« La reconnaissance de l'Etat palestinien est indispensable. » - Olivier Faure
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Fort. Bonjour à vous. Bonjour.
Donald Trump recule. Il a annoncé hier la suspension pour 3 mois de ces surtaxes douanières sauf pour la Chine. Fini les 20 % mais on reste quand même à 10 %.
C'est un soulagement. C'est mieux que si c'était pire. Voilà.
Donc effectivement, on voit un président américain qui s'est rendu compte qu'il y avait un boomerang, qu'il avait lancé en fait des opérations qui se sont révélées être désastreuses pour son propre pays où chacun a bien compris que les premières victimes seraient les Américains. Et dans un moment où on parle beaucoup de retraite, regardez ce qui s'est passé pour les fonds de pension américains qui ont perdu 20 à 30 % en fait de leur capitalisation. Et donc il y avait là les retraités, les financiers, la bigtech, tous ces gens qui sont venus certainement voir le président américain pour lui dire "Mais c'est une catastrophe, c'est une ce n'est pas une politique économique, c'est en réalité un désastre qui s'annonce avec des perspectives inflationnistes, récessionnistes et bref, en réalité Donald Trump fait de l'économie comme il fait de la politique, c'est-à-dire au doigt mouillé en improvisant, en suivant ses propres instincts et qui peuvent se révéler redoutable pour lui-même comme pour ses concitoyens.
Vous vous parlez d'improvisation d'improvision d'improvisation pardon, j'arrive plus à parler mais outreatlantique l'interprétation est différente. Il y a il y a des voix qui s'élèvent notamment chez les démocrates cette nuit, un échange très musclé entre un élu démocrate et un membre de l' administration Trump. Il parle de manipulation de cours parce que dans cette affaire certains se sont aussi fait beaucoup d'argent.
Voilà, Donald Trump avait appelé à investir en bourse avant d'annoncer cette fameuse suspension des droits de douanes. Cette hypothèse, elle est crédible selon vous ? Bon, je n'en sais rien.
Il est possible qu'il y ait des gens qui avaient peut-être des éléments d'information que nous n'avions pas et qui peut-être en ont profité pour jouer sur les cours de bourse. Mais je crois surtout que Donald Trump avec ses revirements en moins de 24 heures a surtout montré son incapacité à gérer un grand pays comme les États-Unis et à gérer les conséquences qu'avaient ces décisions sur l'ensemble du monde. Et donc euh il y a là une forme euh je je le crains d'improvisation, d'incapacité en réalité à tenir une ligne politique ou à une ligne économique.
Écout qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on fait nous en face européens ? Parce que l'Union européenne a dévoilé hier euh une première liste de produits américains euh qui seront aussi surtaxés en droit de douane.
Une deuxième liste est prévue à la fin du mois. Qu'est-ce qu'on fait en attendant suspend nous aussi ? Alors moi ce que je crois c'est que il va falloir maintenant que les Européens, les Français se posent les bonnes questions.
On ne peut pas être simplement là à réagir à ce que fait Donald Trump. Il faut anticiper. D'abord parce que les droits de douane n'ont pas totalement disparu.
Ils ont été euh augmentés de 10 %. Ensuite parce que c'est une pause de 3 mois et qui a l'issue des 3 mois compte tenu de ce qu'est l'imprévisibilité de la politique de Donald Trump, le mieux est qu'on se prépare cette fois-ci à ce qui pourrait arriver. Et donc quels sont les moyens de rétention et quels sont les moyens aussi de faire entendre raison à Donald Trump et justement bien ils sont ils sont nombreux.
La l'Europe a les outils aujourd'hui pour mettre à terre, enfin mettre en tout cas au pas Donald Trump. d'abord la question c'est de savoir jusqu' jusqu'où aller parce que sur la big technique simplement pour dire que il y a des sur la bigtech il est possible de mettre en œuvre une taxation spécifique sur les donc les produits numériques qui sont vendus en France et faire en sorte que toutes celles et ceux qui aujourd'hui soutiennent Donald Trump évidemment se posent des questions et donc là il faudrait activer ce qu'on appelle le digital act. Hm hm.
Ensuite, il y a ce qu'on Mais ça c'est au niveau européen ou c'est au niveau français ? Parce que au niveau français, on peut pas le faire. Au niveau européen, vous savez qu'il y a l'Irlande qui va bloquer parce que tous les sièges sociaux des G femmes se trouvent là-bas.
