Jean-Luc Mélenchon est un rancunier" - Julien Dray
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Midih 14h Sud Radio, la France dans tous ces États, le face- à face. Me touchez pas monsieur, vous avez pas le droit de me toucher. Personne ne me touche.
Ma personne est sacrée. Je suis parlementaire. Vous ne me touchez pas.
Je vous dis que vous n'avez pas à m'empêcher d'entrer dans mon local. La République, c'est moi. C'est moi qui suis parlementaire.
Poussez-vous de là. Ouvrez-moi cette porte. Mais qui a peur du grand Mélenchon ?
Pas Julien en tout cas. qui en 2024 a écrit peut-être la biographie la plus cruelle, la plus crue, la plus sincère sur Jean-Luc Mélenchon. Merci Julien Dr d'être avec nous.
Merci de me recevoir en studio. J'étais pas sûr de vous avoir. Pourquoi vous avez eu peur ?
Parce que vous êtes un personnage rare et qui réservait sa parole. Vous êtes une figure pas seulement du Parti socialiste. Et quand vous me donnez, vous la tenez.
Vous êtes vous êtes une figure pas seulement du Parti socialiste, vous êtes une figure de la gauche française et et vous incarnez cette forme de gauche euh libre penseuse. Même si vous avez été un homme d'appareil, vous avez été au Parti socialiste, vous avez connu François Mitteran. Je me souviens, on parlera après de ce qui est devenu le PS, je vais vous citer des noms que les gens ne connaissent pas.
Je vous cité le nom de Didier Mothan, de de Jean Popren, voilà, des gens qui ont été des combats, des partisans de combat avec vous de cette gauche qui était une prégauche, j'allais dire républicaine, une gauche sociale et puis l'évolution social-démocrate du Parti socialiste qui finit par les 1 75 % de Annie d'Algo, la présidentielle, ça a dû vous faire mal quand même, même si vous étiez pas de cette équipe. Et là, on parle de Jean-Luc Mélenchon qui a incarné, je vous le dis moi, il a été pour moi à préchement, après ses gains, la personnalité politique qui incarnait un certain espoir, quel que soit le parti d'une résurgence de la République de voilà de de cette patrie française, de cette gauche à laquelle on pouvait adhérer même qu'on éétait pas forcément de gauche. Et puis pâte à trace, on a le revirement, la France insoumise et un nouveau mélange cette espèce de docteur Jack Kill et Mister Hide qui aujourd'hui soulève le débat.
Et vous qui avez été son ami, son compagnon, son partenaire de combat, vous avez des mots très très vrais, très durs sur Jean-Luc Mélenchon. Expliquez-nous juste déjà l'anecdote qu'on vient d'entendre. La ma personne est sacrée la République, c'est moi.
Quelles sont les circonstances pour lesquelles Jean-Luc Mélenchon se permet de tenir des propos aussi violents vis-à-vis des représentants de l'État qui sont autour de lui ? Alors l'explication qui m'a été donnée par son ami bien sûr son entourage qui continua encore à me parler à l'époque parce que moi-même je dit mais excusez-moi mais il a comment ça se fait vous avez pas été capable de l'empêcher de de péter un boulon comme on dit hein parce que c'est quand même pas à son honneur ce qui s'est passé à ce moment-là et l'explication c'est qu'en fait Jean-Luc Mélenchon savait il avait les informations que ses comptes de campagne étaient examinés et qu'une procédure judiciaire allait être diligentée et qu'il y avait un risque de perquisition Donc quand la percussion commence, il n'est pas surpris et d'ailleurs il réagit assez intelligemment parce que j'en souviennent peut-être pas mais c'est lui qui annonce la perquisition. Il prend son portable, il montre, il y voyait et cetera et tout.
Ce qu'il n'avait pas vu, c'est que le champ d'investigation allait s'étendre à sa propre campagne compagne pas campagne, sa propre compagne qui était là et qui n'a pas supporté ce qui était en train de se passer. Donc ça l'a mis dans tous ses états et donc il est parti en comme en furie. Il a ses copains l'attendaient au café en bas pour un peu de préparer les choses.
Il leur a même pas donné le temps. Il est monté et d'ailleurs il court après parce que il voilà il donc l'homme des taquil ce qui est indéniable peut à un moment donné avoir ce pétage de de boulon. Oui mais Jean-Luc Mélenchon il est capable d'avoir des états comme ça.
Oui. Qui perd ses moyens. Voilà.
