SMART TECH - La grande interview de Jean-Noël Barrot
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Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteRéponse directe
Bonjour, grande entretien aujourd'hui du ministre délégué en charge de la transition numérique et des télécommunications Jean-Noël Barrot.
- 0:50OuverteRéponse directe
Comment se sont passées vos premières rencontres avec l'écosystème numérique ?
- 2:18OuverteRéponse directe
Votre premier voyage aux États-Unis pour le CES à Las Vegas, comment s'est-il passé ?
- 3:25OuverteRéponse directe
Vous avez rencontré Elon Musk, quels ont été les premiers retours de cette rencontre ?
- 4:53OuverteRéponse directe
Comment Twitter se conforme-t-il au Règlement sur les services numériques (DSA) ?
- 5:37OuverteRéponse directe
Quels engagements Elon Musk a-t-il pris sur la protection des mineurs et la désinformation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:53non_speechChiffre
« une amende qui ira jusqu'à 6% du chiffre d'affaires mondial c'est-à-dire 300 millions d'euros si on s'appuie sur le chiffre d'affaires de l'année dernière »
- 7:04non_speechFait
« la France est désormais le premier écosystème green tech en Europe »
- 8:32non_speechChiffre
« avec 13 milliards de fonds levés par les entreprises innovantes en France l'année dernière nous progressons de 20% par rapport à l'année 2021 »
- 9:15non_speechChiffre
« l'Allemagne ou les États-Unis régressent de 20% ou plus »
- 12:11non_speechFait
« la France est désormais le premier écosystème green tech en Europe »
- 15:07non_speechFait
« sur les crypto actifs nous avons bien avancé »
- 20:24non_speechChiffre
« une enveloppe supplémentaire qui va permettre de couvrir au moins 150 hôpitaux »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
bonjour à tous grande entretien aujourd'hui du ministre délégué en charge de la transition numérique et des télécommunications Jean-Noël Barrault et sur le plateau de smartek merci beaucoup de nous avoir accordé cette entretien on va passer une vingtaine de minutes ensemble vous êtes ministre chargé du numérique si je raccourci depuis cet été l'été dernier donc c'est assez récent bon tout le monde vous connaît pas forcément donc je me disais que ce serait intéressant de resituer un petit peu votre votre parcours vous avez un profil qui correspond très bien d'ailleurs à ce qu'on attend aujourd'hui d'un ministre du numérique puisque vous avez démarré dans la prestigieuse université le mit le mit aux États-Unis vous êtes aussi économiste vous avez publié plusieurs travaux dans des revues internationales sur l'économie et l'innovation vous avez le profit je dirais parfait vos premiers rencontres avec l'écosystème comment se sont-elles passées qui vous avez vu en premier quand vous êtes arrivés en poste j'ai vu un certain nombre d'acteurs dans les différentes dimensions de ce ministère ce ministère il a parmi ses missions la protection des de nos concitoyens dans l'espace numérique et il y a un certain nombre d'acteurs qui sont mobilisés sur ces sujets en particulier les acteurs de la protection de l'enfance ce mystère il a aussi pour mission l'accessibilité l'inclusion dans l'espace numérique ça passe par la couverture des réseaux de télécommunications et ça passe ensuite par l'inclusion de celles et ceux qui sont les plus éloignées des usages numériques là aussi un certain nombre d'interlocuteurs à rencontrer et puis enfin la troisième mission de ce ministère c'est évidemment le soutien à l'innovation le développement de la French tech le virage vers plus de souveraineté que le Président de la République le Gouvernement est que moi-même avant un coeur de lui faire prendre et donc évidemment le un certain nombre de rencontres dans ce dans ce domaine là également et dans l'ensemble de tous l'écosystème sur les trois sujets que vous abordez et la bonne nouvelle c'était aussi que on avait enfin un ministère délégué auprès du ministre de l'économie mais une importance montante de ce sujet on le voit bien au sein du gouvernement je passe très vite parce qu'on va rentrer plus en détail sur chacun des sujets que vous avez abordés donc je passe très vite sur ces premiers mois pour arriver là en janvier vous avez effectué votre premier voyage au pays des big tech vous êtes allé voir ces géants du numérique à l'occasion du CES à Las Vegas début janvier votre rencontre avec Elon Musk comment s'est-elle passée puisque vous allez nous offrir là les premiers retours finalement en direct alors d'abord je suis allé