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ChroniqueRMC — Face à Face (sur Podcast)· 16 juin 2020 49 minComplaisantActualité / polémiqueSantéSécuritéJusticeTravail & emploi

Bourdin Direct du 16 juin - 6h/7h

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 36:28OuverteRéponse directe

    Quelle est la situation de votre femme infirmière en EHPAD privé ?

  • 36:55FerméeRéponse partielle

    Les heures supplémentaires seront-elles payées ?

  • 38:47FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous allez toucher une prime ?

  • 42:30FerméeRéponse directe

    À quoi a-t-il été condamné ?

  • 43:40OuverteRéponse directe

    Vous avez un regret permanent ?

  • 45:57OuverteRéponse directe

    De quoi est-elle capable, cette sucette électronique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 34:51PrésentateurChiffre
    « plus de 100 cas de coronavirus »
  • 35:09PrésentateurFait
    « 15 millions d'habitants vont devoir rester chez eux à partir de vendredi dans la grande ville de Chennai »
  • 35:22PrésentateurChiffre
    « l'Inde recense plus de 9000 morts »
  • 36:36InvitéChiffre
    « elle est à plus de 50 heures »
  • 36:47InvitéFait
    « on lui a annulé deux fois ses vacances »
  • 36:50InvitéFait
    « il ne pouvait avoir que 15 jours de vacances au lieu de 3 semaines »
  • 38:50InvitéFait
    « on a eu des notes d'information après les décrets »
  • 39:05InvitéPromesse
    « nous toucherions les 500 euros à la fin du mois de juin »
  • 39:31InvitéFait
    « les 1000 euros supplémentaires ne seront attribués qu'à 40% du personnel de l'hôpital »
  • 41:58PrésentateurChiffre
    « 14 chats qui ont été massacrés »
  • 42:34InvitéFait
    « il a été condamné à 10 mois d'emprisonnement avec un sursis probatoire »
  • 43:02InvitéChiffre
    « 7 séjours en psychiatrie depuis 2009 »
  • 45:54PrésentateurFait
    « des chercheurs japonais ont mis au point une sucette électronique »

Temps de parole

  • Présentateur62 %
  • Invité9 %
  • Invité 27 %
  • Invité 37 %
  • Invité 44 %
  • Invité 53 %
  • Invité 62 %

1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, mardi 16 juin, l'info sur RMC. Merci d'être avec nous, il est 6h juste à la seconde près. Et Céline Kalman est là pour vous, pour les dernières informations. Céline, bonjour.

0:14
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Nouvelle soirée de tension à Dijon, des dizaines de personnes armées rassemblées dans le quartier sensible des Grésil, 4 personnes interpellées. La clé d'étranglement en sursis, la technique d'interpellation est maintenue au moins jusqu'au 1er septembre. Les soignants dans la rue aujourd'hui, 220 rassemblements pour réclamer un meilleur système de santé. Bienvenue à tous sur RMC. Des tirs en l'air, des caméras de vidéoprotection visées, des poubelles et voitures incendiées. Pour la quatrième soirée consécutive, Dijon a été le théâtre de tension, de violence.

Hier soir, les forces de l'ordre ont dû disperser des dizaines de personnes armées de barres de fer et d'armes de poing dans le quartier sensible des Grésil. 4 personnes ont été interpellées hier soir. Thomas Chupin. 3 jours de violence et hier encore des rassemblements dans ce quartier des Grésil. En rentrant du travail, Alain faisait l'état des lieux. Hier soir, il vit ici depuis 3 ans.

1:05
Présentateur

J'ai vu du feu partout, des voitures brûlées, des gens un peu sur-excités et je ne reconnais pas mon quartier. C'est du dépit, oui, parce que je trouve que les gens du quartier ne méritent pas ça.

1:15
Invité

Tout est donc parti il y a une semaine avec l'agression d'un jeune d'origine tchétchène.

1:18
Présentateur

Ses proches ont voulu le venger et ça a pris des proportions énormes, explique cet habitant du quartier. C'est un peu la communauté tchétchène contre la communauté maghrébine, c'est dommage. Ce qui crée les conflits, c'est surtout l'argent. Tous les quartiers pourront dire pareil. Et la communauté maghrébine qui hier soir a voulu aussi appeler au calme.

1:32
Invité

On veut que ça s'arrête, on ne veut pas faire la guerre, on ne veut pas de soucis avec eux, on a des parents, des enfants, des frères et sœurs.

1:36
Présentateur

Même appel au calme du maire François Rebsemen, l'un de ses adversaires au municipal, Emmanuel Bichot, lui, n'est pas surpris. Ce que nous déplorons, nous, c'est qu'en fait ce terreau communautaire des trafics et des trafics de drogue, je dirais qu'il a pu se développer avec trop de facilité, trop de complaisance jusqu'à aujourd'hui. Et on en arrive effectivement ensuite à des guerres de territoire.

1:58
Invité

Hier soir, le vaste déploiement policier a permis un retour au calme que les Dijonais n'avaient finalement plus connu depuis trois jours. Le secrétaire d'État à l'intérieur Laurent Nunes est attendu sur place aujourd'hui. Le maire de Dijon, François Rebsemen, sera votre invité Jean-Jacques à 8h30 sur RMC. Des centaines, à 8h10 pardon, sur RMC. Des centaines de policiers... Oui, je continue. Des centaines de policiers se sont de nouveau rassemblés hier soir à Paris, Lille ou encore Nancy. Ils réclament des actes forts aux autorités qui ont finalement décidé de rétablir la technique controversée d'interpellation, la clé d'étranglement.

Christophe Castaner en avait annoncé l'abandon lundi dernier. Et finalement, Aurélia Manolis est en sursis. En sursis, faute d'une autre technique pour la remplacer dans l'immédiat. Elle continuera d'être mise en œuvre jusqu'à la définition d'un nouveau mode d'interpellation. C'est ce qu'a indiqué hier dans une note le directeur général de la police nationale. Le ministre de l'Intérieur avait déjà annoncé la semaine dernière la fin de l'enseignement dans les écoles de police de cette technique qui permet par une pression au niveau du coup d'immobiliser une personne récalcitrante. Mais il n'avait pas précisé alors quand elle devait être abandonnée sur le terrain.

Et cela avait provoqué la colère des policiers qui s'étaient sentis dépossédés d'un usage nécessaire à leur fonction. Les policiers aujourd'hui soulagés au moins pour un temps. La technique devra être utilisée avec mesure et discernement.

3:17
Présentateur

en attendant les conclusions en septembre d'un groupe de travail installé pour réfléchir à une méthode alternative.

3:22
Invité

Aurélia Manoli, les policiers mobilisés, les soignants également. Manifestation aujourd'hui partout en France à l'appel de tous les syndicats, de tous les collectifs. Journée d'action nationale pour réclamer un vrai changement dans le système de santé. Jean Brancardy à Paris appelle tous les Français à descendre dans la rue. Je demande à la population de venir manifester.

3:43
Présentateur

Parce que ce n'est pas que nous qui manifestons. Mais c'est aussi le peuple. C'est aussi eux qui viennent nous voir et qui se font soigner. J'ai eu des patients qui m'ont demandé Oui, vous faites toujours grève. Je fais oui, c'est un fait. Ça veut dire qu'on est en manque de personnel.