Je sais pas s'il perd ses moyens ou s'il surjoue ou voilà parce qu'il a il y a aussi une tendance il y a un côté comédien fort d'un homme de théâtre Jean-Luc Mélenchon. Et donc des fois il surjoue. Alors peut-être que dans sa tête aussi il a surjoué parce qu'il pensait que c'était une manière de détourner l'attention sur la réalité des problèmes qui étit posé.
Bon donc c'était pas totalement stupide d'ailleurs parce qu'à faire après on a parlé que de l'altercation mais on a pas parlé de la cause euh qui a conduit à ça. C'est-à-dire quand même des comptes de campagne qui visiblement avaient été plus ou moins mis en place pour permettre qu'une une cassette soit constituée pour les mauvais jours. Ça ça a fait le buzz.
Ça avait le Tour France pour le dire du monde. Il a été sanctionné d'ailleurs pour ce pour ce comportement par la justice. Vous dites d'ailleurs dans qui est Mélenchon publié en 2024, il y a un petit côté bipolaire quelquefois dans le dans le personnage et personnage à facette qui peut avoir des attitudes et puis surtout des redressements tout d'un coup des des volte face.
C'est le cas on en a parlé justement pour Milenchon, il fait partie de ces responsables politiques qui ont pour une part comme moteur le ressentiment. Il y a plusieurs personnages dans la vie politique française qui ont trouvé un peu dans la même situation que lui. Vous voulez dire que c'est un rancunier ?
C'est un rancunier. Il a un ressentiment terrible. Et le ressentiment, il a à l'égarde de personnes dont ils pensent qu'ils n'ont pas le niveau, qui n'ont pas la hauteur, qui n'ont pas sa force et qui eux sont là alors que lui n'est pas là.
Voilà. Et le le principal dans cette affaire là, celui sur lequel il s'est le plus focalisé et qui va le pousser à quitter le partialiste, c'est François Hollande. D'accord.
C'est pour ça qu'il le traite de capitaine de pédalo. Je sais pas si vous l'expression capitaine de pédalession mais considère il comprend pas que ce soit pas lui qui soit en première ligne qui dirige le partialiste regarde et je l'ai souvent entendu hein me dire au sortir du bureau national pas forcément à temps d'ailleurs je suis honnête hein vu la qualité de ses propres interventions. Regarde-moi cette bande de minable eux qui dirigent tu as vu ils font des bêtises et cetera.
Bon donc il a ce ressentiment mais il y a d'autres personnages dans l'histoire qui ont vécu à peu près la même chose. DO c'est la même chose. C'est pas une insulte de dire ça.
Dori il pense qu'il doit diriger le parti communiste français. Il va à Moscou et à Moscou on lui dit "Non, c'est pas toi, c'est Torz." Et là il comprend pas.
Il a un ressentiment terrible à l'égard de la Russie. Qui devient le plus grand des collabos ? Il va devenir un énorme collaborateur.
Un plus grand, je sais pas mais en tous les cas un collaborateur réel. Bon qui voilà. Mais la Val c'est pareil.
La Valal, il comprena ancien socialiste, il comprenait pas parce qu'il était intelligent la Val, faut être honnête et dans les années 30, il réfléchit, c'est lui qui qui invente ce qu'on appelle la planification et cetera. Il comprend pas que Lon Blou le méprise et il comprend pas que on passe à côté de ses qualités. Bon, il il y en a d'autres comme ça.
Donc là, ce moteur là, il est très important dans ce caractère bipolaire. Voyez ce que je veux dire ? Voilà.
On me on me reconnaît pas la hauteur de ce que je suis. Voilà. Donc, je vais je vais leur montrer qui je suis.
Voilà. Euh et cette fois je j'ai toute la liberté pour le faire. Voilà.
Vous avez connu l'époque du sénateur socialiste, de l'excellent ministre de la formation professionnelle, me semble-t-il, ou de l'enseignement supérieur, un militant parti socialiste, militant PS discipliné, loyal, proche de François Mitterand à un moment donné, euh mitérandiste. Mitérandiste, donc social-démocrate malgré tout, même si c'est l'aile gauche de la social-démocratie, euh homme d'appareil, homme de parti, intellectuellement toujours très cultivé avec une très belle diction. C'est un vrai tribin.
On dit d'ailleurs avec Jean-Marie Le Pen, c'était le dernier des tribes qui a une éloution tout à fait exemplaire. Mais si vous permettez, ça renvoie à votre auditeur, arrêtons cela parce que au nom du fait que c'est un formidable trib que il a une grande culture, bon, il a une grande culture mais il est pas non plus, c'est pas le Larousse hein. Euh bon, il lit beaucoup, il est curieux et cetera, mais c'est pas non plus l'alpha et l'oméga de de de de tout.
