La prise de parole en intégralité de la France Insoumise place de la République à Paris
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Merci Sophie, on écoute à présent en direct Manuel Bompard et Clémence Guettet pour la France Insoumise. Je vais vous montrer que quand l'extrême droite s'attaque aujourd'hui à la République, à la démocratie, à l'état de droit, ça ne peut pas rester sans réaction populaire. Et donc l'objectif c'était d'avoir une première initiative aujourd'hui de riposte en se rassemblant à 13h aujourd'hui sur la place de la République, en le faisant avec évidemment d'autres formations politiques, syndicats, organisations de jeunesse, associations. Évidemment aujourd'hui c'est une première étape.
Évidemment aujourd'hui c'est l'opportunité et l'occasion de montrer que l'extrême droite, pour ceux qui ont douté, montre son vrai visage. Il ne suffit pas de porter des cravates à l'Assemblée nationale. L'extrême droite est un parti dangereux, dangereux pour la démocratie, dangereux pour l'état de droit. C'est un parti violent qui menace y compris les juges quand les décisions prises par la justice ne leur conviennent pas.
Et l'extrême droite qu'on ne voit jamais d'ailleurs manifester par exemple pour défendre ou pour s'opposer à la retraite à 64 ans, qu'on ne voit jamais manifester par exemple pour défendre nos services publics, qu'on ne voit jamais manifester par exemple pour sauver des usines qui sont menacées de délocalisation. La seule fois où on voit l'extrême droite dans la rue en vérité c'est pour défendre ses propres intérêts. Donc c'était important pour nous de faire cette première étape. Évidemment c'est une première étape. Il y aura d'autres initiatives dans les prochains jours et dans les prochaines semaines.
Et surtout l'objectif c'est le 1er mai prochain que nous soyons des centaines de milliers de personnes dans la rue pour montrer que non, non, c'est pas l'extrême droite qui va l'emporter dans ce pays et que face à sa volonté de diviser le peuple, le 1er mai on montrera que le peuple est uni. Voilà, donc aujourd'hui c'est une première étape.
Monsieur mon père, est-ce que vous pouvez rappeler la gravité des faits qui ont été commis par Marine Le Pen ? C'est notamment ce qui est un détournement de fonds européens et un détournement de 4 millions d'euros. Alors il y a plusieurs questions en même temps.
Donc sur la gravité des faits, la question qui est posée c'est sur la question de la gravité des faits qui sont reprochées à Marine Le Pen et à plusieurs élus du Rassemblement National. On parle de 4,1 millions d'euros de détournement de fonds publics avec des emplois fictifs puisque par exemple vous avez des contrats mi-temps payés 5 000 euros, des plain-temps payés 10 000 euros, vous avez des échanges de mails par exemple entre des salariés normalement d'une eurodéputée qu'il n'a jamais rencontré et dont il demande s'il peut aller à Bruxelles enfin voir pour la première fois le Parlement européen et rencontrer pour la première fois cet eurodéputé.
Donc on parle d'un détournement de fonds publics qui est très grave et surtout puisque c'est souvent l'argument du Rassemblement National, lorsque le Rassemblement National dit il n'y a pas enrichissement personnel, ce qu'ont prouvé les 13 ans d'enquête qui ont été faits contre le Rassemblement National, c'est que non seulement il y a eu un train de vie de Marine Le Pen et de ses proches, notamment son ancien compagnon qui a été payé 5 000 euros par mois, mais en plus de ça que c'est ce qui a permis au Rassemblement National de pouvoir grossir et grandir puisqu'il avait de la main d'oeuvre des personnes à disposition payées par des fonds européens qui en fait travaillaient pour le parti et lui ont permis d'accroître notamment les votes qu'avait le Rassemblement National.
Donc voilà de quelle gravité d'effet on parle et je voudrais juste dire, puisqu'on parlait du vrai visage du Rassemblement National et de l'extrême droite, je voudrais redire notre soutien à la magistrate mais aux magistrats d'ailleurs parce qu'elle n'est pas la seule qui sont aujourd'hui menacées par l'extrême droite et dont on voit par exemple le responsable du RN en Nouvelle-Calédonie qui explique juste qu'il est sain d'avoir une magistrate aujourd'hui menacée de mort par l'extrême droite, ce qui prouve bien que l'extrême droite est toujours dangereuse et violente. L'absence des socialistes, ça vous inspire quoi ?
Personne ? Vous voulez que je réponde moi ? Bon écoutez, je pense que d'abord il faut souligner qui est présent parce que c'est quand même premièrement la chose la plus importante et il y a aujourd'hui, pour rappeler à ce rassemblement, évidemment la France Insoumise mais aussi les écologistes, aussi je le disais tout à l'heure, des organisations de jeunesse, des syndicats. Ensuite, bon, que le parti socialiste manque à la bataille contre l'extrême droite, malheureusement c'est pas la première fois. Je vous rappelle que ces derniers temps, par exemple, ils ont refusé de censurer un gouvernement dans lequel vous avez un ministre, M.
Retailleau, dont les propos et les politiques se rapprochent malheureusement de plus en plus de l'extrême droite. Bon voilà, nous on n'est pas là aujourd'hui pour polémiquer avec eux. On a essayé de créer les conditions pour qu'un maximum de personnes puissent être présentes dans la rue et toutes celles et ceux qui veulent venir pour dire on laisse pas l'extrême droite dans la rue sans réaction, ils sont les bienvenus.
Marine Le Pen