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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 12 octobre 2021 109 minAutoproduitActualité / polémiqueNumériqueJusticeSolidarités & familleSanté

Pour lutter contre les trafics, légaliser et encadrer la consommation de cannabis - #AMFIS2021

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 64 %Attaque 26 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi une proposition de loi transpartisane sur la légalisation du cannabis ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la réaction à la déclaration de Darmanin sur la légalisation ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquer l'échec des politiques répressives actuelles ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les impacts sanitaires de la prohibition ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Quels modèles étrangers inspirent cette proposition ?

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Si on légalise le cannabis, les prix seront-ils compétitifs face au marché noir ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:18Fait
    « il ya du trafic de tous tout objet vendu légalement est aussi vendu illégalement donc le trafic ne sera jamais nos draps ne disparaîtra jamais complètement »
  • 4:10Fait
    « aux états-unis en particulier en californie il ya des programmes qui ont été mis en place pour introduire plus de justice sociale dans le commerce du cannabis »
  • 6:10Chiffre
    « on a une une diminution de 17% entre l'édition 2013 et l'édition 2018 des français qui sont totalement opposés à la légalisation »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

comme la salle est pleine pour vous ce qu'on commence à l'heure en général on attend un peu pour que la salle se remplissent mais là c'est pas le cas donc c'est parfait donc bah merci d'être présent donc à ce débat qui concerne le alors pas seulement d'ailleurs d'un bon il faut trouver des termes donc il ya la question de la légalisation encadrement la consommation de cannabis mais on va on va débattre un peu plus largement de tout ce qui a trait à la question des stupéfiants du trafic des stupéfiants à la tribune c'était l'objectif même si dans les mesures strictes hausse en sus du du programme présidentiel pour le coup c'est la question l'égalisation l'encadrement la consommation de cannabis qui est avancé mais il ya d'autres thèmes et de trouver qui vont évidemment son nécessaire de discuter alors avec moi donc à côté de moi il ya marie geoffrey roustide qui est sociologue chercheuse à l'inserm à côté eric hamdan qui est un ancien détenu pour trafic de drogue et qui aujourd'hui est éditeur podcast notamment sur cette question et qui fait partie d'eads et des voix qui comptent sur le sujet ne serait ce que parce qu'il a une certaine expérience du du thème marie dont bruce qui à côté de moi qui est référente réduction des risques à médecins du monde et puis arié alimi avocat qui n'est pas du tout spécialiste de la question mais qui justement va donner un éclairage à partir de la question plutôt du droit de la justice en conclusion pour eric coquerel donc députés français soumise où je vais introduire la discussion j'ai commis une proposition de loi cette année de lutte contre le commerce illégal de drogue d'ailleurs vous pouvez en trouver des exemplaires pour ceux qui seront intéressés qu'on a mis là et c'était une des raisons pour lesquelles je souhaitais que ce sujet soit abordé au niveau de ses amphis alors je le dis tout de suite ça va pas repartir de la discussion et des choses intéressante c'est que c'est une proposition de loi que j'ai voulu transpartisane c'est à dire qu'on trouve des députés de quasiment tous les partis qui se sont associés à cette proposition de loi parce que pourquoi c'est que ce qui est intéressant c'est que dès lors que vous vous intéressez à la question votre positionnement évolue toujours vers le monsieur vers laval à même la même optique c'est à dire qu'on s'est retrouvés à l'assemblée notamment avec en même temps qu'on faisait cette proposition de loi une mission sur la question du cannabis qui était avec des pas mal de députés marcheurs y compris à droite et c'est avec des gens qui étaient pas forcément pour la légalisation mais dès lors que vous abordez le sujet dès lors que vous faites des auditions j'en ai fait pour la proposition de loi notamment les personnes qui sont ici à table et bien au bout d'un moment la question de la légalisation de la consommation la dépénalisation de la consommation de cannabis devient évidente voilà il ya bon est ce qui explique ce caractère trans partisan qui me fait dire que si ce n'est pas par cette proposition doit cette fois ci mais je pense que le fait que à un moment donné ça soit adopté à l'assemblée ça va se compter maintenant en échelle d'année et pas plus quoi je pense qu'on est sur le même genre de sujets de société que le fait de droit de mourir dans la dignité c'est à dire que ça prend une telle ou telle le tel niveau de transport de trans partisan que ça veut dire que ça répond en réalité n logique des essais avant que c'est cette proposition doit partir de laquelle je souhaitais débat talent ça tombe bien que ce débat ait lieu aujourd'hui parce que d'arman a encore fait des siennes vous savez que il ya eu des règlements de comptes qui ont eu lieu à marseille il ya peu de temps et que sa réaction je cite a été d'expliquer le plus sérieusement du monde que légaliser le cannabis il explique soyons sérieux pensez vous qu'elle voyous qui est 100 mille euros art jour veulent monter une petite échoppe et payer ses cotisations vont c'est vrai que les légendes que du gouvernement défend les intérêts qui grâce à lui ont vu leur patrimoine explosé souvent ne payent pas de cotisations ils veulent faire de l'exil fiscal peut-être que ils pensent que c'est le modèle de société qu'il présente pour tout le monde et il ajoute la drogue est un poison qui sèment la mort et la violence vouloir légitimer le cannabis est une défaite morale bombe la gg quand j'ai vu ça très franchement j'ai été j'étais quand même c'est khamis de l'intérieur aujourd'hui et ce genre de déclarations à la fois fausses dents dans ce qu'il dit dans les faits dans le côté factuel mais en même temps tournant dos complètement justement bilan absolument catastrophique des politiques de tout répression qui sévit en france depuis 30 ans avec des politiques c'est bon je dire que quelque part il ya inévitablement une colère parce que derrière ça évidemment des politiques il ya une colère parce que bah vous vous faites vous propager des idées fausses alors manifestement les français une fois de plus sont beaucoup plus intelligents que ceux qui les leur dirige puisque vous avez vu qu'un sondage est sorti qui approuva 57% la légalisation du cannabis sous contrôle de l'état et qui plus plus encore un autre sondage de la salle si le sondage qui a été fait sur le programme france a soumis un autre sondage récent qui expliquait que deux tiers des français estimaient que la politique de répression appliqué aujourd'hui n'était pas la solution par rapport à la question des stupéfiants du cannabis et des autres drogues donc fort heureusement manifestement ce que dit darmanin nepad et n'est pas majoritaire dans le pays il a eu quelques chose qui était insupportable c'est que justement le problème c'est que la politique appliquée en france depuis maintenant des années fait que la drogue tue encore plus qu'elle ne devrait tuer quelque part c'est à dire que plus la répression s'accroît et la répression est forte peut-être que arié tutu a pu chercher un peu d informations mais il faut savoir qu'on va aujourd'hui en prison encore en france pour lacombe pour consommation de stupéfiants moi j'ai été très étonné dans les auditions qu'on a fait de voir qu aux baumettes la maison d'arrêt des baumettes à marseille 35 % des gens qui étaient en prison aux baumettes était liée à la question du trafic de drogue et la moitié à la question de la consommation donc c'est pas vrai qu'il n'ya pas de une répression forte qui existe dans ce pays mais la paradoxe c'est que plus la répression augmente plus la consommation de stupéfiants augmente notamment de cannabis puisque nous sommes champions d'europe de la consommation du cannabis on est passé en trente ans de 4 à 11% le consommateur régulier que c'est un cannabis de plus en plus dangereux en termes de taux de thc et troisième chose que le trafic lui-même fait de plus en plus de morts dans les règlements de compte c est d'ailleurs moi talent un journaliste m'a dit ah vous aimez bien les questions sociétales judy non j'apporte pas la question du trafic de drogue d'un point de vue sociétal c'est pas une question pour moi très franchement c'est pas le fait ou pas ça pourrait être un débat d'ailleurs un de quel quel positionnement en habit la vie de produit stupéfiant deal dits illégaux qui porte d'ailleurs le débat aussi sur les produits stupéfiants illégaux et qui incitent à la comparaison - si j'apporte cette question c'est que je suis député d'une circonscription qui est bouffé par le trafic de drogue saint 3 1 saint denis la plaine saint denis c'est à dire que effectivement le trafic de drogue dans cette circonscription ou dans d'autres tu elle tue socialement à petit feu les gens des quartiers qui subissent une privatisation de leur quartier par le trafic c'est les premières victimes papa pas physique mais je vous assure que leur vie est insupportable parce que ils ont leur cage d'escalier qui est privatisée par un commerce etc tel qu'on imagine elle tue il faut le dire alors soit réellement concrètement soit à petit feu tous ceux qui sont le trafic et pour répondre à darmanin laisser imaginer que les gens qui vivent du trafic de drogue ces cent mille euros par jour je ne suis même pas sûr pour vous dire je suis même pas sûr que les têtes de réseau soit cent mille euros par jour peut-être mais dans ces cas là ça n'a rien à voir avec les deux cent quarante mille personnes qui dans ce pays il ya un auteur de d'un bouquin sur le hca qui a expliqué que c'était le puisard man le plus gros employeur privé dans ce pays il ya deux cent quarante mille personnes dans ce pays qui vit yves du trafic de drogue et la plupart ceux des petites mains puis pas si vous souvenez de la phrase de macron vaut mieux hubert que dealer en gros ils disaient mais c'est des petites mains qui en réalité subissent les deux conséquences ils sont des travailleurs hub et reese et il travaille dix heures par jour week-end compris le moins qu'on puisse dire avec un statut précaire mais en plus ils ont les les problématiques du petit dealer c'est à dire le on en parlera mais le souvent de passer par la case prison en tout cas et voire à certains moments puisque moi dans ma circonscription ce qui m'a fait réagir c'est qu'est le quatre morts ou quelques semaines après le confinement qui a été une période de mise en tension sur le trafic de la drogue tue les consoler et puis la drogue tue les consommateurs pour les raisons j'ai dit bon donc à partir de là ic ans quand un une politique sur fait autant d'échecs il faut réagir donc c'est ce qu'on a proposé je vais pas lent parce que on va y revenir en gros c'est quoi cette proposition là le dit trois choses elle dit il faut une politique d'abord de prévention dans ce pays sur la question de la réduction des risques du contrôle des usages par rapport à une politique qui a fait son échec c'est que pour l'instant grossièrement d'abord aller pas systématique dans les écoles contrairement à certains autres pays qui la font de manière systématique en termes de prévention et puis elle se résume un peu trop à la drogue sait c'est mauvais ça tue pour d'accord sauf que le problème c'est que c'est un peu comme la question du de la cigarette ou de l'alcool vous pouvez toujours un moment donné expliquer ce genre de choses ça ne s'alarme pas les gens sur les dangers de la consommation et surtout les dangers d'un usage intensif et c'est à dire que ça une tel niveau moral de jugement que ça n'aide pas en réalité j'ai à dire un gros troll de ce qui devrait être c'est à dire de deux de ses petits drones politiques dont aux propulsions loi systématique deuxième chose le fait de considérer évidemment que le trafic de drogue c'est aussi une question sociale c'est par hasard que ça soit liée à la question du décrochage scolaire à la question du chômage dans les quartiers c'est par hasard que ça soit dans les quartiers où ce genre de 2-2-2 de développement économique les 4 milliards d'euros par an on pense se situe donc il ya de la question sociale à régler et donc nous nous proposons alors ça fatigués en tant que tel dans la loi mais moi j'ai fait un voyage au portugal qui m'amène en persuader de ça c'est que y ait des coordinations locales qui travaillent sous le contrôle d'une institution liée au ministère de la santé n'ont pas de l'intérieur on est portugal il fonce avec la cicad vous pourrez faire ça en france et qui permette que tous les acteurs du système que ce soit en termes de prévention de sécurité de sociale des territoires et des élus kia se réunissent de façon à travailler localement sur ce sujet donc tout un peu de pratique et une préhension deuxième pan effectivement la dépénalisation et le contrôle et l'a vendu du cannabis sous contrôle de l'état n'ont pas de monopole mais sous contrôle de l'état sous avec lydie que l'état fixe le tout est assez fixe les prix donnent des licences à la fois pour la production et à la fois pour