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Podcast / conversationParti socialiste (sur YouTube)· 17 avril 2025 65 minAutoproduitActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSolidarités & familleNumérique

👀 À L'AFFÛT | Fast-fashion : Détricoter le mythe consumériste

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que la Fast Fashion et comment la distingue-t-on de l'Ultra Fast Fashion ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les impacts environnementaux et sociaux de la Fast Fashion ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    En quoi consiste le devoir de vigilance et pourquoi est-il menacé ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les impacts sur la santé des vêtements Fast Fashion ?

  • 50:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les enjeux de la proposition de loi contre la Fast Fashion au Sénat ?

  • 1:00:00OuverteRéponse directe

    Quelles solutions existent pour réduire l'impact de la Fast Fashion ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 20:00Chloé RibelleChiffre
    « Chaque année dans le monde depuis quelques années, on est à peu près à 150 milliards de pièces de vêtements et chaussures accessoires qui sont produits. »
  • 20:00Chloé RibelleChiffre
    « Une marque comme Chine produit à peu près 4 milliards de vêtements sur les 150. »
  • 40:00Victoire SatoChiffre
    « On mange l'équivalent d'une carte bleue par semaine. Nous tous les êtres humains. »
  • 50:00Chloé RibelleFait
    « Le devoir de vigilance pour l'industrie textile, c'est notamment mais pour plein d'autres industries, c'est clé pour qu'on puisse avancer vers une production de vêtements qui soit respectueuse des droits humains et de l'environnement. »
  • 3:00Fait
    « si on mettait même si la proposition est louable, si on décidait demain de dire il faut un affichage social, on reperdrait 3 ou 4 ans. »
  • 5:30Chiffre
    « si vous êtes une marque qui fait les choses bien, ben vous allez au contraire avoir moins de taxes à payer et jusqu'à 10 € de finalement de voilà de taxe en moins ou d'intéressement. »
  • 6:30Fait
    « il y a eu euh adoption de d'interdire l'ensemble de la publicité sur les réseaux et l'influence. »
  • 8:30Fait
    « il y a un contournement hyper facile. En gros, c'est la pub rémunérée pour les influenceurs. »
  • 10:30Fait
    « il y a pas d'emploi sur une planète qui est détruite. »
  • 11:30Fait
    « les emplois qui produisent nos vêtements, ils sont hélas plus du tout en France, même plus du tout en Europe. Ils sont en Asie, ils sont au Bangladesh. »
  • 12:30Fait
    « travail 60 heures par semaine dans des conditions catastrophiques et que tout ça pollue. »
  • 13:30Fait
    « il faut qu'on se rende compte qu'on achète moins de vêtements. »
  • 14:30Chiffre
    « le coût aux vêtements, c'est beaucoup plus cher d'acheter ce chien euh que d'acheter dans une autre marque avec des vêtements de meilleure qualité. »
  • 17:30Fait
    « les colis en dessous de 150 € de vêtements qui entrent en Europe ne sont pas taxés. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et ben c'est magnifique. Donc dans ce cas-là, on est parti et donc bonjour bonjour à toutes les personnes qui nous suivent. Bienvenue sur notre chaîne Twitch, la chaîne Twitch du Parti socialiste.

Je suis en compagnie de Chloé Ribelle et Victoire Sato parce que ce soir aujourd'hui on va vous parler de la fast fashion et surtout de comment faire face de manière générale en terme en tant que société et quelles actions politiques est-ce qu'on peut mettre en place pour y faire face. Euh du coup, vous avez peut-être dû passer nos communications sur les réseaux sociaux. On a commencé à vous parler un petit peu de tout ça justement de des différents enjeux.

Mais je vais commencer par euh vous laisser peut-être vous présenter euh si jamais euh Chloé, donc tu es euh député européenne, porte-parole du Parti socialiste. Euh bienvenue. Merci beaucoup.

Est-ce que quand on switch les camaras, on est goût de pour leur laisser la parole ? Logiquement oui. Vas-y.

Donc là, on me voit. C'est bon. Attention là.

Ouais, c'est bon, on te voit là si vous voulez voir. Bah écoute, tu as tu as tu as tout dit. Moi, je m'appelle Cloidel.

Je suis député européenne. Je suis porte-parole du Parti socialiste et je suis très heureuse de pouvoir partager ce canapé euh Twitch avec Victoire Sato qui est une personne exceptionnelle que je vais laisser se présenter et que euh j'ai voulu inviter pour discuter de la Fast Fashion, de tous les problèmes que pose cette industrie euh parce que il y a il y a une loi qui arrive au Sénat. qui sera voté autour du 10 juin et dont on espère beaucoup.

Donc grâce à Victoire, on va pouvoir comprendre tout ce qu'il y a derrière tout tenant les aboutissants. Super. Ce qui me met beaucoup de poids sur les épaules et ça commence en émotion.

Moi, je suis hyper contente d'être là déjà. Merci beaucoup de me recevoir. Je suis très admirative du travail de Chloé que j'ai eu la chance de rencontrer il y a quelques mois et et heureuse donc de partager aussi ce canapé pour parler d'un sujet qui me tient à cœur et auquel je travaille depuis 8 ans maintenant.

Je suis effectivement médecin de formation, je suis radiologue précisément et j'ai arrêté d'exercer en 2021 pour me consacrer à temps plein une entreprise que j'avais créée en 2017 qui s'appelle The Goods qui est un média et un studio de création de contenu dédié aux professionnels de la mode qui aide à la transition de l'industrie donc de la mode du textile et du et donc j'accompagne les marques, les industriels et puis un petit peu sur Instagram, on a notre communauté grand public, les citoyens et les citoyennes à faire des meilleurs choix. Super. Et j'ai vu que ouais pour s'habiller, oui, dans dans le domaine de la du textile et cetera, j'ai vu que potentiellement vous alliez également lancer une application qui s'appelle Scord.

C'est ça. Est-ce que tu veux aussi nous en parler ? Bien sûr.

Scord est né à l'intérieur de Goodgo aujourd'hui, c'est une entreprise à part, c'est une autre entité. C'est une start-up tech. Scord, c'est une un projet d'application qui décryppe les marques de mode.

Si vous voyez la façon dont fonctionne Newcast, c'est un petit peu la même chose, mais sauf que au lieu d'évaluer des produits, on évalue des marques et donc on vise à sortir un plan score un peu équivalent planet score mais pour les vêtements à partir du mois de septembre à peu près. Vous pouvez suivre, s'écrit score avec un D, donc scorde, et il y aura une version également professionnelle pour pouvoir justement accompagner les marques dans leur transition RSE en suggérant une road map et des actions en regard justement de l'annotation qu'on aura proposé. Trop bien.

Super. Et on va voir queon va pouvoir aussi faire le parallèle un petit peu justement avec la proposition de loi donc qui arrive parce qu'il y a aussi un enjeu d'affichage de mise en avant aussi des des enjeux sociaux environnementaux qui sont dans cette proposition de loi. Donc on va pouvoir revenir dessus.

Mais euh juste avant de de partir sur tout ça, euh moi je me dis que c'est toujours bien quand même de définir les termes du sujet euh comme si on était à l'école un petit peu mais parce que ben on parle de Fast Fashion. Je pense que euh alors moi je pense que aujourd'hui tout le monde a quand même déjà bien entendu et peut un peu définir ce que c'est la Fast Fashion, mais on m'a dit que c'est pas le cas. Donc qu'il fallait quand même revenir même à partir de là.

Qu'est-ce que c'est la Fast fashion ? Aujourd'hui, on parle même d'ultra fast fashion aussi. Du coup, comment est-ce que on distingue les deux ?

Quels sont les enjeux ? Euh voilà, sociaux, environnementaux, voilà, économique. Je vous laisse la parole à qui veut commencer.

Ouais, on va décomposer. Alors, ben non, c'est une très bonne question pour commencer la sémantique parce que elle est pas consensuelle au point que même dans la loi, ça pose problème et c'est ce qui fait que aujourd'hui dans le projet de loi contre la phase fashion, la première des questions qui fait débat et que les marques s'arrachent, c'est est-ce que moi j'en fais partie ? Hm dit ben non parce que ça ressemble plutôt à Chine.

Chine dit "Bah non, parce que ça ressemble plutôt à Primark". Mar disit ben moi j'ai pas de plateforme e-commerce, je vais en boutique physique donc je suis pas concerné. La réponse euh la plus juste en fait euh et la plus simple c'est la démocratisation du coup à pas cher.

Ouais. à partir du moment où on produit des quantités colossales de vêtements et que chaque jour, chaque semaine, on incite avec des nouvelles références les consommateurs et les consommatrices à racheter quelque chose de nouveau avec donc un phénomène qu'on appelle d'obsolescence émotionnelle, c'est-à-dire le renouvellement permanent du désir. On est dans la phase fashion, donc c'est un faisceau de critères que ce soit vente digitale, vente physique.

Il y a évidemment le nombre de nouvelles références qui sont proposées, mais il y a aussi l'intensité du marketing. Est-ce que tu fais de la pub ? Est-ce que tu spammes ? combien de fois tu fais dans l'année des décotes ?

Est-ce que tu fais des ventes privées ? Est-ce que tu essayes de pousser au maximum tes produits en en dégradant la valeur, donc en faisant du discount ? Euh donc tout ça définit la Fast Fashion qu'on connaît depuis les années 2000.

