Cédric Perrin : « Nos moyens de défense sont nos seules garanties de sécurité »
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on va évidemment revenir sur tous ces sujets Cédric Perin mais d'abord on va regarder les unes de la presse régionale on commence par la unee du Journal du Centre peut-il tenir et cette photo de volodimir zelanski qui ne peut désormais plus compter sur le soutien de l'Europe après la décision de l'arrêt de l'envoi d'armes américaine deux autres sujets également la une de la presse régionale d'abord la Une de La Dépêche alimentaire enfin des prix stables la grande distribution qui a annoncé une Casie stabilité des prix dans l'agroalimentaire en 2025 à l'issue des négociations annuelles de quoi souffler pour les consommateur et puis cette photo Jean-Louis Debray à Lane du Courrier de l'Ouest il fut le grand témoin de la 5e République l'ancien président de l'Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel qui est décédé hier à 80 ans Emmanuel Macron a salué un homme de droit et de droiture qui a consacré sa vie à une certaine idée de la France Quel une choisissz le première et cette question selon vous peut-il tenir vadimir Zelenski écoutez oui évidemment qu'il peut tenir la question c'est de savoir combien de temps il va pouvoir tenir on voir si le le rétropédalage qu'il a fait hier vis-à-vis des États-Unis va lui permettre de pouvoir récupérer de l'aide américaine je rappelle que pour l'instant l'aide était suspendu euh alors on pourrait évidemment parler de la méthode parce qu'évidemment quand on vous met la tête sous l'eau et qu'on appuie et qu'on vous la ressort et qu'on la remet au bout d'un moment vous finissez par accepter c'est un rétropédalage où il à la pression de Donald Trump c'est pas un rétropédalage c'est qu'aujourd'hui qui a la responsabilité de de d'un état d'une d'une situation de guerre qui qui qui qui crée du malheur euh en profondeur dans toute l'Ukraine et il a bien compris que il avait pas d'autre solution que de que de que d'accepter en tout cas les conditions qui sont posées par par Trump de façon je le dis assez odieuse euh Donald Trump qui dit cette nuit qu'il a reçu une lettre de voladimir zelansk qui est prêt à des négociations paix qu'il a reçu également des signaux de la part de la Russie disant qu'ils sont également prêt à la paix vous y croyez vous à une paix prochaine je crois que tout le monde tous ceux qui nous écoutent espèent et croire en une paix prochaine on ne peut qu'espérer la paix dans quel que soit le conflit dans lequel on est entraîné la question c'est de savoir de quelle manière on fait la peine de quelle manière les les Ukrainiens de quelle manière les Européens sont associés à cette paix qui va être qui va être forcément à un moment ou un autre négocié entre la Russie et l'Ukraine savoir quelles seront les concessions qui seront faites et accepté par l'Ukraine et que savoir ensuite quelles seront les conditions dans lesquelles cette paix sera garantie et mise en œuvre c'est ça qui est important mais évidemment que il faut que nous croyons en une paix prochaine la plus rapide possible pour parce que parce que ce n pas la logique des choses cette guerre est-ce que pour vous avec cette lettre de volodimir zelanski qui dit qu'il est prêt à la paix plus qu'il est prêt à signer l'accord sur les minerais voulus par Donald Trump la suspension de l'aide militaire des États-Unis à l'Ukraine ne sera que de courte durée ou vous craignez qu'elle dure cette suspension je suis pas dans la tête de Trump parce que vous savez que tous les matins on a droit à une nouvelle une nouvelle aventure donc faut s'inquiéter que les é cette suspension vous savez l'an dernier l'aide l'aide américaine a été non pas suspendue mais elle a mis beaucoup de temps à être validée par le Congrès rappelez-vous Donald Trump déjà à l'époque avait pousser les républicains à refuser l'aide à l'Ukraine ça avait mis beaucoup de temps arrivriver pour autant les Ukrainiens avaient continué à à se battre parce que ils ne dépendent pas non plus à 100 % de l'aide américaine mais il est bien évident que cette aide qui est à peu près équivalente à plus importante que celle qui est apportée par l'Union européenne est une aide considérable et et importante pour