la vente sur donc contrôler très très très clairement que le leu leu leu la vente du cannabis et avec une préoccupation qui est assez original dans la loi c'est que nous assumons le fait de dire que quand vous avez deux cent quarante mille personnes qui en vivent vous ne pouvez pas d'un d'un rayer d'un trait comme ça là l'activité économique de ces personnes et que donc il ya nécessité très certainement de réinsérer non pas ceux qui gagnent 100 mille euros par jour c'est pas ça la question mais les petites mains de la drogue et terra de proposer une politique de réinsertion dans des filières de formation parce que ba cet argent il y le même s'il ne fait que transiter souvent dans les quartiers mais c'est quand même de l'argent qui est et qu'il faut réfléchir à quelque chose qui ne serait pas une gentrification du commerce illégal de la drogue donc voilà ça c'est le deuxième pan des propositions nous le disons que ça va faire partie du débat je pense nous demandons qui a rapport à ce que je pense que là pour le coup moi j'ai moi j'espérais que cette ppl puisse passer assez rapidement et là peut être que les esprits sont pas suffisamment mûres au niveau parlementaire mais moi l'expérience madame un mâle est même convaincu maintenant et ça sera peut-être un débat de la question la dépénalisation de tous les stupéfiants sur le modèle portugais on en reviendra là dessus et on expliquera peut-être pourquoi vu les résultats qui sont les leurs dépénalisation ne veut pas dire l'égalisation mais de dépénalisation je dis bien du delà de la consommation donc ça c'est un thème de débat et troisième point il faut savoir que je terminerais là dessus le trafic de drogue on pense que c'est à peu près un million d'heures de travail des policiers en france bon nous on a interrogé un syndicaliste policier sgp fo donc on peut pas dire que ce soit la branche la plus radicale à gauche de la police bien que vu les syndicats policiers s'est pas non plus les pires mais lui me disait je non non on n'est pas pour la légalisation maintenant il admettait que il avait l'impression de vide et un océan avec une cuillère parce qu'en réalité moi je le vide en matière qu on envoie des policiers abandonnées et puis les positions de tourner ça recommence de plus belle parce qu'il ya une telle nécessité économique vers 2 entre guillemets a nécessité je veux dire intérêts économiques du trafic car comment donc le fait de légaliser permettrait très certainement de jaillir de baisser la tension sur une partie du commerce licite au canada environ deux ans 60% du commerce qui est devenu licite donc on voit que ça baisse et permettrait justement à partir de là de permettre de donner des moyens à une police judiciaire drpj à des policiers spécialisés en trafic aux douaniers de façon à ce que de façon à lutter plus efficacement possible sur la question du trafic en tant que tel justement c'est aussi à des outils pedro via une police de proximité qui nous semblerait nécessaire voilà c'est le sait ce qui est dans cette proposition de loi qui sert un petit peu d'introduction donc pour continuer le débat je vais passer la parole en premier à eric pour que tu nous racontes à la fois ton expérience est ce que tu en tires maintenant comme conclusion sur cette question merci [Applaudissements] oui bonjour à tous merci pour ton introduction thon cru comme le disait eric moi c'est eric également à mes gants et donc je suis militant en faveur d'une réforme de notre politique des drogues c'est à un positionnement que j'ai adopté donc suite à un parcours de vie qui m'a amené a passé trois ans en prison donc j'ai commencé à consommer du cannabis à l'âge de 14 ans ce qui est très tôt qui est trop tôt même et j'en ai vendu de manière assez ponctuelle quand j'étais au lycée un peu plus tard j'ai toujours été parfaitement inséré socialement j'ai travaillé que ce soit dans la publicité ou avec des groupes de musique j'ai fait de la manutention enfin bref j'ai toujours été encore une fois parfaitement inséré socialement mais je suis arrivé à un stade de ma vie où je ne travaillais pas je rencontre énormément de monde et j'avais la possibilité d'avoir du cannabis pas trop cher et donc la vente d'herbe est devenue mon activité principale générait en revenus autour de 2000 2500 euros par mois donc je vivais véritablement de cette activité sans pour autant être dans une démarche d'enrichissement personnel j'ai pas toujours abordé cette cette activité avec le sérieux avec les précautions qu'elle mérite et non ça m'a amené à me faire interpellé à plusieurs reprises par la police la dernière fois que se faire interpeller c'était le 12 novembre 2015 et donc le 16 novembre 2015 au soir je passais donc ma première nuit dans la maison d'arrêt de fleury mérogis donc j'ai passé effectivement trois ans en prison six mois à fleury mérogis et ensuite deux ans et demi à à châteaudun et donc cette incarcération a été le début pour moi d'une réflexion sur sur les conséquences de mes actions et sur effectivement la la la la pertinence de notre politique au niveau des drogues donc j'ai commencé à écrire pour le mandat pendant ma détention j'ai la chance de savoir un petit peu écrire donc c'est ce que j'ai commencé à faire pour nomades les temps de ma détention pardon j'ai fait publier un témoignage se recombinent y est donc en sortant deux en sortant de prison j'ai commencé à rencontrer un certain nombre d'organismes divers et variés qui travaillent sur la question de la législation sur les stupéfiants messieurs aussi sur la réduction des risques enfin sur différents aspects en fait donc y sont liées à cette question de stupéfiants pour de prolonger mon mon investissement militant j'ai créé donc effectivement en avril dernière podcast il s'appelle 420 confiné et donc lg notamment reçu eric et avec lequel on a pu effectivement évoqué donc sont au sol sa proposition de loi moi aujourd'hui mon positionnement il est un peu un peu comme celui d'eric de toute façon comme il le dit à partir du moment où on s'intéresse véritablement question qu'on voit ce qui se fait ailleurs on arrive sensiblement aux mêmes conclusions et pour dire les choses simplement je pense qu'il faut effectivement va légaliser le cannabis est envisagé une dépénalisation de la consommation des autres drogues c'est quelque chose qui a fait pleinement ses preuves au portugal on s'attardera peut-être un peu plus après là dessus mais aujourd'hui oui à véritablement d'un changement à faire sur l'ensemble en fait des drogues moi ce que je trouve assez pertinent fait et je vous ai ramené une petite citation pour moi illustre pas mal le l'absurdité si je puis dire 'ben de la législation sur les stupéfiants de la prohibition c'est une citation qui est tiré d'un et vos collègues est vacant d'un livre qui s'appelle punir les pauvres le nouveau gouvernement de la sécurité sociale alors le raisonnement de gros bon sens selon lequel l'inflation carcérale se traduirait nécessairement par une réduction mécanique de la criminalité du fait de son effet de neutralisation des condamnés mis hors d'état de nuire se révèle précieux à l'analyse quart de l'or qu'il s'applique à la délinquance d'opportunités l'enfermement à tout-va revient à recruter de nouveaux délinquants par effet de substitution ainsi un petit trafiquant de drogue placé en détention est immédiatement remplacé par un autre pour autant que subsiste une demande solvable pour sa marchandise est que les espérances de profits économiques en valent la chandelle et si ce successeur est un novice en réputation sur la place et sera plus enclin à la violence pour s'établir et sécuriser son commerce ce qui se traduira globalement à un surcroît dit légalisme voilà donc aujourd'hui moi je trouve que ce petit bout texte explique parfaitement comment finalement les trois dernières années et notre politique prohibitionniste ont alimenté en fait notre délinquance on a aujourd'hui adopté dans là on abandonne de notre personnel politique des gens qui ont adopté leur l'idée de parler d'eux dans sauvagement comme d'un phénomène de combustion spontanée il ya des facteurs multiples à l'augmentation de la violence mais aujourd'hui on peut aussi effectivement se rendre compte que notre politique prohibitionniste par le turn-over qu'elle crée chez les dealers et les passages parlés prise par la prison depuis des décennies finalement ont également alimenté c'est un soulagement à cette violence dans la société donc je pense que c'est des points qui sont ils sont vraiment très importants et qu'il faut que que chacun en tête il ne s'agit pas effectivement de dédouaner les gens de leur responsabilité individuelle mais il s'agit aussi de réfléchir au cadre dans lequel ces actions s'inscrivent et l'importance de ce cadre voilà [Applaudissements] merci oui j'ai pas dit la merde on va faire le débat on va faire des introductions courte c'est ce qu'on a choisi est comme ça va faire des allers-retours avec vous les invités et moi-même pourront réagir et on aura des conclusions mais c'est une façon d'avoir à d'être un peu plus interactif avec les questions qui se posent marie de mousse donc qui j'ai dit était référente réduction des risques à médecins du monde et qui va nous parler plus précisément justement de la question de la santé de deux de turreau des stupéfiants et de la question de la politique aujourd'hui vis-à-vis de ça bonjour à tous et à toutes merci beaucoup pour l'invitation à venir débattre sur cette question d'importance pour juste se rappeler très très rapidement effectivement que médecin dit momon intervient sur les questions d'usagé de drogue depuis 40 ans donc on a on a beaucoup de recul on a participé à l'institutionnalisation des dispositifs de réduction des risques qui sont aujourd'hui donc financés par la sécurité sociale qui sont des établissements médico sociaux et la politique de réduction des risques est inscrite dans la loi de santé publique je pense que c'est important de le rappeler parce qu'elle a été remise en cause par certains politiques alors que ça vraiment montré son efficacité en termes de santé publique aujourd'hui médecins du monde qu'on est en fait partie aussi d'un collectif interassociatif pour une nouvelle politique des drogues aux côtés du syndicat de la magistrature la ligue des droits de l'homme syndicat des avocats de france la fédération addiction dont une vingtaine d'organisations je pense que c'est aussi important de vous en faire part parce qu'on mène ce ce portage politique finalement à plusieurs voix avec des profils extrêmement variées sur lequel on a un consensus très fort vous pouvez avoir des désaccords mais en tout cas sur l'importance d'avoir une politique des drogues qui soit vraiment centré sur la santé des personnes que ce soient celles qui consomment mais aussi de la société en général nous ce qu'on peut dire rapidement interne de d'ancrage terrain puisque c'est de là d'où on parle c'est que l'illégalité de l' usage de drogue génère pour les consommateurs et des consommatrices des risques spécifiques que ce soit au niveau sanitaire juridique et sociale 1 la pénalisation usage renforce aussi la stigmatisation des personnes qui consomment ça c'est un impact qu est souvent très sous-estimées ce qui fait que les personnes notamment les plus en difficulté avec l' usage alors la majorité des personnes qui consomment des drogues quelle qu'elle soit non pas d'usagé problématique et je prendrai également l'exemple de l'alcool la plupart des personnes qui consomment des drogues non pas un usage problématique d'alcool non pas un usage problématique c'est la même chose pour les autres drogues donc après il ya des variations en fonction des des produits qui sont effectivement qu'on leur propre dangerosité c'est une réalité et du coup les personnes qui sont les plus en difficulté peuvent avoir des réticences et et ne pas solliciter des services de santé parce qu'il en fait c'est au départ c'est une pratique aujourd'hui interdite donc il n'y a pas intérêt à en parler et c'est stigmatiser et on va considérer les personnes qui consomment comme des bons à rien autre donc ça c'est un impact extrêmement important sur la santé des personnes et puis ça oblige évidemment la prohibition à sa prévision s'approvisionner pardon sur le marché noir donc à se procurer des produits qui ne sont pas qu'ils n'ont pas de normes sanitaires dont on ne connaît pas la composition et ça on peut vraiment le documenter très clairement avec des problématiques de santé qu'on observe et des produits qui sont en plus aujourd'hui de plus en plus fort non pas parce que des personnes ont forcément envie d'avoir des produits puissants mais c'est un impact delà de la prohibition est d'ailleurs un exemple dont vous avez peut-être entendu parler c'est l'ailé l'herbe de cannabis qui est coupée avec des produits de synthèse des cannabinoïdes de synthèse mais du coup sur lequel on n'a pas de recul et qui en plus avec des doses forte provoque plus de problèmes de santé donc donc on voit une augmentation de la dangerosité des drogues en fait et on pourrait avoir des drogues finalement me contrôler et du coup dont on en comptera mieux leur dangerosité pour aller très vite donc la politique répressive du gouvernement donc freine considérablement l'impact des politiques de santé et l'impact les politiques sociales en fait que ce soit sur les personnes et aussi sur les personnes qui sont impliquées notamment dans les petits trafics qui sont effectivement comment comme on l'a évoqué en fait les personnes les plus vulnérables