Darmanin : "Il y a eu un ratage manifestement psychiatrique"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
l'attaque terroriste samedi soir aurait-elle pu être évitée l'assaillant avait déjà été jugé déjà condamné fiché s suivi particulièrement suivi par les services de police par les services de renseignement par les services médicaux de ce que je sais euh l'enquête du parquet national an terroriste le dira encore mieux nous avons fait le maximum dans le casadre de la loi actuelle en tout cas les services du ministère de l'Intérieur ont fait le maximum voilà quelqu'un qu'on a arrêté en 2016 qui a été con qui s'est converti à l'islam en 2015 très jeune qui a fait 4 ans de prison il a fait l'intégralité à quelques jours près de sa peine de prison qui a été suivi judiciairement et grâce à ce suivi judiciaire le médecin psychiatre a pu de nouveau faire une injonction de soins parce qu'il a une maladie mentale manifestement très prononcée et une fois qu'on a terminé cela la peine de prison le suivi judiciaire et psychiatrique il y a manifestement eu un ratage non pas dans le suivi des services de renseignement mais il y a eu un ratage manifestement psychiatrique puisque les médecins à plusieurs reprises ont considéré qu'il allait mieux qu'il était plus normal et qu'il pouvait vivre si jeose dire librement il y a manifestement il y a manifestement quelque chose qui tourne autour de cela il y a quelqu'un il y a quelqu'un de malade mentalement qui ne qui ne prend plus ses médicaments qui ne prend plus son soin pour soigner ses délires et qui passe à l'acte incontestablement il faut réfléchir à tout pour protéger les Français c'est bien sur le cas du travail des services de renseignement c'est sur le cas dans la justice et ça va être le cas évidemment dans la médecine on va remonter le fil et la question aussi de ce qu'il a dit aux enquêteurs à plusieurs reprises en 2016 mais aussi en 2020 où semble-t-il il a tenté au minimum de duper les enquêteurs mais puisque vous êtes sur la question des soins et que vous estimez qu'il y a eu un rattage sur ce point la réponse que vous avez commencé à à évoquer hier c'est celle d'un suivi avec une injonction de soins qui puisse être donnée par la police malgré les décisions des médecins qu'est-ce qui s'est passé il s'est passé que voilà quelques semaines sa maman sa maman qui euh lorsqu'il lui était en prison disait qu'il voulait les égorger donc sa maman apurit est allé voir les services de police pour dire mon fils ne prend plus ses médicaments la police la DGSI d'ailleurs l'a recontacté et lui a proposé de demander l'hospitalisation par tière c'est ça l'isation d'office he oui mais demandé par quelqu'un de la famille he le le le préfet le maire peut vous mettre sous hospitalisation psychiatrique mais après avis médical d'un médecin généraliste on voit bien que dans le cas très précis il faudrait un médecin psychiatre pour constater qu'il prend plus ses médicaments et aujourd'hui la loi ne permet pas mais un tiers votre maman par exemple pourrait le faire elle ne l'a pas voulu manifestement parce qu'elle avait peur de son enfant ce qui est bien compréhensible et puis quelques jours après elle est revenue pour dire manifestement ça va mieux dans un cas comme celui-ci puisque le cas de cet assaillant terroriste était passé fin octobre puisqu'il avait déménagé dans les sones dans la réunion du préfet pour savoir quels étaient les gens qui étaient particulièrement dangereux dans son département le préfet ne peut pas demander ne peut pas enjoindre ne peut pas forcer on peut pas arrêter quelqu'un dans la rue ou chez lui pour dire pour le présenter devant un MDE psychiatre et pour constater que cette personne manifestement ne va pas bien c'est ce qu'il faudrait changer me semble-t-il il faudrait que le préfet puisse se substituer et obliger quelqu'un faire intervenir la police pour l' app pour le présenter devant un médecin psychiatre c'est ce qu'on appelle une injonction administrative aujourd'hui il y a des injonctions judiciaires sous le contrôle d'un juge aujourd'hui il faudrait sans doute à la luur de ce cas faire une injonction administrative mais là encore ça c'est la théorie dans la pratique 1 vous connaissez l'état de la psychiatrie en France on est aujourd'hui et ce sont les chiffres de la Fédération Française de Psychiatrie avec 30 % des postes en hôpital psychiatrique qui ne sont pas pourvu on a aujourd'hui moins de 32000 lit d'hospitalisation c'est 60 % de de moins qu'en 1970 et pour les enfants lorsqu'on demande un premier rendez-vous en psychiatrie il y a un délai minimum de 5 mois et jusqu'à 1 an dans certaines régions donc moi je veux bien qu'on dise le problème maintenant c'est qu'il faut un suivi psychiatrique il faut des injonctions de soins mais quand on voit l'état dans lequel est aujourd'hui la psychiatrie en France est-ce que c'est pas refiler le bébé et cl Duin non c'est un travail évidemment collectif et je suis élu local je vois très bien les difficultés qu' a aussi la psychiatrie en France vous me demandez ce qui au niveau du ministère d'intérieur nous permettrait de pouvoir empêcher ces personnes ne passent à l'acte je vous dis ce qui se passe là en l'occurrence il s'agit pas d'une absence de médecin il s'agit que des médecins mais je comprends bien que ce soit pas une sence exacte absolument exacte la psychiatrie des médecins qui soient généralistes ou psychiatre ont dit qu'il pouvait éviter de continuer à prendre son traitement c'est pas une absence de médecin le pret ça veut dire que si le préfet reprenons encore cet exemple le préfet imaginons à la suite du signalement de la mère de cet assaillant ce que vous voulez mettre en place aujourd'hui imaginons que ça existait déjà déjà donc la mère signale la dangerosité de son enfant en disant attention il ne prend plus de médicament le préfet parce qu'il en aurait la possibilité dit