3:57
Invité

Mais si on arrive à avoir ce qu'on veut et avoir du personnel, je ne vous souhaite pas de revenir monsieur ou madame. Mais quand vous allez revenir, les soins seront meilleurs. 136 milliards d'euros de dettes. En plus, les députés ont voté cette nuit en première lecture un texte qui creuse encore plus le trou de la sécu. Nous devrons le rembourser jusqu'en 2033. Neuf années de plus que prévu. Les députés ont aussi voté la création d'une nouvelle branche consacrée à la perte d'autonomie. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a promis au moins un milliard d'euros supplémentaires pour la financer dès le prochain budget.

Notez que l'attestation employeur n'est plus obligatoire dans les transports en Ile-de-France à partir d'aujourd'hui. La France a enregistré 29 décès supplémentaires alliés au Covid-19 dans les hôpitaux ces dernières 24 heures. En Chine, la situation est extrêmement grave. Averti ce matin, le maire de Pékin, des dizaines de nouveaux cas recensés, des quartiers entiers reconfinés. Les autorités ont aussi déclenché des tests massifs pour circonscrire les nouvelles contaminations dans la capitale. RMC 6h04, nous vous dévoilons un document. Ce matin, un enregistrement qui accuse Martine Vassal, candidate à l'air au municipal à Marseille.

Elle est indirectement visée par une enquête sur des soupçons de fraude aux procurations. RMC s'est procurée en exclusivité donc l'enregistrement d'une colistière de la candidate Lionel Dian. Dans cet enregistrement téléphonique, cette colistière de la candidate à l'air, Martine Vassal, propose à une électrice de remplir pour elle une procuration et de voter à sa place pour Martine Vassal.

5:26
Présentateur

Le tout sans passer par le commissariat, ni même signer cette procuration, ce qui est clairement illégal.

5:32
Invité

Je la remplis et après on la donne à un militant qui va voter pour vous. Vous n'avez qu'à m'envoyer votre carte d'identité recto verso, c'est tout, et je m'occupe du reste. Vous n'avez pas de démarche à faire. Moi j'ai déjà tous les papiers pré-imprimés. J'ai une dizaine de photocopies qui sont déjà là, chez moi. Une pratique qui scandalise les adversaires de Martine Vassal, notamment Yannick Oanesian, candidat sur la liste menée par Michel Rubirola pour le printemps marseillais.

5:58
Présentateur

C'est scandaleux et en même temps, moi je suis à moitié surpris sur ce secteur. Nous, au premier tour, par constat d'huissier, nous avions fait constater déjà un certain nombre d'anomalies concernant précisément ce problème de procuration. De son côté, Martine Vassal a affirmé qu'elle n'était pas informée de telles pratiques, mais que si les faits étaient avérés, elle prendrait ses responsabilités avec les personnes qui les ont commises.

6:21
Invité

Et le gouvernement a annoncé le report du second tour des élections municipales en Guyane. En raison de la circulation toujours active du coronavirus, le scrutin est maintenu le 28 juin à Mayotte. Une amende au forfait pour le consommateur de cannabis ou de cocaïne. À partir d'aujourd'hui, dans les villes de Reims, Rennes et Créteil, si vous êtes arrêté pour ce genre de délit par les forces de l'ordre, vous ne passerez plus forcément par la casse tribunale, mais il faudra payer.

Dès aujourd'hui, les policiers de Créteil peuvent infliger une amende forfaitaire de 200 euros, 150 si elle est réglée dans les 15 jours, à toute personne étant prise en flagrant délit de consommation de cannabis en dessous de 20 grammes. Blaise Lechevalier, commissaire divisionnaire.

7:00
Présentateur

Pour des petites quantités, des personnes qui ne sont pas connues ou peu connues de nos services, là on a un outil de verbalisation électronique qui nous permet d'infliger une amende rapidement et efficacement.

7:10
Invité

Moins de dossiers au tribunal et moins de procédures au commissariat, un grand pain en avant pour Blaise Lechevalier.

7:15
Présentateur

L'idée c'est de traiter rapidement les petites affaires et de pouvoir se concentrer sur des surveillances pour essayer d'établir de manière plus efficace des trafics de stupéfiants.

7:25
Invité

La consommation de stupéfiants est toujours punie d'un an de prison et de 3 750 euros d'amende, une peine trop peu prononcée pour les petites quantités, explique Eric Pouillat, co-rapporteur d'une mission parlementaire sur le sujet.

7:37
Présentateur

La réponse pénale était très souvent un simple rappel à la loi, donc il y avait une difficulté à appliquer une réponse pénale ferme et réelle.

7:45
Invité

Une simplification testée dès aujourd'hui à Créteil, Reims et Rennes, puis à Marseille et Lille courant juillet, avant d'être généralisée partout à la rentrée. Hollywood a dévoilé la date de la prochaine cérémonie des Oscars, cérémonie repoussée de deux mois à cause de la pandémie. Ce sera le 25 avril 2021 et les réalisateurs auront aussi plus de temps jusqu'en février pour présenter leurs films dans les tournages qui ont forcément été stoppés pendant le confinement.

8:08
Présentateur

Merci Céline, on vous retrouve tout à l'heure à 7h. Le cannabis, donc les amendes vont se durcir à partir d'aujourd'hui pour la consommation de drogue, cannabis, cocaïne. Je vais en reparler avec Antin Vinet tout à l'heure et si vous voulez réagir, 3216RMC.fr. Certains sont inquiets, je le sens, je le sens face à ce qui se passe en Chine, en Inde, ou en Italie ou au Portugal ou même en Amérique du Sud, en Amérique du Nord à propos du Covid-19 parce que ce Covid-19 n'est pas mort. Loin de là, l'épidémie circule encore. Et je suis très heureux de recevoir tout à l'heure le professeur Eric Caume à 8h35, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

Nous ferons le point justement sur cette épidémie. Il ne faut pas baisser les bras. C'est l'une des grandes voix de la crise. L'un des médecins que l'on a beaucoup entendu pendant la crise. Je suis très content de le retrouver tout à l'heure parce qu'il va pouvoir nous éclairer sur ce qui se passe un peu partout dans le monde et en France. Il est 6h09. Parlons aussi, et j'en parlerai au professeur Caume, parlons aussi des soignants. Les soignants qui vont se retrouver dans la rue, dans des rassemblements aujourd'hui, là à Paris, devant le ministère de la Santé, d'autres en province.

Trois mois après le début de la crise sanitaire, les soignants se donnent rendez-vous à l'appel de l'intersyndical et de collectifs hospitaliers. Une manifestation inédite à Paris, et en province, 240 rassemblements partout. Par exemple à Colmar, à Brest, à Foy, à Dignes-les-Bains. Fini les applaudissements. Place au rassemblement, disent les soignants. Voilà le mot d'ordre de cette journée d'action nationale. Mais la population ne semble pas prête à les suivre. Romain Cluzel et Caroline Philippe ont suivi un membre du collectif Interhôpitaux.

10:01
Invité

Acte à la main, Rémi tente de convaincre les passants de venir le rejoindre pour manifester. Mais ce brancardier se heurte aux contraintes des uns. Moi je ne peux pas, moi je travaille. Ou aux impératifs familiaux des autres. Si j'avais pu, mais bon, là, c'est ma vieille mère dont il faut que je m'occupe.

10:17
Présentateur

Voilà, mais sinon, oui, oui, oui, on y serait certainement.