économiquement socialement et c'est elle qui finalement le train si on peut dire les systèmes juridiques sont aussi répressif essentielle origines de violence de la mesure où ils légitiment en fait le harcèlement de la police et pousse à la clandestinité et des tiers peuvent effectivement avoir plus facilement subir des violences est l'exemple des incidents à marseille est extrêmement fort malheureusement donc on médecins ont contribué à la recherche en fait sur par exemple l'impact des politiques restrictives sur le parcours de soins des personnes usagères de drogues ont fait notamment une une recherche avec marie geoffrey roasted ici présentes ce qui nous permet d'alimenter notre notre plaidoyer et son ce qu'on souhaite porter dont on pourra donc du coup discuter c'est évidemment de financer de manière adéquate les politiques de réduction des risques alors qu'aujourd'hui la majeure partie des financements sont orientés vers la répression des consommateurs donc avec 70% des des budgets qui sont orientés vers la répression donc d'avoir un réquilibrage favorisant les dispositifs de soins et de réduction des risques et effectivement nous sommes favorables à la régulation des drogues quand je dis régulation c'est d'avoir un cadre d'avoir des règles définies par rapport à une dynamique de santé publique donc effectivement d'avoir des âges limites d'avoir des pratiques qui sont encadrés sur effectivement là pas la conduite au volant enfin je vais pas les détails ici mais qui permettent de gérer au mieux pour le bien être de tous les consommations de drogues mais un point qui est important même si nous régulons les produits ça sera je l'espère le cas un jour pour le pour le cannabis est d'importance et déjà de dépénaliser l'usagé de drogues l'usagé simple effectivement ce n'est pas en réprimant les personnes sur le fait qu'elles consomment des stupéfiants quel qu'il soit il a ce n'est pas que le cannabis quels qu'ils soient que on empêche les personnes de consommer et je dirais qu'on ne prévient pas même des risques en dénigrant les personnes et en leur faisant peur c'est les politiques de pain on prévient des dangers en expliquant en faisant prendre conscience les des concerts des risques en traînant sur les représentations aussi de qu'est-ce qu'une drogue qu'est ce que ça représente quelle place à dents ça dans sa vie dans comment on gère ces questions là en renforçant les compétences médico psycho social enfin psychosocial pardon et y compris jeu léché les jeunes pour savoir s'affirmer éventuellement savoir si on a envie ou pas de de consommer mais que ce soit un choix en pleine conscience et un développement des dispositifs de promotion de la santé de réduction des risques et de prise en charge des personnes si elles sont en difficulté et enfin je dirais en assurant l'environnement favorable est assurément environnement favorable de vis et des dispositifs éducatifs c'est de réduire la pauvreté réduire les inégalités sociales et c'est exactement ce qui manque dans les quartiers en fête dont on peut le constater où les petites mains sont impliqués dans les trafics donc voilà on voit bien si on approche donc est beaucoup plus axé sur la santé des personnes le respect des droits des droits humains qui sont souvent bafoués qui l'amène aussi des discriminations raciale dont on parle peu difficilement en france dont c'est aussi important de le souligner c'est toujours la même personne qui sont impactés par ces politiques répressives je m'arrêterai là pour participants lesperon avoir respecté temps de parole je vous remercie oui vinci toxines et marie geoffrey rustique qui va continuer et sociologue et qui va aussi d'autres tirent un petit peu justement de ce qui se fait à l'étranger notamment dans pas mal de modèles merci donc bonjour à tous donc moi je parle d'une place un peu différente je pense qu'on a tous été choisis pour ça donc je suis chercheur à l'inserm et donc je travaille depuis 30 ans maintenant sur les politiques des drogues donc en france mais également en europe et en amérique du nord donc il est important d'insister sur le fait que la france est un des pays au monde et en europe en particulier avoir une des politiques les plus répressives donc on a une loi qui à 50 ans aujourd'hui qui a peu changé qui la loi du 31 décembre 1970 et le mouvement qui s'est opéré en france ces dernières années va complètement à l'encontre de ce qui se passe dans le reste du monde en particulier dans des pays comparables en amérique du nord ou en europe c'est à dire que depuis 50 ans la france réprime de plus en plus et donc en 2018 on à 180 milles personnes qui ont été interpellées pour en lien avec des stupéfiants et 80 % étaient des usagers donc une des spécificités de la politique de répression français c'est que elle s'attaque avant tout aux usagers et donc elle est très peu efficaces sur la question du trafic donc ça c'est un élément à avoir en tête c'est que la politique qui est choisi par notre gouvernement actuel et qui s'inscrit dans une continuité par rapport à la loi du 31 décembre 1970 va complètement à contre courant de ce qui se fait ailleurs puisque en fait elle est inefficace la france est aujourd'hui en europe le pays qui a le plus haut niveau d'usagers de cannabis chez les jeunes et donc pourquoi j'insiste sur cet aspect là puisque un des objectifs de la prohibition c'est d'espérer qu'en réprimant lusage on va le faire baisser et donc en fait on voit que c'est totalement inefficace ce qui est important aussi d'avoir en tête c'est qu'en france les produits qui tuent le plus sont l'alcool et le tabac cent vingt mille morts par an liés à l'alcool et au tabac alors que ces produits sont autorisés la littérature internationale a mis en évidence que les dommages sanitaires qui sont liés à l'alcool et au tabac sont beaucoup plus importants que ceux liés au cannabis et pourtant ces produits ont un statut légal alors que le cannabis à un statut illégal alors qu'est ce qui se passe maintenant à l'étranger donc comme je le disais on a un mouvement international depuis quelques années qui va complètement à l'encontre du modèle qui est choisie en france donc on a un mouvement tout d'abord de l'égalisation dont on parle beaucoup donc qui s'est mis en place en uruguay dans de nombreux états des états unis est également au canada donc en fait ces modèles on choisit donc de légaliser le cannabis tout en continuant à criminaliser l'usagé des autres drogues mais ce qu'on peut voir enfin selon moi le modèle le plus intéressant c'est le modèle canadien dont qui a été mis en place en 2018 et donc même si on manque encore un peu de recul les premières analyses en fait scientifique qui ont été faites de l'impact de la légalisation sont positifs tout d'abord les dernières données concernant l'évaluation du modèle de l'égalisation canadien montre qu'il n'y a pas d'augmentation de l' usage du cannabis chez les jeunes puisque en fait une des craintes principales des politiques quand on légalise c'est de penser qu'il va y avoir une augmentation de la consommation chez les jeunes alors pourquoi je mentionne la dimension de la consommation chez les jeunes c'est que la littérature scientifique met en évidence que les risques liés à l'usagé de cannabis concerne plutôt les jeunes en particulier ceux qui sont âgés de moins de 25 ans parce qu'il peut y avoir en cas de d'augmenter de 20 d'utilisation intensive des effets sur la maturation du cerveau donc des troubles des troubles cognitifs même si les dernières données de la littérature montre que voilà il faut aussi que ça soit lié à un usage intensif et donc c'est pas parce qu'on va consommer du cannabis une fois ou de manière occasionnelle qu'on va avoir obligatoirement des troubles des troubles cognitifs donc ça c'est un premier élément c'est que généralement il ya une crainte que la légalisation donne lieu à une augmentation de la consommation donc chez les jeunes ce n'est pas le cas d'après les données canadiennes en revanche ce qu'on a pu observer au canada c'est une augmentation de la consommation plutôt chez les seniors et chez les seniors en fait n'est pas véritablement un problème bien au contraire puisque en fait les études montrent que cet usage chez les seniors il est à visée médicale et que c'est une alternative très intéressante pour diminuer la consommation d'opiacés par exemple pour lutter contre les douleurs chroniques qui sont très utilisés chez les seniors et qui sont à l'origine de l'épidémie d'overdose d'opiacés qu'on peut voir en amérique du nord donc même quand on observe une augmentation de la consommation du cannabis suite à l'égalisation suivant les tranches d'âge que ça concerne comme les seniors par exemple c'est pas obligatoirement un effet négatif de la légalisation donc le deuxième modèle qui selon moi est le plus intéressant c'est le modèle portugais donc qu'eric a évoqué tout à l'heure et donc ce modèle portugais en fait il a choisi lui de décriminaliser l'usagé de toutes les drogues en 2000 ans alors dans un contexte particulier qui était un contexte d'épidémie d'héroïne au portugal dans les années 2000 mais qui était un modèle en fait qui pourrait tout à fait être appliquée en france aujourd'hui est donc ce modèle de décriminalisation de l' usage de toutes les drogues il a des résultats extrêmement intéressant il n'y a pas eu d'augmentation de l' usage de drogues au portugal le portugal était avant la décriminalisation et l'est toujours aujourd'hui un des pays d'europe avec les niveaux les plus bas de consommation de cannabis donc en fait il ya quatre fois moins d'usagers de cannabis chez les jeunes au portugal en comparaison à la france avec ce modèle c'était le cas avant la décriminalisation mais il n'y a pas eu d'augmentation le niveau est resté bas et l'autre élément qui est très intéressant et qui renvoie ce que disait marie c'est que l'accès aux soins et le taux de mortalité liée aux drogues au portugal est le plus bas en europe c'est à dire que ce modèle de décriminalisation usage hand et stigmatise en usage dans la société il favorise l'accès aux soins des personnes usagères de drogues et donc c'est un modèle qui est coût efficace également et donc qui coûtent très peu cher qui permet de faire des économies à la société alors que notre modèle français coûte très cher en terme d'emprisonnement des personnes et puis également deux buts de répression et d'effectifs policiers qui se consacre sans succès donc à la répression de l'usagé de stupéfiants donc oui concernant le modèle portugais donc c'est un modèle qui vient d'être choisie également par l'orégon donc un état américain et le canada qui a choisit donc de légaliser le cannabis envisage aujourd'hui également de mettre en place une politique de décriminalisation du usage des drogues donc en fait on voit aujourd'hui que les propos de gérald darmanin vont complètement à l'encontre ils sont des contre vérités scientifiques puisque dans un des discours qu'il a prononcé récemment il a mis en évidence que la plupart des pays qui avaient choisi de dépénaliser l'usagé est en train de faire marche arrière et donc c'est exactement l'inversé qui se produit sur la base des données scientifiques qui viennent valider l'intérêt de ces modèles est invalidée comme le disait marie al'inverse les modèles prohibitionniste qui produisent plus de dégâts que les modèles antiprohibitionniste merci marine pour conclure ce premier tour de piste a rien qui est un homme droit et du droit donc voilà la vision des choses de ce point de vue là bonjour à tous effectivement je ne suis pas du tout spécialiste de la question des stupéfiants et pourtant ça peut nous en choquer certains mais j'en ai longtemps vécu en tant qu'avocat et autant dire qu'il y a beaucoup de spécialités dans le monde judiciaire et pour les avocats il ya même des pénalistes et au sein même des space des pénalistes ya une spécialité à part qui est celui des avocats tu peux ceux qui font que du stup il ya des avocats qui ne font que du stuc du matin au soir et qui ne vivent que de ça et certains vivent très bien parce qu'il ya beaucoup d'argent beaucoup beaucoup beaucoup d'argent et c'est tout un tissu économique et social es moche pendant 15 ans j'ai fait beaucoup beaucoup de stups parce que quand on commence jeune avocat est convenu le droit pénal est bon on a d'abord commis d'office et on défend des jeunes gens qui sont arrêtés dans les jambes à des halls d'immeuble qui n'ont pas forcément d'argent pour se payer des avocats et puis progressivement eh ben on est un petit peu dans la structure pyramidale de la même manière d'ailleurs que ceux qui montent dans la structure pyramidale de la vente en tant qu'avocat ont suivi un peu le parcours des ddd des vendeurs on les connaît très bien quelquefois on les connaît d'avant c'était aussi mon cas et et on se rend compte que il ya une structure pyramidale et que quand on connaît le le boss ou les boss quelquefois il y a plusieurs buts soit par ville soit par citer grands ensembles et bien on devient très spécialisés puisqu'on est systématiquement désigné pour tous pour toute la structure pyramidale et donc c'est ce qui a été mon cas notamment pour tremblay en france où je défende et pratiquement tous les gens qui vendait de la drogue à tremblay en france qui a à une époque était considéré avec avec d'autres villes à côté comme un des supermarchés de la drogue c'est un peu moins le cas aujourd'hui et juste pour vous donner une anecdote qui permet d'être de comprendre que le système parce qu'il ya un système