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InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 4 janvier 2017 11 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsDéfense

Benoist Apparu : "1 fonctionnaire sur 5 est payé par de la dette. Ce n'est pas tenable"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 59 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:19OuverteÉludée

    C'est compliqué ?

  • 1:06RelanceRéponse directe

    Le pourcentage de flou, on va essayer de l'explorer.

  • 1:16OuverteRéponse directe

    Vous savez comment il veut réformer la Sécu, François Fillon ?

  • 2:14FerméeRéponse directe

    Plus de 20 milliards d'euros d'économie, c'est toujours l'objectif de François Fillon ?

  • 2:37RelanceRéponse directe

    Comment ?

  • 3:18OuverteRéponse partielle

    Ça veut dire que le panier de soins pourra varier ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:32Invité politiqueFait
    « Nous avons un déficit de l'assurance maladie, un déficit de l'assurance vieillesse à partir de 2025, et un déficit de l'assurance chômage. »
  • 2:23Invité politiqueChiffre
    « On est à 100 milliards d'euros. Répartis de la façon suivante : 20 milliards sur les collectivités locales, 30 milliards sur l'Etat, et 50 milliards sur l'ensemble des régimes de sécurité sociale. »
  • 2:50Invité politiqueFait
    « François Fillon a dit, cette proposition-là, sur ce qu'on a appelé le petit risque et le gros risque, dont je rappelle quand même qu'il est déjà le partage entre les mutuelles et le régime général. »
  • 4:20PrésentateurFait
    « Il n'est plus question de désétatiser, Benoît Paru ? »
  • 5:57Invité politiqueChiffre
    « C'est 6 millions de chômeurs, c'est 14% des Français sous le seuil de pauvreté, record absolu dans l'histoire de la France. »
  • 7:51Invité politiqueFait
    « On va probablement prolonger Bachar el-Assad de 5 ou 6 ans au pouvoir. »

Temps de parole

  • Benoist Apparu74 %
  • Présentateur21 %
  • Locuteur non identifié4 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

France Inter.fr Le 7-9 de France Inter. Première matinale de France. À suivre aussi en vidéo sur FranceInter.fr Bonjour Benoît Apparu. Bonjour. Porte-parole de François Fillon après avoir été celui d'Alain Juppé. C'est compliqué ?

0:20
Benoist Apparu

Non, ce n'est pas compliqué parce qu'à la différence du PS, les logiciels sont assez proches. Ah bon ? Je crois que c'est Jean-Luc Mélenchon, votre invité précédent, qui disait il y a quelques secondes qu'il y avait un schisme idéologique à gauche. Il y a effectivement un schisme idéologique sur les grandes questions économiques et sociales à gauche. Ce schisme n'existe pas à droite. Alors bien évidemment, pendant la primaire, on a exalté nos différences. Exalté. On a 80% de points d'accord. 20% de points de désaccord. Pendant la primaire, on a effectivement mis l'accent sur les points de désaccord. C'est normal. On est tous de la même famille politique.

Et surtout, on partage un objectif commun. L'alternance et éviter Marine Le Pen. Et ça, ça nous réunit tous sans aucune difficulté.

1:01
Présentateur

Bon, le pourcentage d'accord, on va voir. Le pourcentage de flou, on va essayer de l'explorer. François Fillon hier soir sur TF1. Non, je n'ai pas changé de programme. Oui, je veux toujours réformer la Sécurité sociale. Moi, je n'ai toujours pas compris ce qu'il voulait faire maintenant qu'il a renoncé à dérembourser les petites maladies. Vous savez comment il veut réformer la Sécu, François Fillon ?

1:19
Benoist Apparu

Deux réponses, si vous le voulez bien. La première, le principe. Parce qu'avant de regarder la mesure, expliquons pourquoi on veut faire cette mesure. Pour une raison très simple. Nous avons un déficit de l'assurance maladie, un déficit de l'assurance vieillesse à partir de 2025, et un déficit de l'assurance chômage. Nous ne pouvons pas tenir ces régimes assurantiels, assurantiels, je le répète, de façon déficitaire pendant encore 20 ans, comme c'est le cas depuis 20 ans. Sur l'assurance maladie, ça s'est considérablement réduit. C'est peut-être réduit.

Mais demain, avec le vieillissement de la population, avec des techniques de plus en plus lourdes, et donc de plus en plus coûteuses pour soigner les patients, les déficits vont repartir à la hausse. C'est mécanique. Il faut donc qu'on maintienne l'assurance maladie, comme l'assurance chômage, comme l'assurance vieillesse, en équilibre. Donc oui, la sécurité sociale sera réformée. Ça veut dire quoi ?

2:14
Présentateur

Plus de 20 milliards d'euros d'économie, c'est toujours l'objectif de François Fillon ?