Donc des marques voilà qu'on a mentionné hein, Zara, H&M, Primark, et cetera euh qui ont des volumes. Donc peut-être pour vous donner des ordres de grandeur parce que c'est toujours un peu abstrait. Euh chaque année dans le monde depuis quelques années, on est à peu près à 150 milliards de pièces de vêtements et chaussures accessoires qui sont produits 150 milliard 50 milliards de la terre entière et on est 6 milliards donc ça vous donne une idée de ce dont on a pas besoin.

En plus c'est produit en plus de ce qu'on possède déjà. sur de quoi hab générations àenir et pourtant on en remet une couche chaque année à cette hauteur. Euh hors de grandeur toujours.

Donc une marque comme Chine produit à peu près 4 milliards de vêtements sur les 150. Une marque comme H&M ou Zara plutôt être autour de 2 milliards en fait. Donc là, on pose la question de l'Ultra Fast Fashion et de sa définition qui est effectivement qui peut s'en référer au volume, mais qui est surtout, et c'est un petit peu plus complexe à comprendre relatif au modèle de production.

En très synthétique, vous êtes Zara, vous êtes H&M. pour développer un produit même en allant hyper vite, il vous faut en moyenne 3 semaines entre le coup de crayon et le moment où il sera en magasin parce que vous allez avoir un design, vous allez avoir des des patrons, des allers-retours sur des patrons, vous allez choisir la matière, vous allez faire produire la matière, vous allez produire les vêtements et les acheminer en boutique. Quand vous êtes une marque comme Chine, vous avez donc Zara HM dépendent d'autres intermédiaires en fait pour produire.

Ils sont pas producteurs de l'entèreté de de la chaîne et donc bah nécessairement il y a un temps incompressible. Une marque comme Chine est ce qu'on appelle à ce qu'on appelle une production verticale intégrée, c'est-à-dire que elle maîtrise de bout en bout l'ensemble de sa chaîne de valeur ou quasiment et ses partenaires de sourcing matière si elle les fabrique par elle-même, ils sont hyper proches. Et associé à ça, on ajoute une couche d'intelligence artificielle qui permet à la marque de screener l'entièreté du web, y compris les séries, tout ce qui va être un peu tendance et Instagram bien sûr parce qu'elle est connue pour les plagiat, capter des designs qu'elle n'a donc pas besoin de produire elle-même.

Donc elle est il y a mou procès contre la marque pour Plavia. Évidemment les petits créateurs se défendent pas mais aujourd'hui Lacoste par exemple est en procédure contre Chine. Donc on se passe des on copie à la vitesse de la lumière, on on propose des nouvelles références qui ne sont pas des produits.

C'est-à-dire qu'on met sur internet sur le site e-commerce de Chine toujours fabriqué avec UNIA, des vêtements digitaux. D'ailleurs, si vous zoomez sur les produits, c'est dégueulasse. On voit très bien que c'est des faux mannequins et c'est des fausses photos.

Euh mais néanmoins, ça permet de capter l'attention de l'utilisateur parce qu'en plus on va le chercher à coup de de spam marketing sur les réseaux et donc de voir quels sont les points chauds. Et s'il y a 100 personnes qui consultent la petite robe jaune et qui cliquent sur j'aime et ben on lance une production et en un temps record, l'espace de quelques jours Chine est capable de le produire et donc d'envoyer le produit super rapidement. Et c'est pour ça qu'on appelle ça l'ultra fast fashion, c'est que elle va beaucoup plus vite en terme de production. réduit en moyenne à une semaine et nécessairement comme par excellence c'est des produits qui coûtent pas cher, le modèle économique est basé sur encore plus de volume.

Donc l'Ultraf Fashion en plus d'aller plus vite, elle produit beaucoup plus en l'occurrence deux fois plus. Je j'avais dit que c'était long. Non mais c'était complet.

Ouais, moi ça me ça je pense que ça permet de bien comprendre parce qu'on s'y retrouve on s'y retrouve plus vraiment en fait euh sur quoi acheter. Enfin, je je peux compléter ou tu Bien sûr bien sûr. Moi, je donne mon sentiment en tant que que voilà que personne qui aussi achète des vêtements, même si je n'achète pas dans dans ces marque de Fast fashion, j'ai l'impression qu'on est dans un monde où en fait on a plus que deux choix quand on veut s'acheter des vêtements, soit des vêtements de très mauvaise qualité, de la Fast Fashion.

Pour moi, la Fast fashion c'est du vêtement de mauvaise qualité, donc qui va disparaître rapidement et qui va être obsolète rapidement. Ouis. Soit des vêtements très cher euh hors de prix et pas toujours de très très bonne qualité d'ailleurs.

Donc on est dans un modèle qui dysfonctionne. Et avant de venir, j'ai regardé quelques chiffres et euh tu as fait tes devoirs ? J'ai fait mes devoirs et j'ai vu qu'on jetait énormément de vêtements. 5 millions de tonnes de vêtements chaque année sont jetés en Europe, soit 12 kg par personne.

Ouais. On consomme beaucoup plus queil y a 20 ans. Dans les années 2000, c'était 20 pièces par personne par an.

Dans les années 2020, c'est 40 pièces par personne par an. Et on les conserve deux fois moins longtemps. C'est ça ces pièces.

Donc c'est ça l'impact concret de de la fashion, c'est qu'on va dépenser beaucoup plus pour s'habiller mais que ce qu'on va nos vêtements vont durer beaucoup moins longtemps. Ouais, c'est ça. c'est c'est du coup un vrai enjeu écologique parce que du coup ça continuer parce qu'on a pas encore parlé de toutes les pollutions génér ça c'est qu'en plus du coup c'est il y a un vrai enjeu aussi social dans le sens où ben quand on a des personnes qui nous disent par exemple bah on viendra dessus plus tard en tout cas c'est des questions que je me suis noté pour plus tard mais mais quand on a des personnes qui nous disent que ça coûte cher en fait de d'acheter par exemple en local ou quoi ou de ou d'acheter bah voilà par des des trucs qui sont de bonne enfin de meilleure qualité en tout Bah ouais mais en a plus besoin de renouveler en fait quand tu achètes des choses qui sont de moins bonne qualité et donc en fait c'est par exemple acheter sur Chine du coup ça coûte moins cher à un moment certes mais en fait effectivement quelque chose qu'on va pas pouvoir garder longtemps parce que la qualité va très vite s'abiner mais on va même porter qu'une fois en fait voilà en terme d'usage en terme de lavage et cetera, ça va Ouais ça c'est un argument hyper intéressant qui a été théorisé par les anglais donc les chiffres sont juste he et non seulement on les on les porte on on s'en débarrasse deux fois plus vite mais surtout on les porte en main donc même Euh donc ça s'appelle le costware en fait le coû par porté et donc si tu fais un calcul assez simple donc coût d'achat versus coût d'usage du du coût d'achat de ton produit divisé par le nombre de fois où tu vas porter bah tu te rends compte qu'effectivement un vêtement de qualité que tu peux garder 10 ans et que tu vas porter une vingtaine de fois par an va coûter quelques centimes par port porter versus un vêtement ch effectivement que tu vas porter deux fois même en l'ayant acheté 5 € et ben c'est hors de prix puisque de après, je le dire, je je pense que c'est un argument qui est super intéressant parce que justement ça a déconstruit le l'argumentaire économique fallacieux des porte-paroles de Chine comme Castaner qui dit la télé des pauvres c'est dégueulasse.

Euh bien bien populiste et bien raccourci comme argument. Euh néanmoins, moi j'ai vraiment fait ce choix de travailler avec les pro parce que je pense que le consommateur, c'est hyper important qu'il soit sensibilisé. Euh mais c'est pas malheureusement euh par lui ou elle que ça va changer la donne et ce sont vraiment les entreprises qui sont responsables de la façon dont elles produit des vêtements, de la quantité qu'elles mettent en marché et même à la fin, on appelle ça la responsabilité élargie du producteur.

On pourra peut-être en parler après parce que ça fait partie de la loi antifast fashion. Elles sont responsables aussi du devenir de ces vêtements usagers une fois que les gens s'en débarrassent. Et donc le citoyen ne devrait pas, un peu comme dans la food avoir le choix entre mauvais pour sa santé et bio hors de prix.

Hm hm. Et ben ça nous fait une bonne transition du coup parce que du coup la deuxième partie un petit peu de ce de ce live c'était justement en tout cas moi je voulais l'orienter aussi sur effectivement comment est-ce que on transfère aussi la responsabilité avec les discours qu'on a souvent de bah voilà mais il faut pas que vous achetiez Chine et cetera enfin en gros une culpabilisation qui peut y avoir des individus qui du coup n'ont pas forcément la la liberté financière ou mentale et cetera de de fournir d'un truc qui coûte plus cher et comment est-ce qu'en fait on fait pour changer l'ensemble du système pour faire en sorte que justement en fait ce soit l'ensemble du système qui permette de rendre accessible des produits qui sont de meilleure qualité locaux ou en tout cas qui ne sont pas totalement nocifs et délétaires pour l'environnement, pour le social et cetera. Et donc en gros, comment est-ce qu'on renverse un petit peu la charge justement ?

