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interviewSud Radio — L'invité politique· 19 juin 2026 18 min

L'invité politique Sud Radio - Avec François-Xavier Bellamy, député européen et premier vice-président des Républicains

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Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Sud Radio, l'invité politique, Maxime Liedot. Il est 8h17 sur Sud Radio et mon invité politique ce matin est député européen et premier vice-président des Républicains. Bonjour François-Xavier Bellamy. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Beaucoup de questions à voir avec vous et à aborder, surtout au lendemain d'un vote qu'on a qualifié d'historique au Parlement européen qui concerne des questions d'immigration. Beaucoup de critiques de la gauche et beaucoup de spécialistes de ces questions-là expliquent déjà que ce seront de toute façon des mesures infaisables. On y reviendra.

Mais d'abord, l'actualité internationale, on l'a appris il y a quelques minutes seulement avec des négociations qui seront repoussées entre l'Iran et les États-Unis qui devaient se tenir à Genève, pour autant une semaine française. Est-ce qu'avec le G7, Donald Trump à Versailles, est-ce que vous diriez ce matin, pardonnez-moi, François-Xavier Bellamy, que la semaine écoulée est l'illustration de la puissance diplomatique française qu'Emmanuel Macron a su faire rayonner à nouveau ? C'est incontestablement un succès diplomatique pour la France et pour Emmanuel Macron. Je ne suis pas un soutien du président de la République, mais il faut reconnaître quand quelque chose est réussi.

Et de fait, le G7 à Evian a été, je crois, vraiment une réussite de ce point de vue-là, bien préparée, qui a permis d'avoir à la fin, ce qui est, je crois, la première fois depuis que le président Trump a été réélu, une déclaration commune. Et dans la période que nous vivons, c'est évidemment un moment important. L'accord avec l'Iran, lui, pour le coup, porte avec lui sa part de soulagement, bien sûr, mais aussi d'inquiétude. Parce qu'en réalité, je pense que personne ne doit être dupe. La vérité, c'est que le régime iranien n'a pas changé et que ses intentions restent les mêmes.

Et que cet accord lui accorde, malheureusement, la bulle d'oxygène dont il avait besoin pour pouvoir survivre, reconstruire ses capacités, continuer de soutenir les organisations terroristes comme le Hezbollah ou le Hamas qu'ils portent à l'abour de bras. On appelle les Bruxelles de la région. Et qui sont, en réalité, ses bras armés. Et moi, je pense aujourd'hui à tous ceux qui doivent vivre avec beaucoup d'inquiétude cet accord. Je pense bien sûr au peuple iranien, en premier, qui reste sous le joug de ce régime totalitaire islamiste.

Je pense aussi au peuple libanais, qui voit avec inquiétude la perspective d'un désarmement du Hezbollah, pourtant absolument indispensable, sans doute être aujourd'hui malheureusement repoussé. Mais nous continuerons de nous battre pour cet objectif, parce que le Liban ne retrouvera pas la paix. La région ne retrouvera pas la paix sans le désarmement des milices iraniennes, qui aujourd'hui sèment la terreur partout autour de l'Iran. Mais François-Xavier Bellamy, quand on vous entend, on a l'impression que vous imputez quand même une partie de la situation dans la région à justement ce régime terroriste, à ces régimes armés.

Est-ce qu'il n'y a pas pourtant une part à imputer tout simplement à Donald Trump ? Après tout, c'est lui qui a provoqué cette guerre. C'est lui qui rend un des trois qui était parfaitement gratuit, certainement payant dans les prochaines semaines. Et c'est lui qui visiblement accepte de poser un genou à terre, en laissant justement ces trous d'air dans l'accord. Oui, cet accord, je le dis, il porte avec lui sa part d'inquiétude. Mais la vérité, c'est que cette inquiétude provient du fait que le régime iranien est un régime intrinsèquement terroriste. Mais pas de responsabilité du président américain dans tout ça ?

