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AutreSPICA LIFE· 27 juillet 2026 84 minActualité / polémiqueSécuritéÉconomie & entreprisesImmigration & asile

Roissy CDG : haute surveillance dans le plus grand aéroport de France

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 21 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Fait
    « Emballer des bagages à la sovette est strictement illégal. »
  • 7:00Fait
    « Une seule société a l'autorisation officielle. Elle paye une redevance annuelle pour avoir des comptoirs dans l'aérogare et doit respecter des normes de sécurité. »
  • 9:00Fait
    « Le film plastique de la société accréditée par ADP, le gestionnaire des aéroports de Paris est toujours rose foncé alors que les emballeurs utilisent un simple celllophane blanc ou noir. »
  • 3:00Fait
    « Il aurait découvert la combine par hasard un jour où il accompagnait son frère à l'aéroport. »
  • 4:00Fait
    « Pouvez-vous me dire combien vous donnent en moyenne vos clients ? »
  • 5:00Fait
    « Il peut me donner 10 centimes, je refuse pas. Je me donne 20 centimes, je le refuse pas. »
  • 6:00Fait
    « Sur les images de vidéosurveillance, ils l'ont repéré à plusieurs reprises effectuant des échanges d'argent avec un individu. »
  • 7:00Fait
    « Alors, comment expliquez-vous que lors de nos surveillances, on a vu vous remettre de l'argent ou l'inverse ? »
  • 8:00Fait
    « Vous aviez pas de valise jusqu'à là. Et qu'est-ce qu'il y a dedans ? »
  • 9:00Fait
    « Vous minimisez les choses à chaque fois, c'est votre ligne de défense. »
  • 10:00Fait
    « Vous prenez pour les jamb que vous venez une fois par semaine ou une fois par mois c'est pas vrai. »
  • 14:00Fait
    « Est-ce qu'il y a d'autres personnes à votre connaissance qui pratiquent comme vous cette activité ? »
  • 15:00Fait
    « Vous avez peur de lui ? »
  • 16:00Promesse
    « Si éventuellement la prochaine fois on recommence, là ça en parlera pas la même chose. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il est 6h du matin à la gendarmerie des transports aériens de Roissie. On va faire la surveillance sur l'aéroport. Tuoublie pas ton badge, j'ai tout ce qu'il faut.

Ça marche. On retrouve Franck, cet adjudant de 45 ans avec Laurent son adjoint 37 ans. Les deux hommes font partie des 200 gendarmes de la GTA en poste à Roissy Charles de Gaulle.

Allez, deux enquêteurs chevronnés qui s'apprêtent à effectuer un contrôle de routine dans le terminal 1 de l'aéroport. Ils ne le savent pas encore, mais cette surveillance va rapidement prendre [musique] une autre tournure et être le point de départ d'une affaire pleine de rebondissement. Pour ne pas compromettre l'opération, nous les suivons en caméra cachée.

On se sépare. Tu fais quel niveau ? en bas.

Incognito habillé en civil comme des passagers. Les deux gendarmes ont prévu de vérifier l'enregistrement des bagages sur différents points de l'aérogare. Et ils vont se concentrer sur les vols long courrier, là où il y a en général le plus de valises. [musique] Laurent, tu devrais rester en bas parce que il y a un vol qui nous intéresserait en en salle numéro 5.

Et Franck a eu du flair car quelques minutes plus tard, il est rappelé par son collègue. Oui. Non.

Ouais. Et ce qu'il apprend va bouleverser les plans des enquêteurs. J'ai Laurent donc qui qui est en l'étage en dessous a remarqué les agissements de de personnes qui qui paraît un peu surprenant.

Son collègue vient de remarquer un étonnant manège juste devant les comptoirs d'enregistrement. Ouais, c'est là-bas. Tu vois, il y a plein de paquet noir.

Tu vois les sachets noirs qui ? Ouais. Avec les deux hommes sont en train de discuter.

En plein milieu du hall, des individus proposent aux voyageurs d'emballer leur bagage avec des rouleaux de papier celllophan pour sécuriser les valises pendant le transport. [musique] Tu en as combien là ? compte au moins trois mais là sur 66 derrière moi en a pas mal et je sais pas qui qui fait quoi que je les ai pas emballé là. [musique] Des emballeurs clandestin en quelque sorte dispersés un peu partout il semblent plutôt bien organisés et se font clairement rémunérer pour leur services.

Étonnamment les échanges d'argent se font aux yeux de tous. Pour les gendarmes, cela s'apparent à du travail au noir. Une scène à peine croyable. sont comptoir, il y a pas d'uniforme et ils sont payés directement à la main par des passagers bien d'argent.

C'est comme un service en fait, il vous emballent leur bagage avec du scotch autour. C'est c'est surprenant parce qu'ils font ça comme devant tout le monde, devant les agents de d'escale, les services d'aéroport de Paris et même devant la société qui est qui est accrédité pour faire l'emballage quoi. Je suis sidéré.

Car emballer des bagages à la sovette est strictement illégal. [musique] Une seule société a l'autorisation officielle. Elle paye une redevance annuelle pour avoir des comptoirs dans l'aérogare et doit respecter des normes de sécurité.

Mais aujourd'hui, ces employés se retrouvent au chômage technique. Je m'aperçois que sur leurs emplacements de cette sociétélà, il y a aucune personne qui vient qui vient prendre leur services quoi. Les enquêteurs prennent cette affaire très au sérieux et en y regardant d'un peu plus près, un détail va attirer leur attention. [musique] On peut voir la différence entre ceux de la société qui est mandaté par ADP pour faire le C'est que leur film plastique est de couleur rouge rose enfin plus rouge clair quoi.

Et là je m'aperçois que c'est du fil du film transparent blanc voire noir. Effectivement, le film plastique de la société accréditée par ADP, le gestionnaire des aéroports de Paris est toujours rose foncé alors que les emballeurs utilisent un simple celllophane blanc ou noir. Et ce matin, les valises avec du celllopha blanc s'entassent sur les chariots.

Le business de ces emballeurs clandestins présumés semble bien rodé. Alors, les enquêteurs se demandent s'il ne s'agit pas d'un réseau organisé. c'est qu'il va falloir qu'on détermine s'ils agissent tout le seul ou si il y a un chef qui commande une équipe quoi.

Et là ce qu'on a vu ce matin, je peux pas le déterminer même si on a un nombre impressionnant de de de de gens qui qui qui effectuent ce service là. Pour connaître l'ampleur de ce trafic supposé, Franck et son collègue vont pouvoir compter sur un allié de poids, le système de vidéosurveillance de l'aéroport. [musique] Des dizaines de caméras qui tous les halls d'enregistrement de l'aérogare.

Cette vidéo va nous permettre d'établir d'une part l'heure à laquelle les individus seront arrivés sur terminal 1 et on va pouvoir également remonter un petit peu dans le temps. C'est voir si c'est la première fois que ces individus viennent sur la plateforme ou s'ils viennent régulièrement. Pour le savoir, les enquêteurs vont visionner toutes les images mises à disposition par l'aéroport.

Première étape pour Franck et son collègue, repérer le nombre d'emballeurs clandestins qui agissaient dans l'aérogar le matin même. Quoi on en compte là ? 1 2 1 2 Il y en a un tout à l'heure en blanc, je l'ai vu il accroupi, il a déjà ballé caché derrière trois.

L'autre qui vient de passer quelque chose, ça fait quatre. Donc déjà rien qu'au niveau à ce niveau-là, on en a déjà quatre. Et voilà avec des sacs. [musique] Sur d'autres extraits, les gendarmes identifient six autres emballeurs à la sovette. [musique] En tout, il serait une bonne dizaine à alpaguer les clients dans cette zone du terminal 1. [musique] Ils sont tous groupés au même endroit, donc ça veut dire qu'ils se connaissent tous.

Donc, on peut se poser la question de savoir s'ils agissent en groupe, c'est-à-dire [musique] presque une bande organisée, quoi. Pour les enquêteurs, la piste du réseau se précise [musique] et en observant la façon de faire de ces individus, de nouveaux éléments vont venir conforter leurs soupçons. [musique] Ah, ils mettent leur matériel dans les valises.

Donc, ils récupèrent les rouleaux dans les valises. On constate que tout ils ont tous le même apparemment ils ont tous le même mode opératoire, c'est qu'ils ont chacun un chariot avec des valises et dans ces valises-là, ils ont leur matériel euh pour effectuer l'emballage de de de des des des bagages des passagers, quoi. [musique] La conviction des enquêteurs est faite.

Ils auraient bien affaire à une filière organisée de travailleurs illégaux, des individus qui n'en seraient pas à leur coup d'essai. [musique] Mais impossible pour l'instant de savoir qui est leur chef. On voit bien que c'est pour la première fois qu'ils le font.

Donc effectivement, on peut on peut se mettre en idée que ça fait plusieurs fois qu'ils viennent sur l'aérogarin. Pour avoir la certitude qu'il s'agit bien d'un réseau organisé, les deux enquêteurs vont donc décortiquer les images des jours précédents. Voir même temps.

Tu as remonté une semaine avant ? Une semaine avant voir le même jour. Ben on regarder ça.

On vérifier ça. Et la vérification ne tarde pas à porter ses fruits. Oh là là là.

Excuse, excuse-moi. Oh là là. Hop là.

Bonjourant. Ah bah le même la même tenue vestimentaire. Ouais.

Bon allez allez. Voilà je me b oui ça c'est du caractéristique ça. On peut dire que c'est les mêmes.

Allez ça qui emballe. Regarde-moi la bagage. En éplhant des dizaines d'heures de vidéos, Franck et Laurent vont s'apercevoir que ce groupe d'individus s'installe chaque jour au terminal 1 depuis des semaines et que leur technique semble bien au point.

