Yaël Braun-Pivet totalement en décalage ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
D'abord Charlotte d'Ornellas est avec nous sur Europ. Bonjour Charlotte. Bonjour Dimitri.
Bonjour à tous. Alors ces derniers jours, il y a un débat en Macronie pour évaluer le bilan régalien depuis 2017. Est-il positif ou non ce bilan ?
Les avis divergent. Qu'est-ce que vous en retenez vous Charlotte ? Ben que chacun a l'air de préparer la suite et de manier une situation sécuritaire dramatique dans cette perspective.
Gérald Armanin aimerait faire plus. Gabriel Atal juge que le compte n'y est pas. Brune Rota ne cesse de lister les entraves que ce gouvernement-là ne lèvera pas et d'autres à l'inverse relativisent.
Et nous réalisons pourtant selon nos situations géographiques que notre insouciance n'est plus celle de nos parents. Tout le monde s'adapte plus ou moins à une criminalité qui ne frappe certes pas tous les Français mais surgit de nulle part pour frapper n'importe quel français. Un pompier ici, une enfant dans sa classe, une mère de famille dans une rue de Paris, un grand-père au supermarché.
On disse encore et encore et on multiplie les analyses. L'entrée des armes dans les écoles, la cryptoonnaie, l'autorité de l'uniforme, le port des armes chez les mineur dans un nouveau rapport ce matin. Tous sont un point en commun.
Les violences faites aux personnes, de plus en plus commises par des mineurs, ne semblent plus trouver de limite. Yelle, Brunivet, elle juge le bilan régalien extrêmement positif. Ce sont ces mots.
Elle a raison de rappeler que mener une politique, ça met du temps, mais elle s'arrête à l'analyse budgétaire. Le bilan est bon. La preuve, nous avons augmenté les budgets.
C'est nécessaire évidemment, mais tellement insuffisant. Alors, outre un manque de moyens hein qui demeure he précisément, qu'est-ce qui devrait être selon vous Charlotte au cœur des débats politiques en ce qui concerne le sujet de la sécurité ? Ben pour trouver des pistes, on peut écouter la maman d'Élias.
Une mère qui redit ce que d'autres parents ont hurlé, ses parents pour qui la mort d'un enfant n'est pas une séquence médiatique de plus, mais le basculement d'une vie. Cette mère se demande qui est responsable de son malheur et la liste interrogative qu'elle dresse prouve à elle seule que notre problème n'est pas seulement budgétaire. Qui est responsable ?
Demande-t-elle. Deux adoss qui crachent leur impunité au visage d'une société qui ne réagit pas. C'est le rapport à la sanction qui est interrogée.
Leurs parents et l'instabilité des cellules familiales. C'est le rapport c'est un demi-siècle pardon de jouissance libertaire inconséquente qui est remise en cause. Les médias qui n'ont pas eu l'honnêteté d'écrire les mots machette et achète.
C'est le rapport de notre société à la vérité qui est pointée. Les juges qui ordonnent une interdiction sans vérifier la réalité et la faisabilité de leur mesure, c'est notre conception de la responsabilité qui se pose. Les différents ministres enfin qui n'ont pas pris la mesure de la dérive d'une partie de la jeunesse, de son ensauvagement, de l'impact des réseaux sociaux et de la banalisation de la violence, c'est la question de la protection de l'enfance, de l'éducation, de la contrainte comme chemin de liberté qui est questionné.
Voilà 4 mois que cette mère attend des réponses et dit-elle ne voit rien venir. Mais dans sa litanie de question, qu'est-ce qui relève de l'augmentation budgétaire ? L'exercice de la justice et le suivi des décisions dans une certaine mesure, c'est vrai.
Mais quoi d'autre ? Tout le reste est l'interrogation d'un état d'esprit, d'une philosophie, d'une fuite en avant entamée collectivement, voilà des décennies, vers un monde dans lequel la jouissance individuelle est une boussole. Tout désire un besoin en puissance et dans lequel la contrainte est simplement un mal à purger.
Mais comment le politique selon vous, Charlotte, pourrait-il reprendre la main sur un basculement aussi profond ? Ben, il faudrait déjà que nous le voulions et ensuite que nous options pour la patience sans nous laisser intimider par la longue route à parcourir. Certains milieux nous offrent le modèle à suivre, celui de l'excellence, de la persévérance, du dépassement de soi, de la contrainte constructrice, de la transmission, de l'exigence.
Le milieu des artisans qui ont reconstruit Notre Dame, par exemple, celui de la cuisine où excelle silencieusement tant de jeunes passionnés de la compétition sportive dans lequel tout se donne sans rechigner. Ces univers nous passionnent, ils sont fait de tant d'exigences que nous avons rejeté. Il faudrait comprendre une fois pour toutes que les enfants sont largement le fruit de ce que nous en faisons.
Une telle prolifération de la criminalité des mineurs qui a d'autres mineurs pour première victime est un échec d'adulte. Cette mère donne des pistes. Le point commun est celui de la responsabilité. celle de parents qu'il faut exiger, celle de médias qu'il faut retrouver, celle de magistrat qu'il faut encadrer, celle de responsable politique qu'il faut sanctionner, mais celle surtout d'une société toute entière et du modèle qu'elle privilégie.
Signatu europin signé Charlotte d'éléas. Merci beaucoup Charlotte. dans un instant sur repas,
Yaël Braun-Pivet