Et et donc euh là là là bah si du coup je voulais du coup potentiellement que tu nous amènes potentiellement toi Chloé à nous parler aussi du devoir de vigilance vu que tu es eurodéfuté. Je suis que tu as peut-être même une meilleure visibilité aussi sur cette réglementation qui est d'origine française mais qui est maintenant bah transposée à l'échelle de l'Union européenne depuis 2024. Euh, est-ce que tu pourrais nous expliquer rapidement en quoi ça consiste déjà le devoir de vigilance ?

Où est-ce qu'on en est actuellement ? Et euh pourquoi est-ce que c'est important de le préserver aussi ? Pourquoi est-ce que potentiellement actuellement il est en danger ?

Ben, le devoir de vigilance, c'est une idée socialiste en fait. C'est une idée à l'origine portée par le député socialiste Dominique Potier. H juste après euh le drame terrible du Rana Plaza au Bangladesh qui avait tué 1200 ouvrière parce que c'était essentiellement des femmes.

Faut savoir que et sous le contrôle de victoire les ouvrières qui travaillent dans l'industrie textile sont à 80 % des femmes et des femmes souvent très jeunes. Donc 1200 morts. Et le devoir de vigilance, ça vient simplement poser le fait que les Munky ont un devoir de vigilance tout au long de leur chaîne de production.

Si elles ont une usine en Bangladesh et qu'ensuite elles importent tout ça pour le vendre à des à des consommateurs français, il faut que tout au long de la chaîne de valeur, elle s'assure que les droits humains soient respectés, que les enfants ne travaillent pas, que personne ne soit mis en esclavage, pardon de le dire comme ça, mais c'est il y a encore de l'esclavage dans le monde, de la traite d'être humain euh dans certains certaines industries, certaines usines euh et que leurs activités ne soient pas nocives à l'environnement, ne détruisent pas la biodiversité euh autour ne rejette pas des polluants dans les dans les cours d'eau parce que par exemple sur sur l'industrie textile aujourd'hui 70 % des matières textiles sont synthétiques et ça ça contient des microplastiques et c'est 200000 tonnes de microplastiqu je crois qui sont rejetés chaque année dans les cours d'eau et infinait donc dans les mers et dans les océans à cause de l'industrie sexile. Donc ce devoir de vigilance, c'était un progrès immense qu'on avait réussi à décrocher au niveau européen sous la précédente mandature du Parlement européen, mais qui est aujourd'hui menacé euh puisque euh on a euh un front uni euh des droites et des extrêmes droites pour remettre en cause le devoir de vigilance des des multinationales pour nous dire que c'est trop de contrainte pour les entreprises, vous comprenez que c'est trop de charges administrative et qu'il faut reporter l'application du devoir de vigilance, mais derrière il y a une volonté de déréguler en fait de vider de son de son contenu cette loi. Donc nous, on essaie de de se battre et de faire front, mais c'est pas facile dans un contexte où la droite et l'extrême droite ont une majorité s'ils veulent défaire ce texte.

Hm hm. Donc il faut qu'on qu'on qu'on alerte le public sur ce sujet parce que le devoir de vigilance pour l'industrie textile, c'est notamment mais pour plein d'autres industries, c'est clé pour qu'on puisse avancer vers une production de vêtements qui soit respectueuse des droits humains et de l'environnement. On n pas envie nous euh de se mettre sur le dos des choses qui ont contribué en fait à mettre des gens en esclavage ou à polluer les mers et les océans.

Donc en tant que consommateur, on a aussi cette exigence de transparence et de vigilance euh des entreprises qui produisent nos vêtements. Ouais, c'est ça. J'ai une question dans suite à ce que tu disais, tu disais faut qu'on on informe au maximum est-ce que enfin il y a un enjeu aussi pour vous à informer les consommateur et si c'est le cas quel moyen il et elle aurait pour faire pression justement pour éviter cette modification de texte de loi ?

H et bien déjà faut savoir que la position de la France en fait a changé sur sur ce texte de devoir de vigilance. initialement euh euh Emmanuel Macron et ses gouvernements étaient favorables au devoir de vigilance et aujourd'hui notre gouvernement malheureusement a pris position contre. Donc on a aussi clairement une un devoir d'interpellation euh de nos élus, des ministres du gouvernement pour leur demander de ne pas revenir là-dessus.

Alors je sais qu'il y a des mobilisations qui sont en cours mais on va on va s'organiser euh parce que voilà on ne reviendra pas on peut pas revenir en arrière. Ouais. sur euh sur ce sujet et surtout du coup comme tu disais, c'est donc une loi qui en fait contraint les entreprises littéralement.

Euh et c'est ça que je trouve aussi quand même particulièrement intéressant, c'est que en fait c'est une loi qui dit vraiment soit vous vous conformez en fait au critères que nous on veut en fait pour les produits qui sont vendus en Europe en l'occurrence même euh soit en fait du coup ben on peut vous interdire de vendre vos produits sur notre marché soit sinon du coup vous pouvez aussi être soumis à des amendes et cetera et en fait ça fait enfin c'est c'est aussi ça en fait qui qui qui est essentiel en fait du coup dans cette inversion de la charge c'est qu'en fait c'est au vraiment aux entreprises si elles souhaitent Bah du coup en fait que que des Européens européennes puissent acheter leurs produits, il faut qu'elles soit vraiment respectueuse en fait des des des normes qu'on peut avoir qui sont pourtant effectivement pas non plus hors sol qui sont voilà effectivement de respecter donc le en Europe, on est plus de 400 millions de personnes. On a un énorme pouvoir ou ça de changer les règles de la mondialisation pour le progrès humain et environnemental. Pourquoi est-ce qu'onutilise pas ce pouvoir ?

Et en l'occurrence euh ça ça bénéficie non seulement à nous consommateurs, à la planète, mais à des tas de gens dans le monde entier, aux ouvrières qui au Bangladesh sont exploités, sont sous-payés, travaillent 60 heures par semaine pour une misère. C'est aussi pour ces gens-là que le devoir de vigilance doit être maintenu et préservé. H c'est pas juste pour nous.

Et euh en continuité de ça aussi, c'était en 2023, je sais pas si vous aviez suivi, mais du coup, il y avait les socialistes qui avaient euh sollicité en fait l'OCDE pour que justement il fasse une enquête sur Chine pour voir justement en fait quels sont les quelle est la Dominique Potier aussi. Voilà. Oui, c'est c'est dans la continuité aussi de ce devoir de vigilance euh dans le sens où en fait justement ils ont dit là on pense que euh voilà Chine en fait ne respecte pas du tout justement le devoir de vigilance qu'on demande euh et donc on saisi le CDE.

Est-ce que tu veux nous en parler du coup si tu avais suivi tout ça ? Ouais ouais bah Chin c'est un dossier que je suis depuis depuis 2 ans et demi maintenant. Euh je suis à l'origine de la pétition contre c'est la marque d'un point de vue marketing mais c'est contre le modèle économique de l'Ultrafast Fashion.

Ouais. Il y a 2 ans qui a été lancé au côté de de Yan Rivolant qui est président de la Fédération du prê à porté féminin et à l'aide d'une avocate qui m'avait bqué sur les aiments de langage pour pas que je finisse avec un procès en différation. Mais donc on avait inventé ce collectif et en quelques semaines on a eu 300000 signatures, des relais dans plein de pays européens enfin c'était assez génial et surtout ça nous a amené secondairement à être interpellé par Raphaël Gluxman, à rencontrer le gouvernement le maire.

Bon, ce qui a servi malheureusement à rien, mais en tout cas ce qui était voilà un un bon signe faible, on va dire, euh à rencontrer aussi la DGCCRF qui malheureusement aujourd'hui et quand bien même justement il y a ces ces questions enfin cette application du devoir de vigilance, bah il est pas suffisamment contrôlé. Ça c'est c'est une chose de mettre en place une loi mais c'est une autre de la faire respecter. Euh mais donc effectivement bah Dominique Petit avait mis en place cette saisine.

Il y a plein d'autres mouvements qui ont été enfin similaires, notamment parce que il y a une volonté de la part de la marque de cotation en bourse de rentrer d'abord sur la bourse de New York qui a été refusé parce que je crois que ça s'appelle la SEC qui est le l'autorité des marchés financiers aux États-Unis avait justement exigé une enquête profonde sur les chaînes de valeur et et la les réponses de la marque étaient complètement obscures. Donc ils avaient estimé que c'était trop dangereux et que ils pouvaient pas s'engager à faire rentrer. Et là, elle peine depuis un an et demi à rentrer sur la bourse de Londres, à être côté en bourse à Londres avec une vraie dévaluation au fil des mois de son de sa valeur en fait hein Marchande.

Ben notamment parce que il y a ces questions de transparence qui sont pas réglées. Évidemment, rien n'est appliqué et c'est intéressant de voir à rebond le renforcement vraiment hyper musclé de du lobbing en fait de la marque qui va piocher notamment parmi les anciens du gouvernement des des têtes d'affiches voilà extrêmement bien payé pour balancer à la tête des médias des arguments superfatur combien est payé qu écoute la rumeur la rumeur parlait de 400000 € la mission initialement 400000 € la mission. C'est c'est une rumeur mais qui a été quand même bien affirmée.

Je sais pas si on se rend compte que ce monsieur qui est ancien ministre de l'intérieur de la France euh qui est par ailleurs président du conseil de surveillance du port de Marseille sous votre contrôle. OK. Un des plus grands ports de commerce français.

