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Discours / meetingHissons Haut la Bretagne· 15 octobre 2025 13 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesSantéTransports

Discours politique générale - Agnès le Brun - 15/10/2025

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Agnès le BrunFait
    « L'État providence est mort. »
  • 0:45Agnès le BrunFait
    « Quand l'État bloque les dotations, c'est la région qui doit reporter des investissements indispensables pour moderniser nos lycées. »
  • 1:30Agnès le BrunFait
    « La région multiplie les annonces sur l'accessibilité ou l'inclusion dans les lycées, mais sans plan global ni calendrier précis. »
  • 2:30Agnès le BrunChiffre
    « Deux suicides par jour, nous voyons une triste augmentation du passage à l'acte. »
  • 8:30Agnès le BrunFait
    « Vous êtes élu à une majorité relative et vous faites passer un premier budget à bulletin secret qui fera l'objet d'un recours que vous allez perdre au tribunal administratif. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Dans un contexte épouvantable où nous voyons notre régime imploser et les canards sans tête se multiplier dans une volière assourdissante, nous avons une alternative : déplorer ou proposer. Nous nous réunissons aujourd'hui à un moment où les attentes de nos concitoyens sont très fortes, où la vie quotidienne de beaucoup d'entre eux devient cruelle, où les urgences sociales, environnementales et économiques s'entrecroisent et où la Bretagne doit continuer à tracer son chemin avec détermination et responsabilité. Quand on est en crise, il faut revenir aux fondamentaux.

C'est un mensonge que de laisser croire que nous pourrons retrouver le mode d'organisation économique et sociale du siècle dernier. L'État providence est mort. Notre responsabilité en tant que région est claire.

Soutenir la formation et l'emploi, garantir la mobilité de nos habitants, accompagner la transition écologique et énergétique. Développer les filières économiques qui font la richesse de nos territoires. Assurer l'égalité des chances dans l'accès au lycée, à la culture, à l'aménagement des bassins de vie.

Telles sont les compétences que la République a confié aux régions et pour lesquelles chaque jour avec sérieux dans notre mandat de premier groupe d'opposition qui s'est toujours voulu critique et constructif, nous avons des propositions. Chacun le sait, notre action est trop souvent contrainte par un carcon national qui bride nos ambitions. Quand l'État bloque les dotations, c'est la région qui doit reporter des investissements indispensables pour moderniser nos lycées.

Quand l'État freine la décentralisation, c'est la région qui se trouve dépendante, incapable de mettre en œuvre des politiques adaptées aux réalités de nos communes rural comme de nos métropoles. Quand les arbitrages budgétaires nationaux réduisent nos marges de manœuvre, ce sont les projets d'infrastructure de mobilité, les trains du quotidien, les desserts ferroviaires qui en subissent les conséquences. Mais il serait trop simple de n'accuser que l'État.

La majorité que vous portez, monsieur le président, doit aussi avoir le courage de se regarder en face. Trop souvent, la région continue de fonctionner comme avant, comme si les temps n'avaient pas changé, comme si les contraintes budgétaire n'existait pas et que le social collectivisme était l'alpha et l'oméga de la politique régionale. Prenons l'exemple du handicap au combien important au quotidien pour les familles.

La région multiplie les annonces sur l'accessibilité ou l'inclusion dans les lycées, mais sans plan global ni calendrier précis, sans même évoqué dans le plan lycée 2040, en laissant encore de nombreux établissements inadaptés aux élèves en situation de handicap. J'ai retrouvé des interventions sur le sujet des 2016 par la voix de Marglefur et la mienne. Lycée 2040, chers collègues, ne doit pas devenir un slogan de plus ni une étude d'intention qui meublerait l'attente.

Elle doit être l'occasion d'un acte politique courageux, celui d'affirmer des priorités claires, d'assumer des choix budgétaires et de cesser de masquer les renoncements derrière les beaux discours de participation et d'innovation. Prospecter l'avenir n'a de sens que si l'on affronte le présent. Or, à l'heure où les lycées bretons font face à des difficultés très concrètes, manque d'agent, manque de sécurisation, bâtiment vétuste, internat vétuste, accompagnement défaillant des élèves les plus fragiles, il serait irresponsable de se réfugier dans la projection pour éviter l'action.