Le président américain, je pense, je ne suis pas un citoyen américain, donc ce n'est pas mon rôle de juger la politique américaine. Non, mais c'est une situation internationale où l'Europe en plus va certainement jouer une petite part. Donc c'est intéressant de vous entendre sur la responsabilité de celui qui est censé encore être notre allié. Moi, il me semble qu'en tous les cas, il faut que tout le monde soit très lucide. Et c'est ça notre rôle, c'est de protéger la France et les Français contre les risques qui sont aujourd'hui devant nous. Parce que la vérité, c'est que cet accord, en réalité, n'est pas la fin des hostilités, il n'en est que la suspension.

Il n'y aura pas de paix, il n'y aura pas de sécurité, il n'y aura pas de stabilité, tant que le régime iranien restera l'auteur de cette déstabilisation massive, qui touche d'ailleurs, je citais le Liban, on peut citer bien sûr Israël avec le Hamas, mais qui touche aussi tous les pays du Golfe, qui sont les premiers, je crois aujourd'hui, inquiets des conséquences de cet accord. Ça, c'était pour l'actualité internationale. Revenons maintenant à une autre actualité importante, c'est l'actualité européenne, où vous jouez un rôle important, François-Xavier Bellamy.

Votre historique cette semaine au Parlement, sous votre houlette, notamment, parce que vous en avez été un des architectes, le Parlement a prouvé mercredi, donc le règlement sur le retour de migrants déboutés du toit de l'asile. Une réforme qui inclut la possibilité pour ces pays membres, dont la France, donc de conclure des accords pour installer les fameux hubs qu'on appelle en réalité des centres de restantion hors des frontières de l'Union européenne. Derrière l'idée, c'est quoi ? C'est que la France, elle, puisse avoir les moyens d'installer un hub ? L'idée fondamentale, c'est de sortir de l'impuissance actuelle en Europe sur l'immigration illégale.

Ce n'est pas seulement des personnes qui sont déboutées du droit d'asile, c'est des personnes qui sont arrivées illégalement en Europe, c'est des personnes qui sont restées au-delà de leur titre de séjour et qui se maintiennent sur notre sol sans y avoir le droit. Aujourd'hui, ces personnes-là, elles peuvent s'établir durablement en Europe. Le monde entier sait parfaitement que si vous arrivez à rentrer ou à rester illégalement en Europe, vous ne serez jamais expulsé. Est-ce que c'est la bonne solution ?

Je vous pose cette question, François-Xavier Bellamy, parce qu'il suffit qu'on se tourne un peu vers nos voisins, on s'attarde un peu sur l'Italie, qui était censée être une sorte de précurseur dans le domaine. Elle a tenté des hubs avec l'Albanie, ça a été un échec. Elle tentait complètement autre chose. Elle tentait précisément de construire des centres pour y placer ceux dont elle examinait la demande d'asile. Nous, nous parlons ici, non pas de gens qui demandent l'asile, nous parlons de gens qui sont illégalement présents sur le sol de nos pays. Et cette immigration illégale, je le redis aujourd'hui, elle est l'occasion d'une immense impuissance pour l'Europe et pour la France.

En France, les Français le savent bien, moins de 10% des OQTF, des obligations de quitter le territoire, sont réellement mises en œuvre. Et pourquoi ? Une des raisons, pas la seule, et une des réponses dans ce texte, pas la seule, mais une des raisons majeures, c'est le fait qu'il y a des pays de départ qui refusent de reprendre leurs propres ressortissants. En France, prenez par exemple le cas très connu de l'Algérie, le régime algérien refuse de reprendre ses citoyens qui sont illégalement présents sur le sol de nos pays. Donc l'année dernière, juste l'année dernière, en 2025, juste sur une année, 51 000 Algériens en situation irrégulière ont été interpellés en France.