Donc 5h 5h50 pour ta personne. Vas-y avance un peu. Ouais donc à 6h du matin il commence déjà 6h ça arrive.

On constat sur les vidéos qu'ils arrivent en général vers 6h du matin et ils repartent avant midi. Ils empruntent le CDG Val. Après CDG Valieurs possibilités.

Soit ils ont garé stationné un véhicule au niveau du parking ou alors ils prennent le R au niveau de Ro des individus qui emprunte toujours le même chemin pour quitter l'aérogare. Ils prennent le train de l'aéroport qui relie chaque terminale à la gare RER. Mais impossible de savoir ce qui se passe après en l'absence de caméra. [musique] Après ce qu'il a vu ce matin, Franck est convaincu d'être confronté à un trafic de grande ampleur.

C'est impressionnant au niveau du nombre de de personnes, au niveau du nombre de bagages qui traitent et ils ont peur de rien. Ils font ça naturellement si on peut dire. Pour eux c'est naturel.

Les vidéos ont livré quelques indices mais pour l'instant impossible de savoir qui sont ces individus ni d'où ils viennent. [musique] Alors pour en apprendre davantage, les gendarmes comptent interroger ce qui le côtoi à tous les jours. Les employés de l'entreprise accrédités pour emballer les bagages et Franck et son collègue ne vont pas tarder à découvrir que l'affaire est bien plus grave qu'il ne l'imaginait. [musique] [musique] De jours plus tard à la gendarmerie des transports aériens de Roissie.

Bonjour. Bonjour. Les enquêteurs ont convoqué le directeur de la société d'emballage officiel de l'aéroport.

Il est accompagné par un employé qui travaille sur l'un des comptoirs du terminal 1. Le chef d'entreprise est ravi que les gendarmes s'intéressent à son affaire car il aurait alerté l'inspection du travail quelques mois plus tôt sans résultat. Ils se mettent littéralement sur nos point de des fois pour emballer.

Ils viennent prendre clients dans la file d'attente. Des délinquants qui auraient fait de l'aérogar leur territoire. Et pour la société qui facture 10 € pour emballer un bagage, les pertes d'argent seraient déjà colossales.

Concrètement, vous avez chiffré tous les mois, vous êtes en perte, vous avez estimé une perte 20000 € par D'accord. début 2014 me souvien sur les 100 120 bagages du matin et aujourd'hui on se retrouve des fois à 7 bagage pas plus la société tourne aujourd'hui au ralenti mais continue à payer une taxe élevée pour rester dans l'aéroport et il y a plus inquiétant encore. C'est une perte de chif d'affaires et c'est surtout d'un point de sécurité pour salariés.

C'est un seul problème s'ils se font harceler, ils se font intimider. Moi j'ai des femmes qui sont faites suivre en fin de service dans les ascenseurs, sur les parkings où il font d'intimidation. Euh oui, on a une qui avait porté plainte pour menace de mort et il y a des personnes qui refusent purement son d'aller travailler là.

Mais ça au niveau du du terminal des individus visiblement agressifs qui agiraient en totale illégalité. Le chef d'entreprise attend avec impatience une intervention des gendarmes. C'est volant.

C'est volant parce que nous on s'est battu pour avoir un contrat avec l'aéroport. On a investi énormément dans nos points de vente, on a dans la formation de notre personnel et quand on voit des personnes qui arrivent comme ça euh en zone publique s'installer comme si de rien n'était et le faire aux yeux de tout le monde, euh il y a une incompréhension, c'est certain. Grâce à ce témoignage, les enquêteurs savent désormais que ces emballeurs illégaux seraient installés dans l'aéroport depuis bien plus longtemps qu'il ne le croyaient.

Le problème sera réglé dans les jours qui viennent s'en occupant les doigts. Merci encore. C'était des personnes qui seraient menacées physiquement depuis des mois.

Une entreprise qui pourrait mettre la clé sous la porte. L'affaire devient prioritaire pour les gendarmes avec un premier objectif, identifier les membres de ce réseau supposé d'emballeur clandestin. Sur les images vidéos, difficile de distinguer leur visage.

Alors, pour obtenir des détails sur ces individus suspects, ils vont se concentrer sur les passagers, ceux qui payent, pour se faire emballer leurs bagages. Et ils vont découvrir qu'en plus d'être organisé, ce business serait extrêmement rentable. Quelques jours plus tard, au petit matin, Franck et son collègue Laurent se retrouvent dans leur bureau à Roissi.

Ils ont décidé de se rendre une fois encore au terminal 1 pour observer le manège des emballeurs clandestins présumés. Avec une caméra cachée dans son sac à dos, Laurent compte filmer de près les individus en plein travail. Ce matin, les enquêteurs veulent ainsi repérer des voyageurs qui se font alpaguer et pouvoir les interroger.

Le but de cette opération ce matin, c'est de déterminer le prix que peut proposer les emballeurs au passagers et en même temps de connaître plus ou moins le le la manière d'opérer notamment sur le la façon dont ils ont été abordés. Les passagers seront entendus en tant que témoin. [musique] Il ne risque aucune poursuite.

Lorsqu'on va identifier un client, donc on va se présenter en salle d'embarquement et on a un questionnaire tout près. Euh bon, pas plus de 5 si questions. Ah oui, avant toute chose, les enquêteurs vont s'assurer que les emballeurs sont bien sur place.

On fait un petit tour avant. On déjà vérifié pour ne pas éveiller les soupçons, Franck et Laurent se séparent. Nous les suivons en caméra cachée. [musique] Rapidement, il retrouve le groupe d'emballeurs clandestins présumés.

Et à cette heure matinale, les affaires vont déjà bon train, mais impossible de rester à proximité parce que son espace restreint est tout en tout en cercle quoi. Donc il faut qu'on reste assez éloigné et qu'on surv de loin sans pour autant se faire se faire remarquer ce qui est pas évident. De son côté, Laurent se poste à l'autre extrémité du hall.

D'ici il va pouvoir observer les agissements des vendeurs à la sovette. sans être vu et filmer toute la scène avec sa caméra cachée. Et très vite, il repère une cliente.

Il y a une passagère, une petite dame à priori, il y a le l'individu qui a pris son bagage sur le chariot et qui justement qui est en train d'emballer en ce moment le bagage. Elle s'est fait emballer trois bagages, elle a donné un billet, il de l'argent qui était J'ai vu une transaction. Pas de doute, il s'agit bien d'une cliente qui a payé la prestation de la main à la main.

Aussitôt, Laurent contacte Franck pour lui signaler. Après avoir repéré la destination de cette voyageuse, les deux enquêteurs décident de l'attendre en salle d'embarquement pour pouvoir l'interroger avant son départ. Bonjour.

Merci. Le vol de la passagère décolle dans moins d'une heure. Elle devrait donc arriver d'un moment à l'autre.

Les enquêteurs se dirigent tranquillement vers la porte d'embarquement et tout un coup là. Bonjour Marie, on est dans une enquête judiciaire. D'accord.

Voilà. Sur du travail qui est effectué à l'intérieur de l'aéroport. D'accord.

OK. On vous a suivi depuis le début. D'accord.

Euh et on on s'intéresse sur les personnes qui emballent les bagages avec le film transparent. D'accord. D'accord.

Voilà. On sait que vous ils vous ont fait des des bagages. Vous en emballé deux ou trois.

On peut se mettre à part. On vous fera pas rater l'avion, vous inquiétez pas. Première étape, rassurer la passagère et la mettre en confiance pour qu'elle suive les gendarmes sans réticence.

Franck et son collègue espèrent bien obtenir des informations précieuses sur leur suspects et ils le savent, ils n'ont que peu de temps. La personne vous a costé et comment s'est présenté à vous comme sur cette service ? Il m'a dit c'est nous qui un ballon.

Voilà déjà qui m'a aidé à poser c'est la première fois me suis pas trop posé de question. Des emballeurs à la Soviette qui se font passer pour des travailleurs officiels dans l'aéroport. Et au fil de la discussion avec la jeune femme, les gendarmes récoltent de nouveaux éléments sur le mode opératoire.

Et au départ, il vous a proposé un tarif ou le tarif ça a été en bas quelque arrivé avant l'embarquement. On m'a parlé de 7 € la valise. 7 € la valise, soit 3 € de moins que la société [musique] accréditée.

Dans ces conditions, pas étonnant que l'entreprise officielle n'ait plus de client et parfois les tarifs pratiqués sont encore plus bas. Combien vous avez payé alors en réalité ? 10 € 5 €.

D'accord. Pour les deux bagages vous avez donné 10 €. OK.

Il a rien dit sur le fait que vous ayez payé moins que ce qu'il vous proposit au départ parce que mettons c'était 14 € les deux. Voilà. Il vous a rien dit.

Au fait il m'a dit moi je lui ai dit parce que j'avais de billets de 5 € j'ai D'accord. J'ai juste j'ai juste cette moyen pas dérangé. Ça l'a pas dérangé.

Ça l'a pas dérangé. Son avion ne va pas tarder à partir. Il faut mettre fin à l'interrogatoire et lui faire signer sa déposition.

Merci beaucoup. Au revoir. Les gendarmes connaissent désormais le prix facturé par les vendeurs à la Soviette.

Mais combien de bagages traitent-ils par jour ? Pendant que Franck continue d'auditionner des passagers, son collègue Laurent va tenter d'estimer leur recette journalière. Direction la zone de tri des bagages, là où les valises transitent avant d'être chargé dans l'avion.

Ici, c'est relativement intéressant parce que ces individus peuvent pas nous voir. On peut compter tranquillement les bagages qu'ils sont en train de faire et on les verra descendre et arriver sur le carousel et on a plus qu'à les compter. On aura un chiffre exact sur les quantités de bagages qui peuvent effectuer.