10:21
Invité

Chez eux, tous pourtant, ont applaudi à 20h55 jours du rang pour défendre l'hôpital public et soutenir les soignants. Élodie regrette de ne pas pouvoir être présente cet après-midi. C'est quand même grâce à eux qu'on est soignés. On sait très bien qu'au moindre problème, c'est vers l'hôpital qu'on se tourne, vers le personnel médical. Donc je pense que c'est normal que nous, de notre côté, on puisse les soutenir. Même si je ne fais pas partie de ce milieu-là, j'attends plus. Pour eux, c'est quand même, ils donnent leur vie pour soigner les gens. Voilà, je pense que ça mérite plus qu'une médaille. Amère, Rémi, jeune brancardier mobilisé pendant la crise, se sent oublié.

Ça fait mal, parce que pendant deux mois, on a pu croire qu'enfin, on avait été entendus ou on commençait à être entendus. Depuis le déconfinement, il n'y a plus rien. Ça a cessé, aussi comme ça a commencé. Voilà, il y avait un élan de solidarité qui nous a fait plaisir. Mais maintenant, on attend beaucoup plus d'eux. On a vraiment besoin qu'eux viennent avec nous, montrer au gouvernement que nous, par contre, ce qu'on réclame, ce n'est pas un effet de mode, ce n'est pas des applaudissements, ce n'est pas tout ça. C'est vraiment du concret. Pour ceux qui ne peuvent pas rejoindre le cortège, Rémi leur propose de se mettre à nouveau à leur fenêtre à 20h pour les applaudir en signe de soutien.

11:25
Présentateur

Bien, il est 6h11, dérassemblement, donc un peu partout. Hier, j'interrogeais assez fermement le ministre du Budget, Gérald Darmanin, je lui demandais s'il allait verser, si la prime, pas la prime, les augmentations de salaire de 300 euros allaient être enterrinées par le gouvernement. Oui, non, augmentation. Apparemment, il laissait entendre qu'il y aurait une augmentation de salaire de 300 euros pour les infirmières, infirmiers, mais pour les autres personnels des hôpitaux. Qu'en est-il ? Et d'ailleurs, où en est la fameuse prime pour les soignants, Quentin Vinet ? Elle vient enfin d'entrer en vigueur, décret paru samedi au journal officiel.

Les montants ont un petit peu changé par rapport à ce qu'on a répété pendant des semaines. Alors, la prime sera toujours de 1 500 euros dans les 40 départements les plus touchés par l'épidémie, surtout des départements de l'Est, du Nord, de région parisienne et puis de Corse. Et ce sera 1 000 euros dans les autres départements. 1 000 et non, pas 500. Voilà, on parlait jusque-là de 500 euros. Finalement, ce sera 1 000 euros, c'est ce qui est décrit dans ce décret. Qui la touchera ? Alors, le personnel des établissements de santé, les hôpitaux, donc des EHPAD aussi. Mais les conditions, par contre, n'ont pas changé.

Pour la toucher à 100%, il faut avoir travaillé à 100% entre le 1er mars et le 30 avril. Sinon, la prime est réduite de moitié pour ceux qui ont loupé 15 jours et puis pas de prime du tout pour ceux qui ont été absents pendant un mois. Et rien pour les ailes à domicile, pas de prime en tout cas de la part de l'État, mais une prime départementale dans quelques départements. La Meurthe-et-Moselle et la Maïed notamment. Oui, parce que l'aide à domicile dépend de départements et non pas de l'État. Les départements doivent, de leur côté, effectivement, offrir cette prime pour tous ceux qui sont allés aider à domicile. Qu'en est-il des heures supplémentaires ? Important aussi ?

Les heures qui seront donc payées avant septembre, c'est ce que promet le gouvernement, majoré de 50%. Revalorisation aussi de 50% des gardes pour les médecins, les dentistes ou les pharmaciens qui ont travaillé dans les hôpitaux pendant la crise. Eh bien, nous verrons, nous serons très attentifs. Il faut que l'État paye. Des promesses doivent être tenues. Rachida est en Seine-et-Marne. Bonjour Rachida.

13:27
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour tout le monde.

13:29
Présentateur

Merci, vous êtes infirmière.

13:31
Invité

Je suis infirmière anesthésiste.

13:33
Présentateur

Infirmière anesthésiste. Est-ce que vous irez au rassemblement aujourd'hui ?

13:36
Invité

Alors écoutez, aujourd'hui non, je suis de garde, donc je suis assignée. Donc je ne peux pas y aller. Donc moi, je suis très très en colère.

13:43
Présentateur

Il n'y a pas que moi qui suis en colère.

13:45
Invité

Déjà, votre collègue a parlé de la prime. Alors sachez que la prime, déjà, tout le monde ne va pas la toucher. En plus, il y a des petits astérisques à chaque fois. Ils font faire ci, avoir fait ci, avoir fait cela. Tous les administratifs, Jean-Jacques, je suis énervée, je suis dégoûtée. Les administratifs qui ont été en télétravail, qui étaient chez eux, eux, ils ont déjà touché la prime de 1500 euros. Moi, je travaille dans un hôpital, je peux le dire, c'est à Créteil. Donc la prime, on va la toucher, j'espère, à la fin du mois. La paix, la toucher avant les hôpitaux périphériques, ce qui est inadmissible. Donc les secrétaires qui étaient chez elles pendant le Covid, elles ont 1500 euros.

Et maintenant, si vous voyez dans les autres hôpitaux, si vous faites une enquête, ce que j'ai fait, eh bien la prime, elle n'est pas donnée à tout le monde. Parce que c'est vraiment maintenant, on nous sort plein de petites conditions. Les heures cibles, comme disait votre collègue, eh bien écoutez, on ne les a toujours pas. Elles ne sont pas majorées, on attend toujours de les toucher. Donc vous voyez, entre ce qui est dit, les promesses du gouvernement ne sont pas tenues. On a galéré comme des...

14:41
Présentateur

En ce qui concerne les heures supplémentaires, je ne veux pas défendre le gouvernement, il a été dit qu'elles seraient payées avant septembre. Oui, oui, enfin... On majorait de 50%. Rachida, nous verrons si elles sont payées ou pas.

14:53
Invité

Non, je n'y crois pas, mais je n'y crois pas, c'est du pipeau. C'est du pipeau, hein. Ce n'est pas vrai. On a galéré comme des malades pendant le Covid, et maintenant on nous a oubliés. Nous, on n'est pas des héros. Nous, on n'a jamais demandé qu'on nous applaudisse à 20 heures. C'est aujourd'hui, c'est maintenant qu'il faut se mobiliser. Le salaire d'une infirmière débutante, une infirmière débutante, c'est 1500 euros.

15:12
Présentateur

Si vous avez 300 euros d'augmentation de salaire, ça vous va ou pas ? Par mois, oui.

15:19
Invité

Oui, mais vous croyez qu'on va les avoir ?

15:21
Présentateur

Non, mais je vous pose la question. Est-ce que ça vous va ou pas ?

15:24
Invité

Oui, c'est bien. C'est déjà pas mal. Et puis il faut une revalorisation des carrières, et puis du matériel décent pour travailler à l'hôpital. Parce que je ne sais pas si vous avez déjà été hospitalisé ou malade. Mais quand on va à l'hôpital, on est content d'avoir des infirmières, du personnel compétent, avec du matériel qu'il faut. C'est vrai. Voilà. Voilà. Parce que les grands de ce monde, ils ne sont peut-être pas soignés dans tous les hôpitaux périphériques, comme vous et moi. Donc, voilà. Oui, oui, moi je suis très énervée, parce qu'il y en a ras-le-bol, ras-le-bol qu'on nous oublie. Ça y est, on nous a oubliés, on est les oubliés du Covid. Voilà. J'ai ras-le-bol.