Donc la bonne solution, c'est les centres de rétention. Le centre de rétention, donc hors des frontières de l'Union, est-ce que pour autant, dans ce contexte, vous ne craignez pas ce que votre camp reproche suffisamment, on va dire, à des institutions, on va dire, supranationales, on pense parfois au Conseil constitutionnel, au Conseil d'État, qui pourraient quand même mettre un tampon, un veto, sur certaines expulsions vers ces centres de rétention ? Mais là, c'est du droit européen. Pendant très longtemps, on nous a expliqué qu'on n'avait pas le droit d'avoir une volonté migratoire plus ferme, parce que l'Europe l'empêchait. Maintenant, c'est terminé.

Avec ces centres de rétention en dehors de nos frontières, nous créons surtout une dissuasion. Parce qu'aujourd'hui, pour les citoyens de ces pays qui refusent de coopérer, si vous êtes illégalement en France, vous savez que vous n'avez aucune chance d'être expulsé. Donc pourquoi est-ce que vous repartiriez de vous-même ? Demain, avec ces centres de retour en dehors de nos frontières, vous risquez d'être reconduit dans un pays où vous n'avez pas de lien particulier. Il y a beaucoup plus de chances que vous repartiez de vous-même dans votre pays d'origine. Et c'est évidemment le but, que plus personne ne puisse rester illégalement sur le sol de nos pays. Plus personne.

Et c'est ce qui va se produire dès maintenant. Parce que c'est un règlement. Et ça s'applique dès maintenant. Et ma question, elle est très simple. Est-ce que la France va créer un centre de retour ? Puisque ces centres sont créés par le droit européen. Puisque ce texte a été approuvé par 26 pays européens sur 27. Des pays de couleurs politiques d'ailleurs très différentes. Aujourd'hui, il faut maintenant seulement la volonté politique nécessaire pour aller au bout de la logique et faire en sorte que, en créant ces centres... Vous pensez qu'actuellement, la volonté politique n'existe pas ?

Ce que je constate, c'est que le ministre de l'Intérieur a déclaré que la France n'allait pas créer de centres de retour. Mais le problème que nous avons avec un régime comme le régime algérien, le problème que nous avons avec l'immigration irrégulière, il est massif en France. Et donc, à partir d'aujourd'hui, il ne sera plus possible de dire que c'est de la faute de l'Europe, de la faute de la Constitution, de la faute des institutions supranationales, que nous ne sommes plus capables d'agir. Aujourd'hui, tous les moyens d'agir sont dans les mains de l'État. Il ne manque que la volonté politique pour le faire.

Si cette décision fait autant polémique, c'est que vous êtes en grande partie critiqué par la gauche et l'extrême gauche. On vous propose, enfin, on vous accuse en réalité de vous réjouir d'une organisation de déportation massive. Je cite là Manon Aubry. On vous reproche également d'être une sorte d'ice made in Trump, un peu à la française. On vous accuse d'être la honte. Et Rima Hassan, notamment, a déclaré que ces politiques migratoires stigmatisantes ne répondent en rien aux causes profondes des migrations et des déplacements forcés. Vous êtes donc la honte du Parlement européen, François-Xavier Bellamy.

Je crois que nous sommes la fierté d'une institution européenne qui, pendant trop longtemps, malheureusement, n'a pas été capable d'agir. Ça fait huit ans que la révision des textes existants sur le sujet était bloquée. Et nous avons débloqué ce sujet. Je l'ai fait en proposant un texte qui a permis de construire une majorité qui, aujourd'hui, fait le travail indispensable pour rendre à nos pays la maîtrise de leurs frontières. Alors, je vois bien que la gauche, que l'extrême gauche, veulent détruire nos frontières, veulent déconstruire la possibilité pour nos démocraties de dire qui a le droit ou pas d'arriver sur notre sol.

Et je vois bien cette fuite en avant délirante, qui d'ailleurs n'est pas partagée par toute la gauche en Europe. Il y a des socialistes européens qui ont soutenu ce texte dans les pays nordiques, en Europe centrale et orientale. Vous parlez de fuite délirante, François-Xavier Bellamy. Pardon, est-ce que ce n'est pas non plus une fuite délirante sur un sujet aussi grave, quand bien même c'est une victoire politique pour votre camp, d'avoir des applaudissements des députés européens qui se lèvent au cri des renvoyez-les, des députés réjouis comme s'ils applaudissaient un match de foot ? Est-ce que ça, c'est digne de cette préoccupation, de cet enjeu ?