Mais je crois que nous avons quelques moyens de pression sur l'Irlande aussi pour faire comprendre l'Irlande qu'elle n'est pas seule et qu'on ne peut pas se comporter en européen en se comportant à chaque fois selon ses propres intérêts, ses seuls intérêts. Ensuite, il y a toute la question des marchés publics. Les marchés publics européens sont aujourd'hui ouverts aux entreprises américaines. demain, on pourrait appliquer une préférence européenne et tout simplement faire en sorte que tout ce marché qui est nécessaire pour la production américaine leur soit fermé et donc on puisse faire la démonstration là aussi que nous pouvons réagir à ce qu'est en fait donc on a jusqu'à la coercition.
Il y a votre collègue à gauche François Ruffin qui dit carrément interdire la vente des Tesla en Europe puisque Tesla c'eston Musk. On peut agir sur Tesla, on peut agir sur toute une série de d'entreprises qui sont des entreprises phares pour les Américains et qui sont des soutiens important de Donald Trump. Bien sûr qu'on peut le faire.
Bien sûr que on n pas aujourd'hui à simplement être au fond les dindons d'une mauvaise farce et donc l'Europe doit effectivement se préparer à cela. Ensuite, l'alerte donnée par Donald Trump, c'est que la politique américaine est devenue si imprévisible et elle a de telles conséquences sur le commerce mondial que nous devons aussi nous poser d'autres questions sur notre propre réindustrialisation. Nous ne pouvons pas rester là euh les deux pieds dans le même sabot et considérer que euh puisque euh finalement l'alerte a été plus ou moins levée et que donc on peut s'attendre à un retour à la raison, il faudrait maintenant considérer que tout est redevenu normal.
Vous vous dites on baisse pas la garde, c'est ça ce que vous dites. On baisse pas la garde et ensuite on réindustrialise parce que nous avons aujourd'hui un vrai sujet qui n'est pas nouveau. On en a parlé au moment de la crise sanitaire.
Nous av découvert que nous n'avions ni masque ni toute une série de produits dont nous avions besoin directement de l'oxygène jusqu'au certain nombre de de médicaments dont nous avons manqué pendant cette crise. Sur la question de défense, sur la question industrielle, sur la question en fait sanitaire, sur la question agricole, nous avons besoin aujourd'hui de préparer notre continent à toutes les situations et donc retrouver une souveraineté que nous avons perdu. Il y a une baisse de la croissance qui a été annoncée hier par le ministre de l'économie.
C'est la conséquence notamment de de cette guerre commerciale, en tout cas de l'incertitude qu'elle suscite. Ça risque d'être encore plus compliqué de préparer ce budget 2026 qui était déjà un cauchemar. Est-ce que vous craignez que le gouvernement ait la tentation de l'austérité ?
D'abord, la réalité c'est que les prévisions de croissance avaient déjà baissé pour tout le monde sauf pour le gouvernement avant même les annonces de Donald Trump. Et donc c'était la politique d'Emmanuel Macron qui était déjà sanctionnée. Maintenant, j'entends bien que il y a aujourd'hui une volonté d'utiliser tous les sujets pour revenir sur le social français.
Ça a été l'effort de défense, ça a été c'est maintenant la politique des États-Unis. Donc bref, à chaque moment, il y a toujours des gens, queles que soient les situations, quels que soient les moments, qui ont toujours utilisé tous les prétextes possibles quand il y a moins de croissance. Voilà.
Là, c'est mathématique pour le coup. S'il y a moins de rentrée fiscale, s'il y a moins de recettes, il va falloir quand même maintenir le l'objectif de déficit. Et donc quand on a moins de recettes et ben il faut faire des efforts par ailleurs.
Mais il y a moins de recettes parce que le gouvernement français a choisi depuis 8 ans d'avoir moins de recettes via les impôts. C'est ça. Pas d'augmentation d'impôt bien sûr.
Parce que quand vous avez un gouvernement qui dit "Bon, on va avoir moins d'argent mais surtout on ne touche pas à l'imposition des plus riches, il y a un problème. Effectivement, on demande des efforts à tous les autres parce que quand on touche au modèle social français, on touche à tous les Français qui ne sont pas milliardaires. En revanche là, les milliardaires, on ne touche jamais.