est il d'ailleurs il y à des liaisons très importante entre le trafic de stupéfiants dans les quartiers populaires mais y'a pas que les quartiers populaires bien évidemment qui sont concernés mais de manière importante et le système légal il ya des liaisons très importante notamment des flux financiers qui sont importants des blanchiments qui sont importants des relations qui sont importantes y compris au niveau politique mais avant de parler de 20 des agents paraît pas forcément aujourd'hui mais ce que je voulais simplement vous dire c'est de vous donner une anecdote d'un de mes dossiers que j'ai traité qui montre un petit peu que c'est au confluent de d2 problématique politique sociale et médiatique le trafic de stupéfiants je vous donne l'exemple je peux en parler maintenant c'est prescrit ça fait c'était en 2009 2010 j'étais encore jeune avocat et justement c'était à tremblay-en-france et c'était une affaire où on avait plusieurs protagonistes on avait d'abord 2 une boîte de production qui c'était la boîte de production d'emmanuel chain pour ceux qui ont connu cette ce présentateur sur capital qui il avait fini capital et il se relançait sur tf1 donc il était en train de créer une nouvelle émission qui s'appelait la sq à une émission un peu de télé réalité sur les sujets sociaux c'est à l'époque de sarkozy il faut comprendre un peu le background on était sur la tolérance zéro on était sur le kärcher on était sur le sentiment d'insécurité on était sur toutes ces thématiques et emmanuel chain veut faire sa première sur tf1 en faisant une émission qui va s'appeler mon voisin est un dealer et donc il est une équipe de tournage à tremblay en france et cette équipe de tournage à trouver quelqu'un qui qu'il les aide un petit peu c'est un rappeur local qui est assez connu et qui les aident un petit peu à comprendre comment ça fonctionne il leur montre voilà où at-elle tell tale hall d'immeuble était le hall d'immeuble il ya là il y a la nourrice la nourrice et la personne qui garde le stupéfiant là il y a les dealers lahiya les guetteurs qui font le plus fort le plus ça veut dire prévenir ceux qui sont en train de vendre dans le hall que les flics arrivent et est donc la boîte de prod travail pendant un mois et au bout d'un mois et ils ont pas mal de choses en boîte il décide de faire le tournage avec frédéric péchenard qui était à l'époque le patron de la police nationale bras droit de nicolas sarkozy et qui a un style et tout s'est tu et il lui montre tout son tournage et ils disent là vous vous rendez compte il ya un énorme trafic de stupéfiants et la police n'était rien et passe imaginez bien que frédéric péchenard a fait remonter immédiatement l'information à nicolas sarkozy que c'était pas forcément dont très favorable pour eux en termes d'image et perception politique et ils ont convoqué le commissaire le commissaire leur dis mais justement il ya une équipe de de la bac qui travaille depuis un petit moment et qui est en planque juste en face depuis un mois en même temps que vous et donc ils leur disent il faut il faut arrêter tout le monde avant que l'émission de passe dans une semaine et ne soit diffusé parce que sinon ça va très mal se passer donc il a dit oui le problème c'est qu'on a pas encore trouvé on essaye depuis un mois de trouver la nourrice et l'appartement qui héberge et le fournisseur parce qu'il ya plusieurs localisations dans les dents dans l'immeuble et on arrive dans la barre d'immeuble on n'arrive pas à les trouver je veux rien savoir vous les arrêter avant que l'émission ne soit diffusé dans une semaine le soir de la diffusion de la première c'était claire chazal à l'époque sur le journal pf de tf1 annonce eh bien d'abord l'interpellation et en même temps l'émission d'emmanuel chain le soir même au 20 heures et donc il ya eu un gros pataquès puisque beaucoup ont cru que les journalistes avaient travaillé avec la police pour faire de l'audimat et savait créer un énorme une bonne polémique la suite de cette affaire je vais aller un peu plus vite parce que j'ai sept minutes la suite de cette affaire c'est que la problématique c'est qu'ils ont arrêtés mais ils ont trouvé un million d'euros en espèces dans les murs avec des armes de guerre etc c'est une grosse prise effectivement et le problème c'est que et ben il y avait beaucoup de gens qui en vivaient énormément de gens qui vivaient et le lendemain j'ai beaucoup de familles qui se sont retrouvées sans se ressent aux sources et donc il ya eu une sorte de révolte populaire et donc nicolas sarkozy s'est pointé avec la garde républicaine entre guillemets il ya eu beaucoup beaucoup de violence policière dans le quartier ait eu des caillassage de bus et il ya eu une forme de démonstration de la toute puissance de l'état sur un quartier qui a dompté vue social et économique était et est en danger parce que ce trafic avait disparu juste pour vous dire et puis après après on a travaillé sur les violences policières juste pour parler de la liaison avec les violences policières du caractère médiatique et du caractère infiniment politique de ces trafics de stupéfiants juste pour vous dire que voilà c'est c'est au confluent beaucoup de choses c'est aussi au confluent pour en terminer de l'extension finalement de la réduction de pas mal de liberté parce qu'il ya une expérimentation de beaucoup de d'innovations technologiques comme des captation audio avec le trafic de stupéfiants comme l'est la géolocalisation comme les interceptions téléphoniques tous ces textes qui ont par la suite été utilisé toutes ces nouvelles technologies qui sont qui ont d'abord été expérimenté dans un trafic de stupéfiants ou dans le terrorisme et qui ont été par la suite étendu à toutes les sphères du droit pénal et qui réduisent progressivement nos libertés voilà ce que je peux vous dire ce que la dernière chose que je peux vous dire aussi c'est que tous les gens que j'ai côtoyés ce sont surtout des gens qui n'avaient pas d'autres possibilités parce qu'on ne leur a pas donné d'autres possibilités et ça il faut remonter à l'histoire des quartiers populaires et à l'histoire de l'origine des personnes qui vivent dans les quartiers populaires avec une forme de volonté de maintenir cette situation et moi mon inquiétude c'est le jour où il y aura une légalisation il ya une inquiétude un pas la légalisation soi mais qui va en profiter pour moi c'est la vraie inquiétude parce que tout ce que j'ai pu côtoyer et ben ils en vivaient il ya beaucoup de familles qui en vivent comment vont-ils faire pour vivre alors même que beaucoup beaucoup beaucoup de gros groupes commerciaux se sont déjà positionnés avec les boîtes de cbd sur tout le territoire en attendant la possibilité de la légalisation qui commencent à se faire jour pas effectivement la politique de répression est terrible mais il y a une possibilité libéral et capitalistique d'ouverture du marché pour des raisons économiques puisque comme vous le savez maintenant le trafic de stupéfiants ont fait partie du pib voilà pour vous dire cette expérience avec toutes ses conséquences c'est bien c'était déjà contre le concile débat manou qui est là bas vous passez la parole vous avez remarqué que l'on sait donner une règle de parité au niveau des invités de ses amphis c'est très bien et on va faire la même chose dans la salle c'est à dire que pour qu'un homme puisse prendre la parole fois qu'une femme prenne la parole avant lui et on va alterner cette manière là voilà ça marche très bien vous allez voir donc là on prend une dizaine d'interventions enfin en dizaines si vous limiter à deux minutes par personne et puis on fera une première série de réactions voilà [Musique] oui bonjour andy murray je vais vous parler de mon expérience en la matière parce que beaucoup ne connaissent sur la question du champ du handicap mais il ya 30 ans j'étais la fondatrice et la présidente de l'association asud et ligne en auto support des usagers de drogues temps qu'était un set avant que les seringues se libéralise on puisse avoir des distributeurs échanges de seringues et aussi avant qu'on ait les traitements de substitution comme la méthadone donc ce point d'ailleurs je crois qu'il faut parler du rapport en réunion sur la question de la dangerosité des drogues c'est un rapport qui était sorti au 99 qui avait été commandée par les pouvoirs publics pour montrer à quel point les drogues c'était dangereux et a fait les conclusions du rapport henriot c'était que la drogue la moins dangereuse c'était le cannabis est la drogue le plus dangereux c'était l'alcool donc ça a fait un petit malaise à l'époque il ya la question mais je défends de la dalle de criminalisation et la pollinisation la légalisation contrôlée pourquoi parce que maintenir dans un système mafieux la production et la distribution tellement ça pose problème et ça ne règle pas les problèmes engins tombe bien ce que disait arié il faut je pense qu'on arrive à trouver des débouchés pour les jeunes qui vivaient du business et que ce business qui rapporte justement quartier et à ceux qui aujourd'hui en vif qui puisse le faire légalement lors c'est sûr que ça apportera beaucoup moins mais je peux vous dire l'expérience d'aix dealers et des usagers ce qu' il ya quelque chose qu'on gagnera jamais facile on peut gagner énormément d'argent il ya quelque chose qui compte beaucoup c'est la sécurité la sécurité la tranquillité donc je pense que beaucoup de gens qui sont dans le business qui serait prêt à gagner beaucoup moins 6 et gagne effectivement la sécurité la tranquillité il ya la question de la réduction des risques effectivement j'ai connu une période avant 93 ou dame n'a cessé de m'envoyer un trou parce que je distribuais l'esc rennes j'ai pris mes responsabilités à l'époque et je ne regrette total la réduction des risques c'est quoi c'est à partir du principe que avoir un idéal de demain consommation dirigeants battue ne consomme pas c'est un ça donne pas de résultat par contre si on explique aux gens que en attendant qu'ils puissent arrêter ou qu'ils le souhaitent si on arrive à les protéger à les protéger ce plat santé sur le plan juridique d'arles a permis de rester en vie on la perd mais effectivement pourra s'en sortir parce que l'idéal de non-consommation il a tué beaucoup de gens et il a tué avec le sida les hépatites les overdoses il ya aujourd'hui des outils qui permettent de visiter les les ovaires dont je pense à un allochtone même si je crois qu'il ya un problème en en ce moment sur la prescription il ya aussi et c'est ce qu'on a démontré par notre combat nos peuples table et la réduction des risques et à des traitements de substitution pour les héroïnomanes ça a donné d'excellents résultats maintenant il n'existe pas de traitement de substitution pour toutes les drogues mais je crois que ce qui est important c'est que les gens quand ils consomment ils le fassent en connaissance de cause en mesurant les risques mais aussi les bénéfices parce que vous lui arrive à éradiquer la consommation ça parlait des bénéfices c'est prendre les gens pour des idiots on consomme pas des drogues pour se détruire en consomment des drogues pour le plaisir pour la douleur aussi par exemple ses skis évoqué la question des seniors dont je fais partie qui effectivement consomme pour des raisons de lutte contre la douleur et sur la question de la justice effectivement la justice est débordé par des choses qui relèvent de la santé publique et qui devrait par les relevés du questions judiciaires dernier point la pairémulation la pairémulation c'est aussi quelque chose qui a été mis en place à l'occasion d'un des politiques de réduction des risques et c'est ce qu'a fait la suite à l'époque c'est partir du principe que les experts de situation c'étaient les personnes directement concernées et donc on a travaillé à transmettre notre expertise à d'autres usagers pour la permettre effectivement deux de ses protégés s'étaient pas comment ses propres aux pasteurs de tasses faire une overdose pour poster une poussière c'était tout ça c'est comment on évite de se contaminer comment est on vit avec la meilleure hygiène de vie possible pour pouvoir effectivement aborder une phase suivante si on le souhaite pas si jeune c'est plus de temps parce qu'il s'était entretenu mercredi merci beaucoup bonjour est vraiment pour toutes les interventions j'aimerais qu'on parle des drogues rappeler pourquoi certains produits en fait sont interdits si on rappelle que le cannabis a été interdit pour des raisons principalement raciste aux états unis c'est à dire c'était d'abord les noirs il est mexicain qui fument et donc on s'y tient on va interdire cette chose au moins on pourra les arrêter ils seront pourquoi c et puis la france à continuer puisque c'était surtout les nord africains qui fumaient du kif donc ben voilà on s'est dit voilà il n'y avait aucune raison légale en france de lebron suis beaucoup plus on ne meurt pas de dover dose de cannabis est pareil des récréative des années selon tennis en interdit les récréative des sondés disent sans pouvoir plus aujourd'hui faire de recherches sur le médical c'est à dire la psilocybine les champignons ou l'acide lysergique c'est à dire le lsd on ne meurt pas non plus de ces produits d'overdose ont peu plus les utilisent les étudier en france alors qu'il ya apparemment dans d'autres pays comme la suisse qui étudient des vertus pour des choses comme ça donc la question et surtout aux députés qui est là et que je sais qu'il travaille déjà beaucoup et ils sont petits groupes mais remettre