2:17
Benoist Apparu

Sur l'assurance maladie ? Sur l'assurance maladie ? Sur les dépenses de santé ? Sur l'ensemble du programme d'économie de François Fillon. On est à 100 milliards d'euros. Répartis de la façon suivante. 20 milliards sur les collectivités locales, 30 milliards sur l'Etat, et 50 milliards sur l'ensemble des régimes de sécurité sociale. Donc effectivement, 20 milliards sur l'assurance maladie. Comment ? C'était le deuxième élément que je voulais évoquer. Pendant la campagne des primaires, François Fillon avait fait la proposition que chacun connaît. Elle a suscité beaucoup d'émois, y compris à l'intérieur des rangs des Républicains.

François Fillon a dit, cette proposition-là, sur ce qu'on a appelé le petit risque et le gros risque, dont je rappelle quand même qu'il est déjà le partage entre les mutuelles et le régime général. C'est déjà en grande partie le cas. Il a dit, ok, je mets ça pour l'instant de côté, j'organise une convention sur la santé pendant janvier et février, et je présenterai mes propositions, fin janvier, début février, sur ce sujet-là.

3:18
Présentateur

Ça veut dire que le panier de soins pourra varier,

3:21
Benoist Apparu

le panier de soins remboursé par l'assurance maladie. Ça veut dire que le panier de soins, parler de soins, pardon, est déjà, je le rappelle, déjà avec des taux de remboursement qui sont différents. Oui, d'accord, mais pour faire des économies,

3:32
Présentateur

il faut changer cette clé de répartion.

3:36
Benoist Apparu

Et à la différence de Manuel Valls, qui hier nous proposait, si j'ai bien entendu, un panier de soins garanti en remboursement à 100%, c'est-à-dire des dépenses supplémentaires non financées, nous considérons que l'objectif prioritaire pour maintenir un système de santé efficace en France, c'est de parvenir à l'équilibre budgétaire.

3:57
Présentateur

François Fillon, lors du débat avec Alain Juppé, dans l'entre-deux-tours de la première de droite, a utilisé un mot, un verbe, qui a beaucoup été interprété, c'est le mot désétatiser. Je veux désétatiser la sécurité sociale, d'où les accusations de privatisation, qu'il a ensuite démenties. Il n'est plus question de désétatiser, Benoît Paru ? Il n'a jamais été question de privatiser. Oui, ben désétatiser, je ne sais pas ce que ça veut dire.

4:20
Benoist Apparu

Il n'a jamais été question de privatiser, un, la sécurité sociale. Deux, je vous rappelle que ce n'est pas l'État qui gère l'assurance maladie. Ce sont les partenaires sociaux. Pardonnez-moi cette différence. Vous jouez un peu sur les mots. Si vous ne faites pas la différence entre les partenaires sociaux et l'État, elle me semble-t-il assez gigantesque. Donc aujourd'hui, ce n'est pas l'État qui gère la sécurité sociale. En gros, quelle est l'idée ? L'idée, c'est de se dire que nous sommes dans un système qui est assurantiel. Et qu'un système assurantiel, je me répète, j'en suis désolé, il doit être à l'équilibre. Sinon, il n'est pas pérenne. C'est ça le sujet principal.

Parce que là encore, on peut regarder tout ça par le petit bout de la lorgnette. La question qui est posée à un président de la République, demain, c'est comment je garantis la santé des Français dans les 10 ans, 15 ans, 20 ans qui viennent. Et ça aujourd'hui, au regard des niveaux d'endettement à la sécurité sociale, ce n'est plus malheureusement une garantie.

5:09
Présentateur

Phrase de François Fillon encore hier soir à TF1 pour rassurer, sans doute, je suis gaulliste et chrétien. Ça implique quoi ? Ça, il faudra lui poser la question. Gaulliste, vous le connaissez comme moi,

5:22
Benoist Apparu

ça veut dire un pragmatisme très important parce que c'est, je crois, la définition propre du gaullisme avec, comme on dit, une volonté d'avoir un État qui protège les Français. Ça, c'est pour la partie gaulliste. La partie chrétienne, ça veut dire que l'attention à l'autre est très importante. Ça veut dire que François Fillon n'est pas là, bien évidemment, contrairement aux caricatures qui sont faites pour effectivement avoir un programme qui soit dur, qui soit choquant, qui soit tout ce que vous voulez. Ce qui est aujourd'hui dur, c'est la réalité française.

Ce sont les inégalités scolaires, c'est 6 millions de chômeurs, c'est 14% des Français sous le seuil de pauvreté, record absolu dans l'histoire de la France. Ça, c'est dur. Ça, c'est injuste.

6:06
Présentateur

L'identité chrétienne de François Fillon, vous y avez fait allusion pendant la campagne des primaires Benoît Apparu, mais c'était à propos de la politique étrangère. Vous aviez dit les valeurs chrétiennes dont on nous parle en permanence, c'est aussi de dire stop au massacre. Oui. C'est à propos de la Syrie. C'est-à-dire stop au massacre.

6:23
Benoist Apparu

Et alors ? Et alors ? Je ne vois pas où est le sujet par rapport à ça. La question qui est posée, mais non, je ne vois pas les sujets par rapport à ça sur le pseudo-contradiction que vous voulez noter. Quelle est la question que nous avons à traiter en Syrie ? Comment on fait pour arrêter les massacres à Alep ? Est-ce que c'est en boutant hors des négociations Vladimir Poutine ? Il n'a jamais été bouté hors des négociations. Il n'a jamais été bouté hors des négociations. Sauf que résultat, effectivement, ces négociations se déroulent aujourd'hui entre les Turcs, les Iraniens et les Russes, sans les Français, sans les Américains.