D'utant qu'il a dit des choses parce que vous vous avez pas suivi. Mais si vous relisez l'ouvrage qu'il a écrit sur l'aile du papillon qui la goutte d'eau sur l'aile du papillon le théorie du chaos c'est ça qu'il a écrit et cetera, je suis pas sûr qu'aujourd'hui ce qu'il est en train de faire correspond à l'a du à la théorie du bon bon voilà mais peu importe mais arrêtons parce que il jouent quand même sur le la théorie du chaos. il est en train de c'est chose.
C'est le carot voilà euh politique. Bon mais arrêtons de de de jouer cela parce que à force ça peut ça fait que pour toute une partie de l'opinion bah mélangchons quand même. Mélenchons quand même.
Voilà. Et ben aujourd'hui pour moi il y a pas Mélenchon quand même. Et il y a pas Mélanchant quand même depuis le 7 octobre.
Pour autant pour autant on est bien d'accord. Alors là il y a une vraie fracture. Une vraie fracture bien entendu avec Israël.
Vous êtes juif Julien Dray. O mais c'est pas avec Israël parce que Israël on peut créer non mais c'est comme ça qu'il l'habille. Il disent Net où le gouvernement israélien ça les massacres de Gaza le 7 octobre est une abomination.
On a un petit peu de mal à dire que le Has c'est un mouvement terroriste. Faut leur arracher. Voilà.
Alors si on finit par le dire mais avec des mots évidemment contournés et on dit surtout voilà est-ce que le secteur octobre justifie que l'État israélien a pu faire ce ce génocide entre guillemets et voilà et on a ensuite madame Rima Hassan et il s'engouffre là-dedans et il s'en fait le porte-parole. C'est alors est-ce qu'on peut dire est-ce que est-ce que je viendrai cette antenne est marquée sur le signe du parlon vrai et vous et moi c'est pas qu'on se connaisse depuis longtemps mais nous savons ce que signifient les mots. Est-ce que Jean-Luc Mélenchon est antiisraélien ou antisémite ?
Non, ça le 7 octobre pour quelqu'un comme moi qui qui était juif mais ni pratiquant ni religieux, ça faisait partie de mon patrimoine culturel et familial comme beaucoup beaucoup de français de de confessions juive. Voilà. Euh mais ça faisait partie de mon patrimoine mais c'était pas ma référence.
Voilà, je sais pas voilà euh je me précipitais pas toutes les étés à Tive ou euh mais le 7 octobre il s'est passé quelque chose pour moi qui change tout. Pourquoi ? Parce que j'ai longtemps cru que le débat que nous avions sur le Proche Orient, c'est un débat strictement politique.
Politique au sens où il fallait partager un territoire et il fallait aider à ce que se constitue un état palestinien. Voilà, j'ai eu en face de moi Yass Arafat, je le raconte dans le livre et Bill Clinton d'ailleurs l'a confirmé par la suite. Euh voilà et j'ai découvert que Yass Arafat, il en avait rien à faire de la création d'un état palestinien.
Je lui dis d'ailleurs, je dis cette phrase là, je dis mais président parce qu'on l'appelait président président vous avez un accord avec eou barc il m'a dit je dis non vous avez un accord qui était premier ministre et qui sortait des ce qu'on appelait des accords de candid voilà il me dit non non non c'est pas si simple que ça je d'accord peut-être vous pouvez me dire que les frontières sont pas excellentes que mais vous avez un état c'est parce que c'est ça qui a été acté avec en plus Jérusalem est comme capital bon chez nous les français ont dit un tiens vaut mieux que deux tu ne l'auras bon Donc dit non non non, il me dit cette expression extraordinaire mais j'auraai plus avec monsieur Nathaniaou qu'avec monsieur Barak. Je dis comment vous pouvez nous dire ça à nous parce que là c'était l'international socialiste qui était là qui à l'époque avait un poids. C'était même Ariel Charon à l'époque qui était le représentant du LCO et et bon et quand je sors de cette ce voyage, on a une discussion très tendue avec le ministre norvégien des affaires étrangères sociales qui avait fait des accords d'Oslo avec le maire de Rome qui s'appelait monsieur Veltroni qui a représentait le voilà et avec le patron de l'international c'estappela Louis Sayala qui était un chilien on a et moi je dis écoutez désolé hein et moi pour moi c'est une révélation ce qui vient de se passer c'est terrible et le 7 octobre si vous voulez c'est comme ça que moi je l'ai vécu c'est et que on a pas des gens qui sont en train de de se battre pour la création d'un état palestinien.
On a des gens qui veulent détruire du juif et ça change tout. On continue cette conversation. Restez avec nous.