Parfaitement positionné, l'enquêteur va comptabiliser tous les bagages emballés avec du celllophane blanc ou noir utilisé par les travailleurs illégaux. Car souvenez-vous, les bagages emballés par la seule société accréditée dans l'aéroport sont eux emballés avec un film étirable rouge. Les minutes passent, les bagages afflu et les premiers résultats sont sans appel.

Alors, actuellement, nous sommes à 36 bagages euh sous fétirable et aucun bagage de la société autorisé à le faire. C'est quand même un nombre assez important de bagages. 36 bagages en 20 minutes, c'est quand même assez énorme comme comme agent.

Sachant que c'est 5 ou 7 € le prix du bagage, on peut faire le calcul. C'est quand même c'est important. En 20 minutes, c'est rentable. 250 € environ ont seulement 20 minutes.

Si ça continue, la société accréditée par l'aéroport n'aura plus qu'à fermer boutique. On peut dire vu les chiffres, ils sont en train de prendre le marché quoi. Effectivement, il y a une concurrence totalement déloyale par rapport à la cité autorisé à le faire.

Ils font ça sur place, ils payent pas de charge. Enfin, c'est c'est tout benef pour pour ces individus. Ce matin, les gendarmes ont repéré que les vendeurs à la Sovette ciblaient un vol en particulier à destination de l'Afrique.

Toutes les valises concernées sont maintenant arrivées en zone de tri. Pour l'enquêteur, c'est l'heure du bilan. Vo, on arrive à la fin du vol.

Là, au total sur 263 bagages, on a eu 136 bagages traités par nos individus là-haut. Un bagage sur deux a été emballé par les travailleurs clandestins présumés. À raison de 7 € par balise, la recette de la matinée s'élèverait à plus de 900 €.

Selon les enquêteurs, l'addition pourrait atteindre jusqu'à 12000 € par semaine. De retour au bureau, Laurent veut exploiter sans attendre les images tournées avec sa caméra discrète. Car souvenez-vous, ce matin, l'enquêteur a pu se positionner à proximité des prétendus vendeurs à la sovette afin de pouvoir reconnaître leur visage.

En passant, on visionne toutes nos toutes nos vidéos et puis il y a peut-être des photos, des images qui nous intéressaient quand ils vont mettre quand ils vont emballer des bagages lorsqu'ils vont lorsqu'ils seront peut-être regroupés. On va peut-être avoir on verra. Je vais visionner tout ça puis prendre toutes les photos qui m'intéressent.

Grâce à ces images, Laurent espère pouvoir isoler plusieurs visages, ce qui était impossible avec la vidéosurveillance de l'aéroport. Une étape essentielle pour la suite de l'enquête. On va s'habituer à les voir.

On va on aura des photos des angles différents de ces personnes et puis quand on sera dans le terminal, on pourra les reconnaître vraiment plus facilement. On sera on se prendra dans le question. Pour la première fois, les gendarmes disposent de plusieurs clichés de leur suspect.

Mais les enquêteurs le savent, le plus dur reste à faire, mettre un nom sur ses visages. Qui sont les membres de ce réseau présumé qui sème le trouble dans l'aéroport ? Pour le découvrir, les gendarmes vont mettre en place une stratégie bien particulière, organiser des surveillances quotidiennes.

Un petit nombre de personnes, ça en fait combien ? Pour la première fois, les gendarmes disposent de plusieurs clichés de leur suspect. Mais les enquêteurs le savent, le plus dur reste à faire, mettre un nom sur ses visages.

Qui sont les membres de ce réseau présumé qui sème le trouble dans l'aéroport ? Pour le découvrir, les gendarmes vont mettre en place une stratégie bien particulière, organiser des surveillances quotidiennes. Un petit nombre de personnes, ça en fait combien ?

À Roissi, dans les semaines suivantes, les gendarmes intensifient leurs investigations sur le réseau d'emballeur à la Soviette qui aurait envahi le terminal 1. Chaque jour, Franck et son collègue Laurence se relaisent sur le terrain. Grâce aux photos qu'ils ont prises, ils vont surveiller leur suspect 24h sur 24 en espérant qu'ils fassent un faux pas, en retirant de l'argent dans un distributeur par exemple ou en payant dans l'une des boutiques de l'aéroport.

Ce qui permettrait aux enquêteurs de récupérer un numéro de carte bancaire et donc une identité. La piste est mince mais au bout de quelques jours, leur patience va finir par payer. Fran !

Ouais, je viens de terminateur et euh j'ai vu un des gars qui emballait les bagages. Il est sorti un mec qui est sorti du groupe qui était qui s'est dirigé vers la poste. Il est resté environ 5 minutes et après euh il est sorti avec un un une feuille à la main.

Il s'est redirigé vers le groupe et j'ai profité quand il est parti là-bas. J'ai pris une petite photo de lui. Regarde là, il a la poste.

Il faut que tu vois l'agent de la poste et on fait une réquise et puis on demande tous les documents qui ont été effectués dans le temps dans la tranche d'horaire en question. Ouais. Donc c'est avec une réquisition, les employés de la poste sont tenus de transmettre aux enquêteurs tous les éléments dont ils disposent.

Les suspects viennent-ils de commettre leur première erreur ? s'il a fait une opération bancaire comme un retrait ou un dépôt ou même des des transferts d'argent au STER Union par exemple avoir une identité parce qu'ils sont obligés de présenter une pièce d'identité. Donc déjà ça nous fera une première piste pour avoir une identité sur l'un des individus qui qui embolle les valises.

Une demi-heure plus tard, Laurent repart avec la réquisition en main. Direction le bureau de poste de l'aérogare. Il veut présenter au plus vite la photographie de l'individu à la personne qui était présente ce matin à l'accueil.

Ça s'est passé il y a très très peu de temps. J'ai repéré qu'il y avait pas trop de monde non plus qui allait à la poste. Donc je pense les grandes chances elles s'en souviennent quand même.

Le gendarme le sait, cette première piste pourrait donner un coup d'accélérateur à l'enquête. Pour nous, c'est un moment important parce que on a on a beaucoup de visage mais on a aucun nom. Donc on a peut-être une chance de récupérer une identité.

Donc la poste là, c'est ça au bon moment. Pour ne pas compromettre l'opération, notre caméra reste dehors car à l'intérieur du terminal, les emballeurs clandestins présumés sont toujours à l'œuvre. Pas question de se faire repérer.

Une demi-heure plus tard, Laurent réapparaît. Le sourire aux lèvres. Voilà, c'est une super nouvelle.

La personne de la poste se souit très très bien de cet individu. Euh, il est venu en fait, en fait, il a touché de l'argent, il a récupéré de l'argent par un Western Union. Donc c'est une bonne nouvelle au moins une identité quoi.

C'est c'est parfait. Après plusieurs semaines d'investigation, les gendarmes disposent enfin d'un nom dans cette affaire. L'enquête vient de connaître une avancée considérable.

Laurent est pressé de partager cette bonne nouvelle avec son collègue. Tu es revenu ? Et oui, elle s'en souvenit.

Le nom de la personne qui est venue à la poste. C'est celui-là. C'est bénéficiaire.

C'est lui. Maintenant, on a le nom, on va pouvoir le passer. On va le passer au tage déjà.

On voir s'il est connu. Le tage, le traitement des antécédents judiciaires, un fichier qui regroupe tous les auteurs d'infraction. Si l'individu est fiché, Laurent en saura un peu plus sur lui.

Problème sans déposer plainte pour l'effet de violence réciproque suite à un différent à cause du tarif de l'embargage de bagage. C'est marrant ça. Souvent possible ce soit un passager qui se soit plein du travail effectué par par les intéressés là l'individu qu'on a identifié et que le tarif le plus dépoi.

Incroyable ! L'homme âgé de 30 ans que nous appellerons Mousa a déjà été arrêté dans l'aéroport pour une affaire d'emballage de valise justement. Un différent qui aurait mal tourné.

Les enquêteurs en savent maintenant davantage sur cet homme aux antécédents violents. Mais s'agit-il du leader supposé des emballeurs clandestins de valise ? Les gendarmes l'ignorent encore.

Cet individu est désormais leur suspect numéro 1, le seul nom dont il dispose pour l'instant dans cette affaire. Les gendarmes espèrent maintenant compléter l'organigramme du réseau en tentant d'identifier tous les autres membres. Puis tu me tiens au courant après.

D'accord. À la recherche de nouveaux indices, il se replonge dans les images de vidéosurveillance. Et en scrutant chaque détail, ils vont faire une nouvelle découverte.

Encore un billet. Qu'est-ce qu'il fait le poche. Poche.

Il est en train de prendre dans son sac, il prend un roue infimé tirable. Le passager son bagage, il Ouais, tout à fait. Il prendim tirable.

Et juste à côté sur le chariot, des chemises sont étrangement empilées. Il quoi tes vêtements s blister ? Ça c'est pour passager ça.

Non, c'est pas passager ça. Des vêtements sous blister qui appartiendraient à l'emballeur clandestin présumé. Ce qui est assez intrigant, on voit sur le chariot qui appartient un individu qui qui emball les bagages qui il a en fait des vêtements sous blister.

Le passager qui est à côté qui regarde l'individu qui qui a l'air de ronger le sac du passager. Je sais pas ce qu'il fait. Et soudain, il met dans sa valise.

Le passager prend les vêtements sous blister qui a amené l'individu là. Il les met dans sa valise. Ils sont en train de de bruit la valise de vêtements.

Bah à première vue, ils utilisent des passagers pour faire aussi du transport gratuit quoi. D'autres passagers embarqueraient en plus de leur bagage personnel des cabas entiers. ces gros sacs rayés caractéristiques des vols à destination de l'Afrique du trafic de fret en quelque sorte [musique] qui permettrait d'acheminer des marchandises sans payer les droits de douane.