en question aussi l'interdiction du lsd et de la psilocybine notamment pour des usages médicaux alors que la suisse y est est ce que c'est une question qui pourrait être relevée où est-ce que c'est trop tabou merci [Applaudissements] bonjour donc moi j'avais un petit peu les mêmes interrogations que vous venez de nous dire mettre tout à l'heure c'est à dire que lui un quartier populaire je suis entouré de toutes ces personnes qui vivent de ça de ce trafic eric tu parlais de leur offrir une formation j'ai vraiment du mal à croire qu il accepterait d'aller dans des centres de formation de faire autre chose donc moi j'avais vraiment peur que du coup ça bascule sera notre trafic de drogues plus dures parce que du coup ils savent faire que ça c'est peut-être bête mais ça va pas ils n'ont pas envie d'ailleurs de faire autre chose puisqu'ils connaissent l'argent facile pourquoi ils vont aller faire gagner de l'argent difficilement et j'avais une autre interrogation quant aux personnes qui s'y font pousser chez eux comment vous allez pouvoir contrôler ceux qui font pousser leur cannabis ce qu'on pourra pas contrôler le tht les choses comme ça c'est donc voilà bonjour merci moi je voulais soulevé je rebondis sur la l'intervention gelé soulevé la question de la recherche il me semble que c'est un vrai enfer en fait de mener des recherches sur les stupéfiants et que c'est très difficile de se recueillir des échantillons et notamment en cas de contrôle on va réaliser des tests de dépistage de dépistage pardon et on va détecter des traces parfois des seuils quantifiable et on n'aura pas possibilité de tâter la consommation et c'est assez délicat en fait quand il faut ensuite prononcé une peine voilà bonjour moi je travaille dans la prévention et l'éducation à la santé puisque je suis infirmière scolaire et du coup j'avais tout d'abord une petite remarque à savoir est ce qui serait pas important de d'impliquer aussi le ministère l'éducation nationale et les services de santé scolaire dans la coordination locale dont vous avez parlé tout à l'heure voilà et deuxième point j'avais une petite question j'aimerais savoir si ce qui se passe justement au niveau de la prévention au canada ou au portugal ou dans d'autres pays que vous connaîtriez voilà on est à cinq je suis si massive a justement c'est intéressant qu'on abat ces questions là parce que je dis avec le groupe thématique lgbt on avait organisé une conférence sur mettre fin à l'épidémie du vih et il ya des sujets assez transversaux et à ses proches et ça quand on regarde les pourcentages d'hameçonnage de progression de france insoumise ya j'ai l'impression qu'ils s'assurent elle aborde le sujet de l'interdiction des des thérapies de conversion qui font partie quand même beau pour s'être plaint des propositions de moins comparativement les mains consensus en tout cas qui sont en tout cas vendu 68 50 % fin de la cinquantaine ou la soixantaine et j'ai l'impression que c'est une approche on a beaucoup dans ce genre de sujets qui sont beaucoup et bray de panique morale que soit la sexualité que soit le blog que la première réponse c'est la paupérisation des usagers la pénalisation des bleus vient justement et je pense que dans ce cadre là ce qui est intéressant c'est connaissent congrès et humanise les consommateurs comment est-ce qu'on réunit 10 heures et toxique on parle parfois deux les toxicos faux billets etc c'est assez intéressant on travaille beaucoup ça dans le deuxième sexe et ce qui est intéressant c'est que leekens exr qui ont des pratiques les plus à risques c'est ce qu'ils ont la consommation la plus occasionnels et les habitués ont généralement des pratiques plus responsables ou en tout cas vendre mes habitudes de consommation autres donc c'est comment est-ce que associés en fait les personnes et les usagers pour sortir de cette approche de panique morale qui amène que la prohibition et du coup oui mais parce que là du coup il ya deux hommes je sais pas oui j'allais de l'autre côté j'arrive du coup bonjour kalila j'habitais marseille depuis 2006 alors vos interventions déjà été vraiment passionnante on n'avait vraiment pas envie que ça s'arrête chacun d'entre vous je pense qu'on pourrait rester deux jours sur ce sujet vous avez tellement de choses à raconter et au sol a plein de questions à poser mais je voulais juste revenus assure un point déjà quand vous disiez que beaucoup de familles ont vive attention faut pas faux pas faut pas rêver ils ont illustré très mal dans des conditions terribles et puis il ya des études qui ont été faites un loto horaires et les manques du smic au final donc une des solutions bien sûr que propose la france un smith un seul rsa jeunes parce que quand vous dites qu'ils n'ont pas d'eau pour d'autres comporte une unité oui c'est vrai est certes à 18 ans 19 ans peut-être qu'ils ont pas envie de faire une formation mais si déjà ils avaient un peu de revenus ça leur permettrait de ne pas passer en dépannage et et puis finalement avec tous les risques parce que quand on en a marre à marseille quand tu n'as qui se prennent une kalachnikov on dit oui mais pourquoi est-ce qu'ils luttent même s'il était pas dealer mais pourquoi est ce qu'il était à côté d'un dealer pourquoi est-ce qu'ils étaient dans la voiture d'un dirigeable en fait c'est même pas des tiers ils n'ont même pas conscience et des dealers en fait c'est juste voilà c'est des gens qui ont accepté un peu d'argent facile quoi c'est tout c'est pas mais il ya une question que je voulais poser donc c'est si on dépénalise si on autorise le cannabis par rapport aux prix parce que vous quand vous disiez que des multinationales était prête à apprendre le marché je me dis ça résoudra pas tout les trafics parce que à marseille nous il ya un truc que je connais très bien je pense de partout 6 1 si les six gars de contrebande c'est trop cher maintenant le tabac alors quasiment fin je sais pas si on inversait cachette des cigalons des mureaux tabac mais il y en a tellement dans la rue voilà et pour un prix défiant toute concurrence et donc moi c'est un petit peu la crainte que j'ai je connais pas très bien le sujet que je sais pas si vous pourriez me répondre c'est que le prix soit trop cher légalement et qu'au final on achète encore de là que des gens achètent encore de la merde à des trafiquants merci [Applaudissements] encore de personnes bonjour eric de nice donc tendance et en film nous nous recevons de votre part et avec les échanges des éléments qui vont nous permettre lorsqu'on va être au travail durant les semaines prochaines et les mois prochains à pouvoir effectivement nous exprimons avec avec force et avec bonne vision du problème donc si on veut dépénaliser donc d'abord ça va être certainement l'assemblée qui nationale qui sortira du premier scrutin législatif qui sera au travail je crois pour travailler sur la création ou la modification de la loi parce que effectivement ça on va pas attendre la sixième république pour travailler sur un sujet le modifier c'est un problème important et ça fait trop longtemps que la france est enfermé par un texte qui a été voté un 31 décembre alors qu'elle avait pas grand monde dans les boutiques je crois merci [Applaudissements] merci moi je voulais savoir la position par rapport à des gens qui font pousser pour leur propre consommation et leurs arguments c'est on allie on alimente pas le le commerce etc etc est ce qu'il ya un seuil autorisé pour mettre ces jolies plantes dans son jardin on va faire une première série de réponses j'ai vu que j'ai vu voilà mais le coup d'après mais c'est luc si elle répond je propose qu'on fasse des réponses les plus courts possibles sur les éléments et je compléterai après on va commencer à l'ordre sur ce que vous inspirent les questions et les réponses eric d'abord ça va pas forcément être très organisé mais je vais répondre ce que j'ai noté j'ai essayé de répondre à la demoiselle qui s'inquiètent et bleu l'italie aussi des gens qui habitent les quartiers qui sont un graphique on a je pense que nous devons effectivement avoir une vision utopique de la chose et penser que 100 % des gens qui sont dans business illégal aujourd'hui on a capacité d'être dans business légalement volonté d'être dans le but de st gall mais je pense que c'est une erreur de croire que ces jeunes ne savent faire que ça et ma vie que de ça moi même j'ai passé trois ans en prison avec une fabrique ces jeunes que tu côtoies held - quotidien septembre vraiment envie d'autre chose ils ont cru anoman ne pouvoir faire que cela et je pense qu'avec hymne à la transition vers un autre modèle que le modèle prédit sioniste personnel l'occasion même temps de la main et maire expliquait effectivement pourrait aussi trouver la place dans la société encore une fois il s'agit de prêts publics des choses c'est un discours qui me toucherait pas tout le monde mais je suis persuadé qu'une bonne partie des gens qui aujourd'hui encore à ningbo cette économie sans disposer soir toute autre activité ou à passer effectivement dans le business le gall face au calme expliqué madame également c'est vrai que ils peuvent perdre un petit peu d'argent mais en même temps ils sont obligés de tolérer à 6 heures du matin pour savoir si quelqu'un l'amour fait à leur portée une femme est comme ça c'est quelque chose qui n'a pas pris et je pense encore une fois qu'on a une vrai que les choses seront bien imposer qu'on aura la capacité de vous discutez avec les libertines et à une bonne partie de ces gens qui seront disposés à la prendre cette main tendue je pense [Applaudissements] que rapidement c'est sur la question d'heures de l'éradication du trafic qui a été soulevée par madame mais c'est clair que si celle ci m'a mise à jal que le trafic n'existe plus avait souligné l'importance du trafic de cigarettes de toute façon il ya du trafic de tous tout objet vendu légalement est aussi vendu illégalement donc le trafic ne sera jamais nos draps ne disparaîtra jamais complètement mais il s'agit pas de réduire autant que faire se peut la part du trafic rappeur est là la part de ventes légales et ça c'est un objectif qui est qui est largement atteignable par la mesure aujourd'hui le tout la vente est assumé par le marché noir voilà ici donc moi je voulais revenir aussi sur les discours là qui ont été tenus sur le fait que les jeunes des cités qui étaient impliqués dans le trafic ne pardonnerait pas envie de faire autre chose donc en fait ce qui se passe aux etats unis montrent l'inversé puisque en fait aux états unis en particulier en californie il ya des programmes qui ont été mis en place pour introduire plus de justice sociale dans le commerce du cannabis parce qu'en fait on s'est rendu compte au début de la légalisation que c'était effectivement des grosses compagnies tenus par des hommes blancs riches qui détenait à l'ensemble des parts du marché et donc il ya des programmes de justice sociale qui ont été mises en place pour à la fois permettre à des à des jeunes ou des moins jeunes qui avaient été impliqués dans le trafic d'avoir des programmes d'immunité pour pouvoir comment on appelle ça des remises de peine ou des choses comme ça et certains d'entre eux ont pu s'impliquer dans le marché légal et mettre à disposition les compétences qu'ils avaient développé dans le cas du trafic parce qu'on développe également des compétences dans les compétences de la vente et du marché légal donc il ya des programmes d'incitation et de justice sociale qui peuvent permettre ensuite de réintégrer les personnes qui étaient impliqués dans le marché illégal dans des marchés légaux ça c'est le premier élément est le deuxième élément qui est très important c'est qu'en fait on a des représentations complètement fausses et de l'argent autour du trafic en fait au sein du trafic il ya des inégalités sociales qui sont extrêmement importantes donc un économiste français dont qui s'appelle christian ben lakhdar qui travaille beaucoup sur ces questions là et qui a mis en évidence qu'en fait ceux qui gagnent beaucoup d'argent avec le trafic sont très peu nombreux et donc toutes les familles qui sont impliqués dans le trafic généralement gagne très très peu d'argent d'ailleurs vous disiez tout à l'heure vous gagnez ou aux alentours de 2000 euros donc c'est pas une voie là où on parle toujours enfin c'est ce que j'aime ce que j'ai entendu on parle toujours de dizaines de milliers d'euros et en fait c'est un mythe total donc c'est pour ça que ça ne serait pas si compliqué que ça ensuite de réintégrer donc des personnes dans le trafic dans d'autres types d'activités un autre point qui me semble important c'est la question également enfin on a beaucoup évoqué la question des paniques morales autour des drogues et puis le fait parfois aussi que la population est peut-être pas prête en fait ce qui est important c'est que il ya 2 le sondage là que vous que vous évoquiez sur le fait qu'on a aujourd'hui une majorité de français d'après un sondage récent qui seraient en faveur de l'as de la légalisation et donc il ya une étude qui s'appelle eropp qui est fait par l'observatoire français des drogues et les toxicomanies très régulièrement et la dernière enquête en fait montre que les français qui sont favorables aux modèles politiques français de répression c'est à dire celui qui inclut des peines de prison ne représentent que 7 100 des français en fait on n'a que 7 % des français qui sont favorables aux modèles de répression incluant les peines de prison tel qu'il existe en france c'est à dire une minorité de