Ouais. aille comme ça vendre se vendre et lui et tout son carnet d'adresse et tout ce qu'il connaît des règles de notre pays de son fonctionnement à une multinationale chinoise qui en l'occurrence nuit à l'environnement fait de la publicité agressive sur les sur les réseaux sociaux contre les jeunes. Enfin c'est une honte en fait cette affaire et et je crois qu'on qu'il faudrait qu'on qu'on regarde.

Je sais pas s'il y a des enquêtes qui sont en cours mais moi je trouve ça tellement inquiétant. Ouais, c'est un manque d'éthique pour moi impardonnable. Surtout qu'ils sont une armée.

Il y en a d'autres en Europe aussi. Gunteringer qui était lui au Parlement européen je crois enfin qui avait un poste de responsabilité européenne et c'est vrai que c'est bah c'est catastrophique et ce qui est je trouve moi vraiment profondément aberrant. Euh je sais très bien que ces personnes-là on les prend ni par les sentiments, ni par la cause sociale euh ni par empathie pour le vivant et l'environnement.

Mais euh pour moi, la première aberration de cette de modèle de Chine est ému parce que peu importe euh mais en l'occurrence dans la mode, c'est Chine, c'est elle est économique. C'est-à-dire que ces gens-là qui bossent euh sur le territoire français, qui ont travaillé pour le gouvernement ne se rendent pas compte que ils torpillent leur propre économie en donnant en fait autant de de possibilités d'avoir de force et de part de marché des producteurs de vêtement chez nous, c'est ce que tu veux dire. Bah ça plus des emplois puis qu'il y a une popérisation totale de des des boutiques en fait et des centres comment dire des centres des cent des centrilles pardon.

Merci parce que la plupart des marques et des petits commerçants ferment parce que justement il y a ce report de la consommation à la fois sur le digital et puis sur les ultra bas prix en particulier en période d'inflation on voit que le driver c'est le prix. Ouais. D'où aussi la raison pour laquelle je trouve que le le l'argumentaire économique auprès du consommateur, il est intéressant parce que leur faire comprendre alors l'argument santé quand il s'agit des enfants, il parlent un peu aussi.

On en a pas encore parlé mais on peut dire si tu veux en parler juste après d'ailleurs pas. Oui. Qu'est-ce que ça a comme conséquence pour la santé ?

Tu veux dire les vêtements chines ? Oui oui bien sûr. Bah ça c'est disons que c'est c'est un argument mais qui touche justement même pas les politiques.

Mais c'est vrai que donc économiquement il y a ces fermeture de boutique, c'estes pertes d'emploi. Évidemment le enfin l'industrie textile qui est à 90 % s'est vidé substance en France mais ça depuis les années avant Chine. Mais c'est aussi une marque qui ne paye absolument pas sa TVA qui ne déclare pas ses impôts en France qui fraude fiscalement parce qu'il y a un système de ce qu'on appelle les les minimi.

En fait, Chine a ce a cette ce don justement pour la fraude à tous les étages et notamment le système des colis qui sont valorisés à moins de 150 € qui sont considérés comme des colis domestiques et qui donc ne payent pas justement mais ça va changer. OK. Sur le coup.

Et donc c'est en ça que je dis économiquement vraiment c'est absolument aberrant aberrant qu'on continue. Et on se rend compte aussi que on va dire j'ai envie de dire les victimes de Chine ce sont essentiellement des jeunes femmes. Ouais c'est le public cible aussi.

Tu veux dire c sur les chaînes de production ? Oui. Alors il y a non il y a un renversement de la tendance qui est assez intéressant.

Initialement c'était vraiment ciblé les jeunes donc les 15 20 ans avec des systèmes de paiement. Alors là aussi, on en pense qu'on en veut mais euh via TikTok euh et des systèmes de paiement des cartes un peu comme les je sais pas quel âge vous avez mais les cartes de crédit téléphonique prépayé qu'on avait. J'ai connu ça.

J'ai connu ça sans doute pas toi. OK. Alors là je j'avou génération X génération Y.

On est on n pas on n pas du même bord mais bon à l'époque en gros voilà tu avais un forfait de téléphone avec x € à dépenser et bah il existe la même chose pour les achats sur internet quand tu es un ad et que tu as pas de carte bleue. Et donc bah ça c'est justement le moyen favori de la marque pour pousser les jeunes à la consommation. Et euh on a vu il y a peut-être 2 ans un report justement de cette consommation euh d'une part chez une part enfin chez chez des hommes et chez des gens plus âgés aussi des gens de plus de 35 ans et malheureusement là tu as raison parce que c'est aussi une majorité de femmes mais chez les tailles extrêmes et notamment les personnes obèses qui ne trouvent pas à s'habiller dans les marques conventionnelles parce que ça en fait pour une marque conventionnelle ça coûte très cher.

C'est comme avoir une deuxième marque de proposer des grandes tailles, ce qui est pas une comment dire un motif pour ne pas s'y engager, mais en tout cas c'est économiquement plus compliqué et techniquement plus complexe. Et en fait, des marques comme Chine avec les mêmes outils qu'on a décrit ont cette aptitude d'avoir des largeurs de gamme qui sont immenses et donc à proposer des choses un peu plus fantaises que bah des joggings ou des leggings qui sont souvent malheureusement ce qu'on trouve dans les grandes tailles. Et c'est ce qui fait que notamment dans des pays où les l'obésité est endémique comme par exemple le Royaume-Uni et ben on trouve ça m'est arrivé il y a 2 ans dans les charity shop donc vraiment les magasins de seconde main mais du fin fond c'était en Écosse du fin fond de l'île de Haris il y avait 80 % de de Chine en fait 80 % de Fast Fashion dans un une boutique de secondes main et c'est hyper triste.

Ça me permet de faire une bonne transition avec la question de la santé parce que en fait c'est aussi un cercle vicieux. Alors cette question elle est très très vaste mais en gros la façon dont Chine impacte la santé, il y a évidemment l'impact sur l'environnement. Tu parlais de microplastique peut-être que vous connaissez cette donnée.

On mange l'équivalent d'une carte bleue par semaine. Nous tous les êtres humains. Non, je connaissais pas cette doté.

Ça rassure pas mais c'est super. dans microplastique il y en a dans l'utérus dans le cerveau, il y en a dans le sang circulant dans les poumons. On dit que les bébés naissent préplué aujourd'hui.

C'est c'est sympa. Voilà, via le cordon ombilical, il y a des microplastiques qui passent. Donc il y a évidemment les conséquences des microplastiques de ces matières principalement synthétiques.

Il y a tous les rejets toxiques de dans les nappes préatiques. Aujourd'hui, il y a plus de 80 % des naes préatiques en Chine qui sont impropres à la consommation. 80 % c'est monstrueux. seulement du fait de l'industrie textile et du rejet euh des polluants chimiques euh décolorants toxiques qui sont aussi euh azoïques et principalement euh pétrochimique en fait hein euh de d'origine pétrochimique.

Euh donc ça c'est une c'est une première réalité. La deuxième évidemment bah c'est les rejets de l'émission carbone massif puisque bah transformer du polyester ou même transformer finalement du coton n'importe quel vêtement, ça requiert une consommation d'énergie qui est monstrueuse parce que tout ça est extrêmement mécanisé. Donc aujourd'hui, on sait que sur un vêtement avant son son achat, donc du du coup de crayon au moment où il est en boutique, il y a 2/3 de la pollution qui est lié à justement la la fabrication des matières, la transformation des matières via la mécanisation pour le la filature, le tissage, le tricotage et cetera et ensuite l'assemblage.

Extraction aussi peut-être l'extraction vu qu'il y a quand même beaucoup de polyestè bien sûr l'extraction du pétrole sa transformation dans les raffineries mais le coton on en parlait en préambule est aussi une très mauvaise matière qui a faussement bonne presse parce que pour plein d'autres raisons mais ça requière énormément d'eau aussi énormément de pesticides et d'engrais qui sont des intrans pareils hein d'origine fossile euh qui sont très persistants et donc d'un point de vue de la pollution des sols bah il y a une elle est elle perdure à très à long terme et euh le coton c'est aussi une donc une matière qui se transforme mécaniquement et tout ça donc ramené à des très gros volume de vêtements à plus forte raison qui sont considérés jetables ou quasiment bah on se rend compte que il y a une pollution au moment de la production et une pollution au moment de du déchet mais là où la question de l'impact direct sur la santé humaine est vachement intéressante chez Chine c'est que donc tu parlais de la réglementation européenne parmi les lois qui sont faiblardes mais quand même indispensables, on a rich qui est un référentiel qui date de 2007 légifère. Exactement les produits chimiques et les seuils autorisés. Euh bon, malheureusement qui n'a pas été révisé depuis qui est plein de lacune mais néanmoins quand même contraignant pour devoir Chloé.

Euh mais c'est problématique parce que en fait il y a des centaines de milliers de produits chimiques qui sont produits chaque année euh qui sont mis sur le marché qu'on passe des années pour savoir quel quels sont les seuils en fait en terme d'analyse quels sont les seuils qui devraient être appliqués d'un point de vue réglementaire et qu'ensuite on les applique en Europe mais qu'il y a plein de produits dont Chine qui passent finalement sous les radars qui ne sont pas contrôlés aléatoirement de façon suffisamment stricte et donc certaines ONG comme Greenpeace ou certaines entités comme des fédérations en France ont fait un testing aléatoire en fait sur une commande d'une quinzaine de produits et notamment pour bébés et se sont rendus compte la dernière était en Corée il y a quelques mois de taux colossaux de produits chimiques formellement interdits dans des vêtements pour bébés. On parle par exemple de taux d'arsenque 600 fois supérieur à la norme de cadmium de métau lourd qui se retrouvent dans des vêtements pour les enfants qui sont formellement interdits en Europe. Qu'est-ce qu'il faut acheter pour ne pas avoir qu'est-ce qu'il faut acheter dans les vêtements pour bébés pour pas avoir ça ?