Les enquêteurs se retrouvent désormais avec deux affaires. L'une concerne l'emballage clandestin de bagage par des travailleurs au noir installés dans l'aérogare. l'autre, un trafic de fret orchestré par ces mêmes individus qu'il soupçonnent de se livrer à l'exportation illicite de marchandises.

Les gendarmes ont désormais une deuxième piste à creuser dans leur enquête, mais toujours un seul suspect identifié. Alors, ils vont passer à la vitesse supérieure et mener une opération de terrain bien connue des services d'enquête. Le lendemain à Roissi, Franck et son collègue Laurent prennent la direction du terminal 1.

Aujourd'hui, pour faire progresser l'enquête, ils ont prévu de prendre en filature le groupe de prétendus vendeurs à la Soviette. La filature va nous permettre si jamais ils viennent avec des véhicules d'identifier les véhicules avec les numéros d'immatriculation et par numéro d'immatriculation d'identifier le propriétaire des véhicules. Car souvenez-vous grâce aux vidéosurveillances les gendarmes savent que les emballeurs clandestins supposés quittent l'aéroport en empruntant le CDG Bal, le train qui relie le terminal à la gare RER.

Les enquêteurs pensent que leurs suspects descendent au Terminus à l'arrêt Roi Sipul. On est mis l'hypothèse nous à notre niveau qui peuvent s'arrêter sur Roi Sipol parce que c'est là où il y a le plus de moyens de de locomotion comme le RER, les bus véhicules qui peuvent venir les chercher carrément sur la guerre aurière de de l'aéroport. Une fois arrivé au terminal 1, nous nous rééquipons de notre caméra cachée.

Laurent reste sur place pour surveiller les vendeurs à la Soviette et prévenir Franck dès qu'ils quitteront l'aérogare. Ouais, c'est pour te dire qu'ils sont tous en bas. Ils sont là.

Je suis discret, je bouge pas, je me fais pas voir parce qu'ils passeront devant moi de toute façon et je les verrai forcément passer. Franck de son côté va se poster à Roi Sipul en empruntant le train de l'aéroport justement 10 minutes plus tard il arrive à destination. Dès qu'il partent, tu me donnes le fet mais tu dis combi Le gendarme cherche un emplacement stratégique.

Il se positionne finalement en hauteur pour observer tous les passagers qui descendent du train et pouvoir repérer rapidement les emballeurs quand ils arriveront. De son côté, Laurent continue à surveiller les suspects, mais visiblement aujourd'hui, ils ont décidé de faire des heures supplémentaires. Une fouchette entre 11h 11h30 mais bientôt 11h30, ils sont toujours pas partis.

Est-ce qu'il pas rester encore que prévu ? Vi voir. Après une heure d'attente, la patience des gendarmes est finalement récompensée.

Laurent, tu me dis il y en a c qui Ça y est, cinq individus sont montés à bord du CDG Val. Franck se tient en alerte. Quelques minutes plus tard, un train entre en gare et l'enquêteur ne met pas longtemps à repérer les suspects.

Ils arrivent, ils sont le cad avec les deux sacs sud africains. Il pren des escaliers au bout làbas. À peine arrivé, le groupe d'emballeurs présumés se sépare.

Franck décide de suivre ces trois individus qui se dirigent vers la sortie et en passant à côté d'eux, il va immédiatement reconnaître cet homme en veste orange. Il s'agit de Moussa, le vendeur à la Soviette que les enquêteurs ont réussi à identifier et qui pourrait être le leader du groupe. Très vite, les suspects se dirigent vers un parking situé derrière cet hôtel.

Ils sont en rentré. J'essayie de les attendre à l'extérieur pour les prendre en photo. Comme Franck l'imaginait, les emballeurs présumés sont partis récupérer un véhicule.

C'est une bonne nouvelle pour l'enquête. Il n'y a plus qu'à attendre pour repérer leur plaque d'immatriculation. La voiture passe juste devant Franck.

Le point de vue est idéal pour prendre en photo la plaque d'immatriculation. Exactement ce qu'il recherchait. Ce matin, notre filature a été très positive.

On a identifié un véhicule avec un numéro d'immatriculation. Donc ça va nous permettre de connaître le propriétaire. Retour à la brigade.

Il n'y a pas de temps à perdre. Les gendarmes veulent aussitôt analyser les photos du fameux véhicule vert. [musique] Le numéro là.

OK. Tout leur matos est dans le est dans la voiture et puis les trois sont montés dedans. Mais à qui appartient cette camionnette ?

Les enquêteurs espèrent qu'ils vont pouvoir trouver un deuxième nom dans cette affaire. Pour cela, il consulte le fichier national des immatriculations de véhicules, le CIV. C'est le même la même identité que celui qu'on a identifié.

Norm de naissance. Celui qui a retiré de l'argent à l'imposte là. C'est ça exactement.

La voiture appartient à Moussa, leur principal suspect. l'homme qui portait une veste orange à la sortie de l'aéroport et que Franck avait reconnu ce matin lors de sa surveillance. Décidément, tous les indices convergent vers cet individu.

Le seul emballeur clandestin présumé identifié par les enquêteurs pour l'instant. Ils en sont désormais persuadés. Il s'agirait de la tête pensante de toute cette organisation.

Donc effectivement cet individu nous intéresse. ce soir, on va faire un peu de recherche sur internet pour voir ce qu'on peut trouver sur lui et les deux gendarmes vont tomber sur un élément plus que troublant et qui aurait créé cette personne a créé une société qui s'appelle Fred dont sa domiciliation c'est à clich et son activité déclarée c'est commerce de gros non spécialisé [musique] Du commerce de gros comme par hasard. Un indice de plus qui conforte les enquêteurs dans leur hypothèse.

Ces emballeurs clandestins se seraient spécialisés dans l'exportation de marchandises. On va vérifier cette adresse. Alors déjà l'adresse existe.

Peut-être une piste pour savoir où les marchandises destinées à l'export entreposé. [musique] Mais malheureusement les gendarmes vont vite déchanter. On s'aperçoit qu'en fait cette société ou des boxes et sert de domiciliation à des entreprises, c'est-à-dire de boîtes aux lettres ou de bureau.

Une adresse qui serait une simple boîte aux lettres pour brouiller les pistes sans doute. Tout cela ne semble pas [musique] très légal. Les enquêteurs en sont persuadés.

Leur principal suspect serait au cœur d'un trafic d'import export car tous les indices convergent vers lui. [musique] Un versement d'argent par Western Union qui lui est directement adressé et une camionnette verte enregistrée au nom de ce même individu. [musique] Alors, les gendarmes vont se concentrer sur cette camionnette verte et rester à l'affue de tous ces étranges va [musique] et viens.

Dès le lendemain, ils vont éplucher une fois encore les images de vidéosurveillance de l'aéroport pour repérer le véhicule lors de son arrivée au terminal 1. Et en surveillant la porte la plus proche du hall où s'installent les emballeurs clandestins, voilà ce qu'ils vont découvrir. pour l'arrivée du effectivement dès 5h du matin leur principal suspect remplit deux cadis entiers de colis.

Ils sont très chargés quand même. Et puis le visage de ce de ce passager n'est pas inconnu, c'est sûr. Il fait partie du groupe.

Il y a pas photos ils sont chargés. Donc c'est pour ça que sur ce véhicule, on peut y mettre pas mal de marchandises. On voit très bien la manière d'opérer.

On c'est assez c'est assez bien organisé, c'est bien fait hein. Et régulièrement Laurent retrouve Moussa, le leader supposé qui semble bien gérer les finances du groupe. Il y a une remise d'argent là, je sais pas qui c'est. [musique] Le principal suspect semble toujours accompagné d'un bras droit quand il est dans l'aérogare ou lors de ses déplacements en voiture.

Alors pour savoir de qui il s'agit, les gendarmes vont trouver une petite astuce. Une semaine plus tard, Franck et Laurent ont demandé à des collègues d'organiser un contrôle routier à la sortie de Roissie pour intercepter la camionnette verte. Alors, impeccable.

Impeccable, s'est bien passé. Très bien. Visiblement, cette ruse n'a pas éveillé les soupçons des suspects.

Une capacité combien de vestin cuir et l'autre avec la casquette. Ouais. Un individu avec une casquette.

Un élément distinctif que les enquêteurs connaissent bien. Alors ça c'était le conducteur. Voilà.

Donc ça c'est on va mettre un grand. C'est bien. Voilà donc ça c'est le conducteur.

Ouais c'est bien lui. Il s'agit bien du principal suspect. l'organisateur présumé de ce réseau d'emballeur clandestin supposé.

Et donc le passager, bon la photo c'était comme ça aussi. Euh ah vu que c'est une photocopie euh c'est très compliqué quoi. Une simple photocopie de demande de renouvellement d'un titre de séjour.

Cette fois, les gendarmes ont une nouvelle [musique] identité, mais la photo est illisible et un détail les intrigue. Tu vois, même là, c'était plié donc là, tu as pas de numéro dossier. Moi, c'était comme ça.

Les suspects semblent tout faire pour compliquer la tâche des enquêteurs. Ça fait bizarre. Ouais.

Ouais, c'est bizarre. S'agirait-il d'un document frauduleux ? C'est le tampon.

On l'impression cette photo qui est rajouté. Ouais. L'individu contrôlé par les gendarmes correspond-il au només sur cette photocopie de mauvaise qualité ?

Pour en savoir plus, Franck et son collègue Laurent vont devoir regagner leur bureau au plus vite pour poursuivre leurs recherches. Salut, merci. Les deux enquêteurs vont contacter les services de la préfecture qui ont le dossier du passager du véhicule. pour savoir si ce document photocopié remis au gendarme était bien à lui. [grognement] C'est le passager qui nous intéresse.