français sont favorables à ce modèle et on a une une diminution de 17% entre l'édition 2013 et l'édition 2018 des français qui sont totalement opposés à la légalisation donc en fait on voit qu'il ya une ouverture de plus en plus importante au vu des résultats de ce qu'on peut observer ce qu'on peut observer ailleurs et puis juste très rapidement sur la question de caisse qui est mis en place au canada y avait une question là dessus sur la prévention donc au canada et ben l'argent qui n'est plus mis dans la répression est réinvesti dans la prévention est donc en fait ils développent surtout des modèles axés sur les compétences psychosociales des jeunes et donc sur la possibilité en fait d'avoir des usages réguler et de pouvoir développer des compétences personnelles pour résister à voir comment dire des mécanismes de résistance face à des usages dérégulé et plus est plus problématique [Applaudissements] oui merci beaucoup pour ces questions intéressantes je suis ravi de savoir qu'il ya quelqu'un d'assez donc auto support des usagers de drogues qui est présent c'est effectivement un mouvement fort qui va vraiment permis le développement de la réduction des risques en france avec on a pu être à côté de da sud et c'est grâce aussi à des associations comme insulte que la réduction des risques développer à sud fait partie du collectif pour une autre politique des drogues donc on continue à porter le combat je dirais ensemble effectivement cette question d'implication des personnes est fondamentale ça passe aussi par justement favoriser la présence des personnes concernées dans le débat des personnes consommatrices qui sont impliqués dans les trafics outre qu'ils peuvent parler de leur réalité je tenais à préciser et ça me fait le lien sur le deuxième canton de quel jeu je peux apporter des éléments réponse c'est par rapport aux questions de l'interdiction des autres drogues ou globalement du lsd sans entrer dans le détail il faut savoir que les donc les stupéfiants sont régis par des convois par des conventions internationales qui sont assez ancienne désormais c'est sans doute un des produits les produits les plus régulés strictement au monde effectivement une focalisation sur des produits qui ont des intérêts thérapeutiques mais aussi qu'ils ont des intérêts commerciaux par des industries pharmaceutiques donc effectivement certaines molécules ont été mises de côté il est il ya tout un travail qui est fait de mobilisation au niveau de l'international pour travailler auprès de la commission des stupéfiants de l'onu médecins du monde à suite par exemple pour fait partie d'une plateforme interassociative où on est en discussion avec la diplomatie française qui siège à la commission des stupéfiants de l'onu et donc chaque année il ya des discussions c'est assez compliqué complexe de d'interagir et de nous faire évoluer ces conventions internationales parce que c'est ça a été mise en place très doucement sur plus d'une centaine d'années mais c'est des choses qui se font avec des mobilisations internationales avec pareille la volonté de fer d'intégrer des personnes concernées c'est un travail en cours en tout cas ça sera difficile je tenais à préciser de de la part de la france et des instances et des espaces un peu différent je pense que déjà c'est ce qu'on essaye de gagner à l'international c'est de faire reconnaître la route de la réduction des risques d'abolir la peine de mort dans laquelle il encore la peine de mort aux philippines notamment donc il ya beaucoup de combats à mener et effectivement ce serait très intéressant de développer des aspects thérapeutiques sur des substances ça se fait davantage dans d'autres pays comme les etats-unis et des expérimentations sur la gu la kétamine ou là l'ecstasy utilisé dans le lait stress post traumatique par exemple effectivement fle faut ce serait intéressant après en france est encore peu développée mais aussi parce qu'il ya cette stigmatisation de des drogues et de leur usage est juste pour terminer du coup l'importance effectivement de travailler et on essaie de développer un projet là dessus sur la déconstruction des représentations négatives sur les drogues et les personnes qui consomment on essaye d'aider les pc en interassociatif également avec à sud et la fédération addiction à destination du grand public et ça passe quand je les ai dit tout à l'heure pas mais qu'est ce que c'est les drogues quelle place a dans notre société dans l'histoire de la société et d'où ça vient qu'est ce qui fait qu'on consomme et comment on peut réguler au mieux les usages pour bien être de tous [Applaudissements] rapidement pour répondre sur les deux points de tension que j'ai senti d'abord le premier c'est sûr savoir pouvoir vouloir faire autre chose que ça quand on vit dans les quartiers populaires la paix pas de ce que j'ai pu rencontrer ils vont nous faire autre chose et il pouvait faire autre chose arrondo cas ils pouvaient ils n'avaient pas les conditions sociales et économiques pour le faire pourquoi parce que la plupart ils attendaient simplement d'avoir un capital de départ pour pouvoir entrer dans le business légal c'est vraiment leur volonté simplement il y à des barrages et des obstacles en termes de discrimination sociale en termes de discrimination à l'embauché en termes de discrimination au logement qui fait que c'est très compliqué mais à un moment ou à un autre eh ben ils arrivent pour certains très peu il arrive à franchir l'étape du business légal et la deuxième chose la deuxième tension c'était sur le niveau de revenu effectivement et c'est assez cohérent et incohérent mais le trafic de stupéfiants suit une mécanique capitalistique c'est à dire que ceux qui sont tout en haut de la pyramide récupère la majeure partie des revenus est encore plus les trafiquants de stupéfiants internationaux en revanche ceux qui travaillent dans les eaux en bateau des hommes qui font le guet ou qu'ils vendent n'ont pratiquement rien et il donc c'est vraiment un mécanique et une mécanique et capitalistique qui se met en place et c'est ce qui explique d'ailleurs qui puis avoir certains qui ont des revenus très importants mais la majeure partie des traces des personnes des travailleurs n'ont pratiquement pas grand chose et retire les miettes du trafic de stupéfiants avec les dangers de plus importants et dernier point justement en terme de danger oui la répression est très importante et la pénalité est très lourde jusqu'à dix ans d'emprisonnement voire plus dans certains cas il n'y a pas vraiment de distinguo selon le le type d'action en transport cession acquisition le trafic de stupéfiants quelquefois ne se distingue même pas de la simple hack détention de stupéfiants il y à une pénalité commune pour toutes les actions alors évidemment maintenant il ya des contraventions qui peuvent être donnés notamment pour les usagers mais si des policiers décident de mettre la qualification la plus lourde c'est à dire là le transport la détention on a jusqu'à dix ans d'emprisonnement donc il ya cette chose et dernier point dernier pan dont on n'a pas beaucoup parlé mais c'est la gabegie fascinante que cet âge nerfs pour le budget de la justice est pas que l'un en termes de travail des policiers il y a des escouades entière des commissariats entier qui sont dédiés ça c'est à dire beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup d'argent public il y à des chambres et des salles d'audience avec des juges qui ne font que ça nuit et jour quelque fois en finissant à de trois heures du matin avec les salles de copains a échoué médiate ou les hautes juridictions spécialisées des juges d'instruction qui ne font que ça des dépenses en termes de découpe téléphonique auprès des opérateurs téléphoniques parce que tout est pays des dépenses en termes de géolocalisation des dépenses terme d' expertise qui sont terribles et on peut se demander effectivement si il y à une légalisation y aurait pas un budget assez important qui pourrait même fascinant qui pourrait être utilisée est répartie pour des choses qui sont peut-être plus importante en termes de priorité sociale et pénale voici quelques réponses mon côté je répondrais sur coup plusieurs sur l'idée qu est ce qu on fait ça en attendant la 6ème république par rapport à cette question gérard en confiant aux jouets revenir sur deux trois mots sur la question s'était dit plusieurs fois d'argent facile c'est pas l'argent facile de travailler en trafic de drogue quand une petite main c'est même tout l'inversé j'ai dit tout à l'heure quand on a la sema des conditions les pires du travail ou berries et plus les risques inhérents au trafic parce que c'est souvent les petites mains qui paye en termes de violence c'est tout sauf du travail facile et quand vous êtes à 12 heures par jour moi je les vois il sombre dans la circonscription à 12 heures par jour en train de faire le guet week-end compris pour les 100 à 120 euros par jour sans videmment non déclarés donc aucune cotisation qui va c'est pas de l'argent facile mais par ailleurs après se pose la question et je le dis d'autant plus je vais transparence c'est une question qui s'est posée dans notre groupe france a soumises moi j'ai choisi cette proposition de loi de m a volé sur l'idée est assumé qu'il doit y avoir dans ses propositions loi une année réinsertion des jeunes qui sont plein trafic et qu'ils puissent continuer à vivre de cette activité là où ils sont et non pas que ça soit gentrifié au service de grands groupes pourquoi je les assume pas ce que bien évidemment ça veut pas dire que on envisage que l'avenir des jeunes des quartiers soit celui du trafic de drogue on a des propositions ça a été dit bien évident mais en attendant que ces propositions aient lieu moi à partir du moment où je lutte contre une forme de capitalisme et le trafic de drogue et la forme la pire de trafic de capitalistes sauf qu'en réalité les op à ce fonds à coups de règlements de comptes mais c'est la forme de peer ou à quel moment n'imaginons nous que nous luttons contre une forme de capitalisme et que les travailleurs de cette femme de capitales y seraient privés de leurs de l'emploi et des revenus de cette forme de capitalisme moi je lui je le conçois pas donc j'estime hivernale et je le dis et je pense que c'est nécessaire que les petites marques trail d'un tract drogue une partie d'entre elles puissent travailler d'un commerce licite mais ça se passe évidemment dans quelque chose d'un cadre et dans cette provision loi comme on est sur une feuille vierge ça permet ça me permet de répondre à ceux qui estiment de dire bond à financer les grands groupes qui vont se rendre à paris banon nous on assume de dire qu on fait une loi qui encadre et que c'est par exemple l'économie sociale et solidaire les formes associatives qui sont privilégiés dans dans un cadre de départ l'état gelées fixer tout à l'heure en termes d'autorisations de licence mais qui sont favorisés dans ce commerce et non pas le fait de laisser justement aux grands groupes le fait de s'en emparer et à partir de là oui ça passe par une amnistie de toutes les petites mains qui ne soit pas lié à un évidement alliée à des violences physiques etc et ça passe par le fait de leur proposer une formation dans une filière adéquat de façon à pouvoir en vivre s'ils veulent en vivre et moi j'étais alors quelqu'un a dit c'est lol les parties je crois la la représentante de nations qui disaient les gens s'ils ont le choix et qu'ils préfèrent ils choisiront la sécurité externe j'en suis convaincu nous on assume et de la bonne manière dans la propulsion loin on assume aussi le fait que par exemple on cible les territoires où pourrait se développer cette production agricole parce qu'on sait qu'à des territoires qui souffrent plus que d'autres de des questions de de redéploiement agricole et qui serait nécessaire aussi justement de les aider dans le cas d'une économie dès le départ agricole qui serait sans produit peu loin bio le bio et c'est ce que je veux dire par là c'est qu'on a une feuille blanche qui nous permet de construire quelque chose certes l'économie mixte mais encadrée par l'état et qui ne soit pas celui de la capitalisme sauvage troisième chose oui qu'en éducation systématique à l'école j'y reviens elle n'est pas aujourd'hui systématique à l'école et tu rentres souvent ça consiste en un policier qui vient dans une classe expliqué que c'est mauvais sur les pas ça doit être fait au portugal ils ont systématiquement une politique et ça passe pas forcément par le fait de dire que la drogue ça passe par le fait de permettre aux jeunes d'exercer leur choix critique par rapport à quelques uns usages haut des fois c'est par rapport à des choses qui sont déviées différent mais c'est fait de manière systématique quatrième chose sur la question du portugal j'y reviens juste ce qui se passe au portugal entendez bien c'est décriminaliser on ne considère pas que l' usage de drogue et qui choses entre guillemets de mormal donc quand vous êtes pris avec un certain de certains volumes de produits sur vous dont on estime que les autres usagers noeud pap le commerce puisque là vous passez dans une autre catégorie qui sut trafic vous passez devant une commission de 10 avions locale qui vous dit qu'il va vous donner non pas justement c'est là la différence non pas vous n'avez pas traiter pénalement mais on va vous dire par exemple d'aller voir un médecin on va essayer de vous de traiter le fait que vous êtes comme un malade voilà qu'on essaie de soigner alors selon le degré gravité bas ça