eux donc parce que l'Union européenne elle aura pas les moyens compenser le problème c'est pas une histoire de moyens c'est une histoire de capacité je veux dire des fois vous avez pouvez avoir envie de faire les choses encore faut-il avoir les moyen de le faire euh on a désindustrialisé l'Europe pendant 40 ans aujourd'hui on en paye cash les conséquences euh on est incapable de fournir des obus de 155 on est incapable de fournir des matériels parce qu'on ne sait plus les produire parce qu'on a plus la capacité de production et donc toute cette fameuse économie de guerre que voulait le président de la République qui n'est pas une économie de guerre en réalité nécessite évidemment de réadapter not notre outil de production et de et de remettre j'allais dire en marche un certain nombre d'usines qui qui nous permettront d'être plus productif et plus rapide dans la production parce aujourd'hui on est toujours pas en économie de guerre ça fait des mois et des mois que je dis et que je raconte partout qu'on n'est pas en économie de guerre évidemment on n'est pas en économie de guerre et on va revenir évidemment sur cette question mais d'abord Paron pas en guerre oui mais d'abord un mot sur l'autre volonté d'Emmanuel Macron celle de déployer des troupes après un cesser le feu en Ukraine combien d'hommes nous on a les moyens de de déployer écoutez je je je citais il y a quelques temps un exemple assez significatif dans la DMZ donc la la bande qui sépare la Corée du Nord et la Corée du Sud il y a 300 km qui sont couvertes par 400000 soldats coréens sud-coréens et 30000 soldats américains aujourd'hui la zone frontalière entre l'Ukraine et la Russie c'est 1300 km ça vous donne une idée du nombre de personnes qu'il faudrait si demain on déployait 50000 soldats euh tout tout toute nation confondu ça voudrait dire qu'il faut 200000 soldats puisqu'il faut des relèves il faut des passages de évidemment des repos et cetera donc c'est assez considérable c'est important euh donc ça nécessite évidemment des moyens euh des moyens très très importants qui font que euh les pays européens concentreraient leurs moyens sur l'Ukraine pour garantir en tout cas des conditions de paix mais qui fait que finalement on on dshabillerait euh d'autres secteurs ou d'autres pays euh qui eux seraient plus vulnérables donc c'est quand même une partie d'échec assez euh mais comment l'Europe peut garantir sa sécurité du coup à qu comment l'Europe peut garantir sa sécurité mais en se réarmant euh je crois qu'aujourd'hui vous savez si si tu veux la paix prépare la guerre la seule moyen pour que aujourd'hui notre notre notre nos moyens de défense sont nos seules garanties de sécurité et donc Poutine ne comprenant la force pour lui éviter de faire un pas supplémentaire quand il aura réarmer son pays et bien il faut qu'on soit suffisamment dissuasif crois qu' ce qu'il faut expliquer aux Français c'est que l'objectif n'est pas d'être armé pour pouvoir aller faire la guerre l'objectif est d'être armé pour être dissuasif pour éviter qu'on nous attaque l'objectif de l'Europe n'a jamais été d'aller attaquer qui que ce soit l'objectif de l'Europe est d'être dissuasive pour éviter qu'un adversaire tel que Poutine qui a déjà clairement dit qu'il voulait reconstituer son empire perdu après 91 celui du PACT de Varsovie et bien est clairement dans cette volonté dans cette dans cette volonté expansionniste donc nous on a besoin d'être dissuasif pour l'empêcher et des positions de Donald Trump dont il a été question hier au Sénat car après les députés c'était auutour des sénateurs hier après-midi de débattre de cette guerre en Ukraine et de la sécurité en Europe on va voir les temps forts de ce débat avec Steve [Musique] Jourdan bonjour Steve bonjour ran bonjour monsieur le sénateur bonjour et Steve après l'Assemblée nationale c'était autour du Sénat d'organiser un débat sur l'Ukraine oui débat convoqué par le gouvernement au titre de l'article 50-1 de la Constitution pas de vote attendu de la part des élus mais un échange de point de vue sur une situation rendue encore plus dramatique depuis la suspension lundi de l'aide américaine à l'Ukraine voici l'interprétation que tire le Premier ministre français de cet arrêt brutal décidé par Donald Trump