On va se fixer un peu sur le passager, voir qui il est, si on le connaît sur nos dans nos fichiers et puis et puis par rapport à la photo, on essay d'avoir d'autres renseignements sur lui. [musique] Quelques instants plus tard, retour dans les bureaux de la GTA. Les deux gendarmes vont solliciter officiellement la préfecture.

On va récupérer le dossier complet et puis on aura une copie, je pense couleur correcte du visage de de la personne et on verra si c'est bien des personnes que l'on voit sur sur le l'aéroport. Et au bout d'une heure, l'enquêteur reçoit sa réponse. Donc là, on a une photo complètement exploitable, bien visible.

On et sa tête rien que à le voir. Oui, effectivement, il fait partie des individus. Ça, j'en suis persuadéement.

Pour en avoir le cœur net, Laurent consulte aussitôt le dossier où sont répertorié toutes les photos accumulées au fil des semaine d'enquête. Ça c'est lui. C'est lui.

Voilà. Je savais que pas de doute là. Ah, j'ai aucun doute.

Plus flou cette photo mais il est juste à côté de l'homme contrôlé ce matin par les gendarmes et le principal suspect semble inséparable. Il serait manifestement l'un des piliers du groupe d'emballeurs clandestins présumés. Il est ici avec des billets dans la main.

Désormais, les enquêteurs disposent de deux identités précises. Moussa, le suspect numéro 1, le leader présumé et un deuxième individu fortement soupçonné d'être son bras droit. Et ce n'est pas tout, car lors du contrôle routier de la matinée, les gendarmes ont vu partir certains emballeurs à bord d'un deuxième véhicule, une voiture grise dont les enquêteurs ignoraient l'existence.

La surveillance a été a été plus que bénéfique puisque du coup on peut identifier un deuxième véhicule. Donc nous voyons là avec un numéro 10 mat. Alors, quel serait le rôle de cette nouvelle voiture dans le trafic des emballeurs clandestins présumés ?

À qui appartient-elle ? Après vérification rapide dans le fichier national, les enquêteurs disposent d'un nom et d'une photo. On a l'identité du propriétaire du véhicule, d'origine camerounaise.

On a son adresse. C'est pas un individu qu'on surveille sur l'aéroport là comme ça. Non, il me dit rien.

Un homme qui ne figure apparemment pas sur les images de vidéosurveillance de l'aéroport. Est-ce que c'est vraiment le propriétaire du véhicule qui vient sur le terminal 1 ou est-ce qu'il prête son véhicule à une tierce personne ? Et ça ça va venir pour nous assez intéressant de connaître vraiment l'identité exacte de la personne qui vient au terminal 1.

Donc on fera ça, on a d'autres investigations à faire sur cette les gendarmes veulent à tout prix savoir qui était au volant de cette voiture mais pas seulement. Je pense que ce qu'il va falloir qu'on fasse maintenant, c'est vraiment de les suivre pour savoir où ils habitent réellement. Là, ça devient important.

L'objectif pour les enquêteurs, découvrir l'éventuel repère des emballeurs, là où ils entreposeraient leur marchandises avant de venir les écouler sur Roissi. Mais les choses ne vont pas tout à fait se passer comme prévu. Dès le lendemain, Franck et son collègue Laurent décident de partir en filature à bord de ce véhicule banalisé.

Ils se rendent près du parking où les emballeurs clandestins présumés ont l'habitude de stationner [musique] pendant leur travail au terminal 1. On va essayer de se mettre proche de la sortie pour prendre en filature un des deux véhicules le premier qui sortira. Car souvenez-vous, lors d'une surveillance, Franck avait repéré un parking près de la gare RER où les suspects semblent avoir leurs habitude.

Après des mois d'enquête, les gendarmes connaissent parfaitement le manège quotidien des emballeurs. En général, il quitte toujours l'aéroport à ces heureslà quoi. Donc on a plus qu'à patienter un tout petit peu.

Aujourd'hui pour eux, c'est un peu l'opération de la dernière chance car ils le savent. Bientôt, ils devront mettre fin à leur surveillance et stopper net l'activité des emballeurs qui sévissent sur l'aéroport. Une demi-heure plus tard, un véhicule bien connu quitte enfin le parking pour s'engager dans la circulation.

Hop, on direction à tout droit. Il s'agit de la voiture grise, le deuxième véhicule utilisé par les emballeurs clandestins présumés. Franck se lance aussitôt à sa poursuite.

Pas question de se faire distancer. À l'heure actuelle, c'est le seul moyen qu'on a pour pour connaître leur véritable adresse. Grâce à cette filature, les gendarmes contre repéré les lieux en vue des perquisitions à venir car à terme, ils espèrent pouvoir saisir de la marchandise au domicile des suspects.

Mais soudain, il tournent. Ouais. Où ça ?

Il a pris à droite sur l'aérogor ou l'aérérogar. Au lieu de quitter l'aéroport, le conducteur fait demi-tour. Qu'est-ce qu'il y a à faire ici après ?

Ah, il va peut-être chercher les bagages, hein. Le véhicule va-t-il récupérer du matériel d'emballage ou de la marchandise ? Vient-il chercher des complices ? voiture qu'on a suivi s'arrête au terminal 1.

Il a pris côté taxi. On va attend qu'il sorte là. Il va sortir là.

Il va sortir là. Les enquêteurs se postent discrètement à la sortie du terminal 1. Mais difficile pour eux de pouvoir surveiller toutes les voies d'accès à l'aérogare.

La surveillance se complique. Les files, c'est pas facile parce que jouer avec ce qu'ils font. En plus de ça, il faut qu'on fasse par rapport à la configuration des lieux pour les suivre pour les surveiller.

Alors encore une nouvelle fois, on a beaucoup de visu. Quelques minutes plus tard, coup de chance, la voiture grise quitte le terminal sous leurs yeux. Franck la prend aussitôt en chasse.

Mais bizarrement, le véhicule s'arrête quelques mètres plus loin ici à gauche sur le côté. Les emballeurs cherchent-ils à semer les gendarmes ? Jusqu'à maintenant, on s'est rendu compte que les intéressés sont assez méfiants, notamment quand il quittent l'aérogare.

Finalement, la voiture grise réapparaît et la filature peut reprendre. Pendant une demi-heure, les enquêteurs restent à distance en essayant de ne pas perdre le véhicule des yeux. C'est pas là devant là sur la fête de gauche, j'ai l'impression.

Ouais, c'est pas simple avec le flot de circulation. Tout en faisant attention, on va occasionner un accident là. Mais très vite à l'approche de la capitale, le trafic s'intensifie.

C'est petit bonheur la chance surtout dans le périf parisien avec toutes les axes de sortie, toute la circulation. Je la vois plus. On a perdu de vue.

Perd de vue, je la vois plus. Pas de chance aujourd'hui. Les enquêteurs doivent rebrousser chemin.

La filature, c'est un bonus de plus, une enquête mais bon, ça marche ou ça marche pas. Et là aujourd'hui, malheureusement, on n pas ça pas marché. Cette affaire commence à mettre les gendarmes à bout de ner.

Après plusieurs mois d'investigation, leur enquête patine. Ils ont obtenu deux identités mais aucune adresse précise pour localiser leur suspect. Ils ont de nombreuses photos et vidéos des emballeurs clandestins supposés, mais rien de plus qui permettent d'identifier les autres membres de ce réseau de présumés trafiquants.

Les preuves matérielles sont minces pour confondre les suspects. Désormais, l'urgence est de stopper leur trafic car à l'approche de l'été, les voyageurs vont bientôt affluer en masse dans l'aérogare. Les enquêteurs vont donc décider de prendre les emballeurs clandestins présumés en flagrant des lit.

Une semaine plus tard, à la gendarmerie des transports aériens, c'est l'effervescence. Toutes les brigades sont sur le pied de guerre. Les tazers, c'est bon pour toi ?

C'est bon. Allez. Après plusieurs mois d'enquête, les gendarmes ont monté une opération d'envergure pour interpeller les emballeurs clandestins présumés qui s'est virent dans l'aérogare.

Ils espèrent les prendre en flagrant d'élit d'emballage de valise. Et tu vas être avec Xavier. D'accord.

Euh, on va être en liaison radio. On fait comme ça ? On fait comme ça.

Ouais, c'est bon. Les consignes ont été donné. Pour aider Laurent, Bruno, un capitaine de 50 ans ici à gauche, va diriger l'équipe du PSIG, le peleton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie nationale.

Une unité spéciale capable d'intervenir dans les situations les plus risquées. Ces hommes permettront de quadriller la zone publique de l'aéroport. Il y a des il y a des vacanciers, il y a des il y a des gens qui viennent pour prendre leur avion.

Donc on peut pas se permettre de bloquer tout l'aéroport et tout ce secteur. Donc on va faire un système de on va créer une bulle autour de nos objectif et à partir de là tout ce qui va euh sortir de cette bulle va les gens vont être contrôlés filtrés pour éviter que ces personnes-là nous échappent quoi. Sur le terrain, une cinquantaine d'hommes seront déployés pour que l'opération se déroule le plus rapidement possible et surtout sans le moindre accro.

Au top, on boucle l'ensemble de la zone car dans ce périmètre d'intervention, le risque principal, c'est d'affoler les voyageurs, de provoquer un mouvement de panique. L'opération doit donc être cadrée au millimètres près. Le directeur d'enquête et ses adjoints nous diront, enfin pour nous, nous dirons celui-là nous intéresse, celui-là nous intéresse pas et puis on fait on contrôle tout ce qui sort de cette bulle.

Voilà, c'est bon, c'est parti. Les gendarmes n'auront que quelques minutes pour appréhender les suspects dans l'aérogare. Arrivé sur place, toutes les équipes sont sur le qui vivent.

Moi, j'ai 30 m à faire pour arriver sur le Le PSY va sécuriser la zone. Le rang de son côté lance le top départ pour l'intervention. C'est parti.