Moi, je pousse mon coup de gueulande dès le matin.

15:57
Présentateur

En orqu'est, ça fait du bien, Rachida.

15:59
Invité

Mais vous vous rendez compte, quand même, Jean-Jacques, que les administratifs, ils ont touché la prime.

16:04
Présentateur

Oui, ça, je ne comprends pas très bien. Enfin bon, c'est pas que ça. Ça, je ne comprends pas très bien. Mais enfin bon. Merci, Rachida. Merci. Je serai dans un instant avec le professeur Jacques Rennes, qui est chef du service des maladies infectieuses au CHU de Montpellier. Je vais lui parler de cela. Et aussi du fameux test salivaire qui est mis sur le marché. Demain, je crois. Aujourd'hui ou demain. Avant la fin de la semaine, dans tous les cas. Vous vouliez dire quelque chose ? Juste, oui, à Rachida, que les auditeurs d'RMC n'oublient pas les soignants. Michel Thierry ira manifester. Sa femme, ses deux sœurs sont infirmières. Il ira manifester à Nice.

J'ai aussi ce message de Lise-Marie, qui ira manifester cet après-midi. Nico, qui finit sa journée à 7h, il fera la sieste pour être à la manifestation à Tours à 15h. Bien, il est 6h16, le professeur Rennes, dans deux minutes. A tout de suite.

16:53
Invité

RMC. RMC, 6h-9h. Vos mains directes.

16:57
Présentateur

Avec nous, le professeur Jacques Rennes, chef du service des maladies infectieuses au CHU de Montpellier. Professeur Rennes, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous tôt le matin. Test de dépistage salivaire du Covid-19, appelé Easy-CoV. disponible à partir du 19 juin, à partir de la fin de la semaine, développé par les scientifiques du laboratoire CIS de Diac, c'est le CNRS notamment, et les médecins du CHU de Montpellier. Professeur Rennes, ce test salivaire est-il... D'abord, comment pratique-t-on ce test ? On pratique ce test en prélevant de la salive et qu'on met dans un tube.

Et donc, ce qui fait l'originalité de ce test, c'est que c'est un test rapide et qui permet d'avoir un résultat en une heure avec un matériel de réalisation qui n'est pas trop compliqué. Donc, on peut pas dire, pas nécessairement dans un laboratoire d'analyse médicale lourd, mais qui sera quand même dans un contexte médical dans sa réalisation et qui permet d'avoir une réponse rapide pour savoir s'il y a du virus ou pas dans la salive. Est-ce que ce test salivaire est aussi efficace que le prélèvement nasal ? Alors, les études qui ont été faites, pas simplement l'étude qu'on a menée, mais aussi d'autres études, montrent qu'on retrouve effectivement du virus dans la salive.

Donc, c'était un petit peu un défi parce que la salive est un milieu un peu particulier. et effectivement, on trouve de bons résultats de sensibilité et aussi, surtout, on a très peu de faux positifs parce qu'évidemment, c'est très important de ne pas annoncer à quelqu'un qu'il est infecté alors qu'il ne l'est pas. Bien sûr. Alors, que les choses soient claires, ces tests ne seront pas utilisés en laboratoire. Ils peuvent être utilisés, je sais pas moi, dans les aéroports, par exemple, ou à l'entrée d'un stade, d'une salle de spectacle ou autre, c'est cela ? Oui, c'est ça.

Parce que la nécessité, parfois, est d'obtenir un résultat rapide pour une décision rapide et qui permet aussi de prendre des mesures pour la personne qui se retrouve positive, savoir qu'il y a nécessité de la prendre en charge médicalement par tel ou tel mode, donc, soit de rester effectivement en confinement, soit éventuellement d'être plus en charge dans un hôpital. Et puis, la décision collective, c'est-à-dire de voir ce qu'il faut prendre comme mesure par rapport aux personnes contacts et surtout pour limiter, effectivement, une contamination collective.

Parce que c'est bien le problème, là, actuellement, c'est qu'on voit très bien qu'il y a très, très peu de cas et que ces cas, si on retrouve les conditions, on a vu le cas, par exemple, sur Toulouse, où il y avait une cinquantaine de personnes réunies, et bien, donc, il y avait un cas positif et il y a eu quand même pas mal de cas secondaires. Professeur Rennes, justement, est-ce que vous vous inquiétez un peu d'un possible retour de ce virus ? Parce que la Chine, par exemple, je regarde les autorités de Pékin qui disent, je les cite, la situation est extrêmement grave à Pékin, la situation épidémique.

Oui, si on retrouve les conditions de diffusion, c'est sûr qu'il faut prendre des mesures de contrôle immédiat dès qu'il y a quelque chose qui apparaît. Donc, c'est pour ça que ce type de test est intéressant parce qu'il y a d'autres tests qui sont les tests sérologiques, la recherche d'anticorps, mais ça ne fait que traduire une infection ancienne ou relativement récente. Mais l'intérêt, c'est de déficiter un virus qui est en circulation. Bien. Alors, ce test, important aussi parce qu'il pourra faire la distinction, par exemple, entre une grippe et une infection à coronavirus, si jamais ça revient à l'automne.

Oui, alors, effectivement, un des grands problèmes qu'on va avoir, à mon avis, c'est la problématique d'une coexistence de plusieurs infections, en particulier en période hivernale. Le gros souci, ça va être, à mon avis, l'interrogation qu'on va avoir sur la période hivernale, de savoir s'il va y avoir un retour ou pas. Et s'il y a un retour, effectivement, la gestion simultanément de deux épidémies parallèles. Et ce qui repose le problème, je vous entendais, la problématique des hôpitaux et de la prise en charge où, manifestement, il y a eu une politique de réduction des lits.

Et si on a de nouveau une situation épidémique qui cumule grippe et coronavirus, on sera dans une difficulté majeure de gestion. Bien sûr, bien sûr. Comment ça se passe à l'hôpital ? Ça gronde au CHU de Montpellier ou pas ? Relativement, mais je crois qu'il y a un problème général. Tous les hôpitaux sont plus ou moins concernés. Effectivement. Il y a une vraie problématique. Je pense que le Covid n'a fait que révéler un certain nombre de choses. Elle a mis en lumière beaucoup de problématiques. mais, de fond, il y a, manifestement, des actions à mener parce qu'il y a eu une dégradation significative dans les dernières années. Bien sûr. Merci, Professeur Rennes.

Je précise que ce test est fabriqué en France, qu'il n'est pas remboursé par la Sécurité sociale. Il coûtera à peu près 30 à 40 % moins cher qu'un test PCR. Merci beaucoup. Il est quelle heure ? Il est 6h26. Le Professeur Rennes était avec nous. Je vous rappelle que le Professeur Eric Com sera mon invité 8h35. Nous allons faire le point sur le coronavirus. Tous les matins, trois histoires et trois images avec Charles Magnin. Charles, une nouvelle statue du général de Gaulle vandalisée. Oui, on parlait hier de celle de Pavillon-Sous-Bois en Seine-Saint-Denis ce week-end.

