour le climat.
Les producteurs craignent l'arrivée massive de produits à bas prix issu de modèles agricoles bien moins exigeants sur le plan environnemental ou sanitaire. Une concurrence évidemment déloyale dont beaucoup disent qu'elle pourrait être fatale à des milliers d'exploitations déjà fragilisés. Alors aujourd'hui, on est là, c'est le toxic tour.
C'est un une espèce de tour dans toute l'Europe, dans toutes les grandes villes européennes pour en fait marquer le coup et dire à quel point ce cet accord UE Mercosour est toxique particulièrement sur la question des pesticides. Bon nous en tant que confédération paysane, en tant que paysane et paysans, c'est ça va au-delà de la question des pesticides. Mais quand même, il y a un focus après la pétition loi du plomb et après tous les débats qu'il y a eu autour de la cétamipride cet été en France.
C'est important de montrer à quel point c'est hypocrite. On signe un accord de libre échange là actuellement où euh 178 pour 178 produits matière active utilisés au Brésil dans les 178 matières actives 138 sont interdites en France. Du coup on va on interdit des pesticides, on continue à les produire, on les exporte au Brésil par exemple et après on importe la nourriture qui est bourrée de pesticides ici en France.
Du coup, il y a il y a quand même une hérésie de dire c'est comme l'accord du climat hein dans l'accord Mercosour. L'accord de climat de Paris qui a fait tant de bruit à l'époque n'est pas respecté dans l'accord Mercosour et en fait tout ce qu'on ce pourquoi on s'est battu ces dernières années va être détricoté avec cet accord. Clairement Clairement l'agriculture française et européenne c'est la monnaie d'échange.
On va exporter des voitures pour détruire l'agriculture française et ça c'est très clair plein de filières, c'est pas que la viande bovine mais aussi le miel le il y a plein de filières qui on va être mises à mal. Ça fait 25 ans que cet accord est en négociation et c'est pas pour rien. C'est que clairement il est délétaire pour l'agriculture.
Et comptez sur nous pour continuer de suivre les débats autour du Mercosour pendant ces prochaines semaines. On revient en vitesse sur le budget. Hier soir, les sénateurs ont voté le projet de loi de financement de la sécurité sociale par 196 voix contre 119.
Un vote qui a immédiatement fait réagir la gauche. Je suis évidemment reconnaissant aux sénateurs et sénatrices. Je ne pensais pas qu'on pouvait faire pire que le texte du gouvernement, ironise le député insoumis Adrien Clouet avant de qualifier la ligne du Sénat de très réactionnaire.
Les députés et sénateurs français se sont réunis dans la foulée en commission mixte paritaire pour tenter d'élaborer une version commune du budget de la CQ pour 2026. Sans surprise, la Réunion s'est soldée par un échec. Le désaccord était évidemment prévisible étant donné les divergences sur les sujets abordés entre les deux chambres.
Les sénateurs avaient notamment approuvé le gel des prestations sociales et écarté la possibilité de suspendre la réforme des retraites, ce qui était pourtant une promesse du premier ministre aux socialistes pour éviter une censure gouvernementale. C'est désormais autour du budget de l'État d'arriver au Sénat ce jeudi 27 novembre. Dès cet après-midi et jusqu'au 15 décembre, la Chambre haute va examiner ce deuxème volet.
Les élus de droite majoritaires au sein du Sénat vont tenter durant cette période de limiter les taxes proposées par l'Assemblée. Et on termine ce récap par un peu d'actualité internationale. Hier à Moscou, le vice-ministre russe des affaires étrangères a fermé la porte à toute possibilité de concession concernant un éventuel plan de paix en Ukraine.
Pour autant, le Kremelin fait état de certains points positifs, je cite, dans le plan de paix américain de Donald Trump, l'ancien ministre des armées et des affaires étrangères français, Jean-Vedrillant dénonce quant à lui un texte trumpo-poutinien suggérant qu'il s'agit moins d'un plan de paix que d'un document façonné selon les intérêts convergents de Trump et de Moscou. Pour le ministre des affaires étrangères actuelles, Jean-Noël Barreau, je le cite, le seul obstacle à la paix aujourd'hui, c'est Vladimir Poutine. Nous voulons la paix.
Le président Trump veut la paix, les Ukrainiens veulent la paix. Le seul obstacle à la paix aujourd'hui, c'est Vladimir Poutine puisque c'est lui qui refuse depuis bientôt 9 mois le cesser le feu inconditionnel immédiat auquel les les Ukrainiens ont donné leur accord. Mais il va falloir qu'il s qu'il puisse s'y résoudre parce que la pression va continuer à s'accentuer avec les sanctions américaines, avec les sanctions européennes et le soutien à l'Ukraine va lui aussi s'amplifier avec la sécurisation des actifs des avoirs russes qui sont immobilisés en Europe et la poursuite du soutien militaire et financier à à l'Ukraine qui résiste contre contre contre l'armée russe qui elle a bien du mal à progresser sur le front même si elle grignote une partie du territoire ukrainien le fait au prix de pertes humaines absolument considér donc la vérité c'est que la Russie est en échec militairement politiquement et économiquement et que la Russie de Vladimir Poutine est aujourd'hui le seul obstacle à la paix.
Pendant que les discussions diplomatiques se poursuivent, le Fond Monétaire international a annoncé de son côté s'être accordé avec le gouvernement ukrainien sur un nouveau programme d'aide 8,2 milliards de dollars sur 4 ans. Cet apport vise à soutenir une série de réformes macroéconomiques et structurelles. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du recap.
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Emmanuel Macron