Nous les suivons en caméra cachée. Là-bas avec pour être le plus efficace possible, Laurent est en contact téléphonique permanent avec Franck. Ce dernier a les yeux rivés sur les écrans de contrôle de tout le terminal.

Grâce à cette position stratégique, il est parvenu à identifier tous les travailleurs prétendus illégaux présents sur le site. Laurent n'a plus qu'à procéder aux interpellations. En agissant de cette manière, les gendarmes évitent les mouvements de foule qui peuvent s'avérer dangereux en période de grand départ.

Les premières arrestations commencent dans le calme. Vous avez une idité sur vous ? Cet homme en t-shirt rouge a été vu en train d'emballer des bagages.

Il va devoir s'en expliquer. En quelques minutes, tous les suspects doivent être appréhendés. Laurent, il est où lui ?

Il veut se barrer là. Cet homme en chemise blanche impeccable ressemble à un simple voyageur et pourtant c'est l'une des cibles des enquêteurs. Il s'agit de l'homme identifié par les gendarmes grâce à un contrôle routier, celui qu'il considère comme le numéro 2 de l'organisation.

Non. Il y a une sacoche. Il y a une sacoche en milieu.

Oui. Le suspect affirme que ces bagages ne sont pas les siens. Pourtant, les enquêteurs le savent grâce aux vidéos surveillances.

C'est bien avec ces deux grosses valises noires et cette petite valise bleue posée juste à côté que l'homme est entré dans l'aérogar en début de journée. Pas dans les truc en normalement, il doit avoir son matériel. On va regarder dedans.

Ah voilà voilà trois énormes rouleaux de film plastique. De quoi emballer des dizaines de valises. [musique] Les enquêteurs pensent tenir la preuve que l'homme fait partie des emballeurs du terminal 1, même si le principal intéressé continue de nier.

Vous êtes bien vac L'homme est immédiatement conduit au poste de gendarmerie mais l'intervention est loin d'être terminée car de l'autre côté du terminal 1, les collègues de Laurent ont fait eux aussi une belle prise. [musique] Cet homme en chemise en jean semble lui aussi au-dessus de tout soupçon et pourtant il a été pris en train de se débarrasser des rouleaux de film plastique dans la poubelle. matérialise l'infraction il emballe les bagages penser pouvoir échapper au contrôle ça ça sert à emballer les bagages l'homme d'origine togolaise est lui aussi conduit au poste Et comme ces deux suspects, deux autres personnes vont également être interpellées par les gendarmes.

Cet homme en tenue traditionnelle et celui avec le chapeau. Au total, sep personnes ont été arrêtées soupçonné de travail dissimulés au sein de l'aéroport mais aucune trace de moussa le principal suspect. Était-il absent ce matin ?

A-t-il réussi à se volatiliser pendant l'intervention ? Laurent n'est pas complètement surpris. Je m'attendais pas non plus à avoir 100 % des objectifs, mais un bon petit paquet déjà, donc c'est pas mal.

L'opération menée par les différentes équipes n'aura duré que 40 minutes. C'est bon pour tout le monde ? Remontez, on y va.

Allez, on y va. Hop, c'est parti. Direction la gendarmerie pour entendre les se suspects.

Je passe dans chaque bureau là. Je vais voir je prends les tout le monde. Et pendant que Laurent lance les auditions, une dernière opération doit se dérouler sur le terrain.

C'est Franck qui va la diriger. Direction le tarmac de l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle. L'enquêteur [musique] contre attraper tous les bagages emballés ce matin par les suspects qui viennent d'être interpellés. [musique] L'endroit est ultra sécurisé.

Seuls les personnes habilitées ont le droit d'entrer dans cette zone très protégée. Cet énorme avion à destination du Cameroun est prêt à partir mais Franck et ses collègues vont l'immobiliser pour pouvoir contrôler tous les bagages. C'est des opérations qui sont fait dans l'urgence.

Il faut quand même qu'on arrive à à traiter avec le chef d'escale et qu'on prévoit tout l'appareillage qui permettra déjà au niveau des passagers de pas les faire patienter sur le sur le tarmac et que l'opération se passe rapidement parce que sinon on met on en mettrait trop en retard l'avion. Pour Franck, cette opération est capitale pour l'enquête car il sait que dans ces containers se trouvent de nombreux colis suspects. En l'ffet, depuis plusieurs mois, l'enquêteur a constaté que les emballeurs clandestins présumés demandaient à certains passagers d'enregistrer des valises supplémentaires à leur nom.

Un trafic qui leur permettrait d'acheminer de la marchandise à l'étranger, à la barbe des douiniers. Alors pour y voir clair, Franck va solliciter l'aide des voyageurs enregistrés sur ce vol. Les passagers vont arriver par bus.

On va mettre tous les baillages sur le sur le tarmac et on va demander à chaque passager de reconnaître leur baillage. Les valises sont alignées sur le tarmac pour être identifiable facilement. Celles qui resteront en plan seront par déduction les valises n'appartenant à aucun passager.

Là, on va faire une reconnaissance bagage. Vous allez reconnaître vos propres bagages. Mais je sais que certains ont accepté des bagages qui ne leur appartiennent pas.

Alors, je tiens à dire, le passager n'aura aucun problème. Pas question d'affoler les passagers pour qu'il collabore au mieux. Et cet homme en polo blanc est le premier à jouer carte sur table.

Pour être bien clair, ce bagage là, ça vous appartient pas du tout. Je vous le dit. Le passager a accepté d'enregistrer ce gros sac avec ses bagages.

Il doit le remettre à l'arrivée au véritable destinataire. Voilà, le problème c'est qu'à l'heure actuelle, il faut pas accepter de bagage. Ça vous est répété plusieurs fois, ne pas accepter de bagage de quelque Est-ce que vous savez le contenu qu'il y a dedans ?

Non. Voilà. Celu-là ?

Non. Ben ouais. Donc, on pourrait mettre du de l'herbe de cannabis ou quoi que ce soit là-dedans.

Vous êtes contrôlé au Cameroun, vous allez être emprisonné à la place de certain. Vous comprenez ce que je veux vous dire ? de l'herbe ou des arbres ou quoi que ce soit.

Est-ce que vous comprenez ce que je veux vous dire ? Voilà. Sans visiblement mesurer les risques, l'homme aurait même accepté de faire passer d'autres paquet.

Les deux boîtes sont pas à lui, doit les rajoutées. Le dessous c'est bien à lui. Deux petits colis qui viennent s'ajouter au gros sac désignés précédemment enregistré à son nom.

Des bagages suspects qui vont tous être saisis par les gendarmes. Ça là et l'autre à côté. Qui c'est qui vous l'a remis ?

Vous pouvez me donner une description ou pas ? Si je vous montre des photos, vous seriez capable de les reconnaître ? Ouais, peut-être. pas pour longtemps.

Grâce aux multiples surveillances effectuées au fil des semaines, les enquêteurs disposent des photos de tous les suspects. L'homme pourrait ainsi identifier l'un de ceux qui ferait passer de la marchandise à l'étranger. Lui, il portait pas une casquette, un chapeau signe particulier.

Non, non, ça vous dit rien là ? Non. OK.

Prudent, le passager affirme ne connaître personne sur les photos. Il va repartir avec une simple mise en garde comme promis par l'enquêteur. Les bagages suspects quant à eux restent avec les gendarmes comme pièce à conviction. il a accepté ça d'une des personnes qu'on a interpellé ce matin euh et comme il avait un paquet de bagage à envelopper, donc ils lui ont fait un tarif parce qu'il lui ont pris ses deux colis et qu'il a mis ça dans ses bagages.

Donc ça prouve bien encore que les gens malgré tout bah ils acceptent des choses qui leur appartiennent pas et qui mettent ça dans un avion et ils savent pas du tout le contenu dedans. Au fil des minutes, les bagages sans propriétaire s'accumulent sur le tarmac. Les emballeurs présumés auraient manifestement plus d'un tour dans leur sac pour convaincre un maximum de passagers de transporter leurs marchandises.

Fait l'emballage gratuit à partir du moment là. Le fonctionnement de ce petit trafic présumé est peu à peu mise au jour. L'emballage de valises gratuitement d'un bagage supplémentaire envoyé à destination.

Un élément de plus sur le mode opératoire des emballeurs. Ouais. Euh, bon, dis-moi là, on a fini connaissance bagage par les passagers là.

Au total, cinq gros bagages et deux petits colis n'avaient pas de propriétaire officiel. L'opération est un succès. L'enquêteur peut maintenant autoriser le décollage de l'avion à destination du Cameroun.

Voilà, c'était à faire, on l'a fait, ça a été positif à ce niveau-là et maintenant, on va le laisser partir avec tous les passagers en question. Vous êtes content ? Ça a été une bonne matinée ?

Ouais, on est Bah pour l'instant, je suis satisfait. Après, on verra de ce que vont nous dire les les intéressés en question leur regard à vue. Franck compte bien utiliser tous ces bagages comme élément de preuve pour faire parler les suspects et vous allez voir que les auditions vont lui permettre de faire avancer considérablement son enquête.

À la GTA, quatre des sept suspects ont été placés en garde à vue pour travail dissimulé. Les trois autres vont être entendus en audition libre. [musique] Parmi les interpellés en flagrant d'élice ce matin, cet homme d'origine togolaise en chemise en jean.

Souvenez-vous, il a été surpris en train de se débarrasser dans une poubelle de rouleaux de film plastique qui lui servirait à emballer les valises des voyageurs. En audition, l'homme reconnaît rapidement qu'il emballe des bagages à l'aéroport depuis peu. Il ferait cela pour gagner un peu d'argent, dit-il, le temps d'obtenir ses papiers et de régulariser sa situation en France.

