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ChroniqueLe Média (sur YouTube)· 10 janvier 2026 18 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsDéfenseJustice

FRANCE HUMILIÉE : COMMENT MACRON EST DEVENU LE PAILLASSON DE TRUMP

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 90 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00narrateurFait
    « Donald you have a deal. I would love to increase my prescription prices »
  • 5:00narrateurFait
    « Nous défendons le droit international et la liberté des peuples. La méthode utilisée n'est ni soutenue ni approuvée. »
  • 7:00narrateurFait
    « Quand la Russie viole le droit international en Ukraine, c'est intolérable. »
  • 9:00narrateurFait
    « Macron a besoin de Trump. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mais où s'arrêtera Trump ? Car quand il s'agit d'humilier, de rabaisser ou carrément de mettre à genou ce qui voudrait lui résister, sa détermination à les briser n'a pas de limite. Souvenez-vous, le président des États-Unis avait carrément viré la Maison Blanche Vlodimir Zelinski en février 2025 après l'avoir vertement engueulé publiquement.

Et le dernier chef d'état à cette repris les foudres de Donald Trump, ce n'est pas le président vénézuulien. Non, c'est Emmanuel Macron. Donald you have a deal.

I would love to increase my prescription prices ce n'est pas la première fois que Trump se vente d'avoir imposé à Macron une hausse des prix des médicaments en France pour soi-disant faire baisser le prix de ce vendu aux Américains. Et l'Élysée. A beau avoir déjà démenti ses allégations fin décembre, Trump ne s'est pas privé du plaisir de refaire son sketch du coup de fil à Emmanuel Macron, l'implorant de garder secrète leur conversation.

Au football, la VAR VAR R c'est l'assistance vidéo à l'arbitrage. Et au médias, l'AVAR, c'est la vérification de la parole des politiques. Dans ce nouvel épisode de la VAR politique, on va parler de droit international en s'intéressant aux nombreuses fois où Emmanuel Macron a plaidé pour que la loi du plus fort ne s'impose pas dans les relations internationales.

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Grâce à vous, le combat peut continuer. Emmanuel Macron a fait du respect du droit international sa grande cause diplomatique de ces deux quinquena. Sa devise ne jamais céder à la loi du plus fort.

Il l'a répété discours après discours, sommet après sommet de la tribune de l'ONU en 2017 jusqu'à ses derniers vœux présidentiels il y a seulement quelques jours. La loi du plus fort tente de s'imposer dans les affaires du monde. Nous avons cédé dans certains pays à la loi du plus fort, mais la loi du plus fort ne fera que renforcer les frustrations et les violences.

Êtes-vous pour ou contre la loi du plus fort ? J'estime que le choix n'est pas entre un absol moral sans lien avec les réalités stratégiques et d'autre part un retour cynique au seul rapport de force sans le droit. Nous savons que le droit toujours doit l'emporter sur la force.

Vous l'avez compris, face au déséquilibre contemporain, je ne crois pas à la loi du plus fort. Si Emmanuel Macron ne croit pas à la loi du plus fort, c'est qu'il a fait du respect du droit international, une valeur non négociable. Du moins, c'est ce qu'il dit.

La lutte contre toute forme d'impunité, contre tout déni. À chaque fois que les occidentaux d'ailleurs ont voulu prendre des liberté avec ce droit international, ils ont commis une erreur parce qu'ils ont justifié en quelque sorte un contrediscours, une forme de remise en cause, de relativisme de ce droit. C'est là où un double standard peut s'imisser.

Vous pourrez toujours compter sur la France qui a toujours cru et œuvré à la consolidation du droit international. Voilà pour la théorie. Mais en pratique, peut-on toujours compter sur Emmanuel Macron pour défendre le respect du droit international ?

On va voir qu'une actualité récente a fortement mise à mal les grandes leçons de morale diplomatique que le président français aime mettre en avant dans ces discours. Début janvier, Donald Trump a en effet frappé un grand coup en lançant une opération militaire à Caracas. La capitale du Venéela est bombardée et son président Nicolas Madurau est enlevé par les forces spéciales américaines pour être extradé vers les États-Unis.