écoutez ça signifie qu'on abandonne le pays agressé et qu'on accepte ou qu'on souhaite que son agresseur l'emporte au moment où François Baayou prononçait ses mots vlodimir Zelenski faisait un pas vers Donald Trump sur X malgré l'humiliation et le clash du bureau oval de la semaine dernière le président ukrainien se dit désormais prêt à signer l'accord sur les minerais rares avec les états Unis hier François Baou a rendu un vibrant hommage à volodimir Zelenski président secoué par celui qu'il pensait être son allié écoutez je veux dire devant le Sénat aujourd'hui à quel point nous avons été admiratif et nous nous sommes sentis solidaires devant l'attitude du président Zelenski qui a refusé de plier devant l'intimidation à cet instant il a été le visage de l'Ukraine le défenseur de l'honneur de la démocratie il portait en même temps une partie de notre honneur européen est-ce que le climat était aussi tendu hier au Sénat qu'il était lundi à l'Assemblée non c'était beaucoup plus apaisé c'est la marque de la maison un climat plutôt consensuel ici ce qui ne signifie pas unanimité sur les réponses à apporter à la crise ce n'est prenez par exemple les communistes par la voix de sa présidente ils évoquent la nécessité de s'engager sur la voie du dialogue et du compromis territorial écoutez quant à la question territoriale de l'Ukraine il faut dès maintenant poser le principe d'un éventuel compromis territorial imposé par les rapports de forces militaires devra pouvoir être internationalement reconnu être ratifié démocratiquement par les citoyens des zones concernées une position qui n'est pas partagée par les autres partis de gauche les socialistes sont eux partisans de la méthode forte face à Vladimir Poutine Patrick caner le président du groupe socialiste se dit favorable à la confiscation des avoirs russes il appelle un sursaut de l'Europe écoutez-le tout compromis qui prive l'Ukraine de son intégrité territoriale ou de son avenir européen serait une trahison pour l'ensemble de l'Europe nommons les choses ce qui est actuellement proposé à l'Ukraine n'est pas un accord de paix mais de rédition monsieur le sénateur on a aujourd'hui 210 milliards je crois d'avoir ruses dans les banques européennes est-ce que vous être favorable à la confiscation de ces avoirs écoutez il y a déjà une partie des avoirs qui sont utilisés pour acheter du matériel et pour le donner à l'Ukraine les intérêts de ses avoirs les intérêts de ses avoirs moi je pense qu'il faut être très prudent sur cette question et je je suis pas aussi pemptoire que peut l'être Patrice canner Patrick canner pardon sur le sujet je pense qu'il faut être extrêmement prudent ceci étant contte tenu de la situation dans laquelle on est il faut qu'il y ait une réflexion qui soit claire je mais ça finaneff de guerreou en tout cas l'investissement dans dans notre industrie de défense l'investissement dans rus de défense aujourd'hui elle est déjà largement financée par par les intérêts de ces de ces avoir russes qui sont confisqués et qui nous qui génère évidemment des sommes assez considérables pas besoin d'All pour l'instant je suis prudent sur le sujet je voulais aussi avoir votreéaction par rapport au mot de la sénatrice communiste qui parle de compromis territorial nécessair quant à voilà une négociation sur le le futur de l'Ukraine quelle est votre opinion à ce sujet faut faire des compromis pour la pour avoir la paix dans toute situation de guerre lorsqu'on a voulu signer un compromis de paix il a fallu que les uns et les autres fassent des compromis aujourd'hui euh il est bien évident que la situation dans laquelle met Donald Trump en étant aussi aussi proorusse qu'il ne l'est comme en ce moment ça affaiblit évidemment la position de l'Ukraine parce que dans les négociations qui vont être nécessairement mise en œuvre à un moment un autre celui qui a la position la plus favorable et qui donc va pouvoir avoir le le le gain territorial le plus important c'est celui qui est le plus fort donc vous êes vous êtes pas défavorable vous dites toutç il faudra bien qu'il y ait des concessions de fête d'un côté peut-être et que de et de l'autre du côté ukrainien aussi mais du côté ukrainien comme du côté russe la question c'est de savoir dans quelle main on