aux États-Unis pour accompagner les 170 startups qui figuraient dans le pavillon français du CES première délégation étrangère première délégation étrangère et la France sacrée championne de l'innovation cette année qui qui est le titre le plus le plus prestigieux du classement du CES donc une grande fierté une grande fierté également de voir à quel point la la France et reconnue comme une grande nation d'innovation aux États-Unis à une douze heures d'heures le président des États-Unis disait que les le problème avec les Français c'est qu'il n'avaient pas de de mots pour traduire le terme d'entrepreneurs donc il y a évidemment quelque chose de fondamental qui qui a changé et puis effectivement juste après le ces nous sommes allés à San Francisco pour rencontrer un certain nombre d'acteurs et évoquer avec eux les questions de régulation auxquelles nous sommes profondément attachés à commencer par par Elon Musk le patron de Twitter auquel j'ai rappelé notre attachement à ce qu'il puisse le plus vite possible se en conformité avec les nouvelles règles européennes du Règlement sur les services numériques le DSA qui va rentrer en vigueur prochainement il nous a répondu que c'était bien son intention et que les équipes de Twitter se rendraient au mois de janvier aux réunions préparatoires organisées par la Commission européenne donc des signaux plutôt rassurant même si nous restons extrêmement vigilants il avait dit la même chose d'ailleurs à l'époque du déplacement de Thierry Breton il avait dit qu'il Spirit tout à fait la réglementation européenne là vous avez pu lui épingler même le coq de la French tech il y avait un décalage entre ces déclarations le fait qu'il se montre effectivement comme tout à fait en accord avec la position française en matière de politique numérique et ce qu'on voit aujourd'hui sur Twitter le juge de paix ce sera l'application du DSA soit Twitter se conforme à nos règles et dans ce cas là tout ira bien soit entreprises ne s'y conforme pas et alors elle s'expose à une amende qui ira jusqu'à 6% du chiffre d'affaires mondial c'est-à-dire 300 millions d'euros si on s'appuie sur le chiffre d'affaires de l'année dernière et en cas de récidive elle pourrait être interdite sur le continent européen ceci étant dit notre souhait c'est que Twitter puisse se conformer et puis continuer à vrai dans le sens des priorités qui sont les nôtres je l'ai interrogé sur la protection des des mineurs dans l'espace numérique dont il nous a dit avoir fait une priorité première de même que sur la question de la désinformation et des de l'enfermement dans des dans des bulles que des réseaux comme Twitter provoqués dans l'espace public autant de sujets sur lesquels il escompte faire un certain nombre de progrès mais la Russie était à l'écoute et mais il était également peut tout à fait ouvert pour expliquer quelle est sa stratégie maintenant voilà je je reste et nous restons particulièrement vigilant et attentif à ce que ces mots soient suivis des faits et ensuite effectivement à l'issue de cette rencontre je lui ai remis et épingler à la boutonnière le coco rouge de la French tech Elon Musk est un avant tout un entrepreneur qui a créé des des entreprises d'envergure mondial extrêmement disruptive et c'était une manière de faire de lui un ambassadeur de notre coq rouge excellente idée alors ensuite vous êtes parti déjeuner enfin ensuite je suis pas exactement c'était dans le même ordre mais enfin il y a eu un déjeuner avec un cercle d'investisseur américain de la bête San Francisco comment est-ce qu'il perçoivent nos French tech j'allais dire mais nos startups mais au-delà même notre tissu économique autour de de la tech en France je crois qu'il y a une reconnaissance unanime de de ce que la France produit des talents qui les difficiles de trouver hors de enfin ailleurs qu'en France d'ailleurs un certain nombre de ses talents s'exportent et on les retrouve dans la silicone vallée et j'ai eu l'occasion de rencontrer certains d'entre eux par exemple alliage et chez Facebook absolument et d'autres Français également chez Facebook qui occupe des des rôles et des places très prestigieuses et très importantes et d'autre part la reconnaissance qu'il y a quelque chose qui a fondamentalement changé depuis 10 ans et singulièrement depuis cinq ans à l'élection d'Emmanuel Macron en France avec l'émergence d'entreprise très prometteuses de fortes croissances atteignant le statut de de licorne dans tous les domaines à la fois dans les domaines du software du logiciel du sas