et bien on va imposer qu'il voit un psychiatre mais là le psychiatre pourrait dire exactement ce que le psychiatre a dit c'est-à-dire il a pas besoin d'être soigné il y a des psychiatres qui ont vu ce jeune homme et qui ont dit il ne présente plus de dangerosité ça c'était au mois d'avril donc il s'est passé un petit peu de temps le fait que la mère témoigcpris anonymement était quand même plutôt une circonstance aggravante et puis surtout ça aurait permis au préfet de demander au policier de l'interpeller ici le préfet ne pouvait pas interpeller cette personne il dans la rue ni chez lui ce qui aurait permis peut-être par ailleurs d'avoir un échange avec lui peut-être de demander au juge des liberté de la détention une visite deicilière qui avait été refusé en 2020 bref des éléments nouveaux des éléments nouveaux qui auraient permis à la police de justifier euh la visite chez lui la perquisition chez lui ou le constat que cette personne ne prend plus ses médicaments moi ce que je vais vous dire c'est que il y a aucune question tabou je crois pas pour protéger les Français les Français ils ont une appréhension tout à fait légitime devant la menace terroriste dont j'ai plusieurs fois dit sur votre plateau qu'elle était extrêmement présente on voit bien que là c'est un cas qui liit l'islam radical incontestablement et la maladie mentale je dois dire la vérité aux Français que les cas comme cela sont nombreux 20 % he on estime que 20 % des suivis pour radicalisation sont atteints de troubles psychiatrique plutôt 30 % que 20 euh le le fait est c'est pas une excuse nous disons pas ce qui passe à l'ACT ne sont que des malades psychiatriques on dit qu'ils sont radicalisés incontestablement radicalisés avec l'islam radical et se met la ça la maladie psychiatrique donc 30 % des personnes que nous suivons c'est beaucoup de personnes donc il faut vraiment se rendre compte que c'est pas un métier simplement de policier pour protéger la les Français de ces personnes c'est un métier de médecin de juge et de policier et je crois qu'orélien Rousseau qui a pris en charge ce Doss exactement l'a pris vraiment BR corp puisque à peine son arrivé il vient d'arriver depuis quelques semaines au ministère de la santé il a demandé que des psychiatres soient présents partout auprès des préfets dans tous les département pour désormais passer ces cas en revue ça date pas de samedi il l'a fait voilà plusieurs semaines et je le remercie il y a la question psychiatrique il y a la question aussi du sortant sortant de prison c'est d'ailleurs la première fois après de nombreuses alertes vous-même comme de nombreux spécialistes de ces questions disent depuis des années attention le prochaine menace ce sera ceux qui ont été condamnés et qui sortent de prison oui au moment où on se parle Géral de d'manin combien de personnes ont été condamnées pour terrorisme et sont sortis et combien s'apprêtent à sortir dans les semaine ou les mois qui viennent alors les les personnes qui ont été condamnées et qui en prison sont radicalisé soit parce qu'ils sont condamnés parce que radicalisé soit parce que en prison ils se sont radicalisés ce sont deux publics différents mais qui posent la même dangerosité depuis 2018 depuis que nous faisons ces comptages comme cela depuis qu'il y a des condamnations pour terrorisme c'est 340 personnes 340 et l'anne prochaine ce sera entre 30 et 35 personnes elles sont suivies comme lui était elles sont très suivies elles sont pas toutes en France parce que nous en expulsons énormément je répelle que tous les étrangers délinquants condamnés par radicalisation sont expulsés du territoire national voilà je pense que c'est quelque chose d'important de le savoir pour les Français mais là il y a un Français qui est sortant de prison et qui est suivi il est suivi il est sous écoute téléphonique sa voiture est balisé il est suivi évidemment extrêmement fortement par la DGSI mais on voit bien que l'attentat qu'il commet c'est un couteau un marteau dans une rue de Paris personne mais précisément quand on vous écoute général de dermanin c'est exactement ce qui interroge c'est que bon hormi ce raté médical et encore c'està-dire que il a vu des médecins alors pas en octobre mais il en a vu en avril il en a vu à la sortie de prison il en a vu régulièrement il a vu des enquêteur il a d'ailleurs tenté de les duper il ne les a pas dupé en 2016 puisquealors qu'il leur disait je suis pas du tout radicalisé je me suis déradicalisé ils l'ont malgré tout condamné et il a fait toute sa peine de prison mais en 2020 en revanche il les a semble-t-il d P puisqu'il a dit je me suis déradicalisé alors si vous me permettez c'est pas le cas puisquen 2020 il sort de prison il porte un discours qui consiste à dire voilà je ne suis plus dans l'islam radical et les policiers ne le croient pas et demandent au juges de liberté de la détention d'aller visiter son appartement pour aller constater sur ses téléphones sur son ordinateur dans Cees tiroir mais il a encore raté non mais là le juge liberté d'tention parce que ça leur a été refusé voilà par par le juge bon moi je respecte les décisions de justice mais ça leurait peut-être permis de constituer des été minimisé non ENF la police a fait son travail elle a demandé au juges perquisitionné non mais je dis pas qu'elle a été minimisée par la police la police a considéré qu'il y avait menace qu'il fallait aller chez lui le juge liberté a refusé que la police se rendre chez lui refusé c'est le cas voilà alors il a pas commis des actes en 2020 21 22 23 hein donc voilà mais mais je mais je suis le premier à à regretter que le juge de liberté de la détention n'est pas autorisé les policiers à faire leur travail jusqu'au bout sur ce faitlà ce qui aurait permis sans doute de constituer le fait que cette personne mentait soit siamment soit parce qu'il avait une maladie [Musique] mentale
Gérald Darmanin