Et donc aujourd'hui, effectivement, les négociations pour sortir la Syrie, pour essayer de trouver une solution en Syrie, se font en dehors des grands pays occidentaux.

7:05
Présentateur

L'exclusion de Vladimir Poutine et de la Russie des négociations concernant le sort de la Syrie, c'est une fable, Benoît Apparu. Vous le savez parfaitement. Non, ce n'est pas une fable. Il y a eu des négociations à Genève. Pardon.

7:14
Benoist Apparu

Je suis désolé de vous dire que quand vous avez François Hollande qui refuse de recevoir Vladimir Poutine à Paris, est-ce que vous croyez sincèrement que c'est comme ça que vous vous trouvez, vous Français, de façon crédible, autour de la table des négociations ? Réponse, non. Non, il n'a pas refusé de l'encre. Aujourd'hui, est-ce que les Français et les Américains sont autour de la table des négociations ? Réponse, non. Les négociations se déroulent sur le dos de la France des États-Unis entre les Iraniens, les Turcs et les Syriens. Réponse, conclusion, pardon, c'est quoi ? La conclusion, c'est qu'effectivement, on va probablement prolonger Bachar el-Assad de 5 ou 6 ans au pouvoir.

Est-ce que c'est ça qui était souhaité ? Je ne le crois pas. Non. Si nous avions de façon sérieuse, réelle, travaillé avec les Russes, travaillé pour partie avec les Syriens, nous aurions peut-être pu trouver des solutions

8:09
Présentateur

de Bachar el-Assad, oui, d'accord.

8:12
Benoist Apparu

Quoi ? Je suis désolé, je ne partage pas votre analyse. C'est comme ça.

8:15
Présentateur

Oui, mais moi, j'ai l'impression que vous en avez changé d'une semaine à l'autre en changeant de champion. Écoutez, vous trouverez les déclarations en question et on en reparlera. Quand vous disiez stop au massacre à cause des valeurs chrétiennes, c'était une injonction à François Fillon, très clairement. Ce n'était pas une injonction à François Fillon, mais bien sûr que non. Je suis désolé,

8:31
Benoist Apparu

c'est jusqu'à preuve du contraire ce que je pense. de ne pas continuer comme le fait François Hollande à refuser ce qu'il a toujours fait de discuter avec les Russes lui-même. Je suis désolé, là encore, quand il refuse de recevoir Vladimir Poutine à Paris, je suis désolé de vous dire qu'effectivement,

8:55
Présentateur

il refuse de discuter avec les Russes. Un mot de Bernard Guetta de mise au point là-dessus. Juste une précision.

9:01
Locuteur non identifié

François Hollande n'a jamais, jamais refusé de recevoir Vladimir Poutine à Paris. Il lui a dit oui, vous venez inaugurer une exposition de peinture et une église orthodoxe à la condition que nous parlions d'Alep. Et le président russe a refusé. Pardonnez-moi,

9:20
Benoist Apparu

mais la déclaration publique de François Hollande, la déclaration publique de François Hollande, je ne suis pas demandeur du voyage de Vladimir Poutine à Paris, vous appelez ça comment ? Quand un président de la République, devant un micro, devant un micro, dit très clairement que ça,

9:36
Locuteur non identifié

je mets une condition à la visite de M. qui compte-t-il ? Ça, en règle générale,

9:41
Benoist Apparu

n'était pas d'expérience diplomatique. Quand vous posez des conditions, ça se règle de collaborateur à collaborateur, éventuellement de président à président au téléphone. Il y a eu trois semaines de discussion entre collaborateurs et comme les Russes ne voulaient pas entendre, on a dit les choses au plein. Ça se règle publiquement et je suis désolé de vous dire que lorsqu'un président de la République fait ça, en l'occurrence François Hollande, ce n'est pas comme ça que vous vous retrouvez à la table des négociations pour essayer de faire fléchir la position de Vladimir Poutine par rapport à la Syrie. Ce n'est pas comme ça que vous y arrivez.

Preuve en est, preuve en est, je finis parce que c'est très important, preuve en est, est-ce que la France est aujourd'hui à la table des négociations ? Réponse ? Non. Ce sont les Iraniens, les Turcs et les Russes. La preuve est donnée que M. Poutine ne veut pas parler avec la France et les Etats-Unis. Non, la preuve en est qu'effectivement on n'a pas fait ce qu'il fallait depuis 5 ans ou 4 ans et demi maintenant pour parler avec eux parce qu'on a essayé de les exclure à tout moment des négociations. Je ne sais pas si M. Juppé

10:35
Présentateur

dirait la même chose que vous, mais enfin bon. Je ne crois pas non plus. Benoît Paru, porte-parole de François Fillon, invité de France Inter ce matin. On vous retrouve dans quelques minutes avec les auditeurs d'Inter il est 8h33.