C'est ma région - Les métiers de l'ombre au château de Versailles
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C'est ma région, c'est maintenant. Je suis allé à la rencontre de Catherine Pégard, présidente de l'établissement public du château de Versailles. Elle nous présente les métiers de l'ombre derrière le château.
Alors il y en a beaucoup, je crois qu'il y a 52 métiers à Versailles. Il y en a qu'on connaît peu, par exemple le métier des fontainiers, puisque les fontainiers à Versailles ont une qualification singulière qui fait qu'ils sont recherchés comme experts dans tous les châteaux d'Europe, par exemple. On oublie parfois qu'ils sont les seuls à pouvoir réparer des canalisations en plomb qui datent de Louis XIV.
Donc évidemment, ils ont une réputation qui est internationale pour pouvoir travailler sur des fontaines comme personne ne saurait le faire à leur place. De la même façon, parce que comme je vous disais, on n'est pas tourné simplement vers le passé. Aujourd'hui, l'exemple des fontainiers est un très bon exemple.
Nous avons ouvert avec l'Académie de Versailles un campus des métiers d'art et des métiers du patrimoine. Et l'autre jour, il y avait une démonstration de nos fontainiers pour les jeunes qui éventuellement vont choisir ce métier et qui vont sans doute l'adapter à des données évidemment nouvelles, mais dont la base du travail aura été apprise ici grâce aux fontainiers de Versailles. Donc ce n'est pas simplement maintenir le passé, c'est aussi aider à ces métiers à vivre une autre vie dans le futur.
Et je trouve que les fontainiers, c'est un excellent exemple, mais dans les métiers de l'ombre, vous avez évidemment, par exemple, ceux qui font les treillages en bois dans les jardins. C'est une spécificité très particulière. Les jardiniers, évidemment, je ne vais pas vous citer les taupières.
Les taupières, j'allais dire, c'est un art, et un art très singulier pour les jardiniers. Les jardiniers de Versailles peuvent l'enseigner à tous les autres, et c'est pour ce qu'on accueille beaucoup d'apprentis qui pourront après aller dans d'autres jardins à la française, et d'ailleurs aussi à l'anglaise, puisqu'on a aussi des fleurs du côté trianon. Tous ces métiers, ils vivent de ce passé, mais aussi dans la transmission de savoir-faire pour l'avenir.
Et je crois que c'est là-dessus qu'il faut insister. C'est insister sur le fait que, évidemment, les tapissiers, les ébénistes, les doreurs, ils contribuent à restaurer le patrimoine, mais ils contribuent aussi à ce que ces savoir-faire ne disparaissent pas. C'est ma région, c'est tout pour aujourd'hui.
Rendez-vous demain pour mieux connaître l'île de France sur Radio Sensation. C'est ma région, le magazine de découverte sur Sensation.
Catherine Pégard