Mais après quelques vérifications, les gendarmes s'aperçoivent que cet homme n'a entamé aucune démarche auprès de la préfecture. Résultat, les autorités ont rapidement tranché sur son sort. Le procure la République a décidé d'un classement de la procédure puisque la préfecture a délivré une obligation de quitter le territoire français et donc ce monsieur va être amené après au centre de répension administrative retour en son pays.

Avec l'audition de ce suspect, les enquêteurs n'ont eu aucun élément nouveau sur le réseau d'emballeurs présumé de Roissi. Pourtant, ils espèrent bien faire la lumière sur cette affaire qui dure depuis des mois. Pour cela, des moyens considérables ont été déployés.

Brief au fur et à mesure par Franck et Laurent, une vingtaine d'enquêteurs ont été mobilisés pour mener les interrogatoires en parallèle. Et cet après-midi, Romain, un gendarme de 45 ans, va entendre cet homme en jogging rouge. Il fait partie des personnes interpellées à l'aéroport.

Décontracté en apparence, cet homme au chapeau se faisait passer pour un simple voyageur. [musique] Mais il n'a pas dupé les gendarmes car il était en possession d'éléments plutôt probants. Dans sa valise, les enquêteurs ont trouvé le parfait arsenal de l'emballeur de bagage.

De rouleau de film tirable, mais aussi du scotch spécial pour les colis de gros volume et toute une série de cabas sans doute utilisés pour acheminer des marchandises. L'homme n'a pas d'autre choix que de se rendre à l'évidence. Alors aussitôt, il tente de fournir au gendarme une explication.

Moi en fait, j'ai travaillé en société, j'ai tous les documents de ma société sur lequel je travaille et que je cise. C'est pas c'est pas pareil avec ce que vous appor c'est quoi votre société logistique. Le suspect prétend détenir une société de logistique.

À première vue, rien d'illégal dans tout cela. Il dit ne pas comprendre pourquoi il est entendu pour travail dissimulé. Mais ça, on va vérifier.

On va vérifier notamment ce que vous déclarez aux impôts et tout ce qui s'ensuit au niveau de votre société. Elle est de quand ? De mars.

La société serait donc toute récente. Mais ce qui intéresse les enquêteurs, c'est ce qui s'est passé avant la création de cette entreprise et vous allez voir que l'homme va très vite changer de version. Donc avant mars 2015, qu'est-ce que vous faisiez exactement ?

De l'emballage ou pas ? Pour être avec vous, je fais de l'emballage. C'était légal ou c'était pas légal selon vous ?

Je parle alors je ne sais pas je moment j'avais pas le travail donc cherch c'est tout d'après ces déclaration l'homme n'avait pas le choix il faisait de l'emballage de valise pour gagner un peu d'argent et nourrir sa famille [musique] la toute première fois que vous êtes venu à Roissi pour faire ça c'était quand la toute première fois je devenir dès que 2013 fin 30 décembre 2013 après quelques minutes, le suspect reconnaît sans difficulté qu'il travaille sur Roissi depuis 1 an et demi. Il aurait découvert la combine par hasard un jour où il accompagnait son frère à l'aéroport. Je suis venu accompagner, j'ai vu comment le mec il fait son bagage à côté.

Voilà, moi je dis mais attends monsieur c'est mieux parler comme ça pour Mais pour les enquêteurs il ne s'agirait pas d'un simple dépannage pour un père de famille en difficulté ils sont persuadés d'avoir affaire à un réseau organisé alors ils vont tenter de pousser leur suspect dans ces retranchements. Question suivante. Pouvez-vous me dire combien vous donnent en moyenne vos clients ?

Il peut me donner 10 centimes, je refuse pas. Je me donne 20 centimes, je le refuse pas. Comme s'il me donne 5 € je vais prendre par jour.

Je pe il y a des jours j'ai gag 30 € il y a un jour j'ai gag 20 € jour j'ai gag 25 j'ai gag vous travaillez pas pour 30 € vous me prenez pour un idiot ou quoi chef même si c'est pour 10 € moi je me lève à 3h du matin pour 10 € parce que avec ces 10 € j' pour mes enfants plus de 200 € dans votre portefeuille une somme plutôt élevée pour un homme qui affirme travailler à son compte pour quelques euros les gendarmes en sont persuadés il feraiit bien partie d'un réseau d'emballeurs clandestin et serait rémunéré en conséquence Sur les images de vidéosurveillance, ils l'ont repéré à plusieurs reprises effectuant des échanges d'argent avec un individu. Qui n'est autre que Moussa, le numéro 1 supposé du réseau, celui qui coordonnerait ce business illicite au terminal 1 de Roissie depuis plusieurs mois. Fort de ces éléments à charge, les enquêteurs décident d'aller droite au but.

Donc ça se passait comment pour la rémunération ? Rémunération ? Bah et celui-là quand je donne un coup de main à [grognement] quelqu'un payz pas, il vous payz pas ?

Non. L'homme persiste, alors les gendarmes vont abattre leur carte maîtresse pour tenter de le déstabiliser. Alors, comment expliquez-vous que lors de nos surveillances, on a vu vous remettre de l'argent ou l'inverse, c'est-à-dire où vous vous lui avez remis de l'argent, il peut me prêter 10 € 20 € pour faire de Arrêtez de dire que vous travaillez gratuitement.

Malgré l'insistance des gendarmes, l'homme ne lâche rien. Il ne semble pas disposé à compromettre Moussa, le leader présumé du réseau d'emballeur clandestin. Au bout de 2 heures d'audition, sa ligne de défense n'a pas bougé.

Selon lui, il travaillerait bien en toute l'égalité grâce à sa société. Aujourd'hui, vous me parlez de ce travail simulé, je vous dis non. Ce que je fais, je déclare.

Vous faites de l'emballage de bagage et vous vous cachez dans votre société. qui a écrit depuis quelques semaines vous êtes de la gueule du monde et vous y êtes depuis depuis des mois depuis des années peut-être au termin pour faire ça expliquer les enquêteurs savent qu'ils n'obtiendront rien de plus ils décident donc de stopper l'interrogatoire désormais il compte sur les autres auditions en cours pour faire la lumière sur l'organisation de cette filière de travailleurs illégaux supposés comme celle de cet homme en t-shirt rouge. Ce matin à Roissi, il avait été le premier à être interpellé par les gendarmes sans aucun matériel sur lui, sans [musique] sac ni valise.

Quelques minutes seulement après avoir été vu en train d'emballer des bagages. Et face aux enquêteurs, il va raconter avec qu'il vient à Roissi de temps en temps simplement pour donner un petit coup de main au voyageurs camerounais. Vous quand vous êtes venu sur l'aéroport, vous vous rendez des services aux compatriotes.

C'est ça. Vous ne faites pas de business en fait. Vous venez à titre gracieux.

Vous minimisez les choses à chaque fois, c'est votre ligne de défense. Bon, OK, mais c'est pas bon. [musique] Rien à faire, le suspect ni toute implication.

Alors, Laurent a une idée pour tenter de le faire parler. Il est cori ça. Car l'enquêteur sait que le suspect a été vu le matin même en train d'emballer 14 bagages.

Son collègue Franck a tout observé depuis les écrans de vidéosurveillance. Il a même capturé les images les plus probantes avec son appareil photo. [musique] En les faisant défiler, les deux gendarmes vont découvrir un élément clé qui leur avait échappé.

Ah tiens, remonte. Bouge pas. La valise rose voilà appartient et ben voilà sur cette photo, on aperçoit l'homme en t-shirt rouge en train de fouiller dans une valise et sur son cady, juste à côté sont empilés plusieurs rouleaux de film plastique.

Manifestement, cette valise est à lui et il avait tout le matériel nécessaire pour travailler, contrairement à ce qu'il prétend depuis le début de sa garde à vue. Alors, Laurent compte aussitôt soumettre au suspect sa dernière trouvaille. Vas-y, on a retrouvé votre valise.

J'ai envie de Bon, c'est bien la vôtre. C'est marrant ça. Vous aviez pas de valise jusqu'à là.

Et qu'est-ce qu'il y a dedans ? Des sacs et voilà. L'homme ne peut plus nier l'évidence.

Il comprend que les enquêteurs ont de nombreux éléments contre lui. [musique] C'était bien vous. D'accord.

Malgré ses preuves, le suspect ne livre aucun détail sur le mode opératoire du réseau d'emballeur présumé. Alors, les gendarmes commencent à s'impatienter [musique] et le ton va monter. Alors vous vous minimisez votre rôle dis donc fortement hein.

Il va falloir changer de politique au niveau de vos auditions parce que ça va pas passer comme ça. Vous prenez pour les jamb que vous venez une fois par semaine ou une fois par mois c'est pas vrai. OK n dites pas que vous ramassiez très peu d'argent et que c'est souvent vos amis que vous connaissez ou les gens que vous vu le nombre de personnes que vous avez fait ce matin, c'est pas des amis, c'est pas des copains, c'est des pas machin.

Ouais. Alors stop. On est d'accord.

Décidément, cet homme [musique] donne du fil à retordre aux enquêteurs. Il est soupçonné d'être un emballeur très actif. Alors, comme il habite à proximité de l'aéroport et que le temps est compté, les gendarmes décident d'aller perquisitionner son domicile en espérant découvrir des éléments sur le trafic supposé de marchandise, l'autre volet de leur enquête.

Une opération qui va se révéler est très fructueuse. Le suspect habite à quelques kilomètres dans une cité du Valdoise. Avec l'autorisation du juge qui suit le dossier, les enquêteurs vont pouvoir fouiller son appartement.

Ils espèrent trouver des éléments probants pour comprendre son rôle au sein du réseau d'emballeur clandestin présumé. En arrivant sur place, nous filmons en caméra cachée pour rester discret. L'homme habite dans cet immeuble et à cette heure-ci, il sait que sa femme et sa fille sont à la maison.