Je rappelle que il y a quelques mois, le gouvernement s'était engagé avant l'été à ce qu'il y ait une taxe sur le patrimoine des plus riches. Où est cette taxe ? On a on en a plus entendu parler.
Je vois que pour l'année prochaine, la surtaxe qui était cette année prévue euh de l'ordre de 8 milliards qui permettait de toucher les grandes entreprises, elle devait soubarnier être de 2 années. Elle est devenue une taxe sur une seule année avec monsieur Beirou et voilà que c'est le seul engagement qu'ils tiennent. Moi ce que je dis c'est qu'on ne peut pas à chaque fois faire peser la charge sur les Français les plus modestes sur celles et ceux qui ont besoin des services publics qui ont d'être accompagnés parce qu'autrement ça va devenir un cauchemar pour celles et ceux qui n'en ont pas les moyens.
Il y a un sujet qui remonte dans le débat c'est ça vient notamment du MDF et de la CPME, le patronat qui plaide de manière insistante pour une hausse de la TVA. Pour vous c'est toujours non ? Mais c'est toujours non.
Mais vous vous rendez compte que là, je viens de vous dire que on n'impose pas les grandes fortunes, on n'impose pas les plus riches de ce pays. Et là, voilà que le MEDEF nous propose deux choses. Baisser les prestations sociales et également augmenter la TVA.
Mais et qui paye la TVA ? Tout le monde et tout le monde la paye au même taux. Alors, le raisonnement pour être pour être précis quand même, le raisonnement notamment du MEDF, c'est de dire si on augmente la TVA, on peut baisser euh euh certaines cotisations sociales et donc euh faire baisser le coût du travail et et en même temps augmenter les quelques les rémunérations des salariés.
La vieille idée de la TVIA sociale qui n'a jamais été démontrée où que ce soit et qui a pour premier effet de venir ponctionner le budget des ménages. Nous sortons d'une période très inflationniste avec des gens qui ont vu leur paquet de pâtes, qui ont vu enfin qui sont privés de manger comme ils en avaient l'habitude auparavant parce que le prix de la consommation alimentaire avait trop augmenté. Et là, qu'est-ce qu'on leur dit ?
On leur dit bon vos pâtes, votre viande, votre huile ont beaucoup trop augmenté. Et bien ce qu'on va faire c'est que désormais on va maintenant que l'inflation baisse, on va en fait rajouter le prix dans votre CAD. Mais est-ce que quelqu'un sérieusement pense que ça va aider les Françaises et les Français ?
L'argument du Médal, c'est de dire que la TVA en France, elle est euh inférieure à la moyenne européenne. Donc, il y a une petite marge. Non, mais euh moi, je veux bien qu'on parle des moyennes européennes.
Moi, je vous parle des gens qui euh au supermarché, ceux que je rencontre qui me disent le CAD avant, il était un peu plus plein, il est beaucoup moins maintenant parce qu'on narrive pas à finir le moins. Et donc là, qu'on me parle de ce que font les Anglais, les Allemands et cetera, je vais vous dire, moi je voudrais savoir qu'on voudrais d'abord qu'on parle aux Français et aux Français et qu'on leur disent que non, il ils vont pouvoir enfin que oui plutôt, ils vont pouvoir continuer à consommer et qu'ils vont pouvoir continuer à consommer simplement pour survivre. Je vous parle pas là de faire des des des banquers, je vous parle simplement de gens qui aujourd'hui ont du mal à finir leur fin de mois.
Mais alors du coup, on fait quoi ? Parce que en fait le contexte est simple. On a une guerre commerciale.
Bon là, elle est un peu suspendue mais on ne sait pas. Effectivement, on est dans un brouillard économique. On a des finances publiques qui sont dans le rouge, vous le savez très bien.
Et cette menace de guerre commerciale, elle elle pourrait toucher 28000 entreprises françaises. C'est ce que dit Bery. Et ces entreprises là, ces filières là, elles disent "Si nous arrive, si ça nous si ça nous tape de plein de plein fouet, en fait, il faut nous aider." Donc, est-ce que vous dites "On va les aider ? on va aider ces entreprises, celles qui seront en difficulté via un nouveau via des subventions ou alors effectivement on trouve d'autres sujets et c'est ce que proposer MDF effectivement via la TVA.