Une intervention qui viole ouvertement la souveraineté du Venezuela en ne respectant pas le droit international qui prévoit selon le paragraphe 4 de l'article 2 charte des Nations- Unies que les membres de l'ONU s'abstiennent de recourir à la menace ou à l'emploi de la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout état. Et quelle a été la première réaction de Macron au kidnapping de Maduro ? de la joie et rien que de la joie.

Emmanuel Macron ne conteste pas la légalité de l'intervention. Le peuple vénézuélien est aujourd'hui débarrassé de la dictature de Nicolas Maduro et ne peut que s'en réjouir. Donc Macron applaudit mais ne dit pas un mot sur la méthode Trump.

Il oublie ses grands principes et se contente de la satisfaction de voir tomber un dictateur. Alors sur le fond, cela peut se comprendre. Paris ayant contesté les conditions de la réélection de Maduro en 2024.

Mais sur la forme, cela pose un léger problème et le droit international. Alors 2 jours plus tard, Emmanuel Macron s'exprime en conseil des ministres sur cet acte de guerre. enfin s'exprime, disons qu'il nuance un peu un tout petit peu.

C'est ce qu'a rappelé d'ailleurs le président de la République. Nous défendons le droit international et la liberté des peuples. La méthode utilisée n'est ni soutenue ni approuvée.

Ce sont bien ce sont les mots du président de la République. Notez bien la tournure de la formulation. Ni soutenue ni approuvée.

L'intervention états-unienne n'est toujours pas condamnée par Macron, toujours pas qualifié d'inacl. Non. Ce qu'a fait Trump n'est seulement ni soutenu ni approuvé.

Autant dire que la réaction d'Emmanuel Macron est à peu près aussi ferme qu'un no comment. Et le lendemain lors d'une conférence de presse à Paris, une journaliste insiste "Mais Macron esquive avec habileté certes, mais il esquive. Est-ce préserver ce lien avec les États-Unis que vous n'avez pas condamné l'intervention militaire américaine au Venezuela ? sur la question du Venezuela qui me semble étrangère à la question qui nous réunit aujourd'hui.

La diplomatie a une voix et la diplomatie française s exprimée par les canaux qui conviennent et il faut la voir comme un tout et je crois avoir été la diplomatie française avec moi très claire sur le sujet. Très clair. Macron se moque du monde.

Il refuse tout simplement de dire des mots qui pourraient contrarier Donald Trump. La réponse du président français renvoie en réalité à la communication de son ministre des affaires étrangères Jean- Noël Barreot qui lui a fait tout de même l'effort de faire référence au droits international. La position de la France, c'est d'abord de dire que Nicolas Madura était un dictateur sans scrupule qui a confisqué leur liberté au Vénézuezuéens et qui leur a volé les élections.

C'est pourquoi son départ est une bonne nouvelle pour les Vénézuéliens. Ensuite, oui, nous avons rappelé que la méthode employée contrevenait au principe du droit international. Cet usage de la force, il doit être encadré par des règles.

Sans ces règles, et bien le monde est soumis à la loi du plus fort. Et voilà, le tour est joué. La condamnation du coup de force de Trump, ce n'est pas Macron qui la porte, c'est son ministre.

Ce n'est donc même pas du bout des lèvres que Macron condamne le non respect par Trump du droit international et la victoire du droit du plus fort. Macron refuse tout simplement d'en parler. Que pens que Macron fait finalement preuve d'une grande lâcheté à ne pas vouloir se mouiller pour une cause qu'il prétend pourtant défendre sur tous les fronts.

Un manque de courage politique et diplomatique qui n'a pas échappé à Donald Trump, qui s'est empressé de reposter sur son réseau social tel un trophée de guerre, le tweet d'Emmanuel Macron se réjouissant de la chute de Maduro mais sans dire un mot sur l'illégalité de la méthode employée. Revenons à présent sur les discours grandiloquants d'Emmanuel Macron parce que sur l'Ukraine, sur la Palestine, il ne manque pas de dénoncer les violations du droit international, il est même tarissable. Nous savons que le droit toujours doit l'emporter sur la force.

