David Lisnard : «La liberté est la condition de la démocratie»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Oui, bonjour. Merci à vous. Effectivement, je crois que c'est une priorité.
Vous l'avez très bien dit, la liberté n'est n'est pas l'ennemi de la de la démocratie. Çaen est la condition, la condition incontournable. Et dès que l'on veut encadrer la liberté hors du champ de l'ordre public, c'est-à-dire la diffamation, l'insulte et cetera, on tombe dans le monopole de la vérité.
Et c'est pour ça que c'estwelllien. Vous disiez c'est orwellen, c'est totalement orwellen. C'est la bureaucratie de la vérité.
C'est le ministère de la vérité qui va être en mesure de dire ce qui relève de la vérité. La démocratie c'est jamais un monopole. La démocratie, c'est toujours le pluralisme, c'est la confrontation des idées.
Alors, évidemment, le rapport parlementaire soulève des vrais problèmes, des ingérences extérieures qui peuvent être très graves, très très graves, soulèvent le problème évidemment de l'opacité de certains algorithmes. Il faut la transparence de l'algorithme. Il y a des choses à faire.
Mais on oublie l'essentiel. On oublie l'essentiel. C'est que l'essentiel pour lutter contre la fausse nouvelle, c'est de permettre la pluralité du débat.
Pour avoir une pluralité du débat, il faut qu'il y ait de la raison critique. Les mêmes qui voudraient nous dire que médecin sans frontière ou donc l'institut des cartes, pourquoi pas ça de la gueule hein, mais veut contrôler la vérité sont les mêmes qui laissent s'effondrer l'école. C'est les mêmes qui ont abandonné la philosophie, leur raison critique.
Le 20 le 21e siècle, c'est le siècle où il faut il faut savoir coder l'informatique évidemment. C'est le siècle de l'IA, sera le siècle de la robotique, de la quantique. Mais c'est avant tout le siècle des humanités contrairement à ce que l'on pense.
Il faut savoir décoder le monde. Il faut remettre la raison critique au cœur de l'instruction publique. Et je pouvais en parler longuement, il faut donner à la justice les outils pour sanctionner à postériori les contournements de la loi et de la règle, mais de ne plus a priori vouloir encadrer la liberté.
C'est d'autant plus grave que 24 heures avant on nous demande un QR code pour aller voir enfin pour les Parisiens. Moi j'étais à Cann mais le défilé. C'est d'autant plus grave que le président de la République lui-même avait dit d'une dans une vision tout à fait interventionniste, étatiste, insupportable qu'il fallait mettre des labels d'information.
C'est sur qui ? Dans le rapport, pardonnez-moi juste quelques extraits. Élaborer un cadre standardisé pour l'évaluation des contenus, pour distinguer la malinformation, la désinformation, le trouble de l'information.
Mais juridiquement, ça veut dire quoi ça ? Le rapport recommande de créer une grille de rémunération pour les journalistes employés par les créateurs de contenu de l'information grille à l'image des conventions collectives de l'audiovisuel public. Euh vous voulez qu'on continue ?
Le truc est assez délirant. C'est le de derrière il y a également donc cette notion [rires] de suspension d'algorithme pendant la campagne électorale. Ça ne veut strictement rien dire.
H qu vous regardez les auditions, ils interview les gens de YouTube France, ils disent "Mais pourquoi moi je reçois plus tel contenu ? Pourquoi ? Qui a décidé ça ?" Bah c'est parce que vous avez consulté ça.
L'algorithme, il s'adapte à vos comportements individuels. Donc une incompréhension totale. Voilà.
Et ils disent ils veulent suspendre les subventions de la presse au respect de critères de vérité. Moi je suis pour la suppression des subventions à la presse. Au moins ça règlera le problème.
Ça va faire plaisir à Geofre le jeune. Bah non mais moi je on peut en parler et je suis attaché à la presse et la liberté de la presse évidemment. Écoutez bien ça.
Il propose de réguler directement les influenceurs dépassant une certaine audience. Donc vous irez voir les gendes Guillaume PL puis vous direz écoutez là on va faire gaffe et ce serait bien sûr l'Arcom qui ferait ça. Donc oui c'est un ministère de la vérité et souvenez-vous dans le bouquin dans le livre d' 1984 il avait écrit en gros sur la fronton du ministère de la vérité la liberté c'est l'esclavage.
Voilà. Et donc c'est la société dans laquelle
David Lisnard