comme on dit dans le dans le jargon mais aussi désormais dans des dans les secteurs comme la Green tech par exemple puisque la France est désormais le premier écosystème green tech en Europe le deuxième après les États-Unis et que cela depuis les États-Unis ça se voit ça se voit il y a une crise passion sur ce marché du financement en particulier très forte du côté des États-Unis en France on le ressent peut-être un peu moins mais quand même moi quand je reçois des entrepreneurs ici me disent que cette année ça va être beaucoup plus compliqué pour convaincre les investisseurs qu'est-ce que vous avez retenu justement de votre voyage aux États-Unis à ce sujet avec les vices que vous avez rencontrés ce que nous avons retenu c'est d'abord que le que le la situation est effectivement incertaine et qu'elle peut freiner les décisions d'investissement que ce soit les investissements des entreprises ou celles des investisseurs et que dans son dans ce contexte les chiffres de la France sont à ce stade plutôt rassurant puisque avec 13 milliards de fonds levés par les entreprises innovantes en France l'année dernière nous progressons de 20% par rapport à l'année 2021 là où l'Allemagne ou les États-Unis régressent de 20% ou plus on a un temps de retard peut-être par rapport à ou peut-être de resserrement ou peut-être et c'est ma conviction une forme de maturité atteinte par notre écosystème qui reste relativement jeune par rapport à d'autres écosystèmes ce qui lui permet de résister peut-être un mieux à cette à ce qui se passe sur le plan des financements les investisseurs que nous avons rencontrés évoquent évidemment une forme de de ralentissement de la levée de nouveaux fonds dans le courant de l'année 2023 mais il reconnaît que les fonds qui ont été levés en 2021 ou 2022 dispose d'un certain nombre de ressources qui peuvent leur permettre d'accompagner le développement des entreprises des entreprises déjà existantes se posent une question sur les les entreprises à naître et le risque auquel il faut que nous puissions veiller c'est que cette situation un petit peu moins favorable sur le plan des financements ne décourage ou ne ralentissent ce ce grand élan d'entrepreneuriat qu'on a pu constater cette dernière année que c'est que c'est pendant ces périodes là et par exemple au début des années 2000 ou juste après l'année 2008 que ce sont créés certains des plus grands succès entrepreneuriaux mondiaux exact c'est peut-être justement aussi le moment de s'intéresser parce que il y a les faits start-up nation qu'il faut entretenir continuer à avoir ce cet élan entrepreneurial en France certes mais il faut aussi faire grandir mûrir toutes ces entreprises très prometteuses françaises et pour ça on a besoin de fonds d'investissement beaucoup plus important alors en France on a la BPI ça n'est pas suffisant on veut pas juste compter sur l'aide publique non on a la BPI d'un côté qui fait évidemment un travail remarquable depuis 10 ans en fait les les 10 ans de BPI cette année il y a à côté de BPI une initiative qui a été lancée sous le quinquennat précédent et qui a porté ses fruits pour mobiliser l'épargne des Français et les fonds des assureurs notamment pour pour que les fonds de capital risque les fonds de capital investissement français atteignent une taille qui leur permet de financer des entreprises qui atteignent des entreprises innovantes qui atteignent une certaine taille c'est l'initiative tibi à laquelle nous sommes en train de travailler pour qu'elles se régénère et qui sera doublée ce sera annoncé dans quelques jours de de la concrétisation d'un d'un fond de fond pas européen public voulu par le Président de la République qui s'appelle skelope yeurope et qui va permettre lui aussi de venir nourrir des fonds d'investissement européens susceptibles d'atteindre la taille nécessaire pour financer c'est c'est jeune mais très grandes entreprises qu'on appelle les licornes pour les pousser jusqu'à l'introduction en bourse dont on souhaite évidemment qu'elle puisse se produire en France ça qu'il faut penser à cette échelle européenne et c'est souvent ce qu'on nous dit dans ce secteur des technologies ça oblige aussi de penser une politique tech à l'européenne et ce qu'on a on a des textes on a des règlements aujourd'hui on arrive à avoir des consensus législatives je dirais européen est-ce qu'on arrive à avoir une politique économique commune autour de la tech en Europe et comment est-ce que cette politique numérique se positionne par rapport à celle des États-Unis