Est-ce que si le plus fort considère que il y a plus personne pour garantir le droit international et qu'on lui laisse faire et qu'on finit par reconnaître les territoires sur lesquels il a mis la main, on ouvre une nouvelle ère qui est celle de la loi du plus fort. En effet, si un pays peut envahir impunément son voisin en Europe, alors personne ne peut plus être sûr de rien et c'est la loi du plus fort qui s'applique et la paix ne peut plus être garantie sur notre continent même. puissance qui est impérialiste, qui au fond foule au pied le droit international, la Russie et qui a dit "Moi, je vais vous enveillir." L'aider à résister, c'est protéger en effet ses valeurs, notre droit, euh la souveraineté des Ukrainiens, leur intégrité territoriale et donc c'est éviter la loi du plus fort.

Récapitulons. Quand la Russie viole le droit international en Ukraine, c'est intolérable. Quand Israël bombarde et à femme Gaza durant des mois, Macron finit par rappeler certes tardivement les principes élémentairire du droit.

Mais quand les États-Unis kidnappent le chef d'un état souverain au Venezuela, là curieusement Macron oublie le principe d'égalité entre les nations. Un droit international à géométrie variable en quelque sorte. En agissant ainsi, Macron prend le risque de décrédibiliser la parole de la France sur la scène internationale et de faire du respect du droit international une simple arme rhtorique pour ne pas dire un pétard mouillé qui ne fait plus peur à grand monde.

Mais revenons un instant 4 ans en arrière en février 2022 à la veille de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. À ce moment-là, Emmanuel Macron qui préside le Conseil de l'Union européenne multiplie les appels téléphoniques avec Vladimir Poutine pour tenter d'éviter la guerre. Et là, curieusement encore, le président français n'hésite pas à se montrer ferme face au maître du Kremelin.

Comme le montre un documentaire qui a filmé dans la cellule diplomatique de l'Élysée les coulisses de ces négociations tendues, on entend Macron tenir tête à Poutine et lui rétorquer sèchement en lui donnant une leçon de droit. Alors, par rapport à ce que tu as dit Vladimir, plusieurs remarques. Première chose, les accords de MINS prévoient un dialogue avec vous.

Tu as totalement raison. Dans ce contexte là, il n'est pas prévu que la base de la discussion soit un texte soumis par les séparatistes. Et donc quand on négociateur essaie d'imposer aux Ukrainien de discuter sur la base de feuilles de route des séparatistes, il n'est pas respectueux des accords de ministre.

Je les ai sous les yeux. Il est bien écrit dans le cadre du groupe de contact tripartite. C'est exactement ce qu'on propose de faire.

Donc je ne sais pas où ton juriste a appris le droit. Moi, je regarde juste les textes et j'essaie de les appliquer et je ne sais pas quel juriste pourra te dire que dans un pays souverain, les textes de loi sont proposés par des groupes séparatistes et pas par les autorités démocratiquement élues. Là, au moins, Emmanuel Macron n'avait pas hésité à hausser le ton face à une puissance menaçante qui s'apprêtait à violer le droit international.

Il défendait les accords de Minsk reconnus par l'ONU. Il rappelait les principes de souveraineté. Bref, Macron tenait bon.

Alors, pourquoi cette fermeté affiché avec Moscou en 2022 et ce silence assourdissant avec Washington en 2026 ? Pourquoi Macron peut-il dire à Poutine je ne sais pas où ton juriste a appris le droit, mais n'ose pas condamner publiquement Trump quand il kidnappe Maduro ? La réponse tient en quelques mots.

Macron a besoin de Trump. Début janvier, lors de cette conférence de presse où Emmanuel Macron esquive toute condamnation de l'opération militaire des USA au Venezuela, le président français vient justement de conclure un sommet crucial avec les pays volontaires de la coalition pour l'Ukraine. Ce jour-là, il obtient des États-Unis un engagement majeur, soutenir le déploiement d'une force multinationale en Ukraine en cas de cesser le feu avec la Russie.

Critiquer Trump pour avoir violé le droit international au Venezuela le jour même où on lui demande de garantir la sécurité de l'Ukraine est impensable. Macron a préféré sacrifier ses grands principes sur l'hôtel de la réale politique. Le droit international n'est pour lui plus une boussole.