Nous croyons-nous à une prospective sincère, c'est-à-dire ancré dans la réalité du terrain, nourrie de la parole des équipes éducatives, des familles, des collectivités, des élèves eux-mêmes. Une prospective qui regarde 2040 sans oublier 2025. Parce que quoi que vous disiez, la jeunesse n'est pas sanctuarisée dans votre action politique.

Vous dites, monsieur le président, moins de buzz, plus d'action. Je cite, forcez de constater que vous en parlez plus que vous n'agissez et j'ai à cet instant une pensée solidaire pour les étudiants de Ren 2 qui subissent encore et encore les blocages, les pressions et les menaces. Les dégradations commises au nom de la défense de l'université, en réalité pillée jour après jour.

L'émancipation ce n'est pas détruire. L'émancipation c'est apprendre. En santé, on prétend créer des fonds de soutien ou des dispositifs expérimentaux pour lutter contre la désertification médicale.

Mais les moyens restent dispersés et redondants avec ceux de la RS dont vous avez revendiqué pourtant la coprésidence, si bien que les habitants n'en voient pas les effets concrets sur le terrain. Là encore, la santé mentale est largement oubliée, particulièrement celle des jeunes. Je vous rappelle qu'avec deux suicides par jour, nous voyons une triste augmentation du passage à l'acte.

Et comme nous ne sommes pas sectaire, nous avons regardé ce que propose votre famille politique dans d'autres régions. Et bien, ils ont des propositions concrètes. Pays de Loire, Roxitanie par exemple.

Quant aux mobilité, la région investit massivement dans le désengorgement des dans le désengorgement pardon des zones périurbaines. Tant mieux, mais trop souvent au détriment de zones rurales mal desservies dont les besoins sont différents. La modernisation des gares rurales, l'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, la sécurité dans les trains et dans les gares avancent trop lentement.

Peut-être vous a-t-on rapporté, je parle devant témoin, le petit nom donné par les élèves d'évilen à Bracego. Il l'appelle Brace Late parce que les trains sont très souvent en retard de 10 ou 15 minutes, même si j'accepte volontiers qu'il faut se féliciter de la ponctualité globale reconnue. Regardons la réalité telle qu'elle est.

Je n'invente rien. C'est bien sûr davantage sur le financement que nous avons des divergences et le trop célèbre désormais versement mobilité contre lequel nous persistons à être vend debout. Une taxe nouvelle, c'est une taxe de trop.

En résumé, on entretient les mêmes pratiques. On empile les dispositifs sans réforme structurelle ni recherche d'économie de fonctionnement. Nos concitoyens attendent de nous de la clarté.

Concentrer les moyens sur ce qui est réellement utile et mesurable. l'accessibilité des lycées, la présence médicale dans les territoires, la fiabilité des transports du quotidien plutôt que de reproduire à l'identique les politique d'hier. Par contre, les dépenses de communication, elle elles augmentent d'année en année. 2021 4 millions, 2025 4800000 presque 1 million de plus en 5 ans sans parler de la ventilation sur les autres programmes où là aussi on a une sorte de sous-poudrage qui permet un peu de masquer la somme globale avec des campagnes coûteuses qui peinent à démontrer leur utilité.

Les frais de structure liés aux multiples agences et satellites régionaux Bretagne développement innovation, Bretagne commerce international, Bretagne culture diversité et cetera se cumule sans toujours être coordonné ni évalué. Finalement, la région se mêle de tout sans se concentrer sur ce qui est de sa propre responsabilité, soit pour interférer dans les projets des communes, soit pour prendre la place d'opérateur qui existe déjà ou pire pour intercaler un échelon supplémentaire. À quel coût, avec quelles embauches encore et encore ?

Avec quelle évaluation ? Je rappelle Brace Mobilité, Bretagne mobilité, c'est sep agents de catégorie A pour une installation à quimpaire de 11 millions. Les doublons persistent entre dispositifs régionaux, départementaux et intercommunaux au détriment de la lisibilité et de l'efficacité pour les Bretagnes et les Bretons.

On reconduit des aides économiques généralistes sans ciblage précis alors que l'urgence commanderait de concentrer les moyens sur les filières stratégiques. Quant à la masse salariale propre à la région, elle croit mécaniquement chaque année plutôt du côté d'ailleurs des cadres A, sans réforme organisationnel d'ampleur ni mutualisation accrue avec d'autres collectivités. Bref, on dépense comme hier sans s'interroger sur l'impact et la pertinence de chaque euro engagé.