On continue d'analyser effectivement le phénomène Mélenchon parce qu'au-delà du personnage et des polémiques, c'est aussi une trajectoire électorale singulière. On va en parler avec le directeur du pôle politique de l'Institut de sondage l'IFOP. Midi 14h Sud Radio, la France dans tous ces États.
Pericoléas. Les nines, relève-toi, ils sont devenus fous. Toi Vladimir Ilon, tu rigoles.
Toi qui a voyagé dans un wagon plombé. Quand tu vois le Saint-Père, ton cousin de Pologne bénir tous ses fidèles dans son auto blindé. Vous êtes sur Sud Radio, il est 13h20.
Julien Dré, je voulais que vous écoutiez ce morceau de musique que vous connaissez par cœur. Je vous vois donner de la tête. Je sens que ça vous touche quand même parce que le rêve marxiste léniniste, les vrais communistes l'ont eu.
Les socialistes aussi ont vécu cette époque. Estce que chante Michel Sardou sous les paroles de la Noé qui est pas un homme de gauche, c'est facile de nous dire "Ouais bon, on sait que Lénine n'a pas été l'humaniste que l'on croit et on dit toujours Staline a tué plus de gens. C l'énine.
Pour autant c'était l'idéal de la gauche. Voilà, c'est l'idéal léniniste. On va parler un peu du on veut parler un peu du du trotskisme.
Mélanchon, vous êtes vous-même euh qu'est-ce qu'on dit ? D'obédience, d'origine, de tracisme, vous avez été trotquiste. Euh moi, j'ai été élevé par les jésuites.
On me dit qu'on le reste toute sa vie trotkiste et jésuite. qu'on garde un schéma mental. quand on a fréquenté comme moi je l'ai fait pas simplement l'organisation trotskist mais la pensée de Léon Trotski quand on est rentré dans les textes qu'on les a porté qu'on les a ça laisse des traces voilà alors ça laisse des traces et puis avoir fréquenté ces organisations à l'époque étaient des écoles de formation ça aussi laisse des traces dans votre vie parce que ça vous apprend des choses.
La 4e internationale DVE Davidavid Brosstein assassiné par Staline à Mexico en 1940. Vous savez comment on dit ? J'ai d'excellents amis trotkistes cher Julien Dré, je m'entends très bien avec eux et ils sont très intelligents et souvent très très solidaire et très généreux mais quelquefois il y a la petite pointe qui ressort.
Julai, on va avoir François Cross en ligne l'hop avec lequel Fiduciel Media fait quelque fois des enquêtes. Il va nous il va nous vous redécryp vous redécrypterez derrière lui le phénomène Mélenchon dans les sondages. Bonjour François Cross.
Bonjour François Cross. Est-ce que vous me recevez ? Alors c'est le Ah bon ?
Alors attendez, on va on va inverser. On aura François Cross tout à l'heure qui va nous décrypter le phénomène Mélenchon dans les sondages. On sait queil est donné souvent un petit peu faible. et puis le résultat est plus fort.
Est-ce que ça se maintient ? Là, nous avons au contraire Baptiste. Bonjour Baptiste.
Bonjour à tous les Bonjour Baptiste. Vous nous appeler de Paris Baptiste. Vous vous êtes pas tout à fait d'accord avec Julien Dray sur l'interprétation qu'il faut faire de la personne de Jean-Luc Mélenchon et je vous écoute.
C'est le moins qu'on puisse dire. Euh non, mais je vais vous faire mon décryptage de la situation de Mélenchon, donc un décryptage citoyen, pas un décryptage sondagier. et et on serait surpris que peut-être c'est pas celui qu'on s'attend à être pertinent.
Donc en gros, moi je je vous dis quand même un peu qui je suis et quel est mon background, c'est que je ne suis pas du tout électeur de la France insoumise, je ne suis pas du tout un grand fan de Jean-Luc Mélenchon pour tout un tas de raisons. Euh en revanche, je suis pas fan du tout de tous ces gens qui nous expliquent que la seule gauche, la gauche républicaine et la seule gauche qui vaille, ce soit aujourd'hui le Parti socialiste. Et puisque Julien Dray a bien connu et a un peu aussi été formé à l'école Mitteran, j'aimerais bien qu'il essaie de me dire sincèrement ce que Mitteran pourrait reprocher au programme de Jean-Luc Mélenchon, que le mitéran de de 80 et du congrès d'épinés pourrait reprocher au programme de de Jean-Luc Mélenchon parce que finalement c'est c'est la seule chose quiimporte, c'est le programme.