Comment on fait pour les aider ? C'est ça la vraie question au fond. Mais pour les aider, il faut qu'il y ait des consommateurs.
C'est quand même assez simple à comprendre, c'est que quand les gens ne peuvent plus consommer, les entreprises, elles ne peuvent plus vendre. Et donc il faut à un moment tenir compte du fait que nous avons aujourd'hui des Françaises et des Français qui sont en grande difficulté et que nous devons accompagner. Et bien sûr, je vois ce qui se fait en Espagne avec un bouclier qui a été probatisé, bouclier anti-Trump qui permet là d'accompagner en permettant à des entreprises de se reconvertir, ce qui revient à dire ce que je disais il y a un instant, c'estàd qu'il va falloir réindustrialiser, permettre aussi à des entreprises de se réorienter, de faire en sorte que elles puissent attaquer plutôt le marché intérieur européen plutôt que d'aller chercher à exporter et donc faire en sorte que nous puissions avoir une vision qui nous emmène à une forme d'aut autosuffisance et de capacité aussi à solution espagnole.
Est-ce que nous on en a les moyens compte tenu de l'état de nos finances publiques ? Pardon ? Cette solution espagnole, est-ce que nous on en a les moyens compte tenu de l'état de nos finances publiques ?
Mais écoutez, il y a des choix à faire. Encore une fois, moi je vois que chaque année, on a 80 milliards aujourd'hui d'aide aux entreprises qui sont indifférencié. On pourrait très bien faire le choix par exemple sur les exonations de cotisation sociale de ne pas euh venir subventionner des entreprises qui ont des salaires très élevés et avec des emplois qui ne sont pas délocalisables et on pourrait faire des choix qui aujourd'hui ne sont pas faits.
Et donc moi je souhaite que on ait une politique qui soit une politique qui permette de maintenir le minimum de justice sociale fiscale qui donne aussi une prééminence au modèle social français. Olivier Fort le premier secrétaire du Parti socialiste et sur France info jusqu'à 9h. On vous retrouve juste après le fil de 8h46.
Maurine Signard. Les bourses asiatiques bondissent + 9,12 % pour Toku en clôture. Cela devrait être de même dans un petit quart d'heure pour les bourses européennes.
Conséquence du revirement de Donald Trump, il met sur pause les droits de douane qu'il voulait mettre en place. ce sera pour le moment 10 % pour quasiment tout le monde dont l'Union européenne. Parler de la création d'un État palestinien est totalement irresponsable alors que la guerre continue, réagit sur France info l'ambassadeur d'Israël en France.
Hier, Emmanuel Macron a affirmé que la France devait aller vers la reconnaissance d'un État palestinien si certains pays reconnaissaient aussi de leur côté l'État d'Israël. Vous pouvez dès à présent faire votre déclaration de revenu 2024 et cette année le taux de prélèvement sera individualisé pour les couples mariés et paxé. Chaque conjoint aura un taux en fonction de ses revenus, une mesure qui doit permettre plus des qualités dans les couples.
Le PSG va-t-il filer en demi-finale de la Ligue des Champions de football ? En tout cas, les Parisiens ont fait un grand pas hier avec une victoire 3-1 contre Aston Villa au match aller. Le retour ce sera mardi prochain.
Barcelone s'est aussi offert Dortmund 4 buts à 0. France info le 830 France info Jérôme Chapui Salia Braclia toujours avec Olivier Fort le patron du Parti socialiste Emmanuel Macron est rentré de son déplacement en Égypte pendant lequel il s'est approché au plus près de la bande de Gaza. Il a vu les conséquences dramatiques de la guerre sur les Palestiniens et donc dans l'avion du retour il a vertement critiqué cette guerre menée par Israël.
C'était au micro de nos confrères de cet avou. Je ne pense pas qu'il servve la sécurité des Israéliens dans la durée en faisant croire que la réponse n'est que sécuritaire. Et d'ailleurs, c'était la même histoire qu'il a raconté il y a 15 ans et ça a pas été vrai il y a eu le 7 octobre.
Ceux qui pensent aujourd'hui que la réponse n'est que sécuritaire se trompent, se mentent à eux-mêmes et mentent au-delà. La réponse, elle est politique. Notre rôle, c'est d'être au côté de l'humanité.