C'est cette fois à Aumont, dans le Nord, qu'un buste du général a été recouvert de peinture et derrière la stèle, le mot esclavagiste a été tagué. La ville a évidemment porté plainte. Autre cas de statue vandalisée, cette fois dans Lotte-et-Garonne, ville neuve sur Lotte, un buste de Léon Gambetta a été arraché de son socle. Pas de revendication de cet acte. Et puis, en Belgique, c'est une statue de Jules César qui a été en partie arrachée et l'inscription « crapule » taguée sur le socle. Bref, le phénomène du déboulonnage venu des Etats-Unis semble faire des émules particulièrement stupides en Europe.

en Suisse, un appel est lancé pour retrouver le passager qui a oublié son or, je dis bien son or, sur le siège d'un train. Ça nous arrive à tous d'être un peu tête en l'air. Mais là, il faut reconnaître qu'on atteint un certain niveau. On se balade tous avec un sac rempli d'or. Évidemment. En Suisse, c'est visiblement plus banal. En tout cas, depuis huit mois, la justice suisse est à la recherche du passager d'un train entre Saint-Gal et Lucerne. Ce passager a donc oublié à bord un sac contenant plus de 3 kilos d'or. Valeur estimée de ce petit trésor, 170 000 euros. Depuis huit mois, les autorités attendent que ce passager se manifeste, réclament son bagage. Sans succès, pas de nouvelles.

Pour l'instant, alors les Suisses ont décidé de rendre l'affaire publique hier et de lancer un appel pour tenter de retrouver le propriétaire de l'or. Et évidemment, depuis hier, des milliers d'internautes font savoir qu'ils sont ravis d'apprendre qu'on a enfin retrouvé leur sac de garelle. Je ne suis pas certain que le propriétaire de cet or ait très envie de se faire connaître. Il va falloir justifier. Il va falloir justifier. Le sondage du jour, les supporters de foot vivraient très mal le fait que leurs enfants choisissent un autre club que le leur. L'étude réalisée auprès d'un millier de clubs. Ça va vous arriver, mon cher Charlemagne. Ce n'est pas près d'arriver.

Vous allez voir, vous verrez. En parlant en famille, 83% de ces fans de foot interrogés s'assurent que leurs enfants supportent bien la même équipe qu'eux. D'ailleurs, 26% des parents avouent que ce serait un crève-cœur que leurs enfants ne portent pas les mêmes couleurs. Si, par exemple, au hasard, un papa supporter du Nîmes Olympique voyait son fils porter un maillot de Montpellier, ce serait un crève-cœur. Déjà que mon fils est supporter du Paris Saint-Germain avant d'être supporter de Nîmes Olympiques, déjà qu'ils jouent une vie avant de jouer au football, ça fait beaucoup. Ça crée des tensions. En tout cas, le foot, c'est une vraie histoire de famille.

15% des sondés avouent-mêmes qu'ils planifient les vacances en famille en fonction du planning des matchs. Bien. Merci, Charles. Ah, tiens, quelques mots sur Neymar. Où est-il, Neymar ? Il est rentré. Il est rentré ? Il a repris l'entraînement ? Non, il a atterri à Paris samedi, mais il a directement filé à Saint-Tropez. À Saint-Tropez. Il y passe. Nous vivons sa dernière semaine de vacances sur les réseaux sociaux. On peut le voir et faire la fête avec son coéquipier Marco Verratti. Et à la vue des photos, le préparateur physique du PSG a dû avoir quelques surs froides. Et eux, quelques surs chaudes. Oui, il est 6h29, la machine à café. Le 32-16, la touche 50.

25:42
Invité

Et le beau matin par SMS, 7h32-16.

25:45
Présentateur

Mathieu ? À suivre, il a volé, torturé, dépecé, poignardé, tabassé et fini par tuer une quinzaine de chats. Un homme de 39 ans condamné à 10 mois de prison avec sursis pour acte de cruauté envers un animal. Maître Catherine Berthold, avocate d'une association partie civile dans ce dossier, est avec nous juste après le journal de 6h30 sur RMC. Il est 6h30, Pierrick Bono est là. Les infos, Pierrick, bonjour.

26:11
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Les policiers lyonnais mobilisés contre la haine anti-flics. C'est en tout cas comme ça qu'il l'appelle. Une centaine de fonctionnaires rassemblés hier soir à Lyon après l'agression d'un de leurs collègues dans la nuit de samedi à dimanche. À la une également, cette interview du Premier ministre ce matin dans le journal Paris-Normandie. Édouard Philippe confirme qu'il restera à Matignon s'il est élu maire du Havre mais ajoute qu'il pourrait quitter le gouvernement bien avant la fin du quinquennat. Et puis le télétravail, fan ou pas fan, alors que votre patron vous a peut-être déjà demandé de revenir au bureau, est-ce que vous préfériez rester chez vous ?

On vous a posé la question. Bon réveil, bienvenue à tous. Voilà qui ne va pas calmer la colère des policiers, bien au contraire. Une enquête ouverte à Lyon après l'agression ce week-end d'un de leurs collègues roué de coups en raison de ses fonctions selon le parquet. L'agression a eu lieu devant chez lui alors qu'il n'était pas en service. Émotion chez ses collègues lyonnais déjà pointé du doigt ces dernières semaines par la mobilisation contre les violences policières. Un rassemblement avait lieu hier soir devant le palais de justice de Lyon. Reportage d'Éloïsa Patricio.

27:19
Présentateur

Ils étaient une centaine devant le tribunal de grande instance de Lyon pour montrer leur soutien

27:23
Invité

à Alex, leurs collègues agressés. Parmi eux, Alain Barberis, secrétaire départemental d'Alliance Police. On s'aperçoit que cette haine anti-flic elle n'a plus de limites. Donc oui, le personnel, les forces de l'ordre sont choqués. L'agression s'est déroulée samedi soir dans des circonstances encore floues. Le policier en civil rentrait chez lui avec sa compagne lorsqu'il a été passé à tabac devant son domicile. David, policier, est encore sous le coup de l'émotion.

27:47
Présentateur

Là, on est sur un rassemblement pour un collègue qui s'est fait lyncher. Il n'y a pas d'autre mois à 12 heures sur lui. Voilà, c'est ce que j'appelle de la violence à son paroxysme.

27:58
Invité

Thomas travaille lui aussi en police secours de nuit dans l'agglomération lyonnaise comme son collègue agressé. Il fait part d'une violence quotidienne. C'est toutes les nuits, parfois plusieurs fois par nuit. Donc ça va du simple tapage jusqu'à l'accident de la route, les agressions, les violences.

28:13
Présentateur

Tous attendent désormais des actes forts de la part du gouvernement.

28:16
Invité

A Dijon, retour au calme ce matin après une nouvelle soirée agitée. Pour la quatrième soirée consécutive, les forces de l'ordre ont dû disperser un groupe d'hommes cagoulés et armés de barres de fer après trois expéditions punitives. Expéditions punitives menées par des membres de la communauté tchétchène au cours du week-end. Les habitants du quartier des Grésilles n'en peuvent plus de ces violences à répétition. Tout ce qu'on voit sur les réseaux sociaux, c'est pas rien. Des armes, des affrontements violents, c'est rarement aussi spectaculaire. On a entendu des armes en fait péter.

28:47
Présentateur

Personne ne osait venir. Dès qu'on entendait un bruit, on faisait demi-tour.

28:50
Invité

C'est très dangereux parce que les armes à feu, c'est chaud. Il n'y a pas assez de sécurité déjà d'une part et puis après,

28:55
Présentateur

on est un peu oppressé par tout ça.