la question de la souveraineté c'est aussi une question qui peut créer des frictions notre ambition c'est de créer un marché unique du numérique pour que effectivement les entreprises qu'elles se créent en France ou dans d'autres États membres de l'Union européenne et bien elle puisse rayonner dans l'ensemble de l'Europe et faire levier du marché européen qui reste le premier marché mondial pour ça nous avons depuis quelques mois commencez à apprendre au niveau européen un certain nombre de textes qui vont organiser le marché des données et les marchés numériques je parlais du DSA tout à l'heure c'est vrai du DMA c'est vrai du Règlement sur les données c'est vrai du Règlement sur l'intelligence artificielle c'est vrai de Mika pour le marché des crypto c'est une forme de régulation non pas pour étouffer l'innovation mais pour harmoniser les règles du jeu au niveau européen de manière à ce que l'Europe devienne véritablement un marché unique en tout cas pour le numérique et les règles c'est quelque chose et parfois elles sont tellement strictes et contraignantes que quand même l'écosystème s'inquiète qu'on s'étouffe pas avant de déclore même en Europe mais ce s'entendre sur une politique numérique économique je parle en termes de concurrence vous évoquez le DMA mais comment est-ce qu'on construit ces blocs européens et bien c'est dans la discussion avec nos partenaires la Commission fait un certain nombre de propositions et puis ensuite les États membres et le Parlement européen sont saisis mais vous évoquez les États-Unis ce qui est intéressant c'est de constater que sur le sujet des crypto sur le sujet de l'intelligence artificielle le les États-Unis sont au point zéro nous avançons ça peut créer quelques inquiétudes mais un certain nombre d'acteurs sont plutôt satisfaits de voir l'Europe avancer sur un certain nombre de sujets puisque quand on innove et quand on quand on bouscule un certain nombre de de marchés établis on a besoin aussi d'ailleurs les responsables de d'Open et high nous l'ont dit très clairement vous avez rencontré aussi un certain nombre de bornes et s'agissant des crypto s'agissant de l'intelligence artificielle les acteurs que ce soit en Europe ou aux États-Unis ont besoin pour orienter leurs activités d'avoir un certain nombre de cadres et de et de et de bornes et c'est ce que nous avons essayé de mettre en place en Europe je crois qu'avec Mika nous avons trouvé le bon équilibre entre protection des investisseurs dans le web 3 enfin dans les dans les crypto et et le soutien à l'innovation pour nous encourager pour nous encourager et je crois que nous allons dans la bonne dans la bonne direction sur les sur les crypto actifs nous avons bien avancé il faut maintenant que nous puissions avancer sur la question des des NFC s'agissant en tout cas du web 3 mais je j'ai été favorablement je dirais étonné de voir des acteurs à la à la frontière technologique nous nous féliciter alors qu'ils sont américains pour les initiatives que nous prenons sur le plan régulatoire en Europe alors aux Etats-Unis si je reviens sur votre voyage donc vous êtes allés chez open hey qui aujourd'hui sous les feux des projecteurs en matière de déploiement d'intelligence artificielle conversationnelle donc avec cette idée que on va avoir un langage de plus en plus naturel entre nous les humains et les machines ce qui posent de grandes questions éthiques on a eu Microsoft ici en plateau qui nous est qu'ils avançaient en construisant des cannes enfin chacun à son cadre un peu différent sur ces questions éthiques exactement et c'est la raison pour laquelle les les dirigeants face à Malte man le co2a il y a lui-même d'une part saluer le règlement sur l'intelligence artificielle en cours de discussion au niveau européen qui qui prend le sujet avec une approche par les risques et qui évoque un certain nombre d'usages pour lesquelles l'intelligence artificielle est soit interdite soit très strictement encadré soit beaucoup plus libre et et par ailleurs ça malman a aussi évoqué la nécessité au-delà de ce règlement pour l'intelligence artificielle que la puissance publique que les États donnent un certain nombre de lignes directrices ou en tout cas de de bornes éthique sur le sujet de l'intelligence artificiellement sur ces questions éthiques entre les États-Unis et l'Europe sur les questions éthiques vous avez raison il y a des différences qui peuvent s'exprimer d'un continent à l'autre et d'une culture à l'autre il y a aussi un certain nombre de convergences nous avons en France un comité national pilote pour l'éthique du numérique qui a depuis quelques années rendu un certain nombre de travaux y compris sur les agents conversationnels et je crois qu'il faut progressivement qu'on puisse avancer vers