Il faut respecter le premier ministre israélien, faut respecter le peuple d'Israël, mais il faut aussi essayer de lui dire à un moment donné ce que vous faites. D'abord, n'est pas conforme au droit international. Ce que vous faites est aussi un crime et c'est pas en fait vos valeurs et ce qui est en train d'être fait en votre nom n'est pas votre intérêt.
Ce que vous faites est aussi un crime, dit le président de la République aux autorités israéliennes. Il utilise le bon mot. Enfin, enfin, il a fallu plus de 50000 morts de plus de 100000 blessés estropiers, mutilés pour que le président français retrouve les accents de notre pays qui a toujours plaidé pour une politique d'équilibre. et qui a toujours plaidé pour la solution à deux États.
Ce qui suppose un moment de dire son fait effectivement à un gouvernement d'extrême droite, suprémaciste qui en réalité a fait la démonstration depuis de longs mois de son inhumanité et depuis le 18 mars qui a rompu le cesser le feu avec des conséquences qui sont dramatiques avec y compris le ciblage d'humanitaire et de centaines d'enfants qui ont encore payé le prix de leur vie, au prix de leur vie, cette volonté vraisemblablement jamais complètement exprimé, mais exprimé par certains quand même de volonté de déplacement du peuple palestinien et je le dis, c'est à Gaza mais c'est aussi aujourd'hui dans les territoires occupés en Cordanie où la colonisation se poursuit et où il y a là évidemment une alerte que le monde connaît depuis longtemps et que à Gaza nous sommes face à l'hypocrisie du monde. Nous sommes dans une situation où nous défendons le droit international malheureusement trop souvent à géométrie variable. On ne peut pas dire que Vladimir Poutine aujourd'hui viole le droit international et ne pas mesurer que dans le même temps Netaniaou viole le droit international.
C'est ce qu'il dit aujourd'hui. Et je vous rappelle que dans un premier temps, Emmanuel Macron a été plutôt dans un soutien inconditionnel et qu'il a été trop longtemps alors je ne vais pas le blâmer quand il vient sur des positions qui sont celles qui sont les miennes. Mais je le dis aussi, ça aurait pu venir plus tôt parce que malheureusement ce drame, cette tragédie, elle n'est pas née hier ou avant-hier.
Donc nous avons besoin maintenant d'avancer et cette reconnaissance, elle est indispensable. Il faut qu'elle vienne en juin parce que pour l'instant Emmanuel Macron il met des conditions. L'Irlande, l'Espagne ont déjà reconnu en fait l'État palestinien et je pense que il faut qu'il y a un mouvement global des Européens faire en sorte que nous ayons à peser de tout notre poids sur la décision israélienne.
Dans sa prise de parole, Emmanuel Macron effectivement émet des conditions à cette reconnaissance de l'État palestinien. Il l'appelle à une reconnaissance réciproque de l'État d'Israël par les pays qui ne reconnaissent pas Israël aujourd'hui, l'État d'Israël. Euh ça ça des chance de voir le jour.
J'espère que ça verra le jour parce que ce que je défends, ça n'est pas simplement la reconnaissance de l'État palestinien, c'est la sécurité d'Israël parallèlement à cette reconnaissance. Et la solution à deux États, c'est deux États qui vivent côte à côte en paix et de manière durable. Mais je ne sais pas si ça arrivera, je l'espère.
Ce que je dis c'est que cette reconnaissance malgré tout elle doit être réalisée pour faire pression sur un état qui aujourd'hui étant dans une forme de fuite en avant et soutenu par Donald Trump qui après avec ce plan totalement farfelu de Gaza Riviera en fait où il veut transformer en fait la bande de Gaza en espèce de de grande cité balnéaire tout ça n'a aucun sens. Il faut aujourd'hui revenir à la raison et la raison c'est aussi l'humanité. Reste que Israël euh juste avant vous tout à l'heure sur France info, il y avait l'ambassadeur d'Israël en France qui réagissait à ces déclarations d'Emmanuel Macron parler de la création d'un état palestinien aujourd'hui quand la guerre continue est totalement irresponsable.
C'est la position d'Israël euh ce matin. Mais j'entends bien que la position du gouvernement israélien est une position jusqu'au boudhiste. Mais pour arriver à quoi ?