29:00
Invité

Nous sommes à 12 jours seulement du second tour des municipales. Edouard Philippe donne ce matin une interview au quotidien Paris-Normandie où il confirme qu'il va bien rester à Matignon s'il est élu maire du Havre. Mais le chef du gouvernement indique aussi qu'il pourrait être de retour dans son fief beaucoup plus tôt que prévu, Benjamin Smadja.

29:17
Présentateur

Oui, on le sait, un important remaniement

29:19
Invité

gouvernemental se profile et il pourrait bien mettre en balance le sort d'Edouard Philippe dans Paris-Normandie ce matin. Le candidat à la mairie du Havre le dit, il entend bien redevenir maire dès lors qu'il ne serait plus Premier ministre.

29:30
Présentateur

Si Emmanuel Macron pense que je dois continuer à Matignon, j'assumerai mes responsabilités. S'il pense que quelqu'un d'autre est plus utile, je respecterai son choix en toute loyauté, dit-il. Et puis Edouard Philippe poursuit, si les électeurs me font confiance je serai de retour au Havre au plus tard en mai 2022 mais peut-être beaucoup plus tôt une façon

29:48
Invité

de rendre crédible le scénario de son remplacement. On le rappelle au premier tour Edouard Philippe était arrivé en tête avec 43,6% des voix devant son concurrent

29:56
Présentateur

communiste Jean-Paul Lecoq avec 35,8% des voix. Il dit au plus tard en mai 2022. Ça veut dire qu'il ne sera pas candidat à la présidence de la République. En tout cas, quoi qu'il arrive il dit d'après ce qu'il dit d'après ce qu'il dit on suivra ça évidemment qu'on va suivre ça avec attention.

30:14
Invité

Pendant ce temps les députés de l'opposition s'y préparent c'est le début ce soir des travaux de l'une des deux enquêtes parlementaires sur le Covid-19 à l'Assemblée avec l'audition à 17h du directeur général de la santé Jérôme Salomon objectif répondre à toutes les questions liées à la gestion sanitaire de la crise les acteurs de la santé en France vont devoir rendre des comptes Paul Barcelan Stock de masques mis en oeuvre des tests les députés de la commission d'enquête se sont donnés six mois pour faire toute la lumière sur les dysfonctionnements survenus pendant la crise plusieurs auditions sont déjà à l'agenda notamment celle des derniers directeurs généraux de la santé et de Jean-François Delfraissy le président du conseil scientifique les députés convoqueront ensuite le ministre de la santé et certains de ses prédécesseurs ou encore le très controversé professeur Didier Raoult au programme aussi des investigations dans les EHPAD où plus de 10 000 résidents sont morts soit près d'un tiers du nombre total de décès en France c'est l'un des gros points noirs pour le gouvernement mais les travaux de cette commission pourraient se télescoper avec le calendrier judiciaire le parquet de Paris a en effet ouvert la semaine dernière une enquête préliminaire sur la gestion de la crise par les pouvoirs publics Et pendant que le directeur général de la santé répondra aux questions des députés les soignants eux seront dans la rue Mobilisation Nationale à l'appel de plusieurs syndicats et collectifs hospitaliers pour demander plus de moyens dans les hôpitaux trois mois après le début de la crise sanitaire départ du cortège parisien à 14h du ministère de la santé 240 rassemblements au total sont prévus dans toute la France En Chine les propos alarmistes de la mairie de Pékin ce matin un porte-parole estime que la situation épidémique dans la capitale chinoise est extrêmement grave plus d'une centaine de personnes ont été contaminées par le coronavirus depuis la semaine dernière à Pékin selon ce porte-parole de la mairie Pékin est engagé dans une course contre la montre pour éviter une deuxième vague et vous êtes-vous retourné sur votre lieu de travail depuis le début du déconfinement depuis plusieurs semaines les entreprises rappellent leurs salariés plus ou moins progressivement hier le ministre de l'économie et des finances rappelait que le télétravail restait souhaitable mais selon Bruno Le Maire ce n'est pas la solution définitive globale pour tout le monde du travail en France mais sommes-nous prêts à reprendre le travail comme avant ?

Reportage à Paris signé Romain Poiseau

32:32
Présentateur

Après trois mois en télétravail Florence, conseillère dans le milieu culturel doit retourner travailler au bureau un peu à contre-cœur

32:38
Invité

Je pense qu'on s'est tous rendu compte qu'on pouvait faire beaucoup de choses en télétravail On peut souffler quand on a besoin de souffler voir nos enfants un peu plus le matin et voilà et en même temps au bout d'un moment on n'a pas le rythme finalement du travail avec des échanges avec les collègues avec les rendez-vous clients et tout ça

32:55
Présentateur

Alors pour Florence le compromis serait de négocier auprès de son employeur au moins un jour de télétravail par semaine On a vécu 100% en présentiel

33:03
Invité

100% en télétravail bon ben là le juste milieu un peu des deux

33:07
Présentateur

Le télétravail oui mais à petite dose pour Benoît Serre vice-président de l'association nationale des DRH les entreprises veulent retrouver un rythme normal pour ensuite songer au télétravail Un peu de télétravail pourquoi pas mais la première chose c'est retrouver un modèle de fonctionnement et de productivité normal juste normal Le télétravail 100% du temps c'est le délitement assuré de l'entreprise Et pour lui il faut que le gouvernement assouplisse au plus vite les règles sanitaires pour que les entreprises reprennent une activité normale

33:34
Invité

Et plus de télétravail pour les chevaux les courses c'est à Dieppe cet après-midi Mathieu Rouault

33:39
Présentateur

A 13h50 à vivre en direct sur RMC Découverte le canal 24 de la TNT le pronostic de la Dream Team des courses RMC favori numéro 4 post-war outsider C'est Lasse Simply Striking le 4 Hélas Bien Pierre-Erik Bonoro revient tout à l'heure Mathieu Rouault reste avec moi et puis je précise que mon invité tombe bien ce matin le professeur Eric Comme qui est chef du service des maladies infectieuses et tropical à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière pourquoi tombe-t-il bien ?

Parce que d'abord c'est une des grandes voies de la crise vous vous souvenez du professeur Comme mais il tombe bien parce qu'on s'inquiète un peu partout dans le monde d'une résurgence de ce virus enfin résurgence réémergence je dirais de ce virus du Covid-19 dans plusieurs pays notamment la Chine on reconfine dans plusieurs pays du monde et ça reconfine en Chine Quentin Vinet On vient de le dire la situation est jugée très préoccupante à Pékin capitale chinoise c'est ce que dit la mairie cette nuit désormais une vingtaine de quartiers de Pékin sont à nouveau en quarantaine ça vient certainement d'un foyer de contamination détecté sur un marché au gros à Pékin l'équivalent du rungis pékinois plus de 100 cas de coronavirus disait hier soir l'OMS encore une vingtaine dit Pékin ce matin une campagne massive de tests a donc été lancée une enquête est en cours pour connaître l'origine de ce cluster XXL en quelque sorte dans une trentaine de zones résidentielles et les enfants ne sont plus obligés d'aller à l'école oui ça reconfine aussi en Inde 15 millions d'habitants vont devoir rester chez eux à partir de vendredi dans la grande ville de Chennai c'est sur la côte est au bord de l'océan indien là-bas les sorties seront très encadrées pourquoi ?