met la meilleure donne aujourd'hui la la la posture dans laquelle Donald Trump met l'Ukraine rend évidemment la posture de l'Ukraine difficile malgré tout on peut reprendre les choses depuis le départ les gains territoriaux de la Russie sur l'Ukraine sont extrêmement faible depuis 1 an un an et demi parce qu'en fait malgré la puissance de la Russie malgré le le le volume d'homme et cetera ils ne sont pas en capacité de gagner beaucoup de terrain et aujourd'hui la situation économique de la Russie est extrêmement extrêmement fragile donc on est dans une période où je pense qu'il n'est pas nécessaire de donner davantage d'atout à à Vladimir Poutine et malheureusement la politique de businessman que et de transaction permanente que met en place Trump fragilise la paix que voudrait l'Ukraine sur sur le climat politique français donc il y avait débat lundi à l'Assemblée nationale ici c'était un peu plus apaisé mais on sent pas qu'il y a vraiment une unité nationale derrière le chef de l'État qui parlera tout à l'heure vous le regrettez ou vous à l'inverse vous constatez vous qu'il y av plutôt une unité nationale c'était mon analyse mais peut-être que moi j'appelle à l'unité nationale je l'ai dit vous l'avez pas diffusé mais je l'ai dit dans mon discours d'hier je pense parce qu'il est l'heure l'heure est grave et on a besoin d'être unis les uns avec les autres euh je suis très surpris d'un certain nombre de de de de voltef je prends Marine Le Pen enfin c'est quand même assez assez remarquable il y avait un sondage hier des laab qui disait que les Français étaient majoritairement favorables à une aide à l'Ukraine que les Français étaient majoritairement voire très majoritairement en désaccord avec la politique de Trump et comme par hasard euh Marine Le Pen fait une interview dans un grand journal national pour dire que la la la la l'attitude de Donald Trump n'est pas acceptable enfin à un moment donné il va falloir que les gens ent une colonne vertébrale et commencent à s'y tenir parce qu'on peut pas avoir des changements de pied en permanence surtout sur des sujets comme celui-là il faut avoir une vraie un vrai discours le discours qu'ontient nous ici au Sénat qu'tient chez les républiquains il a toujours été le même sur l'autonomie stratégique européenne sur le refus de la dépendance à à à d'autres pays et notamment aux États-Unis et la nécessité de se réarmer donc on est clair sur le sujet et moi ce que je voudrais c'est que les uns et les autres euh soit très clair et que on puisse tous tirer dans la même direction parce qu'aujourd'hui il est quand même assez évident que nous devons faire des efforts que ces efforts ils vont être coûteux et je l'ai dit hier à la tribune il faut aussi pouvoir dire la vérité aux Français la vérité c'est qu'il va falloir se réarmer et se réarmer ça un coup et justement on va parler de ces sujets merci Steve à tout à l'heure à tout à l'heure on parlera du débat sur les accords de 68 avec l'Algérie c'était l'autre débat hier au Sénat on va continuer nous va parler de l'autonomie stratégique et de la nécessité de se réarmer ça fait évidemment l'actualité dans votre territoire cette question de l'Europe de la défense en bas Belfort on retrouve Philippe Pot bonjour Philippe merci d'être avec nous directeur départemental de l'Est Républicain pour l'édition de Belfort et vous vouliez interroger Cédric Perin sur l'Europe de la défense et la coopération industrielle bonjour bonjour monsieur Perin euh or ma question elle est double elle est moins sur votre analyse que votre expertise maintenant pour avoir fait des des des enquêtes pour avoir fait le tour à la fois des des unités militaires mais aussi de l'industrie et des sites industriels qu'est-ce que vous pensez de la capacité de l'Europe et et des armée européenne d'opérer ensemble aujourd'hui surtout si on met de côté le le commandement américain je vous rappelle la la phrase de votre prédécesseur Jean-Pierre chevenedem il y a 25 ans il disait l'Europe de la défense c'est du pipo mais lui il parlait à l'époque de l'éventualité d'une armée européenne qui qui aurait été une armée unique là on parle parle d'interopérabilité on parle de commandement intégrés c'est la première question et la deuxième question c'est