va être un moment des recommandations puis ça peut aller plus loin mais le grande différence - j'insiste là dessus c'est que c'est le ministère de la santé qui est opérateur de toute la politique paravent aux paysages des drogues c'est ça la grande dixence et puis ministère de l'intérieur au niveau national et local et ça ça change profondément les choses et ça je crois que c'est c'est ça qui doit à mon avis orienter la chose pour un dernier point ces cinq plans on prévoit cinq plombs de 2,2 pour être par par personne pouvant être faire pousser chez soi donc on estime que c'est ce qu'on autorise dans la loi et enfin oui il y aura le trafic continuera ondes il ya du trafic qui continuera valant il ya une idée fausse déjà j'ai entendu dire oui mais alors si on enlève le cannabis est ce que vont nous disent les détracteurs de cette station d'agglo cannabis il va hier de trafic et on prend de la place la consommation de cannabis n'est pas remplacer automatiquement comme ça par une convention consommation de drogue dure ça c'est pas vrai c'est à dire que vous ne transfère mais pas tout d'un coup vos consommateurs donc on peut pas dire que la quartier qui vit de la consommation du cannabis du journal va vivre la vie numériquement de la consommation de drogues premièrement et deuxièmement et bien justement sur le reste des trafics ça nous permet d'en boucher au niveau de la justice de la police d'abord au pgi qui vont cruellement dans les quais dans les dents les dans les quartiers au niveau des douaniers aussi dont je rappelle que il constate qu'à peu près que 95% des produits qui arrivent en france ne sont jamais contrôlé faute de moyens douaniers justement de remonter de lutter efficacement sur ce qui restera du trafic je propose une autre série qu'on se permettre plusieurs interventions et qui madame qui commençait et on conclura après les précieux parce que ceux sur le rsd mari de bruay a répondu est juste une information récente il ya un programme de recherche là qui vient d'être financés au mois de juillet sur la la prise en compte de deux nouvelles thérapies qui prendra en compte le lsd et donc en fait il va y avoir des possibilités dans un dans un cadre expérimental de recherches donc c'est quelque chose de nouveau non attendez merci on parle de du dépénaliser des problèmes des quartiers défavorisés et ses parents j'ai vécu pendant une quinzaine d'années dans seine-saint-denis donc j'ai été tout à fait concernés de près ou de loin d'ailleurs il ya un autre milieu qui me qui m'embête un petit peu moi je ferai quand on parle impulser le le début de la consommation de de cannabis les lieux professionnels notamment avec les apprentis ça c'est un souci qu'on a rencontré justement dans la famille et en tant que on sait peu j'ai suivi des élèves qui avaient été orientés dans différents secteurs et qui sont eux aussi on pourrait dire tomber là dedans parce qu'ils ont été plus ou moins incités par déjà les travailleurs qui sont en place et qui avec aussi des conditions de travail difficiles des cadences des visible notamment dans la restauration ou même en conditions d'apprentissage ils sont pas toujours ils sont pas toujours protégé 24 heures sur 24 par rapport aux conditions de travail et notamment dans la restauration il ya énormément de consommation de cannabis et même dur drogue un peu plus forte chez les jeunes sont particulièrement touchés et aussi dans certains milieux artistiques certaine je trouve que nous nos apprentis dans les travaux publics aussi c'est dangereux parce que non ils ont ils sont fatigués ils travaillent beaucoup ils sont jeunes ils ont moins d'expérience il se fatigue peut-être plus dans one for six ans il faut bien qu'ils se mettent dans la peau de deux du boulot mais je trouve que ça fait quand même des ravages parce que moi j'en ai quand même cinq ou six mois j'ai un gendre qui cas depuis sa jeunesse fait ça et puis van bay hill en train de sombrer là vraiment il est soigné mais son bras à 45 ans avec de la cocaïne avec des choses comme ça et peut plus travailler quoi mais il a commencé comme ça aussi à moi quand je vois les des autres gamins et dans la famille ou dans la structure scolaire ou dans les cfa c'est ça m'inquiète un petit peu parce que j'ai l'impression que ça fait partie des ça fait presque partie de la formation professionnelle quoi pour tenir il faut consommer d'abord j'avais reçus après vous arrêter pardon oui bonjour merci pour les interventions c'était vraiment super puis merci pour tous des consommateurs aussi qu'ils sont un peu victimes c'est toi juste française de consommation de cannabis alors que moi j'ai deux petites questions la première gt n'y a pas de traitement l'otan free party en tant qu'observateur des libertés à l'observation du maintien de l'ordre les frais parti j'étais en observateurs parce que c'est un lieu que je connais particulièrement c'est un lieu d' usage de drogue quand même diverses et variées qui se passe très très bien et tous les utilisateurs d'evry du parti sont pas sont pas des consommateurs de drogues aune là mais mais mais il y en a et ça se passe très bien et grâce au travail de prévention parce que dans beaucoup de frais parti retrouve les flyers d'asud ailleurs de prévention des risques et j'étais étonné et parce que je l'avais déjà remarqué plusieurs fois d'entreprise de plaques d'immatriculation systématique de sortie de free party et à ma connaissance il n'y a pas de fichier police autorisé de consommateurs potentiels de drôle et je m'étonne enquête cadres et fès finalement ce fichier de toutes les immatriculations de gens qui sortent de free party c'était ma première question de savoir si vous avez des infos là dessus et 2e un point de vue bien pu rural et production moi je suis là département de la mayenne cas pour caractéristique d'avoir jamais reçu un député a soumis depuis la création et un deuxième d'avoir été une terre de production de deux chambres pendant des siècles des siècles et demain effectivement l'avidité capitalistique et l on voit bien dans ce qui se passe dans le monde que le 7 sept l'appétit sur le cannabis est très très grand et on a certainement aussi une une action sans la france est soumise à faire pour aussi protégé ben aussi ce qui se passe pour l'agriculture c'était bien un moment il faut il faut protéger les petits producteurs il va falloir que et ça ça va être difficile avec des réglementations des taux des normes très très difficile un peu comme pour nos fromages et il ya un moment il va bien falloir quand même sauvé des petites productions voilà [Musique] faire encore quatre cinq interventions seront obligés de conclure merci bonjour à tous je suis elisa je viens de grenoble je vais aller fort rapidement c'est à lui eric simplement pour vous dire que pendant une année donc grenoble est une ville qui est très dense elle est sûre peu de kilomètres carrés vous allez comprendre pourquoi je vous dis cela en guise d'introduction donc pendant une année complète j'ai analysé ce qu'on appelle les mains courantes de la police donc les mains courantes de la police c'est ce qui décrit l'activité de la police en l'occurrence pendant une journée j'ai pu consulter des réunions qui s'appelle les conseils locaux de sécurité de prévention de la délinquance c'est d'aider des cadres dans lesquels il y a un certain nombre d'acteurs et de partenaires qui discutent grenoble malgré sa petite taille est découpé en six secteurs donc j'ai pu consulter sur ce que ce qu'il se passait là dessus pendant une année et l'ensemble des plaintes des habitants n'accorde donc du coup ça a donné des adresses j'ai bien dit des adresses qui clignotait toute l'année c'est à dire où il y avait du trouble à l'ordre public je vais y revenir dans un instant de diverses natures et je me suis amusé parce que sans doute vécu ça à faire à mettre des gommettes sur un certain nombre d' adresse d'accord j'ai mis une gommette sur 62 adresse 62 adresse vous mesurez d'accord donc ça c'est pour dire l'ampleur en vérité du phénomène lui-même qui n'est lié qu'à une seule chose l'existence d'un marché ça nous a été dit et bien évidemment c'est l'existence d'une grande clientèle d'un grand marché qui existent cela j'explique cela et qui explique mes 60 de mes soixante de gommettes je parlais à l'instant de troubles à l'ordre public ça a été dit 1 c'est qu'il ya quand même un certain nombre de dégâts collatéraux outre la question sanitaire que la prohibition elle-même empêche de traiter donc les dégâts collatéraux c'est la privatisation des montées d'immeubles la pression violent très forte qui ait misé sur le petit chouchou chez nous on dit chouf c'est à dire celui qui surveille tu n'as pas vu les flics et qui va s'en prendre une deux trois quatre cinq vraiment bonne et que vous allez retrouver dans un état absolument terrible c'est la pression qui est mis sur les familles qui ont des petits garçons dont on sent garçon dont on sait qu'ils sont quand même pas trop bête est suffisamment malins et qu'ils auraient un rôle à jouer dans dans le trafic ça c'est je crois le deuxième le deuxième élément qui est impérativement à prendre en compte et tout ça ça laisse à penser évidemment tient un enjeu de régulation évidemment de levée de la prohibition de l'égalisation et troisième élément pardon que je veux évoquer parce que je crois même entre nous on sent bien qu'il ya encore besoin de dévoiler un certain nombre de réalités je me dépêche et à marseille ils ont mis la main sur une comptabilité qui étaient très précises y avait un gars qui tenait un point de stups et qui disait voilà je donne tant à bébert pour faire le chouf je donne tant à titine pour garder le stuc chez elle et ses excès et c'est pas vrai s'est même pas entre kim n'est même pas cent balles par jour 1 qu'ils ont les guetteurs c'est plutôt 30 ou 40 balle et ce qu'ils ont mis à jour c'est que c'était 60 familles à l'échelle d'un quartier de je crois cette fille mille habitants qui était concerné 1 donc ça permet quand même un peu un peu de dégonfler le ballon voilà je m'autorise juste ces trois remarques pour dire qu'il ya encore des enjeux de dévoilement bien qu'il ya un travail absolument formidable qu'ils soient faits par chacun d'entre vous et par eric parce que faut avoir une certaine un certain courage politique quand même pour pour porter tout ça donc juste pour dire qui a encore des enjeux dévoilement sur le sujet et pour ajouter juste une chose c'est impératif il faut absolument prendre en compte la situation des jeunes gens qui sont dans ce système leur proposer des alternatives c'est vrai mais aussi leur proposer dans un système où tout ça est régulée légal et c'est d'avoir leur place d'autant plus que comme ça a été dit ils ont acquis beaucoup de compétences voilà pardon de la longueur de mon intervention elisa martin et première adjointe à la mairie de grenoble un point six coups mais merci je me lève parce que j'aime bien regarder les gens aussi un peu alors eric tu a soulevé quelques questions autour et depuis tout à l'heure ça puisque ont soufflé sur la typologie des représentations qu'on a on parle des halls d'immeuble depuis tout à l'heure il ya un tas d'autres hall d'immeuble alors qu'ils sont pas avec des choux fait mais par contre d'une livraison hubert très active je veux pas rejoindre ce qui a été palabres et la part par madoff mais il ya quelque chose de cet ordre là d'ailleurs on parle de trafic le commerce à l'origine est un trafic les premiers importateurs de produits psychoactifs je pense aux pays-bas à l'angleterre à la france les comptoirs d'opium c'est nous rendre des gens usagers de produits psycho actifs en asie c'est nous donc on se sert aussi de ça pour construire une politique je dire de justice répressive 1 quand je dis de justice très précis je pense plus aux flics qu'au juge et par ailleurs il ya cette idée que le on parle de dollars on le connaît un peu le mot on parle de pétrodollars on parle de de narcodollars 1 tiens on parle de milliards on parle pas de quelques euros qu'on distribue dans les familles non on parle de milliards 1 quand un président français comme nicolas je sais plus quoi est élu la première visite officielle qui fait c'est aux marocains qui nous achète un tgv au bon camp que l'état et je termine rapidement parle d' éradiquer on parle bien de couper les racines quand on parle des radicaux quand on veut couper les racines de quelque chose on commence par le faire soi-même frein directement aux où sont les racines vraiment de ce problème et ne sont pas dans les cités tu as raison eric elles sont là où se produit le plus de ces milliards et des intérêts géopolitiques et des enjeux qui sont liés tout ça donc là voilà si l'état voulait réellement couper les racines à tous ces trafics il commencerait par ce coupé les pattes et après c'est vous vous excusez moi oui monsieur vient de me faire une transition ce que je voulais ramener ça justement à la politique de la république en marche et je sais pas si vous avez la même analyse que moi mais on a l'impression que au début du quinquennat macron était plutôt à parler un peu de libéralisation et que là on a au contraire une aggravation de tout ça qui me paraît être le cynisme absolu de darmanin et une volonté de de stigmatiser de harceler et de continuer la stigmatisation d'apparence raciale avec avec 7,7 éléments qui est qui est absolument enfin je veux dire qui équipe qui permet tout justement qui permet toutes les répressions est ce que c'est le l'analyse que vous faites allez encore deux interventions