Attendez, c'est quelle porte ? Les gendarmes prennent toutes les précautions pour que l'opération se déroule dans le calme. Bonjour madame.

Bonjour. C'est la gendarmerie. Bonjour.

On peut rentrer s'il vous plaît ? Merci. Sans voix, la femme du suspect semble très surprise de revoir son mari dans de telles circonstances.

On va commencer. À la recherche du moindre indice, les enquêteurs vont passer chaque pièce au peigne fin à commencer par le salon. L'homme semble avoir un train de vie confortable alors qu'il affirme ne tirerit aucun bénéfice financier de l'emballage de bagage.

Vous avez la facture de du Mac 4 pas de facture mais sur la table un peu plus loin un papier attire soudain l'attention du gendarme. Western Union au Cameroun. Le suspect recevrait des fonds envoyés depuis son pays d'origine.

Un procédé que les gendarmes ont découvert au fil de leur enquête. Cet argent alimenterait-il un trafic de marchandise ? Pour le savoir, ils vont fouiller tous les placards de font en comble.

Et quelques minutes plus [musique] tard, c'est quoi ça ? C'était où là ? Dans cette penderie bien cachée dans un caleçon, il découvre une grosse somme d'argent.

Des dollars, du billet violet, il toutes les couleurs. OK. Bon ben, on va compter ça tout de suite.

Une liace de billets plutôt suspect. x 13 14 15 x 20 20 x 50 20 x 50 7 x 100 un billet de 500 2500 € en liquide mais pas seulement 4 billets de 100 dollars américains 22 billets de 20 dollars et d'autres billets en petite coupure soit plus de 1000 dollars en tout un total de près de 3500 € une belle saisie pour les enquêteurs Cet argent proviendrait-il du travail illégal d'emballage effectué à l'aéroport ? Est-ce que Est-ce qu'il y a d'autres choses comme ça dedans ?

On va gagner du temps quoi. Effectivement, en poursuivant leur fouilles, les gendarmes vont encore trouver du liquide, 450 € dans un tiroir de la chambre à coucher, ainsi que d'autres devises étrangères et quelques francs CFA. Manifestement, les emballeurs se feraient payer dans toutes les monnaies pour arranger le client.

Et c'est inextrémis, au bout d'une heure et demi de perquisition que les enquêteurs vont faire leur plus belle découverte. En passant à la loupe, tous les dossiers et les documents qu'il trouvent, ils vont tomber sur un simple bout de papier qui les intrigue. On a découvert un document sur lequel il y a compte, il compte combien d'argent il gagne avec l'envoie de sac, avec le poids des sacs.

Une vraie comptabilité, vrai comp des sommes d'argent affecté à l'envoi de marchandises au Cameroun. minutieusement répertorié sur cette feuille. [musique] Tout semble indiquer que le suspect se livrerait à du trafic de fret.

Les enquêteurs commencent à avoir de nombreux éléments à charge contre le mise en cause. Alors, ils décident de mettre fin à la perquisition. Toutes les pièces retrouvées sur place aujourd'hui seront soigneusement placées sous scellé [musique] pour être versé au dossier d'enquête.

De retour au poste, les gendarmes s'apprêtent à placer le suspect en cellule. Donc vous allez signer des cartons de serré. Franck, le directeur d'enquête et Laurent son adjoint décident de faire le point sur la situation avec les collègues qui les ont aidé à mener les auditions.

On a un des éléments complémentaires. Donc là, c'est confirmé même s'il y en a certains qui minimisent leur rôle mais bon, c'est confirmé qu'ils font leur leur exercice illégal de d'emballage de de bagage sur aéroport. Et en plus de ça, tous les soupçons qu'on a eu au départ de faire partir du matériel par le biais des passagers, du matériel pour le Cameroun, voilà, ça se confirme au fur et à mesure nos auditions et de de ce qu'on va découvrir.

Effectivement, à l'abri des regards, les gendarmes ont déballé tous les sacs suspects saisis le matin même sur le tarmac de l'aéroport. des paquets remplis de marchandises qui partaient vers l'Afrique pour y être vendu. Et pour confirmer ce deuxième volet de l'enquête, une audition va s'avérer capitale.

Contre toute attente, c'est l'un des individus entendus en audition libre qui va livrer de nouveaux détails et cette fois, il est ouvertement question d'exportation de marchandises. C'est un ordinateur pas ici c'est business non vous envoyz des produits pour qu'il les revende là-bas c'est qui les envoie l'argent donc si on peut aider la famille dans ce casl je ne pense pas que cet homme en habit traditionnel ne comprend [musique] pas où est le problème. Selon lui, il ne ferait que rendre service en envoyant des produits au pays et en toute légalité, affirme-t-il.

Est-ce que vous faites une déclaration en dou ces objets ? Oui. Oui.

Ouais. On présente ça ici, il rembourse la TV. Il rembourse la TV.

Et vous avez des documents comme ça avec vous ? Vous en avez à la maison ? Je l'enquêteur est sceptique mais comme l'homme parle facilement, il voudrait surtout en profiter pour savoir s'il est en contact avec les prétendus emballeurs de Roissi Car en est persuadé cet individu n'agit pas seul.

Est-ce qu'il y a d'autres personnes à votre connaissance qui pratiquent comme vous cette activité d'import export entre l'Afrique et la France ? Bon, ça reste la famille hein. Mais non, franchement, vous êtes le seul.

Ouais, je g brusquement l'homme devient nettement moins bavard. Il ne semble pas prêt à mouiller ses complices supposés. Alors, pour tenter de le coincer, Laurent vient lui soumettre un élément qui pourrait le compromettre.

Une photo sur la photo. 7. Oui, c'est moi.

C'est moi. Discuté avec. J'ai fait des surveillants, je vous ai vu avec les autres.

Vous vous discutez voilà qu'est-ce qu'ils font là-bas sur placequez-nous la question c'est malheur. Oui mais quel lieu ? Oui, c'est les gens qui sont là.

Mais quel lien vous pensez que j'ai app monsieur ? Non mais qu'est-ce que vous voulez que je fasse de leur vie ? L'homme [musique] semble exaspéré et peu à peu se sent tentaculé, il va changer de version.

Si [ __ ] c'est que je pourquoi pas. Vous avez peur de quoi ? Rien.

Vous avez peur de lui ? Non. Mais si quand même ?

Si. De son chef. Alors ?

Non. Non, il y a pas de chef là. Il y a pas de chef ?

Non non. ce enfin je sais pas comment ça fonctionne. Peut-être qu'ils ont des gens derrière qui le poussent à faire ce qu'ils font.

À demiot, l'homme reconnaît l'existence d'une filière organisée. Même si l'omerta semble la règle, les enquêteurs savent qu'il n'en dira pas plus, mais cela conforte leur soupçon. La garde à vue touche à sa fin.

Au téléphone, Laurent attend désormais les instructions du procureur de la République et au bout de quelques minutes, il obtient une décision. Au moins, c'est pas un classement sans rappel à la loi. C'est pas grand chose.

C'est toujours ça. Un rappel à la loi, c'est-à-dire que tous les individus entendus aujourd'hui ne seront pas jugés pour l'instant, mais l'infraction de travail dissimulé restera dans leur dossier. Quant à l'export illicite de Fret, ils ne seront pas poursuivis faute de preuve matérielle.

Alors, les enquêteurs vont tout faire pour mettre [musique] en garde les suspects. À commencer par le numéro 2 supposé du réseau entendu à H clos depuis le début de la journée. Souvenez-vous, il s'agit de l'homme en chemise blanche arrêté ce matin.

Celui que les enquêteurs ont identifié comme étant le bras droit supposé du leader du réseau. Tout au long de sa garde à vue, le suspect a cherché à se dédouiner. Même si c'est pas moi qui décide, hein.

Il a fait les 112 € dans les poches. Oui, mais ce matin, il a fait des bagages ce matin, il a emballé des bagages ce matin. Si le procureur il dit "Vous saisissez ce qu'ils ont gagné aujourd'hui, on saisit hein." L'homme semble décontracter, il ose même réclamer son argent mais Franck va lui faire comprendre qu'il peut risquer gros.

Depuis le mois de septembre, on vous surveille là-dedans. Votre exercice est illégal au niveau de l'emballage et le fait aussi de faire partir du matos là-bas par le biais des passagers au Cameroun. OK, ça aussi c'est illégal.

OK, le but du jeu c'est de stopper l'infraction, d'accord ? Et de vous et vous dire attention, si éventuellement la prochaine fois on recommence, là ça en parlera pas la même chose. On est d'accord ?

OK. Donc vous plaignez pas si jamais on vous saisit vos 112 € parce que par rapport à ce que vous avez fait vraiment, vous avez plus gagné que 112 €. Oui, parce que j'en ai vu des lias de billet.

Après 10 mois d'enquête, les gendarmes savent que leur dossier est bien fourni pour confondre les suspects. En cas de récidive, la justice ne leur fera pas de cadeau. Je vous revois là-bas, soit moi ou mes collègues, c'est on vous prend de suite et là c'est direction la maison d'arrêt.

On s'est bien compris ? Voilà. Même s'il est remis en liberté pour l'instant sans aucune décision judiciaire, c'est pas grave puisque de toute façon il reviendra, on reconvoquer, il va revenir et puis là il y aura une suite une suite qui sera donnée à son dossier et au fait qu'il sera reproché.

Car les enquêteurs comptent bien convoquer Moussa, le suspect numéro 1 et entendre à nouveau tous ses complices présumés. [musique] Pour l'heure, à part celui qui doit quitter le territoire français, les six autres individus interpellés aujourd'hui sont tous remis en liberté. S'il récidive à l'aéroport, il risque jusqu'à 3 ans de prison et 45000 € d'amende.