Alors, pas du fin du coup. Et je disais donc la boucle par rapport au UK, ce qui est tristissime, c'est que tous ces tous ces composants toxiques sont aussi des perturbateurs endocriniens. En fait, ils peuvent être cancérogènes allergènes, ils ont tout un tas de joyeuseté en terme de de maladie des possibles de champ des possibles sur les maladies.

La perturbation endocrinienne, c'est en fait des nos hormones, des petits messagers qui font circuler des information entre les organes, la thyroïde, le cerveau, le système génital, le système digestif qui ne fonctionnent plus en qualité ou en quantité qui sont déréglés. Et on sait que notamment euh la question de la satiété et euh la question de l'obésité peut être liée à des perturbateurs endocriniens qui a dans les composants plastiques. Les courbes, elles sont assez parallèles.

En fait, au UK, on a montré que la courbe d'obésité infantile et la courbe d'usage des polluants toxiques d'origine chimique, bah elles étaient strictement parallèles. Et donc c'est en ça que je dis que c'est terrible parce que porter des vêtements chines quand vous êtes obèse potentiellement bah c'est encore pire pour la maladie dont vous souffrez et ça renforce négativement les symptômes que vous avez. Euh qu'est-ce qu'il faut acheter ?

Alors les vêtements pour bébés idéalement faut acheter faut pas acheter, faut récupérer des choses qui ont le top c'est les bodies qui ont 10 ans, 15 ans, qui ont été portés par plein de bébés, qui ont été lavés plein de fois parce qu'à l'époque le coton était de meilleure qualité. Hm hm. Euh qu'il était moins pollué parce que les sols étaient plus propres, qu'il y avait moins de pesticides, qu'il était moins blanchi aussi parce qu'il y a tous les tout tous les les lessives en fait itératives de ces matériaux, le blanchiment, les teintures, des vêtements qui sont le moins teints possibles aussi euh parce que bah chaque colorant aujourd'hui 99 % des colorants textiles, c'est du pétrole.

Euh il y a très peu de colorants végétaux. Euh et donc après aller plutôt vers des matières naturelles, idéalement certifié. Euh donc tu vas avoir la certification GOTS par exemple qui fait vraiment légion pour le coton biologique.

La certification Eotex elle garantit pas que c'est bio mais elle garantit qu'il y a une inoquité du produit. Ça veut dire quoi ? Inocuité ça veut dire qu'il y a pas de danger pour la santé pour la personne qui l'a fabriqué ou pour la personne qui le porte.

Euh voilà et globalement donc des matières certifiées en sachant que là encore les labels c'est un peu la jungle et que il y a certains faux labels qu'il faut absolument éviter et notamment il y en a un si vous devez retenir un très bon label c'est GOTS euh OCS équivalent aussi GOTS ou OCS sont les mêmes standards le label donc pour la la la santé enfin l'inoquité des produits c'est Ecotex et le label à éviter qui est Full green washing, c'est BCI, donc BCI, qui est en fait un faux label qui a été créé par une coalition de grandes marques dont CEA, HIM et cetera qui stipule au départ que on utilise moins de pesticides et moins d'engrais, mais en fait la réalité c'est qu'il y en a quand même qui sont incapables de savoir quel est le dosage et que il y a une pas de traçabilité sur les balles de coton. Donc on va mélanger du coton indien, du coton éthiopien qui ont été cultivés différemment et puis on va mixer tout ça et le labelliser BCI avec une jolie étiquette verte pour les marques de Fast Fashion. Donc c'est absolument pas du bio.

Euh globalement jusqu'ici c'est du green washing. Je peux vous renvoyer sur un super docu une enquête cache investigation sur le coton qui a 2 3 ans mais qui je pense a pas pris une ride sur le sujet. Malheureusement toujours d'actualité.

Et on aura aussi pour savoir se repérer savoir quoi acheter comme vêtement. ton application SCORD. Ouais, effectivement, on replace la chose Scord qui va être alors vraiment, j'insiste sur le côté application qui décrypte les marques.

Pourquoi ? Parce que tu l'as mentionné très bien en intro, l'affichage environnemental c'est un projet issu de d'une demande émanant de la convention citoyenne pour le climat. H donc ça fait l'objet de 3 ans de recherche et développement par une super équipe gérée par Pascal Dras qui est un ingénieur très brillant et qui a développé une plateforme qui s'appelle Ecobalise qui est open source.

Vous pouvez taper Eccobalise avec un Y sur internet qui est une plateforme qui permet aux marques de simuler l'empreinte sur l'environnement enfin carbone biodiversité d'un vêtement. Donc vous pouvez dire voilà j'ai un t-shirt en coton bio qui pèse 110 g. le coton il a été euh ramassé ici, il éteint avec ça, il a été tissé à tel endroit et donc ça tient compte du mix énergétique du pays, ça tient compte enfin de tout un tas de paramètres hyper intéressants.

Euh pourquoi est-ce que nous on choisit donc de ne pas s'intéresser au produits ? Parce que contrairement à la food, première des raisons, en fait, le turnover, il est tellement important dans les vêtements que c'est impossible d'être à jour sur les données. Quand tu prends, tu scannes le Nutella avec Ya, la recette elle change pas entre il y a 3 ans et maintenant, il y a peut-être enfin des un Pillem d'un ingrédient qui va varier, mais ça ne change pas.

Et par ailleurs dans l'alimentation et la beauté, la déclaration stricte des composants, elle est obligatoire légalement dans la mode. C'est le flou artistique plus total. La pl ne savent pas elles-mêm elles savent dire remonter à ce qu'on appelle le rang 1 ou le rang 2.

C'est-à-dire je sais à qui j'ai demandé de d'assembler les morceaux de tissu et je sais vaguement à qui j'ai acheté mon tissu. Mais remonter jusqu'à qui a a filé la matière, qui l'a tissé, qui l' teinte, où est-ce que le coton a poussé, c'est justement le le nerf de la guerre en ce moment et des informations que la plupart des marques n'ont pas. Donc en fait euh une application qui évalue un produit a plus forte raison que ce produit change toutes les semaines voir tous les jours avec Chine, c'est impossible à mettre à jour.

H Et moi j'ai une question après pour toi. Tu veux dis-moi ? J'ai une question parce que euh j'en profite juste euh pour les personnes qui sont qui nous suivent du coup en live aussi, n'hésitez pas.

Euh on est live jusqu'à 19h. J'ai encore plein oui 20h pardon. On a commencé à 19h.

Euh donc il nous reste encore une vingtaine de minutes euh mais on va aussi quand même très rapidement aussi revenir sur la PPL la proposition de loi pardon qui arrive au Sénat bientôt qui a commencé à être examinée en commission. Donc on va quand même se laisser un petit peu de temps aussi sur ça. Je vous je vous dis ça attention mais si vous avez les moindres questions, ben n'hésitez pas.

Donc je pour les personnes qui seraient pas là depuis le début euh pardon si Ouais, je sais c'est moi j'ai tendance à parler fort euh mais du coup euh donc je vais parler moins fort euh et euh donc on est avec Chloé Ridel donc qui est député européenne et porte-parole du Paris socialiste et avec Victoire Sato qui est fondatrice médecin et également donc fondatrice de The Goods Goods qui est en gros on va dire un média en ligne qui permet de s'informer sur les avantages problématiques en jeu de la mode savoir comment s'habiller sans détruire la planète et sans exploiter les gens. Je vais le résumer comme ça. Et donc moi j'ai une question pour toi Victoire, c'est l'eau.

Oui. Parce que j'ai vu que pour 1 kg de textile, pour produire 1 kg de textile, il fallait 11000 L d'eau que pour produire un jean, il fallait 7000 L d'eau. Ça me semble ça me paraît effrayant.

Ouais. Et je me demande comment est-ce qu'on pourrait arriver à produire, est-ce qu'il est possible d'arriver à produire un jean ou du textile avec moins d'eau ? Alors la réponse est oui.

Globalement euh toutes les questions que vous pouvez vous poser sur est-ce qu'il est possible de résoudre tel problème dans la mode ? La réponse est oui. Il y a une solution qui existe.

Il manque juste de volonté politique et en terme de gouvernance dans les entreprises et de leader charismatique, inspirant et audacieux ou audacieuse hein, mais qui veuilleent bien s'intéresser à faire les choses différemment. En gros, on l'a dit en préambule, que ce soit l'eau ou n'importe lequel impact, la mode, elle a un problème de volume. Si tu fabriques un jean et que tu vas le porter pendant 20 ans, effectivement, il faut en moyenne, c'est même quasiment 10000 L d'eau pour faire pousser le coton, les lessives dont on a parlé, la teinture et cetera et cetera.