[Musique]
des des derniers logements qui sont les plus difficiles à faire pour parachever ce plan français au début il nous faut effectivement ouvrir un droit au très haut débit pour tous ce que ça change c'est un une forme de garantie pour chacun de nos concitoyens d'avoir un débit minimal d'avoir accès à des tarifs sociaux quel que soit le lieu où il se trouve sur le territoire national c'est un travail que j'ai annoncé il y a quelques semaines et que nous engageons avec pour objectif de de le terminer d'ici l'été pour pouvoir lancer une expérimentation sur les sans doute même si ça reste à affiner les les communes qui font partie des premières à être passés du cuivre à la fibre alors autre sujet que je voulais qu'on aborde ensemble c'est sur la cybersécurité vous avez annoncé un plan blanc cyber pour répondre aux nombreuses attaques qui ont touché les hôpitaux en France quels ont été là les premières peut-être actions qui ont été menées depuis le début de l'année parce que ce plan était annoncé en décembre donc je sais qu'on est au tout début c'est un plan qui est agrége un certain nombre d'initiatives portées par différents ministères pour effectivement apporter des réponses très concrètes aux hôpitaux je veux dire que s'agissant du plan de relance qui qui s'est déployé sous la responsabilité de de Bruno Le Maire ce sont 150 hôpitaux qui ont été ciblés dès 2021 pour pouvoir bénéficier de parcours de cybersécurité à la suite de l'attaque sur l'hôpital de Corbeil-Essonnes cet été avec le ministre de la Santé j'ai annoncé une enveloppe supplémentaire qui va permettre de couvrir au moins 150 hôpitaux qui qui se qui bénéficie de ces programmes ces programmes nous avons pu constater que il produisent leurs effets puisque parmi les collectivités qui ont été attaquées cet automne la mairie de Caen par exemple qui qui avait terminé son parcours qui s'était doté d'un EDF c'est à dire d'un antivirus synchronisé sur l'ensemble des équipements produits par arfanglab d'ailleurs une entreprise française parce que résister à l'attaque est limité les dégâts et donc nous veillons très attentivement au déploiement de ces parcours de cyber sécurité pour que des épisodes comme celui qu'on a connu à Corbeil-Essonnes ou plus récemment dans ma ville à Versailles ne se reproduisent plus sur le filtre anti-arnac aussi ça avance absolument le filtre anti arnaque c'est donc une protection que nous voulons pouvoir octroyer à l'ensemble de nos concitoyens il s'agira d'un filtre qui préventivement avertira l'internaute qu'il est en train de se diriger vers un site malveillant et identifié comme tel les travaux techniques sont en cours et j'ai bon espoir que nous aurons une version bêta à l'état à l'été à l'été c'est à dire avant la coupe du monde de rugby qui sera enrichi et qui pourra être généralisée à l'été 2025 on va terminer cet entretien par l'interview Express pardon olympiques Jo 2024 excellente nouvelle on termine cette entretien par l'interview expresso el Barrault vous répondez comme vous voulez de manière personnelle ou professionnelle mais de manière assez rapide quand même il faut que ça tienne dans deux minutes tout ça quels sont vos vœux déjà pour 2023 de santé de bonheur de sérénité et de paix est-ce que vous avez des inquiétudes je suis toujours inquiet mais je suis optimiste votre idée fixe la protection des Français dans l'espace numérique car c'est c'est un sujet qui m'a beaucoup marqué dans ces six premiers mois de ministère au-delà des inquiétudes est-ce qu'il y a des choses qui vous font peur non je crois qu'il ne faut pas avoir peur et comme le président de la République l'a dit il faut penser printemps le futur dans la tête vous l'imaginez comment je l'imagine souverain inclusif et soutenable et la prochaine révolution selon vous ce sera quoi la prochaine révolution ce sera peut-être la révolution de de l'IA et des modèles d'intelligence artificielle générative et vous dans cinq ans vous savez où vous serez je serai au service de mon pays d'une manière ou d'une autre merci beaucoup merci délégué en charge de la transition numérique et des télécommunications c'était son grand entretien dans Smart tech à suivre et bien on va débriefer aussi de vos réponses monsieur le ministre avec deux commentateurs fidèles de Smart tech