EXTRAIT - Canicule : 334 records mensuels battus : «il y a un changement climatique dont il faut prendre conscience» affirme Sébastien Chenu
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Europe 1 Il fait chaud, la France suffoque, épisode caniculaire sur tout le pays, plus de 300 records de températures battues hier. Aujourd'hui, ça sera encore plus chaud. L'alerte canicule vaut dans 8 départements, c'est du jamais vu à cette époque de l'année. Le gouvernement annonce 7 décès, donc 5 noyades. Il y a une réunion interministérielle, Sébastien Chenu, jeudi à Matignon, pour évaluer le risque sanitaire. Que faut-il faire ? Est-ce qu'il faut prendre des dispositions spéciales pour aider les populations les plus vulnérables ?
D'abord, je vais avoir une pensée pour les professionnels qui vont accompagner en particulier les populations les plus sensibles, dans les EHPAD, dans les écoles, dans les hôpitaux. Pensez à eux. D'abord, il y a une prise de conscience qui doit être faite. Oui, le changement climatique est une réalité. Vous ne le niez pas ? Non, on ne remet pas en cause cette réalité factuelle. Il y a un changement climatique dont il faut prendre conscience. Et il faut, de l'autre côté, l'adapter à un discours qui soit pragmatique, celui d'une écologie du réel. Une écologie pragmatique et pas une écologie punitive. Donc il faut de la croissance. Il faut être capable de stocker de l'eau.
C'est aussi l'enjeu actuellement de la loi sur l'agriculture. Chez nous, c'est la députée du Lot-et-Garonne, Hélène Laporte, qui mène ce combat. Stocker l'eau pour permettre à nos agriculteurs de pouvoir continuer à travailler et à nourrir les Français. Et je pense qu'en cela, on est très éloigné, effectivement, des revendications de la gauche sur la décroissance, sur l'arrêt du nucléaire.
Mais eux disent que vous êtes climato-sceptique, que vous ne proposez rien en réalité dans votre programme qui aille dans un sens de la préservation de l'environnement, la dépendance aux énergies fossiles. Vous voulez supprimer un certain nombre de taxes qui, justement, nous permettraient de nous libérer de cette dépendance aux énergies fossiles.
Non, je viens de vous dire que nous avions tout à fait pris conscience de ces changements climatiques et que nous étions favorables à une écologie du pragmatisme. Quand je vous dis, par exemple, le stockage de l'eau, nous sommes évidemment en opposition avec la gauche qui refuse ce qu'ils appellent les méga-bassines. En réalité, ce ne sont pas des méga-bassines, c'est des capacités à stocker l'eau qui tombe du ciel.