Il est devenu un simple outil de négociation parmi d'autres. Mais cette posture française n'est pas inédite. Le président François Mitteran avait déjà utilisé en 1989 ce type de réplique face à une opération américaine similaire au Panama pour déloger son dirigeant Manuel Noriega accusé lui aussi de trafic de drogue.

François Mitteran disait alors que ce type d'intervention militaire dans un pays souverain est toujours regrettable. Mais il ajoutait malheureusement le chef d'état de ce pays s'est compromis d'une façon grave dans des affaires de drogue. On comprend que la situation soit difficilement supportable.

Même argument en 2026 qu'en 1989. Oui, l'intervention américaine est regrettable mais capturer le dirigeant local est justifié par ses crimes et son caractère dictatorial. Le droit international.

D'accord. Mais seulement ça ne dérange pas les États-Unis. Emmanuel Macron renoue donc avec la ligne Atlantis adopté par son lointain prédécesseur une sorte de 8 mai diplomatique ni ferme ni clair juste suffisamment flou pour ne fâcher personne à Washington.

Sauf que cette ligne ambigue entache la crédibilité de la France sur la scène internationale, contrairement à la position française qui en 2003 avec Chirak et Villepin aux commande avait dit non à la guerre menée par les États-Unis en Irak en s'appuyant précisément sur le droit international. Cette France-là qui sait dire non à Washington semble aujourd'hui bien lointaine. Pourtant en 2017, Emmanuel Macron se ventait d'une toute autre posture face à Donald Trump.

Souvenez-vous de cette fameuse poignée de main longue, appuyée, la mâchoire serrée. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour Macron, cela voulait dire beaucoup. Emmanuel Macron revient ce matin dans le journal du dimanche sur sa poignée main virile avec Donald Trump lors de leur toute première rencontre.

C'était à Bruxelles, je dis "Ce n'est pas innocent", dit le chef de l'État, qui a longuement broyé la main de son homologue américain. "Il faut montrer qu'on ne fera pas de petites concessions, même symbolique. C'est comme cela qu'on se fait respecter," explique le chef de l'État. "C'est comme cela qu'on se fait respecter," disait Macron pour défier Trump.

Mais presque 9 ans plus tard, la réalité est tout autre. Le rapport de force est inversé. La poignée de main virile a laissé place à l'humiliation publique.

Trump ne se contente plus de serrer la main de Macron. Il le ridiculise ouvertement en imitant un président français pleurnicheur. Voilà où en est désormais la relation Trump Macron.

On ne parle plus de poignée de main virile. On n'ose plus dire côté français je ne te laisse rien passer. Il reste juste un président américain qui se fout ouvertement de la gueule d'un président français et un président français ridiculisé qui ne dit presque plus rien.

Pendant des années, Emmanuel Macron a répété qu'il ne croyait pas à la loi du plus fort, qu'il défendait le droit international, que la France serait toujours du côté des grands principes. Et face à Trump au Venezuela, ces grands principes se sont évaporés. Ce qui reste est un président affaibli qui sacrifie ses convictions sur l'hôtel de la réal politique.

Un président qui brandit le droit international quand ça l'arrange et qui regarde ailleurs quand ça le dérange. Un président qui donne des leçons de morale à Moscou mais qui ne dit mot quand Washington viole la souveraineté d'un pays. Et pendant ce temps, Donald Trump se moque de lui.

La France qui portait haut la voie du droit international en 2003 avec Chirak et Villepin contre la guerre en Irak voit aujourd'hui sa crédibilité diplomatique s'effriter à chaque reculade comme lorsque l'avion de Netaniaahu peut tranquillement voler dans l'espace aérien français alors que le premier ministre israélien fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crime de guerre et crime contre l'humanité à Gaza. La loi du plus fort, Macron dit ne pas y croire. Mais visiblement, quand le plus fort s'appelle Trump et qu'on a besoin de lui pour l'Ukraine, alors on s'y résigne et on se tait.

Voilà, c'est terminé. Merci d'avoir suivi ce nouvel épisode de la VAR politique. Dites-nous ce que vous en avez pensé en laissant un commentaire.

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