parce que l'épidémie est encore très virulente selon les autorités l'Inde recense plus de 9000 morts et l'épidémie fait toujours des ravages là-bas malgré le confinement qui a été imposé dans un premier temps ça reconfine aussi en Europe dans certaines régions ou villes en Italie et au Portugal c'est ça en Italie dans un hôpital et dans un immeuble de Rome la situation est sous contrôle disent les services de santé mais dans l'immeuble en question les courses sont livrées quand même aux habitants par la Croix-Rouge et puis au Portugal il y a eu un mini confinement à Lisbonne la semaine dernière 300 cas en moyenne par jour c'était plus qu'il y a deux semaines par exemple et pendant 5 jours la semaine dernière les sorties étaient limitées et les bars devaient fermer plus de plus de plus de plus bon ça s'est calmé au Portugal au Portugal a priori ça va mieux bon et bien nous ferons le point avec le professeur Com tout à l'heure à 8h30 parce que ce virus rôde il est toujours là ne nous leurrons pas Vincent est avec nous nous en parler des personnels soignants parce qu'ici nous sommes à l'écoute du personnel soignant de ses difficultés de ses revendications Vincent par exemple qui est à Versailles dans les Évelines bonjour Vincent oui bonjour merci d'être avec nous votre femme est infirmière dans un EHPAD privé c'est ça tout à fait bon quelle est sa situation elle a fait de très nombreuses heures supplémentaires je crois oui là depuis le début de l'épidémie du coup elle a fait quasiment elle est à plus de 50 heures

36:39
Invité

sup de réaliser on lui a annulé deux fois ses vacances les vacances qu'on avait mis au mois d'avril et là on lui a dit que cet été pour l'instant il ne pouvait avoir que 15 jours de vacances au lieu de 3 semaines

36:54
Présentateur

d'abord et est-ce que les heures supplémentaires seront payées ?

36:59
Invité

en théorie elles sont censées être payées et maintenant c'est comme la prime du gouvernement ils ne savent pas quand ni comment et là apparemment elle a discuté hier avec son assistante de direction qui a eu une note ce week-end comme quoi la prime prévue par l'état de 1500 euros elle serait réservée uniquement au personnel des EHPAD publics et non pas au personnel des EHPAD privés

37:18
Présentateur

là elle travaille pour un EHPAD privé bon là c'est pas l'état elle ne dépend pas de l'état elle dépend de cette entreprise privée tout à fait on est d'accord c'est l'entreprise privée qui ferait bien quand même de faire un effort me semble-t-il hein Vincent ?

ça vous vous êtes une serrée je le comprends oui heures supplémentaires les heures supplémentaires doivent être payées l'état s'est engagé nous verrons bien à payer avant septembre les heures supplémentaires majorées de 50% j'aimerais bien que dans le privé on fasse au moins aussi bien que l'état bah je pense que c'est la moindre des choses d'autant plus parce qu'il me semblait avoir entendu durant l'épidémie que le public et le privé devaient être solidaires et ensemble contre le virus donc pourquoi pourquoi il y a des différences après ce qui n'est pas logique quoi bon Vincent tenez-nous au courant parce que là je vais on va accumuler un peu tout cela et dès que j'ai le ministre de la santé ici il va venir rapidement je vais être très précis parce que ça quand on tient quand on fait des promesses on doit les tenir et les entreprises privées notamment qui gèrent les EHPAD privés doivent faire des efforts absolument il est 6h42 allez je vais prendre Caroline est-ce que j'ai le temps de prendre Caroline ?

oui je vais prendre Caroline dans les Pyrénées-Orientales bonjour Caroline

38:37
Invité

bonjour Jean-Jacques Bourdin

38:39
Présentateur

vous êtes infirmière vous aussi ?

38:41
Invité

oui je suis infirmière anesthésiste

38:42
Présentateur

oui anesthésiste au bloc opératoire de l'hôpital de Perpignan bien est-ce que vous allez toucher une prime ?

38:50
Invité

alors nous on a eu des notes d'information après les décrets le premier décret nous sommes sur la liste

38:59
Présentateur

des hôpitaux de deuxième ligne donc le directeur nous a envoyé une note d'information comme quoi nous toucherions les 500 euros à la fin du mois de juin alors attendez apparemment ce sera 1000 euros si je comprends bien non le décret il y a eu un nouveau décret qui est sorti le 8 juin vous pouvez vous renseigner le 12 juin non le 8 juin il y a eu un décret qui est sorti ou le 12 peut-être je ne sais plus comme quoi donc nous toucherions 500 euros par contre les 1000 euros pour puisque nous faisons partie de ces hôpitaux qui sont susceptibles de toucher la prime des 1500 en tout les 1000 euros

39:42
Invité

nous les toucherions à la fin du mois de juillet mais sous certaines conditions c'est-à-dire que c'est le directeur qui doit qui doit faire qui doit trancher sur le nombre de personnel qui touchera ces 1000 euros avec un maximum de 40% de ces personnels c'est-à-dire qu'on va faire le tri parmi ces personnels qui se sont mobilisés pendant toute la crise oui mais Caroline Caroline

40:06
Présentateur

il est normal par exemple que le personnel administratif qui était chez lui en télétravail ne touche pas une prime que le personnel soignant qui était sur le terrain touche c'est sûr mais par contre le personnel administratif a touché les 500 euros puisque ça c'est pour tout le monde mais les 1000 euros supplémentaires ne seront attribués qu'à 40% du personnel de l'hôpital et c'est le directeur qui va arbitrer qui va arbitrer on n'a toujours pas la décision on ne sait pas si on va faire partie ou non normalement oui puisque nous le bloc opératoire on s'est transformé en réanimation vous allez la toucher ou alors c'est scandaleux on espère mais on ne sait pas pour l'instant on ne sait pas bon écoutez Caroline soyez attentive et vous nous rappelez si vous ne la touchez pas hein Caroline parce qu'on est là pour veiller moi je veux je voudrais je ne peux rien décider mais je voudrais que cette prime soit versée correctement comme prévu et que les promesses soient tenues il est 6h45 c'est en moins le quart à tout de suite RMC

41:14
Invité

RMC 6h 9h Bourdin Direct

41:18
Présentateur

il est 6h49 maître Catherine Berthold bonjour

41:21
Invité

bonjour monsieur Bourdin

41:22
Présentateur

vous êtes l'avocate de l'association boule de poil alors boule de poil c'est une association qui défend les animaux si j'ai bien compris c'est ça

41:31
Invité

oui tout à fait c'est une association qui a en fait pour but la protection le respect des animaux c'est voilà tout à fait qui est bien connue dans notre département de la Haute-Saône

41:40
Présentateur

bon alors dans la Haute-Saône à Vesoul entre mars et juillet 2019 l'année dernière 14 propriétaires de chats ont déposé plainte au commissariat après la disparition de leur animal les enquêteurs ont travaillé ont identifié un homme de 39 ans qui et bien qui s'amusait entre guillemets à voler à torturer et à tuer des chats je dis s'amuser évidemment entre guillemets parce que c'est horrible en garde à vue le trentenaire reconnu avoir volé plusieurs chats qu'il capturait à l'aide d'un laisse collé il explique qu'on lui envoyait des images de chats morts sur Facebook et qu'il pensait qu'on lui avait jeté un sort enfin il avait un peu perdu la tête enfin il caburait les chats les torturait et les tuait horreur de ses actes 14 chats qui ont été massacrés des plaintes ont donc été déposées et cet homme a été condamné à quoi a-t-il été condamné maître Berthold ?