évidemment l'état de l'industrie par rapport à ses capacités et par rapport à sa capacité de produire mais sa capacité de s'entendre on a bien vu que ça tirait parfois dans dans plusieurs sens sur certains dossiers je pense au drone notamment et que et bien la France les pays n'étaient pas toujours en ligne avec l'Allemagne et que ça s'est révélé très très compliqué de mener des projets industriels alors là il y a urgence est-ce que il y a une capacité de dépasser cela parce que dire on va mettre de l'argent c'est bien mais si derrière ça ne fonctionne pas et que c'est ni efficace du point de vue opérationnel pour les armées ni efficace du point de vue industriel qu'est-ce qu'il faudrait changer est-ce que vous pensez que ça va dans le bon sens actuellement sur l'espèce de prise de conscience qui qu'on voit depuis depuis quelques jours alors une fois de plus Jean-Pierre chevem avait raison et je soutiens cette cette cette affirmation il y aura pas enfin moi je crois j'ai pas du tout euh je pense pas du tout qu'il y aura un jour une armée en tout cas dans un futur proche une armée avec européenne avec un casque et un drapeau européen sur le casque euh en revanche ce qu'il faut impérativement arriver à mettre en place et ce sur quoi on on milite y compris dans ma commission depuis très longtemps c'est sur une une une Europe une une une Europe industrielle c'est-à-dire que une capacité européenne de d'investir dans la défense mais dans l'industrie de la défense donc une Europe Europe industrielle de la défense c'est un point fondamental parce qu'aujourd'hui les matériels et l'innovation coûte très cher euh c'est des dizaines de millions d'euros à chaque fois et que la capacité d'un seul État est parfois limitée et donc il faut qu'on arrive sur le projet du char du futur mgcs avec les Allemands notamment avec les Allemands et les Espagnols sur sur le le le SCAF le système de combat aérien du futur c'est-à-dire l'avion du futur et cetera faire il faut qu'on fasse avancer ces dossiers il est bien évident que pour l'instant ça piétine un peu parce que pour des raisons essentiellement liées à à à des industriels par exemple dans le mgcs l'entrée de Rin métal dans dans dans dans le partenariat qui avait été noué entre les Allemands et les Français a perturbé un peu le jeu je crois qu'il faut aujourd'hui que les États tapent un peu du point sur la table pour dire qu'il faut qu'on avance sur ces sujets il y a une évidence qui est celle de l'interopérabilité vous l'avez dit euh aujourd'hui un des avantage considérable de l'OTAN c'est l'interopérabilité qu'elle permet au matériel c'est-à-dire qu'elle permet au différents pays membres de l'OTAN de travailler ensemble et d'avoir des matériels qui sont interconnectables qui vont communiquer ensemble pour que sur le champ de bataille les les différents pays qui seront présents dans la coalition puissent ne faire qu'un et donc le défi c'est aussi de de rendre les matériels qui seront utilisés par les pays européens interopérables pour le cas échéant j'espère que ça n'arrivera jamais que nous puissions avoir une inter interopérabilité parfaite mais un des points aussi qui est pour moi fondamental c'est celui de l'acquisition de matériel européen vous savez qu'aujourd'hui les fonds européens qui ont été j'allais dire dégagés par la commission pour aider l'Ukraine et permettre donc aux différents pays européens d'acquérir du matériel et ensuite éventuellement d'en donner une partie à l'Ukraine sont utilisés à près de 75 % voire un peu plus pour acheter du matériel américain ce n'est pas acceptable évidemment et il y a un règlement européen qui est en train de se mettre en place qui s'appelle Edip et que nous sur lequel nous nous nous sommes extrêmement actifs parce que nous refusons que les impôts des Européens servent à acheter du matériel américain et je crois qu'aujourd'hui la position de Donald Trump nous donne encore un peu plus raison et j'étais hier avec le président du Parlement estonien et je lui ai rappelé cette cette nécessité je crois que cette idée fait son chemin dans la tête d'un certain nombre d'autant plus qu'aujourd'hui le matériel américain s'il devait être utilisé pourrait être de mon point de vue en tout cas pour nécessiter l'autorisation des