Parce que à un moment en fait, il va falloir nous expliquer quels sont aujourd'hui les buts de guerre d'Israël. En réalité, ils ont éradiqué pour une large part, enfin les chefs du Hamas ont été abattus les uns après les autres. On a aujourd'hui une reproduction permanente parce que la réalité c'est que ils sont en train de créer un terreau très fertile pour trouver pendant des décennies celles et ceux qui reproduiront à nouveau 7 octobre.
Parce que quand vous avez perdu dans votre famille, votre frère, votre sœur, vos cousins, vos cousines, vos parents et cetera, quel est le premier réflexe que vous avez sinon d'aller vous venger ? Et donc il y a un moment, il faut retrouver une capacité de dialogue, une capacité qui permette d'engager ces deux peuples sur la voie de la paix. Autrement, vous aurez une reproduction à l'infini de ce que nous avons déjà connu et je pense que aujourd'hui personne ne peut le souhaiter.
Donc oui, euh je comprends que l'ambassadeur israélien soit tenu par les positions de son gouvernement qui est un gouvernement jusqu'au boudhiste, mais nous européens, nous avons une autre vie, une autre vision et une autre voix à porter. Retour en France. Euh Olivier Fort, vous n'étiez pas dans la rue dimanche dernier avec les autres partis de gauche et les filles et écologistes pour manifester contre l'extrême droite pour la démocratie.
à gauche, beaucoup vous en veulent. Euh écoutez Manuel Bont, le coordinateur de la France insoumise à votre place en début de semaine. Est-ce que quand l'extrême droite décide de défier le tas de droit, est-ce qu'il faut répondre par une autre manifestation ?
C'est ce que je pense. C'est ce qu'on pensait par exemple les écologistes et un certain nombre d'associations. Si le Parti socialiste ne le pense pas, qu'il disent pourquoi, mais qui n'essayent pas d'utiliser la présence de la France insoumise comme prétexte.
Je trouve que on est, je vois bien dans une période de congrès et je vois bien que cette période de congrès a l'air beaucoup influencé les décisions du Parti socialiste y compris dans la lutte contre l'extrême droite et je trouve ça assez dommageable. Votre absence c'était une erreur. Bon d'abord je n'avais pas entendu cet extrait euh que je découvre mais il y avait pas du tout de prétexte de la présence de la France insoumise.
Moi, j'ai aucun problème. Dis certain dans vos rangs, il y a la France insoumise, je n'y vais pas. Non, il y a un désaccord qui fa insoumise puisque Jean-Luc Mélenchon a commencé par dire que Marine Le Pen avait été destituée, ce qui était une aberration.
Mais au-delà de l'abération de Jean de Jean-Luc Mélenchon, moi je n'ai aucun problème pour me retrouver dans la rue avec des gens, y compris avec lesquels je suis pas en complet d'accord. C'est pas du tout la difficulté. Nous n pas nous ne sommes pas allés tout simplement parce que les syndicats auxquels nous nous sommes adressés ne souhaitaaient pas que nous soyons dans la rue face à l'extrême droite ce dimanche-là et donc nous irons manifester samedi prochain à 17h jusqu'à 22h je crois place de la République.
Vous auriez pu faire les deux. Pardon, mais on aurait pu faire les deux mais nous ne voulions pas donner le sentiment qu'il y avait un face-àface entre d'un côté ceux qui défendaient la décision de justice et ceux qui la contestaient pour ne pas apporter de l'eau au moulin de l'extrême droite qui voudrai voir dans la décision prise par les magistrats une décision dictée par la gauche. Nous ne sommes pas, moi j'aurais accepté la décision inverse si la justice avait décidé que Marienne Le Pen n'était pas coupable.
Il se trouve qu'elle a détourné 4 millions d'euros. Et bien écoutez, je trouve normal que la justice fasse son travail et je soutiens son indépendance et donc samedi j'irai manifester pour dire que je soutiens l'indépendance de la justice parce que ça fait partie de ce que de ce qui est constitutif d'une grande démocratie. Voilà donc j'irai pas à l'appel du Parti socialiste, j'irai à l'appel des syndicats, des organisations non gouvernementales, des associations qui ont tout appelé.