42:34
Invité

Alors il a été condamné à 10 mois d'emprisonnement avec un sursis probatoire avec obligation de soin d'indemniser les victimes pendant 3 ans et en peine complémentaire il a eu une interdiction définitive de détenir un animal

42:46
Présentateur

Vous auriez aimé que la condamnation soit plus sévère ?

42:52
Invité

Alors la difficulté de ce dossier et surtout c'était la problématique en fait de la personnalité de l'individu puisqu'en fait c'est un individu qui avait un lourd passé psychiatrique 7 séjours en psychiatrie depuis 2009 il avait été hospitalisé sans consentement depuis 2017 et je crois que c'est ça qui posait le plus de problèmes si vous voulez dans le dossier puisque c'est quelqu'un qui a eu l'expert désigné à considérer qu'il avait une alteration pardon de son discernement et je crois si vous voulez que c'est ça qui a pesé vraiment très lourd dans la balance parce que mais ce n'est que mon intime conviction à moi je suis intimement convaincue que s'il n'avait pas eu tous ces problèmes-là et si l'expert n'avait pas défini pour lui une altération de son discernement je ne pense pas que la peine aurait été celle-là

43:40
Présentateur

Alors vous avez un regret un permanent qui ne date pas de cette affaire vous aimeriez que les tribunaux reconnaissent enfin la souffrance animale ? Alors oui c'est tout à fait ça parce que pour moi si vous voulez les animaux

43:52
Invité

ce sont des êtres sensibles ce sont des êtres doués de sensibilité et il y avait même des témoignages notamment le premier individu qui porte plainte et qui voit se passer le vol du char en direct va même dire que sa chatte puisque sa chatte avait été traînée avec le collet la laisse bleue qu'il avait créée lui-même qui faisait coller l'individu disait le propriétaire du chat disait

44:19
Présentateur

la petite chatte a été traumatisée vous voyez le mot qu'il utilisait est le même mot qu'on utiliserait pour nous bien sûr traumatisé et je trouve que ce sont des êtres si vous voulez de sensibiliser ce sont des êtres qui ressentent les choses

44:33
Invité

il suffit d'avoir un chien il suffit d'avoir un chat on voit la tristesse de leur regard on voit la joie de nous voir on voit tout ça et je trouve que ne pas reconnaître le préjudice de souffrance animale et c'est pourquoi moi je me bats déjà depuis quelques temps je trouve qu'il y a quelque chose un non-sens parce que la souffrance animale elle existe quand on se constitue partie civile on ne demande pas simplement la réparation liée à l'objet social de l'association là en l'espèce celle que je défendais de protection d'animale on demande aussi la reconnaissance de la souffrance animale parce que cette souffrance elle existe bien sûr voilà malheureusement pour l'instant les tribunaux ne l'ont pas reconnus à ma connaissance

45:13
Présentateur

bien merci maître merci maître Catherine Bertol nous allons revenir sur la souffrance animale bientôt parce que je crois qu'il y a une proposition de loi qui va être discutée à l'Assemblée Nationale dans quelques jours il est 6h53 qu'allons-nous faire avec Anthony Morel un nouvel ustensile un nouvel ustensile une sucette et oui Anthony veut nous faire goûter une sucette ce matin une sucette électronique capable de reproduire visiblement n'importe quel goût c'est déjà demain et c'est dans une minute sur RMC

45:45
Invité

RMC RMC

45:48
Locuteur

RMC

45:49
Invité

c'est déjà demain

45:50
Présentateur

Anthony Morel bonjour Anthony bonjour Jean-Jacques des chercheurs japonais ont mis au point une sucette électronique de quoi est-elle capable cette sucette électronique ?

de plein de choses de vous donner de simuler en fait n'importe quel goût c'est-à-dire de vous donner l'illusion de tromper votre cerveau de lui donner l'illusion que vous êtes en train de manger je ne sais pas une côte de bœuf grillée ou une glace au chocolat c'est vous qui choisissez en fait alors vous allez le voir pour ceux qui nous regardent sur RMC oui je sais tous les amateurs des amoureux de la gastronomie vont me haïr vont être horrifiés ça j'en étais sûr mais bon il y a plein d'innovations à la matière donc je voulais quand même vous en parler donc en gros ça ressemble à un Big Cat de couleur je ne sais pas comment le décrire autrement vous avez des tubes de gel coloré à l'intérieur donc vous mettez ça dans votre bouche les tubes de gel il y en a un pour le sucré un pour le salé un pour l'acide un pour la mer vous choisissez le plat c'est impressionnant les images sont assez suggestives effectivement ça ne donne pas très faim ça ne donne pas très faim c'est vrai et donc on choisit le plat qui nous plaît et ce dispositif alors qu'on appelle un synthétiseur électronique de goût et bien va nous reproduire en bouche le goût du plat que l'on a choisi alors à quoi est-ce que ça va servir ?

mais oui mais c'est débile pour les gens qui font un régime par exemple c'est pas mal parce que ça peut permettre d'avoir une petite douceur au sucré ou salé par exemple à laquelle on n'a pas forcément le droit en temps normal si vous voulez donc ça peut être intéressant certains restaurants au Japon font encore mieux proposent des fourchettes salantes oui absolument là aussi pour ceux qui ont un régime pauvre en sel par exemple effectivement on teste ça dans les restaurants ce sont des fourchettes électroniques qui vont stimuler à la surface de notre langue alors c'est un courant électrique indolore on ne le sent absolument pas mais qui va venir stimuler les papiers et qui va donner l'illusion qu'on est en train de manger salé alors que le plat n'est pas assaisonné et encore mieux une petite gorgée de boissons virtuelles ben voilà exactement ça c'est des chercheurs de l'université de Singapour qui ont mis au point ce verre électronique donc vous mettez de l'eau à l'intérieur mais grâce à des capsules olfactives et à des électrodes là encore on va venir stimuler vos papiers et vous donner l'illusion que vous êtes en train de boire du jus de pomme un mojito enfin peu importe ça peut être intéressant moi je vois bien le potentiel par exemple dans le cinéma on a beaucoup parlé du cinéma en odorama et ben là on aura le cinéma en gustorama je ne sais pas si c'est un mot mais où on pourrait manger ou avoir la sensation de manger ce qui est à l'écran ou une émission de cuisine qu'on regarde à la télé on va pouvoir tester les plats en direct à distance enfin voilà c'est dans le domaine du divertissement je pense que le potentiel est le plus important et qu'il y a le plus d'applications pour ces c'est le point des films pour tous les films merci merci Anthony Guillaume oui bonjour Sergi dans le Val d'Oise c'est ça tout à fait et merci d'être avec nous le matin vous regardez la télé ou vous écoutez la radio le matin Guillaume ?

48:40
Invité

non je vous écoute depuis une bonne dizaine d'années mais plutôt en voiture plutôt en voiture

48:45
Présentateur

pour l'occasion vous êtes enseignant plutôt en voiture bon oui enseignant d'accord Guillaume Guillaume vous avez bien fait de jouer parce que vous avez gagné votre machine à café et les capsules qui vont avec mon cher Guillaume et bah super une belle journée qui commence et bah moi je suis très heureux bonne journée merci vous aussi merci Guillaume merci au revoir Guillaume il est 7h à fait

49:07
Locuteur

je suis croyé je suis croyé