Américains pour être mis en œuvre donc il faut être très prudent sur ce sujet merci Philip justement oui j'avais juste une question sur ce que vous tirez comme comme conséquence de l'Ukraine parce que évidemment euh ce qu'on disait avant cette guerre en Ukraine ne vaut plus c'est-à-dire que la façon dont on envisageait la guerre avant l'Ukraine et bien c'est c'est plus ce qu'on pense aujourd'hui avec notamment les drones euh l'artillerie dont on disait qu'elle était totalement dépassée et donct on voit qu'elle est tout de même importante euh et est-ce que on a la capacité de réorienter notre notre production et que le fait justement qu'on est qu'on a tellement baissé notre armement n'est pas une situation qui va permettre de réorienter notre notre équipement vous avez raison vous avez raison et c'est la raison pour laquelle en ce moment même on travaille sur une révision de la la revue nationale stratégique pour essayer de voir de quelle manière il faut réorienter un peu notre nos moyens capacitaires pour s'adapter en tout cas à cette guerre en Ukraine qui donne beaucoup de leçons on parle de cette revenue nationale stratégique dans quelques secondes mais je voudrais vous faire réagir à la Une de Philippe merci Philippe déjà on regarde votre une 800 milliards pour pour muscler l'Europe c'est ce plan annoncé hier paren al derrière ce chiffre énorme de de 800 milliards se cachent en fait des demandes qui sont faites aux États d'augmenter leur défense et des prêts d'un montant de 150 milliards est-ce que ce dispositif c'est le bon selon vous il faut de tout en fait une des vertus de cette j'allais dire jout diplomatique si on peut dire que Donald Trump fait de la diplomatie euh faudrait relire Kissinger mais je suis pas sûr qu'il soit tout à fait dans la dans la ligne de la diplomatie américaine ça a une vertu c'est que ça permet aux Européens de se réveiller enfin et ce réveil stratégique que beaucoup en France notamment appelle de leur vœux et nous compris depuis un certain temps il est en train de se mettre en œuvre et alors qu'il y a encore 3 ou 4 ans parler de défense c'était un gros mot au niveau européen on est en train de se rendre compte que finalement c'est une nécessité pour exister et pour pouvoir peser et donc aujourd'hui les crédits qui sont en train d'être dégagés sont une bonne chose parce qu'ils vont permre permettre évidemment de d'insuffler en tout cas une une politique de de de réarmement nécessaire pour je le rappelle être dissuasif et pas pour aller être un VAT en guerre euh après la manière dont on le veut les financer elle elle est évidemment éminemment complexe aujourd'hui les 800 milliards d'euros qui sont proposés par Ursula vlen sont composés de 650 millions d'euros qui seraient pris donc sur par les États pris en compte par les état pour augmenter leur budget de la défense mais qui seraiit hors des critères de mastrich et des 3 % de déficit je rappelle quand même que la France aujourd'hui est à 5,4 % de déficit donc ça va pas nous aider beaucoup et ensuite il y a 150 milliards d'euros qui sont des prêts faits aux États par l'Union européenne pour justement acquérir du matériel complémentaire donc c'est une bonne chose évidemment euh mais on peut s'interroger sur sur la capacité qu'on aura en tout cas nous la France c'est sans doute le cas également de l'Espagne de l'Italie enfin un certain nombre de pays qui comme la France sont surendetté et bien de pouvoir utiliser ces crédits puisque on nous autorise un déficit de 3 mais on est déjà à 5,4 on va parler justement de la revue nationale stratégique Sébastien le Cornu hier il a alerté sur une action agressive d'un avion de chasse russe à l'égard d'un drone français face à ces nouvelles menaces le ministre des Armées souhaite retravailler la revue nationale stratégique qui fixe le niveau d'ambition de la France en matière de défense on va l'écouter c'était lors des questions d'actualité à l'Assemblée il va venir ce travail documenter toutes les stratégies de contournement de la dissuasion nucléaire française c'est-à-dire les menaces hybrides le champ informationnel le champ cyber les manipulations de l'information les manipulations des flux énergétiques et on le voit bien la Russie est en train de réinventer la guerre et