Donc c'est la société civile qui appelle et donc ce n'est pas une manifestation qui est d'ordre politique, c'est une manifestation qui est d'ordre en fait de défense collective des principes et des institution de la République française. Question rapide, réponse rapide dans les 3 minutes qui nous reste Olivier Fort. Les députés ont adopté hier la loi PLM Paris Lyon-Mail qui prévoit de permettre l'élection directe de du ou de la prochaine dans les grandes villes Marseille, Paris et Lyon.
Chez vous, chez les socialistes, tout le monde était pas d'accord avec ce changement de scrutin. Vous êtes de quel côté ? Moi, je suis du côté euh de la loi M.
Je suis pour que euh Marseille puisse voir évoluer son statut puisque c'est une demande qui est une demande partagée par toutes les forces politiques marseillaises. Et donc, il y a là une évidence au fait que on peut avancer. Ça n'est pas le cas à Lyon, ça n'est pas le cas à Paris.
Donc avançons là où c'est possible. Donc pas à Paris, pas à Lyon. Mais lo différ Mais aujourd'hui, ces trois pardon mais ces trois collectivités ne fonctionnent pas du tout de la même façon.
Oui, mais le but c'est qu'en fait un un habitant puisse voter directement pour son maire dans ces trois villes. C'est simple pour le coup. Bien sûr, mais en l'espèce, ce que je vous dis c'est que Paris, Lyon et Marseille ont connu des trajectoires depuis la lotte 82 qui sont très différentes et donc vous avez des statuts qui ont tous bougé dans des sens différents et moi ce que je je vois que toutes les forces politiques sont prêtes à évoluer dans le sens de la de la loi qui est soumise à Marseille et donc il faut que pour Marseille cette loi puisse être adoptée.
En revanche, je vois que à Lyon et à Paris, il n'y a pas de consensus. Et donc a priori, quand on est à moins d'un an d'un scrutin, le mieux c'est de remettre à plus tard ce qui n'est pas encore totalement admis par tout le monde. Autre sujet qui d'ailleurs pas complètement s'en lien avec les municipales, les ZFE, l'interdiction des véhicules les plus polluants dans les centres-villes, zone à faible émission, jouent leur survie à l'Assemblée.
Avait été supprimé en commission. Il faut les maintenir coup de cout. Je vous pose la question parce que ça pénalise notamment, c'est un des arguments, les automobilistes des périphéries, des zones rurales et on peut penser à la scène marne dont vous êtes élu.
Oui, ça fait très longtemps que sur ce sujet-là, j'alerte pour dire que l'État doit accompagner les collectivités, que on ne peut pas créer des zones dans lesquelles ceux qui sont avec les véhicules les plus anciens et donc les plus polluants et bien ne peuvent plus se déplacer. Et mais on les maintient ou pas alors ces ZF ? Moi je suis pour le maintien des ZFE mais que l'État Hm. prennent sa responsabilité et donc assure en terme de transport collectif, en terme de substitution euh au mode de transport accompagne aussi la transition vers les véhicules électriques.
Parce que si vous ne le faites pas, évidemment vous privez toute une partie de la population de sa capacité à se mouvoir dans des endroits qui sont souvent des endroits où on a pas d'autre choix que de venir. Paris n'est pas simplement une ville, c'est la capitale. C'est la capitale économique, c'est la capitale administrative, c'est la capitale judiciaire, c'est la capitale, c'est l'endroit où on a cherché sa grand-mère à la gare parce que voulez le maintien des feu mais avec l'aide avec davantage d'aide de l'État.
Je souhaite que puisse à chaque fois aider effectivement accompagner pour que ce soit pas h selon l'expression bien connue punitif. Le une dernière question sur les municipales en 2026, le message est clair. Le PS décide le rejet de LFI.
La gauche se débrouillera sans le PS. Ces mots, ce sont ceux de Jean-Luc Mélenchon. réaction au propos du député européen PS Pierre Jouvé qui a annoncé qu'il n'y aura pas d'alliance PSLFI pour les municipales de 2026.
Vous confirmez ? Alors euh non ce je confirme mais en fait c'est pas du tout une nouveauté. Ça fait très longtemps que à la fois socialistes et insoumis ont annoncé que il n'y aurait pas d'accord national municipal et donc que nous aurions chacun à aller sous nos propres couleurs au premier tour de l'élection municipale.
Merci Olivier Fort, député socialiste de Sénémar et premier secrétaire du Parti socialiste.
Olivier Faure