Je sais bien que c'est à la mode ces derniers jours, mais vous donner en réalité l'impression de ne plus savoir à quel boussol idéologique vous ralliez. Vous vous dites monsieur le président social-démocrate, on l'entend mais vous ne vous désolidarisez pas clairement de LFI et de ces outrances dangereuses. Je vous cite je vous cite je respecte ceux qui veulent s'engager dans une forme de radicalité.

Vous exercez une gouvernance bien difficile à suivre et pour tout dire bien difficile à comprendre. Petit rappel, acte 1, vous êtes élu à une majorité relative et vous faites passer un premier budget à bulletin secret qui fera l'objet d'un recours que vous allez perdre au tribunal administratif. Pas terrible pour l'image.

Acte 2, vous traitez le cas de votre vice-président TRec en avançant à recul pour finalement l'écarter. Acte 3 : Vous débauchez des macronistes et des écologistes en tissant vous-même la toile d'araignée qui vous ligote et vous mène à conduire une politique de plus en plus à gauche ou mieux à pratiquer la godille. Déclaration d'amour aux agriculteurs mais toujours plus de conditionnement des aides.

Déclaration d'amour aux entreprises mais levées d'une taxe supplémentaire. Vous vous prétendez social-démocrate ou plutôt, je vous cite, socialiste apatride, mais vous arpentez joyeusement les allées de la fête de l'humanité en délaissant la rentrée du MDEF. Vous annoncez être libre et vous affranchir.

Vous annoncez être libre et vous affranchir. Mais pour une nouvelle communication, vous recrutez une collaboratrice communiste. Bienvenue madame, qui a travaillé avec la France insoumise avec un détour par le Venezuela.

Source d'inspiration assurément. Quand le pouvoir est partout, en réalité, il n'est part. Nos concitoyens attendent de nous non seulement des projets, mais aussi de la rigueur et de l'exemplarité.

La sincérité n'est pas un supplément d'âme en politique. Elle est la condition pour que les politiques publiques soient comprises, acceptées et durables. Le courage politique aujourd'hui, c'est d'oser réformer vos propres pratiques, d'identifier des économies de fonctionnement concrètes, de rationaliser vos interventions pour libérer des marges de manœuvre budgétaire au service de l'essentiel, l'éducation, la santé. la mobilité, l'économie de proximité, la transition écologique et surtout pour permettre d'identifier la clairement pardon pour permettre d'identifier clairement la maison où vous habitez, d'autant plus nécessaire dans le bazar ambiant.

La Bretagne est une région qui innove, qui entreprend et qui porte une vision d'avenir grâce aux acteurs économiques, chefs d'entreprise, petits et grands, artisans et agriculteurs. Quel est l'avenir que nous voulons construire à leur côté ? Nous affirmons ici une exigence de clarté et de loyauté institutionnelle et considérons que le temps est venu d'un nouvel acte de décentralisation.

Si l'on confie aux régions des compétences en matière de formation, alors il faut en donner les moyens budgétaires. Si l'on attendelle qu'elle participe à la transition énergétique, alors il faut cesser de centraliser les décisions à Paris. Si l'on veut que les régions assument un rôle stratégique dans l'économie, alors il faut leur offrir des ressources fiscales stables et dynamiques.

Notre crédau en matière de politique générale en Bretagne repose sur un principe simple. Agir, agir au plus près des besoins avec efficacité, avec équité territoriale mais aussi avec sincérité budgétaire. Nous n'accepterons pas que le blocage national, la recentralisation rempante et l'instabilité financière et budgétaire viennent condamner nos projets.

Mais nous n'accepterons pas non plus que la région se réfugie dans les habitudes et refuse de se réformer. Parce que la Bretagne mérite mieux que l'immobilisme. Elle mérite à la fois plus de liberté d'action face à Paris et plus d'exigence envers envers elle-même.

Notre responsabilité est de tenir bon, de défendre l'autonomie d'action régionale et de porter haut la voie de la Bretagne dans le concert national. Parce qu'ici, nous pensons que l'avenir se construit d'abord sur le terrain, pas dans les bureaux ministériels, mais pas non plus dans les bureaux toujours plus nombreux de la région. C'est en tout cas le projet que nous, élus de la droite, du centre et des régionalistes bretons, portons et continueront à porter aujourd'hui et demain dans les échéances à venir.

Je vous remercie. Merci madame.