Moi je vois aujourd'hui les socialistes et Julien Dré qui n'est plus vraiment socialiste, mais je les vois cartonner Mélanchon en permanence et à chaque fois je peux pas m'empêcher de me dire mais où est le programme ? Où est l'idée ? Où est le où est le projet pour la France ?
Où est la vision pour la France ? La dernière expérience qu'on a eu du socialisme, c'est la déféance de nationalité. C'est les renoncements sur le dérèglement climatique, c'est le le renoncement sur le sur la réforme des retraites.
Et j'ai envie de dire à Julien Dré, mais Julien, expliquez-moi, franchement, très sincèrement, je suis prêt à vous écouter honnêtement. Expliquez-moi le projet en fait. Expliquez-moi à moi qui suis pas un électeur insoumis, expliquez-moi pourquoi je ne devrais pas voter pour ce qui est selon moi, le seul programme de gauche pour cette élection présidentielle.
Baptiste ? Julien Dré n'est pas ici le représentant d'Olivier Fort. On comrait bien votre remarque.
Pourtant Julien, j'aurais du mal Julien Dr Julien Dron Baptiste vous demande camarade Julien André qui est devenu le le vrai socialisme que que l'on portait en 81 et dont Baptiste considère que c'est peut-être aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon qui le porte qui le tient sur ses épaules plus que déjà si vous permettez une lecture de ce qui s'est passé. En 1980, le Parti socialiste porte un programme de rupture. Voilà, c'est nationalisation, c'est programme commun attention avec le parti communiste et les radicaux de gauche.
Mélanchon, c'est peut-être un programme de rupture. Il a pas les radicaux de gauche Mélenchon là, il a Non non mais non mais c'est quand même un programme de rupture. D'accord.
D'accord. Je viendrai. Et qu'est-ce qui se passe ?
Il se passe qu'en 1983 la les la politique mis en place depuis 80 ne marche pas. Nous sommes nous sommes face à trahison. Non, c'est pas une trahison, c'est une virage à droite.
Non, c'est pas Je me souviens des mots de George March, c'est pour ça d'accord. Mais bon, enfin George Marchet qui a la référence sur la matière. La question qui est posée pour Fronçois Mitterran, c'est est-ce qu'il sort du serpent monétaire européen ? qui décroche la construction européenne ou est-ce qu'il est obligé de remettre de l'ordre dans des finances publiques qui ont explosé et dans voilà il est obligé et l'erreur qu' a commise explosé par une gestion de gauche qui était peut-être pas adaptée à la réalité de l'économie française.
Voilà c'est c'est a sous-estimé il a sous-estimé il a cru encore qu'on pouvait faire le socialisme dans un seul pays voilà il avait ja de l'or aux finances quand même. le il pense à cette époque-là que on peut de grosso modo se couper du reste du monde et et avancer et il arrive pas parce que en plus il a il a pas de chance parce qu'il arrive dans une phase de crise économique mondiale qui fait que il a pas beaucoup de marge de manœuvre. Bon euh et là où il y a il y a une chose qui a été une erreur commise par le Parti socialiste et par la direction du Parti socialiste à l'époque c'est qu'au lieu de dire la vérité on a inventé une théorie qui était la théorie de la pause.
Comment s'appelle le premier secrétaire Lionel Jospine il me semble ? Voilà, je je j'explique dans mon livre pourquoi il a il a dit ça. Il s'arrangeait avec lui-même à ce moment-là, tout avec tout le respect que je lui dois et cetera.
Mais moi, j'ai vu après pendant des années des gens qui me disaient "La vraie gauche, c'était celle de 81. Vous savez, il faut revenir à la gauche." Je dis "Mais désolé, j'étais là, j'ai vu la gauche de 81, elle a échoué.
On pouvait pas voilà si on si on allait jusqu'au bout, on savait pas où on allait." Voilà. Et c'est une situation catastrophique.
On aurait pu avoir, je dirais un décrochage total de la France par rapport voilà. Donc on a et là au lieu de dire on a cru à un moment donné qu'on pouvait s'en sortir tout seul, voilà, on a on n'est pas arrivé donc on est obligé de repenser autrement. Et alors là François Mitteran me disait un jour euh oui, j'ai fait l'Europe parce que alors astuce de sa part, il me disait moi j'ai fait l'Europe des marchés parce qu'on pourrait pas on pouvait pas commencer, on pouvait pas y arriver sans faire d'abord l'Europe des marchés.