Euh néanmoins euh si tu si tu le portes pendant 20 ans, tu vas le désimpacter. Et donc finalement, si on avait tous une consommation relativement raisonnable, ce qui induit donc enfin ce qui inclut une ce qui est soutenu par une production raisonnable et un spamming marketing aussi raisonnable et moins d'incitation à l'achat, on pourrait s'habiller, on pourrait renouveler sa garde-robe régulièrement mais sans être justement dans cette frénésie qui est le nœud du problème. Donc effectivement, ça consomme énormément d'eau.

Historiquement, c'était le cas. Aujourd'hui, il y a plein de méthodes qui permettent de réduire à à différentes étapes de la chaîne de production. Tu prends d'abord la matière.

Finalement, le coton le plus écolo, c'est du coton qui existe déjà. En France, on dit souvent que on fait pousser du coton dans nos placards. En fait, on a un vivier de coton.

On peut pas, notre sol est pas assez, notre climat est pas assez chaud pour faire pousser du coton, mais on a plein nos nos armoires et le coton, c'est une des matières qui se recyclent le mieux. H et donc bah si on était capable de collecter euh de trier correctement et d'avoir un gisement de matière euh suffisant pour que ce soit en fait la même matière d'une qualité homogène, on serait capable et c'est déjà le cas hein à certains endroits de de la planète et pour certaines marques, de faire du coton recyclé qualitatif qui utilise beaucoup moins d'eau parce que il y a pas tu bailles pas sa culture de la plante et cetera. Euh donc ça c'est le premier point.

Le deuxième, c'est que maintenant toutes les méthodes de teinture euh et ou de ce qu'on appelle le bleaching, le délavage. Tu vois, on a trois jeans. Le mien il est brut et je l'ai foncé donc il était vraiment bleu, indigo et puis s patin avec le teint.

Le tien, il était il est clair, donc tu l'as probablement acheté déjà un petit peu blanchi ou éclairci. Ça euh avant c'est se faisait à grand renfort euh d'autres javeles ou bien de méthodes de sablage mécanique. Aujourd'hui, on a donc l'ozone qui permet avec de la vapeur d'eau euh et quasiment rien de de d'être hyper épargnant. mais forcément ça coûte un petit peu plus cher.

Il une boîte géniale qui s'appelle Ginoldia qui fait ça en Espagne. Mais donc en fait finalement produire moins de vêtements de meilleure qualité avec des meilleures matières et des méthodes moins gourmandes en ce que tu veux, en énergie, en ressources, bah ça a un prix. Et donc ça voudrait dire être capable de basculer dans un système où on arrête ce discount infini pour vendre des produits qu'on produit en trop grande quantité et qu'on narrive pas de toute façon à écouler. hein, je je l'ai pas dit mais donné hyper importante dans la mode, il y a en moyenne on estime autour de 30 % de tout ce qui est produit qui sera jamais vendu.

Tu imagine le gâ parce que les marques ça qui sera pas forcément recyclé parce qu'il y a 30% du tout 30 % en moyenne et et qui finit d'ailleurs souvent quand on voit les images des déchets sur la plage, on dit c'est les citoyens qui jettent ça n'importe où. Pas du tout. Il y a aussi une grande partie des invendus des marques.

Euh il y a une op géniale, je fais une petite dégression mais parce que ça vaut vraiment le coup d'aller voir euh sur Déserto Vestido, c'est une ONG au Chili donc à Atakama qui est le désert d'Akakama. C'est à pleurer. C'est en fait une réserve décharge textile à ciel ouvert qu'on voit depuis depuis la lune, qu'on reconnaît depuis la lune parce que c'est là où on va déverser chaque seconde l'équivalent d'un camion de chaque seconde chaque jour de la vie.

He et pourquoi est-ce que ça termine dans le désert de PKAM ? Parce que alors ça c'est ça dépend du circuit. On parlait de la REP en intro, mais en gros euh quand tu donnes tes vêtements, que ce soit dans un charity shop ou dans une borne de collecte, euh tu as différents systèmes dans différents pays de tri plus ou moins scrupuleux euh et de et différentes manières de se débarrasser des vêtements.

En France, on a un système qui retient relativement la route. Euh donc ça la responsabilité élargie du producteur. Les marques à chaque fois qu'elles te vendent un vêtement, elles payent une écocontribution.

Hm. Et cet argent sert à structurer les filières de collecte de tri et de recyclage. Euh et de recherche pour le recyclage.

Euh les filières de tri, elles trient ce qui est de qualité et ce qui est de moins bonne qualité. Mais où va cet argent ? Parce que on a l'impression qu'il y a que Emaus et euh et la fondation AvPierre qui qui aujourd'hui font font du tri de la collecte de vêtements et de la revente.

Ouais. Non, il y a tout le système des tout le système des relais qui est basé beaucoup sur l'économie sociale et solidaire. C'est un autre gros sujet parce queil y a une situation de monopole qui est très discutable.

Mais en tout cas pour répondre à ta question sur comment ça finit là-bas, une fois qu'on a fait ce tri, il y a des vêtements de qualité qui qui repartent dans un circuit de seconde main sur le territoire français et des vêtements de moindre qualité mais qui sont quand même en bon état qu'on explore dans des pays où il y a euh à nouveau un une réexploitation commerciale, un système de vente de seconde main, un marché de la FRIP dans d'autres pays, d'autres continents, il existe depuis des années et des années. Et puis ce qui est vraiment de basse qualité dégradé, on en fait des chiffons ou du rembourage ou des isolants pour le BTP. Aujourd'hui, le problème c'est que en fait on a de tels volumes de collecte que les tri sont hyper saturés que du coup il trie de façon moins scrupuleuse.

Tu as des pays comme les États-Unis, l'Allemagne, l'Australie où il y a carrément pas de tri et donc ils envoient une grande majorité de vêtements de fast et d'ultrafast fashion qui sont de très mauvaise qualité, dont les gens n'ont pas voulu dans les pays développés et dont les gens ne veulent pas dans les pays moins développés. Et donc bah comme ils ont pas de système de recyclage sur place, ils les mettent dans des décharges à ciel ouvert et aujourd'hui je je c'était une donnée que m'avait donné un membre du relais de du sud-ouest il y a quelques semaines. Il y a un vêtement sur trois chines qui est donné avec son étiquette.

Donc c'est dire qui pas qui est jamais porté qui en fait les gens commandent. Ils ont tellement en fait un t-shirt j'ai fait le test moi-même, j'ai acheté un t-shirt à 2,12 € sur Chine. Et alors ?

Ben et alors à 2,12 € vu que le t-shirt est moche, tu le portes pas. Mais tu prends pas la peine de le renvoyer. Oui, parce que c'est ça aussi en fait, c'est que c'est tellement plus cher qu'en fait ça a pas de valeur littéralement.

Exactement. Et donc pour simplement compléter sur l'histoire des déchets en fait, il y a aussi nombre de déchets qui sont des invendus des marques qui les foutent dans des containers et qui se débarrassent de leurs produits invendus de cette façon. Et donc l'OP en question à Takama, cette ONG récupère des vêtements neufs qui ont été jetés de marques comme Calin Klein, Zara et cetera.

Ils les remettent en état et ils ont fait un site e-commerce hyper sexy où ils disent aux gens, "Ben, on vous les donne, vous payez juste les frais de port et à partir du moment où ils ont été jetés, on peut s'en s'en s'en accaparer." Donc trop bien. Ouais, c'est vraiment un une industrie qui marche sur la tête et c'est un peu la seule à fonctionner comme ça, quoi.

Tu voulais pardon. Vas-y. B, je me je me permets de vous interrompre parce que du coup, je veux juste finalement qu'on revienne juste 2 secondes donc sur la proposition lo qui arrive au Sénat parce que le tempsile euh et que je sais pas si vous êtes disponible après pour rester jusqu'à 20h30 mais voilà.

Euh donc juste très rapidement donc comme on le disait en début, on a une proposition loi donc qui va arriver effectivement au Sénat euh qui je cite vise à réduire l'impact environnemental de l'industrie textile. Euh elle a déjà été examinée en commission euh suite à son premier passage à l'Assemblée nationale. Elle avait déjà été adoptée par l'Assemblée nationale à l'unanimité en plus si si je me trompe pas et a été quand même assez fondamentalement changée en commission du Sénat avant d'arriver donc en séance publique. elle sera étudiée en sance public à partir de début juin euh et donc voté normalement le 10 si tout va bien.

Mais donc du coup effectivement, il y a eu plusieurs changements dans cette proposition de loi suite à suite à suite à son enfin là dans les dernières semaines. Du coup, c'était en mars qu'elle était étudiée en commission si je me trompe pas et euh et donc du coup il y avait pas mal d'enjeux. Donc comme tu l'ai dit tout à l'heure en fait la prémise en fait de cette proposition de loi, c'est comment est-ce qu'on définit effectivement la fast fashion.

Et donc il y avait déjà euh pas mal de débats sur euh est-ce qu'on définit des seuils, est-ce qu'on inscrit enfin du coup donc par exemple le nombre de références annuelles à partir de 10000 références annuelles enfin nouvelles références annuelles est-ce qu'on considère que c'est de la first fashion en l'occurrence pour Chine c'est 10000 nouvelles références. Oui oui oui mais c je donneis des des exemples pardon euh non en l' dire quel point les volumes sont énormes enfin les c'est ça bah les socialistes du coup av proposé par exemple un abonnement à cette proposition de loi pour que du coup ce soit à partir de 1 million de nouvelles références chaque année qu'on puisse commencer à considérer que ce soit de l'Ultra Fest fashion ça n'a pas été accepté mais du coup il y a il y a donc un double enjeu donc il y a une définition aujourd'hui qui n'inclut pas le seuil de référence et qui du coup apparemment serait donc a décidé par décret. Le gouvernement a dit qu'en gros ça permettrait qu'il y a une plus grande variabilité en fonction de de l'évolution des des marques en gros pour éviter que les marques s'y adaptent trop.