il n'y aurait rien de pire que de remettre beaucoup d'argent public sur la table pour se préparer à gagner la guerre d'hier et non pas la guerre de demain vous approuvez ce que dit Sébastien Lecornu ce que dit Sébastien Lecornu c'est la capacité de la France à gagner la guerre avant la guerre et cette guerre dont il parle elle a déjà commencé c'est la guerre du cyber la guerre de l'informationnel l'AGUR la guerre du numérique que que que la Russie notamment nous lige au quotidien c'est la manière dont ils nous ont fait sortir d'Afrique parce qu'ils nous ont imposé une guerre informationnelle mensongère qui a été évidemment prise pour comme argent comptant par un certain nombre de de de ressortissants africains et je crois que sur cette question fondamentale il faut être très clair il faut mettre de l'argent mais je voudrais rappeler quand même une chose c'est que je me suis battu au Sénat au moment du vote du budget pour faire en sorte qu'on ne baisse pas le budget du du secrétariat général à la défense et la sécurité nationale qui prend en compte viginum qui est une agence qui a pour vocation à lutter contre la contre la désinformation et lany qui est l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information qui a pour vocation à lutter contre les attaques cyber malgré le fait que j'ai réussi à à à à stopper la la baisse en commission mixte paritaire il a été décidé d'une baisse de 40 millions de ces budgets donc je crois qu'il faut que tout le monde prenne conscience que cette question est une question fondamentale et que la guerre hybride effectivement comme le dit très justement le ministre des armées est une guerre qui a déjà commencé à laquelle nous sommes confrontés quotidiennement tout le monde les collectivités les entreprises les particuliers ch voit très bien de quoi je veux parler et donc il faut évidemment qu'on y mette les moyens parce que cette guerre elle évite dans la théorie du chef d'état-major des armées avant d'arriver à la guerre d' intensité il y a cette fameuse guerre hybride et il faut gagner cette guerre hybride pour éviter d'arriver à la guerre d'utee intensité donc il faut y mettre les moyens et il a raison et c'est dans la revue nationale stratégique qu'on définira ces objectifs là et les moyens qu'on va mettre derrière un dernier mot sur un sujet important c'est la dissuasion nucléaire le nouveau chancelier allemand qui veut discuter avec le Royaume-Uni et la France pour savoir si leur protection nucléaire peut également s'étendre aux Allemands qu'est-ce qu'il faut lui répondre mais je crois qu'il faut être très clair cette question qui a été lancée sur la place publique par Marine Le Pen n'a pas lieu d'être ça n'est pas sérieux de parer de ça la question de la dissuasion nucléaire est une question très sérieuse dans laquelle il y a évidemment des intérêts vitaux dont seul le président de la République connaît la nature et qui fait que cette absence de connaissance des intérêts vitaux par l'ensemble des gens maintient une une une une j'allais dire une une une capacité en tout tout cas d'intervenir le cas échéant sans que l'adversaire le sache et c'est ça la dissuasion aujourd'hui dire que on va partager la dissuasion n'a pas de sens la dissuasion ne se partage pas parce que le seul qui peut décider d'appuyer sur le bouton c'est le président de la République en revanche ce qui peut se partager ce sont les intérêts vitaux et les intérêts vitax ils sont définis par le chef d'État et depuis le général de Gaulle lorsqu'il a mis en œuvre la bombe nucléaire il a été décidé que cette ces intérêts vitaux ne se limitait pas automatiquement aux frontières de la France et tous les présidents de la République qui se sont succédés après le général de Gaulle ont on dit les uns après les autres que ces intérêts vitaux pouvaient pouvaient être partagés en Europe donc il y a rien de nouveau sous le soleil c'est juste que le RN veut une fois de plus affoler les gens et faire peur mais la la conception de la dissuasion nucléaire est un sujet sur lequel on ne blague pas et il faut être très sérieux avec ça merci Cédric Perin merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demure on va continuer à parler de ces sujets avec le député européen Sandro godzi qui nous rejo