et on conclut on pourra pas les on est désolé pour tout le monde du prêt par tourner vous n'êtes pas placer la barre il aura une part la balle [Musique] bonjour j'ai une toute petite question arié alimi est-ce que quelle serait la différence quelle est la différence au niveau de la justice entre légaliser décriminaliser est dépénalisée non mais dans le coin là bas vraiment il faut une femme par fo une femme là la tan dung a laissé la dernière intervention désolé mais bonjour pascal de la rochelle j'ai accompagné pendant plusieurs années des jeunes de prêt à être majeur donc entre 16 et 18 ans qui avaient des condamnations au dessus de la tête et qui n'irait pas en prison s'il faisait une formation où elle est en apprentissage et ce qu'il me disait c'est dis donc tu nous fait pas rêver hein parce que 800 balles moi j'ai 2000 alors je veux bien je vais aller en apprentissage parce que sinon je vais en taule mais sinon je continue mon trafic sinon j'ai pas de quoi bouffer alors déjà une chose augmenter un peu la rémunération des apprentis passe ou ça c'est une catastrophe et la deuxième chose je vois dans mon quartier où j'habite à la rochelle j'habite à mireuil qui est un quartier populaire et moi j'étais dans le morceau plus tranquille soi-disant et cet été il y a eu très très peu d'emplois dans dans les les petits emplois de service on va dire énormément de jeunes se sont retrouvés dehors à rien faire les tout petits vendeurs se sont multipliés et évidemment les grosses bagarres parce qu'il y avait quelques dealers installé et ça ce sont des choses à regarder de très près [Applaudissements] on va prendre la deûle inverse delà de la production à part que je conclus par aecon don quarrie jetons vous de commencer et en faire des conclusions courte 3 6 pc de respecter l'horaire les justes pour répondre à votre question la dépénalisation c'est de dire qu'il n'ya plus d'incriminations pénales ça veut dire qu'il n'y a plus de texte qui va sanctionner pénalement lusage la session le transport l'acquisition de produits stupéfiants et on laisse en l'état la légalisation ça veut dire qu'il va y avoir un texte de loi qui va accompagner cette dépénalisation et qui va par exemple instituer des monopoles de vente par exemple à l'état comme pour pour c'était le cas pour la seita pour le tabac et il ya plein de types de l'égalisation ça peut être un accompagnement en termes de prévention ça peut être un acte podium à une organisation de monopole ou l'organisation de la vente voilà ça c'est la légalisation et la décriminalisation c'est l'équivalent de la dépénalisation mais pour tout ce qui est criminel parce qu'il y a les délits qui sont inférieures à 10 ans d'emprisonnement et les crimes supérieure à 10 ans d'emprisonnement pour trafic de stupéfiants internationale et pour la criminalité organisée dernier point pour conclure moi j'ai quand même une inquiétude mais là peut-être qu'en tant que père de famille et on arrive à un moment ou un autre on s'occupe de ses enfants et j'ai venue de plus en plus notamment dans l état d urgence sanitaire de collégiens de lycéens peut-être que ça a toujours été le cas mais peut-être que je m'en suis jamais aperçus parce que maintenant j'ai des enfants je sais pas un mais qui utilisent de plus en plus de tous types de drogues s'accompagne également de dépression de tentatives de suicide et j'ai cette impression a en tout cas j'ai cette impression et je je je je suis inquiet par rapport justement à l'absence de prise de législation soit de l'égalisation soit dépénalisation avec une politique de prévention importante parce que peut-être qu'on éviterait des dégâts très importants dans la jeunesse s'il y avait cette prise en considération et qu'on en finisse avec une hypocrisie terrifiante [Applaudissements] moi je voulais répondre à madame aussi sur la question de drogue et travail parce que c'est un sujet important et donc il ya des études sociologiques qui ont été menées sur ce sujet et qui met en évidence que c'est souvent les conditions de travail et donc le système capitalistique qui donne lieu effectivement à des cadences importante et donc qui amène les personnes à consommer alors que le droit du travail de nuit est centrée uniquement sur la responsabilité des individus et très peu sur la responsabilité des employeurs et des entreprises sur ces questions là sinon pour pour conclure enfin moi je pense que l'idée qui est importante à retenir c'est que quand on légalise ou canton dé criminalise comme au portugal c'est pas n'importe quoi ensuite qui effet contrairement à ce que peuvent nous dire les politiques parce que portugal l'interdît il est toujours là et donc le trafic il est toujours réprimé mais par contre contrairement à ce qui se passe en france ce ne sont pas les usagers qui sont l'objet de la répression ce sont plutôt les trafiquants et pour les personnes qui consomment et pour la société dans son ensemble on voit une amélioration 1 donc il faut sortir de cette idée que légaliser ou décriminaliser ça veut dire ne plus fan de ne pas porter d'intérêt aux dommages liés aux produits ça veut dire que c'est pris en compte de manière sérieuse par les gouvernements qui choisissent de légaliser ou de décriminaliser mais en abandonnant effectivement une approche centrée sur la répression qui elle enfin n'a que des effets négatifs à la fois pour les individus qui consomment et également pour la société dans son ensemble oui ou merci pour dans les questions étaient diverses mais en tout cas je voudrais focaliser sur l'importance de l'environnement de vie favorable parce que c'est ce qui a été dit par rapport au travail et est même ce convoi par rapport effectivement à la crise du coc vide celle isolement social le manque d'interaction et donc c'est des questions de santé mentale et de bien-être globalement et effectivement c'est un élément clé et si on ne prévient pas assez ou ceux ne favorise pas suffisamment justement cette ce bien-être global effectivement mais les personnes rend plus tendance à consommer rend plus tendance à perdre le contrôle de leur consommation et avoir des pratiques à risque donc effectivement on reste toujours sur l'importance d'avoir d'avoir une promotion de la santé et d'avoir la santé au centre de nos politiques de politiques publiques et puis je dirais effectivement juste ce que j'ai déjà fait une communication très dernièrement suite aux propos de gérald darmanin c'est qu'effectivement prohibé ce n'est pas contrôlé contrairement à ce qui est dit légaliser ce n'est pas libéralisé et réguler voilà c'est être responsable justement et et prendre soin d'eux c'est justement à l'état c'est de sa responsabilité de réguler d'assurer d'accompagner des comportements à risque ils le sont effectivement mais ça la vie est faite de risque donc l'idée c'est de faire comme ça peut être le mieux possible mais pas d'enfoncer des personnes notamment celles qui seraient les plus grandes difficultés merci beaucoup [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] alors ça va peut-être vous sembler un peu répétitif pour conclure je dirais qu effectivement voilà il faut vous garder en tête qu'il ya cette expression qui a été employé plusieurs voient la réduction des risques légaliser ou dépénaliser sont finalement des mesures en fait qui rentre dans le cadre de ce qu'on appelle la réduction des risques légaliser ces fournir un cadre à une situation qui aujourd'hui n'a bénéficié absolument pas et c'est permettre effectivement de mettre en place des programmes de prévention et de traiter les addictions d'une manière qui est envisageable sous un cap rugby sioniste comme le disait très justement mari au bout des personnes qui sont sourds ou d'addiction aujourd'hui sont traités sont considéré par la société comme des délinquantes donc forcément avoir du mal à se tourner vers les structures appropriées à traiter les addictions avant qu'elle prenne le pas complètement souvent leur vie donc regarder bien sa cote légaliser libéralisé ago ce sont des mesures de réduction des risques et même si on n'a pas forcément le temps parler qu'ils ne valaient des aspects sanitaires cdc des questions qui sont véritablement dans la tête de tous ceux qui oeuvrent en faveur d'un changement de politique en la matière merci je vous dirais que les conclusions bien compris que j'avais placé c'est un set c'est riou cette conférence notamment sur la réponse à monsieur darmanin pour lui dire que nous sommes sérieux justement nous envisageons sérieusement les choses ce qui n'est pas sérieux c'est une politique qui fait semblant voilà d'abord qui fait semblant alors même que cette politique sait très bien que c'est pas vrai nous on ira drik dit on n'éradiquera pas la consommation de stupéfiants dans ce pays et qu'à partir de là parce que demain on part de ce lieu de ce principe là et bien avoir une politique qui ne vise que la répression de cette consommation est évidemment délétère et que ce qui n'est pas morale c'est par l'angle de faire en sorte que or en plomb on estime que une des manières de maîtriser la consommation et le trafic de drogue c'est à travers d amman que j'estime être une sorte de tva sur la consommation qui sont distribués ou monsieur darmanin se vante d'avoir fait 70 il a monde depuis le début que sa création alors qu'il ya simplement ring pour le cannabis 900 mille consommateurs jour de cannabis dans ce pays et si j'avais une anecdote qui montre je veux dire le caractère indécent de cette politique et quand je vous dis ça je pense par exemple à tous les habitants des quartiers de ma circonscription qui viennent me voir à qui monsieur darmanin puisqu'il est venu circonscription à nombreuses reprises sa nice à toi en train de dire avec moi vous allez voir ça va changer donc leur vie d' absolument pas changé elle est toujours aussi pourri et monsieur darmanin est venu il n'ya pas longtemps justement hassani nous expliquer combien ces amendes distribuées soit dix ans à hauteur de 5000 en seine saint denis en seine saint denis le budget du trafic de drogue c'est la moitié du budget départemental de la seine saint denis juste pour dire ça nous expliquer que c'est ça qui va affaiblir moi je pense je pense à ce moment là quelqu'un que j'ai vu juste quelques temps après il y avait il y avait des flics à qui a créé a accueilli le premier ministre puis je suis resté avec eux après j'ai dit moi je suis pour la légalisation idia c'est intéressant nous on pense que c'est la bonne solution c'était quatre flics ils avaient décidé en gros de eux mêmes ont fait un espèce de police de proximité rester dans leur quartier et puis essayer tant bien que faire d'eux de limiter les choses et puis tout d'un coup les flics me dit mais il paraît que bientôt des amendes vont arriver ce que veut dire par là que monsieur d'armes à nabeul de nous expliquer que les amendes depuis six mois était l'alpha et oméga de leur politique et que les flics étaient au contact de cette histoire ne savais même pas encore qu'avaient les armes donc monsieur darmanin n'est pas sérieux il est pas sérieux vis-à-vis cette politique ça c'est une chose première chose à dire est que 12 justement nous envisageons de manière sérieuse la chose pour lutter contre le capitalisme lamelles à l'exploitation lakic de capitalistes la plus sauvage il s'est quand même notre marque de fabrique 2 de la question du commerce de du commerce des stupéfiants c'est après la chose jouer dira tout répondre à la question est ce qu'on attend la 6e puis je crois qu'il est parti mais j'aurais répondre j'ai l'espoir que nous j'ai l'espoir que non il a répondra aussi à la question vous me posiez parce qu'il se trouve quand même je les dis ça c'est un petit peu hors d'espoir c'est que même à en marche je pense parents caroline janvier qui était rapporteur de la mission cannabis caroline a rapporté ici on l'a vu un profession loi légumes voire m'a dit écoute ça m'intéresse envoyons-nous en septembre et ici on veut savoir comment on pourrait inscrire cette proposition loi une niche par exemple celle de france insoumise peut-être pas pour la faire passer pour la faire avancer tel que ça devienne après une évidence donc j'ai quand même l'espoir que sur ce sujet là les choses soient tellement évidente et le bilan de différents gouvernements en matière de répression tellement catastrophique qu'on arrive à faire avancer assez vite le sujet voilà je je je peux l'être je me trompe et je crois quand même que ne serait ce que pour une bonne chose parce que d'arbanats beau nous dire ce qui est marquant c'est qu'il ya pas un pays qui est venu sur cette politique est revenue en arrière c'est ça qui m kaki marquant rien n'a pas un ils ont amélioré les choses au fur et à mesure il n'a pas qu'ils revenaient en arrière donc moi je crois que yahia ya une lueur d'espoir et qu'en tout cas il nous semble intéressant évidemment de porter sa d'autres deux programmes vous l'avez compris et moi il me semble intéressant d'aller plus loin sur certains autres aspects et c'est ce que je vais essayer de faire alors vous le remerciez arié alimi ce est en retard mais il va filer à les librairies notre temps pour la signature de son excellent livre sur la question notamment des libertés dont je vous incite à aller acheter son lit il est très bien moi ils veulent fermer beaucoup il veut vous vendre je pense merci à tous et merci à vous habitez des données [Applaudissements]

Pour lutter contre les trafics, légaliser et encadrer la consommation de cannabis - #AMFIS2021 — Éric Coquerel · Pourquijevote