Euh mais du coup ce qui moi m'intéresse aussi particulièrement, c'était euh l'obligation d'affichage, donc comme on le disait euh de l'impact environnemental et également de l'impact social euh sur les vêtements. Exactement sur les vêtements ou en tout cas au moment où on achète donc soit en ligne quand on achète en ligne, soit du coup dans la boutique quand on achète en boutique. Je sais pas trop, je suis pas législatrice mais mais du coup en tout cas que ce soit vraiment visible justement d'ailleurs et au moment où on l'achète et pas juste par exemple bah si je suis en boutique bah qu'on me dise bah faut que tu ailles voir l'information par exemple sur le site pour pour savoir ce qui se passe et et donc ça je trouvais ça intéressant aussi parce que donc c'est notamment aussi justement un amendement des socialistes qui ont été qui ont voulu justement aussi rajouter cet élément social euh parce que donc voilà la question de l'affichage et de la visibilité de l'impact environnemental c'était un enjeu depuis un moment euh déjà mais donc voilà est-ce que potentiellement voilà vous avez quoi que ce soit à dire déjà par rapport à ça potentiellement mais sur cette loi ben non mais c'est Victoire qui va nous raconter mais dire que c'est une loi qui a été adoptée je crois à l'unanimité ouais à l'Assemblée national à l'Assemblée nationale en 2024 et on attendait avec impatience que elle arrive jusqu'au Sénat pour qu'elle soit enfin adoptée c'est ça et Victoire a beaucoup travaillé sur cette proposition de loi donc je comprendre pour ça je regardais particulièrement finisse avec la Fast Fashion et l'ultra fast fashion.

Ouais. Alors, j'aimerais bien mais cette loi, elle a été d'abord portée par Anne Cess Violent donc qui est député effectivement voté en mars 2024 et depuis euh on était suspendu au bon vouloir des sénateurs et surtout à une date de mise en examen. Entre-temps, ben il y a eu la dissolution et toutes les turpitudes gouvernementales qu'on connaît.

Mais il y a surtout eu, on l'a évoqué, ben le poids des lobby qui a fait une énorme pression, des lobby de l'Ultra Fast fashion, mais des lobby aussi de la Fast Fion qui justement avaient peur bah de finir en ét sous les comment dire les les précepts de cette loi. Et cétait le but au départ de Civil, son projet c'était vraiment de réguler aussi bien un Primark que Shine. Cette loi donc elle a été plusieurs fois retoquée.

Il y a eu une énorme mobilisation quand même de la part de d'ONG, de citoyens nous sur le média. Enfin, c'est des communications qui ont fait beaucoup de bruit euh de la part de corps politique, de leader d'opinion de différents bords. C'était assez intéressant pour interpeller le gouvernement en fait sur les réseaux en disant "Mais qu'est-ce que écoutez ?

Il faut en plus il y avait un petit peu ce truc de de cette cette sensation de fierté nationale et de se dire ben super la souveraineté industrielle de la France on la défend la mode française voilà chose de réguler en faveur de la qualité de la justice sociale de de plus de de loyauté dans la concurrence aussi hein parce que on a parlé de la question économique. Bon, tout ça est retombé un petit peu comme un comme un soufflet et donc entre-temps, la rapporteuse de la loi Sylvie Valente Leir a essayer d'arrondir les angles notamment après des discussions sans fin avec les marques et sous la pression des lobby en disant bah effectivement on va essayer de de ouais d'assouplir et de simplifier les termes, d'être un petit peu moins contraignant parce que le texte était hyper ambitieux et et c'est d'ailleurs génial qu'il a été adopté à l'unanimité. En gros, dans les premiers euh dans la première version, ce qui avait très fort, c'était effectivement l'obligation d'affichage environnemental pour toutes les marques.

Alors euh environnemental, pour l'instant, l'affichage social n'existe pas encore et la méthodologie de calcul, elle est infiniment complexe euh pour toutes les raisons qu'on a évoqué, notamment de traçabilité sur les produits et donc du coup hyper compliqué de de pouvoir enfin disons que si on mettait même si la proposition est louable, si on décidait demain de dire il faut un affichage social, on reperdrait 3 ou 4 ans. Oui. Euh avant la définition euh enfin la méthodologie qui permettrait de calculer tandis que l'affichage enviremental il est prêt.

Là il sort en cet amendement socialiste sur l'affichage sociale, il passera pas. Bah en tout cas euh il faut que ce soit dans les esprits et il y a Bicorp travaille aussi hein ce qu'on appelle Humans Right Watch et cetera. C'est un mouvement mais euh ça peut pas être à mon sens et je le dis après avec humilité, je pense que ça ferait du temps dans le sens où ça retarderait ce projet de loi en particulier.

Mais après ça n'empêche qu'il y a la CSRD tout ce qu'on connaît à côté d'autres textes relatifs au devoirs de vigilance ou à la traçabilité. Donc l'affichage environnemental hyper important euh hyper important aussi parce que dans la version française de l'affichage environnemental contrairement à la à la version européenne, il y a notamment ces euh ces ces ces instruments qui permettent de mesurer l'intensité du marketing, l'intensité des soldes, euh à quel point on vous matrixe le cerveau pour que vous achetez des nouvelles choses et cetera. Euh donc ça ça va changer.

Qu'est-ce qui va changer avec cette loi ? Bah alors ça dans le dans le premier texte de loi tel qu'il a été proposé initialement avant qu'il soit rectifié, il y avait ça qui était très fort. Il y avait aussi donc un bonus malus à l'écoconception relatif à cet affichage.

Donc en gros, ça veut dire quoi ? Vous êtes une marque de Fast Fashion, vous produisez un un produit dégueulasse. Euh vous avez un malus, c'est-à-dire que vous allez payer 5 entre 1 et 10 € de taxe supplémentaire par produit que vous voulez mettre en marché. la moyenne du produit c'est quoi.

Euh en revanche, si vous êtes une marque qui fait les choses bien, ben vous allez au contraire avoir moins de taxes à payer et jusqu'à 10 € de finalement de voilà de taxe en moins ou d'intéressement. Donc ça aussi hyper important et a priori le bonus malus à l' conception dans la V2 de la loi, il saute. Euh qu'est-ce qu'il y a également ?

Il y a l'interdiction de la publicité. C'est ce que j'allais dire. Ouais, ça c'est bah on en parlait tout à l'heure, tu disais à quel point justement les bah par exemple Chiline est extrêmement virulente dans tout ce qui est publicité euh et et oui en fait marketing extrêmement agressif et oui donc du coup effectivement initialement il y a eu euh adoption de d'interdire l'ensemble de la publicité sur les réseaux et l'influence.

Donc vraiment ça aussi super fort parce que euh majoritairement Chine sa stratégie c'est l'influence. H le nouveau texte de loi proposerait non pas d'interdire la publicité mais juste un petit bandeau comme mangerbouger.fr quoi en disant pour votre santé consommez moins de fast fashion et et surtout l'interdiction de l'influence.

Ouais ouais c'est ça. En fait toutes les pubs pour l'espace fashion elles sont essentiellement sur les réseaux sociaux. C'est ça.

Sur Instagram, sur Ouais, mais là du coup en gros, elle prévoit d'interdire seulement la pub par les influenceurs quoi. Oui. Alors, le problème de ça, c'est que il y a un contournement hyper facile.

En gros, c'est la pub rémunérée pour les influenceurs. Mais aujourd'hui, Chine ne rémunère quasiment personne. En fait, ils envoient des des bons d'achat ou des des des colis de à hauteur de 200 dollars.

Et donc, les gens reçoivent ça chez eux et se disent "Génial, je vais faire un hall pour montrer tout ce que j'ai." mais à moment il y a de transaction financière et donc du coup cette cette interdiction de l'influence rémunérée, elle est hyper facilement contournable. Il y a aussi la définition donc de la fast fashion relative enfin qui sortirait finalement le le plateformes de revente multimarque de ce texte de loi.

Donc ça veut dire que TMU en fait il est pas inquiété et ça veut dire que demain Chine peut devenir un asos équivalent et finalement pareil être complètement en capacité de contourner le texte. Donc il y a plein de choses comme ça qui font que ben on était hyper optimiste et que là on est quand même très remonté parce que si le texte est voté en l'état euh malheureusement il va servir à pas grand-chose. Ouais, il a été pas mal de tricoter mais du coup le temps pour final Ouais, on a les socialistes du coup qui ont quand même l'air pas mal au taqué pour essayer de réintroduire un petit peu pas mal de choses en séance.

Euh mais bon, je je vais pas développer là. Je laisserai je vous laisserai suivre la séance si jamais à la enfin au Sénat du coup. Euh il y a plusieurs choses que je voulais aborder mais euh on va peut-être dépasser un petit peu si c'est OK pour vous et parce que je voulais quand même que toi potentiellement Chloé parce que je il me semble que tu t'es quand même pas mobilisé pour tout ce qui est transition des modes d'emploi vers un emploi qui soit plus durable et euh et du coup je me je me demandais potentiellement qu'est-ce que toi tu répondes par exemple aux gens qui disent que bah en fait si on met des actions écologistes comme ça comme le fait de vouloir réguler réguler la fast fashion En fait, c'est de la décroissance et c'est détruire en gros l'économie.