Moi, je crois que derrière la question migratoire, il y a une question qui est bien souvent tragique et qui touche des vies humaines. Et donc, je ne prends pas ce sujet à la légère. Mais c'est pour ça aussi qu'il faut agir. Et je crois que... Mais cette attitude-là, François-Xavier Bellamy, vous les assumez, ces applaudissements, que l'immigration illégale cause tant de drames. Tant de drames dans nos pays. Mais aussi tant de drames pour les personnes concernées par ces routes de l'exil sur lesquelles tant de vies sont perdues aujourd'hui.

S'il y a tant de morts en mer Méditerranée, s'il y a tant de gens qui sont broyés par le business sordide des passeurs, qui sont les mafias les plus criminels d'Europe aujourd'hui, c'est à cause de cette idéologie que la gauche voudrait nous imposer. C'est à cause de cette impuissance que nous subissons depuis trop longtemps. C'est parce que l'Europe ne maîtrise pas ses frontières. Le jour où le monde entier saura qu'on ne peut s'établir en Europe, que si on y a été légalement autorisé, ce jour-là, il n'y aura plus un mort en mer Méditerranée. Il n'y aura plus un euro pour le business des passeurs. Il n'y aura plus de traite d'êtres humains à nos frontières.

Et moi, oui, je suis fier de préserver des vies humaines. Et je crois que cette gauche qui ne sait que répéter des vieux slogans sans considérer sa propre complicité avec les tragédies d'aujourd'hui, cette gauche-là, en réalité, irresponsable, elle aurait conduit l'Europe à un blocage qui aurait duré encore très longtemps si son veto s'était imposé. Et moi, je suis fier d'avoir rompu avec ce veto, d'avoir affronté le politiquement correct pour aller au bout de ce travail absolument indispensable. Et tirons justement les conséquences de ce qui s'est passé aussi d'un point de vue politique dans ce Parlement européen pour ensuite arriver à la politique française.

Si cet accord a été voté, et tout le monde le constate, c'est quand même par une réunion de force assez impressionnante entre la droite et l'extrême droite. Beaucoup vous reprochent d'avoir certes fait passer ce texte et on entend votre, en tout cas votre vote bonheur ce matin d'avoir brisé quelques tabous au point de vous allier avec l'extrême droite, la plus extrême droite, c'est-à-dire l'AFD par exemple en Allemagne qu'on sait que c'est un parti quand même largement néo-nazi. On ne va pas revenir sur toutes les déclarations qu'on fait polémiques. Ça, vous qui êtes en plus philosophe, politique désormais depuis quelques années, ça ne vous pose pas de problème intellectuel.

Vous savez, quand on vote un texte au Parlement européen, ce texte, il passe avec les voix des parlementaires qui ont été élus par les citoyens et ces votes, d'une certaine manière, sont décomptés sans qu'on trie les parlementaires en fonction de leurs étiquettes. Moi, ce qui m'étonne le plus, en fait, c'est le sens de la question que vous posez, ce qui m'étonne le plus, c'est justement de voir une gauche qui dit qu'elle défend le droit d'asile mais qui refuse de faire une différence entre ceux qui ont le droit d'asile et ceux qui ne l'ont pas.

On pourrait aussi se dire pardon, pardon, pardon, c'est de voir des députés macronistes qui parlent en permanence de défendre l'état de droit mais qui finalement, en refusant de voter ce texte et pour beaucoup d'entre eux en votant contre ce texte comme les députés mélenchonistes, ces députés macronistes protègent un état de non-droit. Un état dans lequel c'est la situation actuelle. Les décisions de nos juridictions, les décisions de nos états ne sont jamais suivies des faits. Et donc, oui, bien sûr, il faut remettre le droit à l'endroit et nous l'avons fait avec ceux qui ont accepté de nous suivre sur la base du texte que j'ai proposé. Je n'ai pas inventé de position nouvelle.