Mais il vous appartiendra à vous comme ça ils n repassé le le bébé vous appartiendra à vous de faire l'Europe sociale de de reprendre cette démarche et cetera. C'est ça. C'est pour ça que donc on passe sous les fourches du libéralisme à un moment donné pour une une socialdémocratie qui fait du réalisme, la réal politique comme le disait comme le disait le le chancelier allemand Vibrante, la réal politique.
Finalement le résultat c'est un 75 % des voix à la présidentielle. Je liendrai non mais c'est de trahison en trahison. On va on va parler vrai.
C'est c'est de renonciation, c'est de résignation, c'est de démission, c'est d'abandon de valeur abandon. On parle de 80 et là vous arrivez à 2021, il s'est écoulé quand même en passage 30 ans. Donc c'est pas il y a pas une continuité, il y a pas une continuité.
Je veux dire euh avec tous les toutes les discussions qu'on peut avoir, l'expérience de Lionel Jospin en 1997, c'est une expérience même si elle finit mal sur le plan électoral parce que il a sous-estimé des des choses notamment sur la montée de l'insécurité, de la violence, c'est pas une mauvaise expérience. Euh euh et c'est une expérience qui quand même marque les choses sur le plan des conquêtes sociales et et de ce qui est fait. Voilà.
Donc euh je pense que le mythe de l'idée que on peut construire quelque chose en rupture avec tout le reste du monde, ce mythe-là, on l'a pas démonté à l'époque. Voilà. Euh mais vous savez, puisqu'on a parlé de de de Michel Sardou, Oui.
Alors, on va reprendre l'histoire. La rupture, les bolschevies quand ils prennent le pouvoir en en 1917, ils font comme Mélenchon. Ils disent l'emprunt russe, on rembourse pas des dettes, on les paye pas.
On se coupe du reste du monde. Vous allez voir ce qu'on va faire. 1921, ils sont d' ce qu'on appelle le communisme de guerre, ils sont dos au mur.
Ils sont à deux doigts de perdre le pouvoir. Donc, ils inventent à l'époque ce qu'on appelle la nouvelle politique économique qui est l'enrichissement des paysans et cetera. Une famille épouvantable, une catastrophe et qui va permettre justement à St de prendre Julien Baptiste euh Julien bien entendu.
Baptiste, nous vous restons on fait une petite pause commerciale. Euh Baptiste vous restez avec nous et ensuite nous aurons François Cross pour continuer ce débat passionnant. Je vais pas dire historique mais je suis content que ce soit sur Sud Radio.
Euh, est-ce qu'il faut avoir peur du grand Mélenchon ? On n'est pas d'accord mais on avance dans cette dans cette formidable équation. À tout de suite sur Sud Radio.
Sud Radio, parlons la France dans tous ces États. Péricoas. Les voix des femmes et les voies des hommes ont dû terre beaucoup longtemps.
Ne croyons plus au lendemain qui chante. Changeons la vie ici et maintenant. C'est aujourd'hui que l'avenir s'invente.
Changeons la vie ici et maintenant. Prendre la parole. Dus nous neuves il est nos chaînes de l'argent écrire notre histoire à la première prêche être enfin des hommes et non des instruments.
Franche socialiste puisque tu existes tout bien possible ici et maintenant il est 13h34 vous êtes sur Sud Radio. Julien Dr n'a pas les larmes aux yeux mais presque parce que c'est des souvenirs. C'était des souvenirs.
C'est un combat. Changeons la vie. Chanson de Mistéodorquis que j'assume hyme du Parti socialiste.
Mais si vous permettez, je voudrais revenir sur l'interpellation Oui. que qui vous êtes toujours là qui m'a été faite par votre Baptiste par Baptiste si me permet de l'appeler comme ça. Euh parce que c'est une vraie question et je voudrais pas qu'il ait le sentiment que j'essaie de me défiler.
Moi on vous on vous soupçonne pas. On vous soupçonne pas. Mais bon, moi je suis resté ce que je suis devenu, c'est-à-dire j'ai cru à la rupture révolutionnaire pendant 10 ans.
Et au bout de 10 ans, je me suis rendu compte que c'était l'impasse. Et j'ai repris cette petite phrase de Carle Marx qui me plaisait bien un pas en avant vaut mieux que 1000 programmes. Donc, je suis devenu ce qu'on appelle un réformiste.
C'est-à-dire quelqu'un qui réforme la société et qui essaie de la changer pour la rendre plus juste, plus égalitaire. Je ne crois pas qu'on puisse refaire le monde parfait, mais je crois qu'on peut continuer à combattre pour plus de justice sociale, plus d'égalité contre discrimination. Je suis cela, voilà.