Qu'est-ce que tu leur réponds ? Bah en fait, il y a pas il y a pas d'emploi sur une planète qui est détruite. Déjà, ça c'est la première chose à répondre.

Et encore une fois, je pense pas en l'occurrence les emplois qui produisent nos vêtements, ils sont hélas plus du tout en France, même plus du tout en Europe. Ils sont en Asie, ils sont au Bangladesh. On en parlait tout à l'heure.

Et je crois pas que déléguer notre production de vêtements au Bangladesh soit un cadeau que l'on ferait au Bangladesh ou un moyen de développer le Bangladesh. développer un pays euh pour apporter du progrès humain, il faut plutôt des infrastructures de santé, d'éducation, de sécurité, de justice. C'est c'est ça le développement.

C'est pas juste de délocaliser des usines pour produire des vêtements où les salariés sont exploités, travail 60 heures par semaine dans des conditions catastrophiques et que tout ça pollue. Donc euh je crois que déjà il faut qu'on se rende compte qu'on achète moins de vêtements. Moi j'ai j'ai la chance d'avoir encore ma grand-mère qui a 90 ans et à chaque fois tout ce qu'elle porte sur elle, elle me dit "Ah mais ça je l'ai depuis 30 ans.

Ah mais ça je l'ai depuis 40 ans. Mais ça, je l'ai depuis 25 ans et moi je lui dis "Mais arrête de me dire depuis combien de temps tu as tes vêtements ?" Parce que pour elle c'est une sorte de fierté mais c'est pénible parce que je lui dis "Ah mais c'est joli ton ton je sais pas moi ta chemise ou je l'ai depuis 44 ans." C'est la première chose qu'elle me dit.

Et donc en fait nos grands-parents alors après c'était aussi une question d'économie he il y avait pas les miens n'avaient pas beaucoup de moyens mais il y avait cette culture d'acheter des vêtements qui durent. Il y avait pas ça n'existait pas la Fast Fashion et donc on a réussi à vivre sans Fast Fashion. Je pense que il faut qu'on s'y réhabitue parce que en plus comme disait Victoire, si tu calcules le coût aux vêtements, c'est beaucoup plus cher d'acheter ce chien euh que d'acheter dans une autre marque avec des vêtements de meilleure qualité.

Euh donc il faut vraiment que on puisse aussi il faut que le gouvernement joue son rôle d'alerter les consommateurs, notamment les jeunes mais tous les consommateurs et les consommatrices sur les risques que ça a pour leur porte-monnaie, pour leur santé, h pour leur environnement, pour l'avenir de leurs enfants, d'acheter de la Fast Fashion, d'acheter des vêtements de de basse qualité. Euh je pense que chacun est capable de comprendre ça et personne n'a envie de en achetant des vêtements. Alors on se fait plaisir de détruire des vies et la planète.

Donc voilà la la question de la la question de la mode et de la régulation de la Fast Fashion. Euh c'est tout un projet pour enfin préserver les communs et avancer vers un monde beaucoup plus juste et puis sortir aussi de cette logique consumériste. Ouais.

Voilà. et d'achat compulsif. Et ça c'est vrai que ça ça émane aussi beaucoup de des réseaux sociaux h qui vont capter notre attention.

Moi-même, je suis je suis séduite parfois par des pubs que je vois passer sur Instagram. Je me dis tiens je vais acheter ce je sais pas moi. On reste humaine malheureusement.

Voilà. Et après j'appuie et au bout de 5 minutes, je me dis mais attends, j'ai pas besoin de ça. Mais mais c'est dur de résister à ça.

Donc c'est pas à nous de prendre sur nous en permanence. Il faut aussi responsabiliser les entreprises derrière ça. Il faut que la puissance publique, que le gouvernement joue son rôle.

Et donc au niveau européen aussi, il y a beaucoup de choses qu'on peut qu'on peut faire. Ouais, totalement. Et on le fera.

On parle notamment, on avait créé ce qu'on appelle une taxe carbone aux frontières de l'Europe qui en fait mettait une taxe sur l'empreinte environnementale de chaque produit pour l'aligner avec ce qui se passe en Europe. Et on veut on veut faire en sorte que cette taxe carbone, elle puisse aussi s'appliquer aux vêtements parce que c'est pas le cas aujourd'hui. On veut taxer Chine.

Tu parlais du fait que les colis en dessous de 150 € de vêtements qui entrent en Europe ne sont pas taxés. Du coup, bah pour Chine, c'est inobè. Si tu as ça coûte 2 € ton vêtement, tu fais des colis en dessous de moins 150 € et tu es jamais taxé.

Ouais. Et donc tu as un avantage. H euh et bah ça on va le faire sauter.

On va faire en sorte que l'Europe, tout ce qui rentre sur le marché européen, des colis de moins de 150 € textiles ne soient plus exonéré de droit de douane et de taxe. Voilà. Donc on va pouvoir avancer mais pour ça, il faut qu'il y ait une vraie prise de conscience citoyenne aussi pour qu'il y ait une pression publique pour qu'on avance tous ensemble dans la bonne direction.

Ben totalement bien dit. Euh super. Bon je pense qu'on va s'arrêter là parce que du coup après il va commencer à être tard.

Je voulais juste quand même en terme de mot de la fin savoir si potentiellement vous auriez une reco. Moi j'aime bien tout le temps demander si potentiellement vous auriez une recommandation culturel, un livre, un documentaire, un film, tout ce que vous voulez qui permettent aux personnes qui regarderont tout ça d'aller plus loin aussi sur le sujet. Alors plein euh et ben je dirais que c'est le moment pour l'autopromo.

Non, j'invite tout le monde à nous suivre sur Instagram. C'est vraiment l'espace de vulgarisation de nos contenus. Le site web, la newsletter, le podcast sont plutôt dédiés aux professionnels ou aux gens qui ont un vrai intérêt pour le sujet.

Quel Instagram ? Euh mais l'Instagram de theggoods.fr.

Donc voilà, The Goods, comme les bonnes marchandises, euh le petit logo jaune sur lequel on fait tout un tas de bah de vidéos, d'informations. Voilà, c'est vraiment un média de vulgarisation. On parle notamment du suivi de du projet de loi entre autres he pour tenir les gens informés mais pas que.

Donc ça c'est la première chose. Et ensuite euh récemment, il y a quelques il y a quelques mois, une créatrice de contenu qui s'appelle Claire Latour a fait un réalisé un super documentaire qui est disponible sur France TV/ qui est libre d'accès et en fait elle elle raconte son cheminement en repenti de la Fast Fashion. Elle a été influenceuse pour Chine.

Elle a fait des collaborations avec des marques de Fast Fashion et elle est partie en enquête. Elle est partie au Ghana sur les plages de déchets textiles. Elle est partie autant que faire ce peu de visiter des chaînes de production et se renseigner auprès de d'experts dont j'ai eu la chance de faire partie euh sur bah les conséquences qu'on a évoqué euh économiqu, écologique, sanitaire de ces produits.

Et donc c'est la façon dont elle met en lumière tout ce qu'elle a découvert et elle explique à sa communauté que même si économiquement c'est moins avantageuse, c'est plus en rapport avec ses valeurs et que elle veut plus consommer de fast fashion. Et c'est d'autant plus intéressant que c'est un documentaire avec un un format hyper contemporain euh qui est j'ai une admiration folle pour et les documentaires conventionnels, mais parfois ça pas à toutes ces générations et là il y a vraiment un un montage, un dynamisme qui est très très adapté au code des réseaux. Donc je Ça s'appelle comment ?

Euh ça s'appelle un documentaire de Clara làdedans sur France Twitch. Ouais, ça s'appelle alors attends là, j'ai pas fait mes devoirs parce que euh mais Claire Latour si vous tapez Fast Fashion Claire la tour, vous allez trouver. Très bien.

Euh en attendant, est-ce que Chloé potentiellement tu peux nous donner ta rec ou ? Bah moi j'allais recommander le site de victoire de sur Instagram et je pense un documentaire sur le drame du Rana Plaza au Bangladesh. Je pense que c'est aussi une bonne bonne bonne piqû de rappel.

Très bien. Bah super. Merci beaucoup euh pour votre temps.

Merci beaucoup d'avoir pris le temps de venir nous discuter un petit peu de de tout ça avec nous. Super instructif. Euh merci beaucoup.

Vous allez dire si quelqu'un peut sortir enquête sur le jeu incroyable. Merci beaucoup. Le chat ne nous déçoit jamais.

Euh merci à vous de nous avoir suivi également. On va mettre tout ça également sur les réseaux pour que vous puissiez revoir le tout. Merci pour votre présence et du coup on vous donne rendez-vous dans deux semaines.

Dans de semaines, on fera une nouvelle émission pour discuter des jeux vidéo. Donc n'hésitez pas, on vous en parlera sur les réseaux sociaux, n'hésitez pas à nous suivre toi. Non, pas avec Chloé malheureusement, ce sera avec Brise Gaillard.

Et du coup, à dans de semaines. Merci pour votre temps. Merci.

Salut. Merci à toi.