Vous savez, moi, je suis le seul. Vous n'êtes pas l'architecte d'un rassemblement des droites en Europe et en France. Nous, nous sommes les seuls à avoir été constants. Ce que je défends aujourd'hui, c'est ce que je défendais dès ma campagne de 2019. C'est François-Xavier Benhamy le fait d'être l'architecte entre la droite et l'extrême droite européenne et en France. Ça, vous refutez ce terme ? Ce texte, il a été approuvé par 26 états sur 27 de couleurs politiques très différentes, y compris des socialistes, y compris des gouvernements en coalition avec des députés alliés des macronistes.

C'est une chose très étrange d'ailleurs que la moitié du groupe des macronistes a soutenu ce texte et eux ont refusé de le voter. Et c'est à eux qu'il faut poser cette question. Qui veut prendre ces responsabilités face à l'immigration illégale ? Et vous savez, les groupes qui sont sur notre droite, je pense au Rassemblement National, quand ce texte est sorti pour la première fois, Marine Le Pen a dit qu'il s'agissait d'un projet mortel pour l'Union Européenne. Ils se sont ralliés à vous. C'est notre texte qui aujourd'hui a permis de faire ce résultat qui est très largement applaudi par le gouvernement français comme par Marine Le Pen et par Jordan Bardella.

Donc moi, je suis fier parce que c'est nous qui apportons les solutions. Pas de célébration parce que je mesure la dimension tragique de la question migratoire. Je le redis. Mais aujourd'hui, justement, notre but, c'est de mettre fin à une tragédie. C'est de mettre fin à l'inquiétude des Français. C'est de mettre fin à l'impuissance de nos démocraties. C'est de mettre fin au business des passeurs. Quittons ce que nous avons réussi et je refuse les mauvais procès qui nous sont faits aujourd'hui. Quittons le terrain européen pour revenir sur le terrain français avec la politique, avec parfois les mêmes préoccupations politiques en interne.

Mais demain, ce sera le meeting de Bruno Rotaillot avec attendu au premier rang notamment ce qu'on appelle certains chapeaux à plumes de la droite. Le but, c'est quoi ? C'est de montrer que Bruno Rotaillot n'est pas parfois le candidat parfois intégriste, parfois un peu rabougri qu'on décrit. C'est au contraire le candidat de l'ouverture à droite. Mais vous plaisantez ? Qu'est-ce qui vous fait prononcer un mot comme ça ? C'est souvent l'image qu'on a de Bruno Rotaillot en disant que c'est le Sénat, la Vendée, l'héritier du Sénat. C'est intégriste ? Vous vous rendez compte d'où on en est arrivé ?

Je dis que c'est certain que Bruno Rotaillot c'est une figure politique qui a le courage d'assumer ses convictions depuis toujours, celle d'une droite claire, ferme, paisible, sérieuse qui veut produire des réponses aux problèmes des Français. Et c'est peut-être pour ça qu'il est tellement combattu. C'est parce que justement il est la seule, je le crois profondément, la seule alternative crédible pour sortir de la faillite du macronisme et du socialisme.

La seule alternative, elle est portée par Bruno Rotaillot et par notre famille politique et cette aventure-là elle commence demain et elle ira bien sûr au bout et elle gagnera, j'en suis convaincu parce que les Français veulent aujourd'hui des responsables politiques qui ne racontent pas n'importe quoi, qui ne font pas assaut de démagogie ou de communication, qui ne se renie pas tous les jours, qui ne se contredisent pas tous les matins et qui à la fin permettent de compter sur l'action courageuse et solide dont on aura besoin pour relever ce pays.