Et je me suis toujours battu sur cela et je me suis battu d'ailleurs pendant longtemps avec Jean-Luc Mélenchon sur cette ligne-là contre y compris la direction du Parti socialiste puisque nous étions l'opposition, nous appelions la gauche socialiste à l'époque et cetera et je n'ai pas changé. Alors on peut faire l'inventaire. D'ailleurs, c'est une des erreurs qui a été commises en après 2017 par Olivier Fort, c'est qu'on aurait dû faire ce que nous avions fait par exemple en 1993.
Vous savez quand on a perdu en 1993, c'est une déroute. Une déroute. Voilà. et une déroute qui en plus une déroute morale 59 députés 56 députés et une déroute morale parce que les gens nous reprochaient les affaires parce que c'était la moment où toutes les voilà c'était pas simplement suivi du suicide de Pierre Bergavois quelques semaines après voilà qui pense que y compris son prêt a été euh a été un instrument voilà c'est une mais qu'est-ce qu'on a fait à ce moment-là on a dit on met tout à plat on redonne la parole on a fait des cartes à 10 à 10 francs à l'époque c'était pas des euros et on a donné la parole et on a fait un inventaire terrible d'ailleurs et on fait les états généraux à Lyon 3 mois après où on avec des des cahiers de doléances qu'on a ouvert et on a fait le le le le bil qui va nous permettre de nous reconstruire très vite beaucoup plus vite.
Là on a rien fait jamais on s'est expliqué et moi je suis d'accord que pour que l'inventaire de de du quinquena François Hollande il aurait dû être fait avec ce qui était peut-être acceptable ce qui n'a pas été et on aurait pu faire ça. On l'a pas fait donc maintenant on sait plus où on en est par exemple on reproche à François Husandon de la déchéance de nationalité. Moi je veux bien mais il l'a pas fait.
C'est pas ce qu'il y a de pire. Non, on peut en discuter. Alors je justement premièrement il l'a pas fait.
Deuxièmement je je vous c'est un reproche que je me fais à moi-même parce que à ce moment-là moi aussi j'étais sur la ligne voilà. Mais franchement des gens qui tuent euh qui qui voilà tu comme ils ont tué au bata moi j'étais j'étais le soir du Bataclan, j'étais avec François Hollande et j'ai le le procureur de la République était juste à ses côtés. On veut rentrer.
Et le procureur lui dit vous ne rentrez pas déjà parce que c'est une salle de crè et cetera mais deuxièmement parce que les policiers qui sont autour de nous disent c'est horrible. Et j'ai vu les images après on a eu des témoignages sur j'ai vu les images. Moi vous savez que cela on le retient nationalité française ça me pose pas de problème hein.
Baptiste, est-ce que l'autocritique du camarade Julien Dray vous convient ? Autocritique objective et sincère. Et d'ailleurs, c'est pas une autocritique, c'est une explication.
Bah voilà, c'est ça, c'est une explication, c'est pas une autocritique. J'ai posé une question tout à l'heure sur où est le programme, où est la vision pour la société. On a bien compris que vous aviez un problème avec Jean-Luc Mélenchon.
On a bien compris, il est pas se une bande d'antisémite intégriste et sectaire. On a bien compris mais moi en tant qu'électeur de gauche, j'attends autre chose et pour l'instant j'attends en vain. Est-ce que il y a plusieurs si vous permettez, il y a plusieurs choses.
Moi, vous savez, même quand Jean Mélenchon est parti du partialist, j'ai continué à parler avec lui et je vais même vous raconter une anecdote. Vous avez été son ami ou non ? Oui, oui, j'étais son ami.
Oui. Et intime, je veux dire. On parlait, on respectait nos vies privées mais on a été effectivement, il savait tout de moi, je savais tout de lui.
Vous êtes aimé en tant que copain ? et je me sentais en confiance avec lui. Il y avait une émulation entre nous qui était sympathique.
Bon mais voilà, moi je vous raconter une anecdote très simple. Au moment du mouvement des gilets jaunes, il m'envoie un SMS. Il me dit "Il paraît que tu es dans les manivres des gilets jaunes.
Je dis "Oui parce que moi j'ai appris une chose quand il y a un mouvement social, j'attends pas qu'on me le raconte. J'essaie de le comprendre. Vous étiez à votre place ?
Donc j'ai été sur les trottoirs et cetera. Il me dit "Bon alors déjeunons ensemble. On va déjeuner au restaurant Le Flore, je me rappelle.
Voilà. Euh pas le flor non dans le mar. Ah bon ?
D'accord. Non non parce que c le fl çaurait une autre signification. Ça m'étonnait beaucoup Julien que vous ayez déjeuné au fleur avec un truc un peu pareil dans le 9e arrondissement.