Quand vous dites la candidature ira jusqu'au bout, c'est pour répondre aux nombreuses rumeurs de dire qu'il pourrait se rallier par exemple derrière un Edouard Philippe, c'est ça qui vous inquiète ? Je comprends bien l'intérêt qu'à Edouard Philippe de raconter ça, mais la vérité c'est que... C'est Edouard Philippe qui raconte ça ? J'imagine que pour lui ça doit être plaisant d'imaginer qu'un jour il connaîtra les ralliements dont il aurait besoin pour pouvoir sortir du déclin sondagier qu'il connaît depuis quelques semaines, quelques mois. Non, la vérité c'est que la vraie question de 2027 va être est-ce qu'on continue le macronisme ou est-ce qu'on en sort ?

Et je crois que les Français voudront sortir du macronisme, sortir du en même temps, sortir de l'ambiguïté. Je le redis, c'est très simple, sur la question de l'immigration illégale qui est un sujet central pour les Français. Vous avez aujourd'hui le gouvernement qui dit qu'il soutient ce texte, c'est député qui vote contre. C'est ce en même temps dont les Français ne veulent plus. Maintenant, il faut de la clarté et cette clarté c'est Bruno Rotaillot qui la porte. Est-ce qu'éventuellement l'alliance est inenvisageable dans l'autre terme ?

Si à un moment, puisque vous parlez de précipitation sondagière, en réalité, Edouard Philippe veut se rallier à Bruno Rotaillot, vous fermez la porte ou vous acceptez qu'ils mettent un petit pied dedans. Ah non, mais alors pour le coup, tous les gens qui voudront soutenir l'alternance, dans un sens mais pas dans l'autre. Moi, ce qui m'intéresse, ce n'est pas les chapeaux à plumes, ce qui m'intéresse, c'est les Français, quel qu'ait été leur vote passé. C'est clair que beaucoup de Français se sont détournés de la droite. C'est clair que beaucoup de Français se sont sentis parfois déçus, parfois frustrés. Aujourd'hui, mon message, c'est de leur dire revenez.

Certains ont choisi de voter pour le macronisme, d'autres ont choisi de voter pour le Rassemblement National. Je pense qu'aujourd'hui, tout le monde peut constater que la seule formation politique qui, je le répète, au plan européen, c'est parfaitement clair, mais c'est vrai aussi au plan national, la seule formation politique qui a la clarté nécessaire aujourd'hui, autour de Bruno Retailleau, qui lui n'a jamais varié, Bruno Retailleau qui n'a jamais changé, la clarté nécessaire pour avoir le courage qu'il faudra demain pour agir, pour réformer le pays, la seule formation politique qui peut faire cela, c'est la nôtre.

François-Xavier Bellamy, député européen et premier vice-président des Républicains. Une dernière question, vous avez été, vous êtes, j'imagine, toujours un peu prof de philosophie et philosophe dans l'âme. Si je vous propose le sujet, siffier la Marseillaise, c'est un droit à la réplique populaire, qu'est-ce que vous répondez ? Ceci n'est pas un sujet. C'est la déclaration, pour mettre dans le contexte, du maire de Seine-Saint-Denis, Bagayoko, exactement. Il n'y a, je crois, qu'en France, qu'on peut imaginer qu'un maire de la République qui porte l'écharpe tricolore donne une justification au fait de siffler l'hymne national.

C'est le signe profond que la France Insoumise, aujourd'hui, choisit, en réalité, de combattre contre la France elle-même, contre ceux qui nous réunit. Et je pense qu'il y a dans cette déclaration quelque chose qui est, bien sûr, d'une immense gravité. Merci beaucoup, François-Xavier Bélami, député européen et premier vice-président des Républicains, d'avoir été avec nous ce matin.

0826 300 300, dans un instant, parce que je ne sais pas si vous l'avez remarqué, il fait chaud, très chaud, et à chaque fois, c'est comme quand il y a beaucoup de pluie, on s'interroge sur la capacité de l'État à absorber tout ça, des hôpitaux qui ne fonctionnent pas, des épreuves justement du bac qui sont décalées. Est-ce que la France peut encore vivre normalement dès que la température dépasse 30 degrés ? C'est la question, certes, un peu provoquante, mais qu'on va poser ce matin avec vous, à mes auditeurs, au 0826 300 300. A tout de suite. 않

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