C'est un dimanche et il me dit qu'est-ce que tu as compris de tout ça ? Je dis c'est un mouvement social, c'est des gens qui en peuvent plus, c'est des vrais prolétaires sur le fond parce qu'ils travaillent et ils ont l'impression qu'il y a jamais rien pour eux. Ils sont toujours voilà et cetera.
Donc je lui dis, c'est ta chance pour toi parce que tu as un parti, tu as les militants, tu dois te mettre au service de ces gens-là, tu dois les aider. Voilà, tu dois leur apprendre à s'organiser, à se structurer, ne serait-ce déjà ne pas se faire tirer comme des comme des lapins par les bacs et pas voilà leur apprendre ce que c'est qu'un service d'or, de se protéger, leur apprendre à faire une plateforme, leur apprendre à discuter. Il me regarde, il dit "Mais tu as rien compris, c'est fini tout ça." Je dis "Comment ça, j'ai rien compris ?
J'ai rien compris. Qu'est-ce que tu vas faire là Mais non, tu comprends le la coupure maintenant, c'est la coupure entre la le l'élite et la base. Et donc cette base, elle va spontanément venir à moi.
Mais ça existe pas ça Jean-Luc, tu racontes n'importe quoi. Dit mais si tu as pas, il faut que tu relies Chantal Moufle et machin et cetera. Tout le monde a oublié que après le mouvement des gilets jaunes, il les élections européennes et dans les élections européennes, il fait 6 % comme les socialistes.
C'estàd que les gilets jaunes ne sont pas venus à lui. Il le vit mal. Voilà.
Et pourquoi il le vit mal ? Et c'est là qui commence par ailleurs au débat, c'est là qui commence à théoriser l'idée que le prolétaire blanc ne sera plus révolutionnaire et que il faut se tourner vers d'autres nouveaux danées de la terre. Et c'est là qui commence à théoriser l'idée que les nouveaux d'années de la terre, c'est ce qu'on appelle les masses islamistes.
Je viendrai, je vous rappelle que Terranova avait déjà expliqué que le peuple de France votait mal, que le prolétariat français. Voilà, c'était Teranava. Mais Mélenchon nous fait une forme de terrano à sa façon.
Euh c'est plus les masses en colère, il y a plus de fracture sociale. Or Julien, je suis ravi de vous entendre dire vous dirigeant socialiste historique que les Milécha étaient bien une expression de la fracture sociale et des souffrances du pays. D'ailleurs, ce qui est étonnant c'est que aujourd'hui vous avez le Olivier Fort nous jouer mais en bureau national on s'est insulté là-dessus lui et moi.
Voilà. Il m'expliquait que c'éta un mouvement antisémite. Le ministre le ministre de l'intérieur Castaner parle de mouvement rougebrun, vous souvenez ?
Et je vous donne une anecdote personnelle. Je au salon du livre de Brive la Gaillarde, François Hollande explique à Jean-François Cann que c'est un mouvement, c'estdux d'extrême droite et Jean-François Cann le croit et se plante et me dit "Je suis passé à côté comme beaucoup d'intellectuels de gauche, il y en a qui sont passés à côté du mur du Berlin, il s'appelait François Mitterand chez du mur de Berlin et là on passe à côté d'un mouvement de fracture sociale que la gauche aurait dû légitimement récupérer. Je peux vous raconter que en bureau national, j'ai même entendu ceux qui sont aujourd'hui les extrémistes m'exliquer que il y en avait mar qu'il fallait de faire donner l'armée pour arrêter cela.
Vous êtes fou. Julien Drelba est tellement passionnant que le temps passe, on n pas encore tout dit. J'ai François Kraus en ligne donc de l'OP qui va nous faire un décryptage à un NISA.
C'est un décryptage sur tout à fait. Il va revenir en tout cas sur les différents chiffres et les sondages concernant Jean-Luc Mélenchon sur les trois dernières campes. On vous écoute François.
Bonjour. Bonjour. Bonjour à tous.
Écoutez alors la question oui c'est Mélanchon est-il pourquoi est-il si haut déjà au niveau de la campagne ? Je sais pas tellement qu'il est haut. C'est plutôt une position relative.
C'est par rapport à d'autres campagnes, il est déjà accrédité d'une qualification au second tour que ce soit dans l'OP sur radio le plus récent. là autour de 16 17 % 18 % selon les hypothèses mais nos confrères de Harry se mettent aussi autour de 16 17 % un peu moins élab autour de 14 % donc il y a un certain consensus pour dire que là il a pris le leadership ou repris le leadership à gauche par rapport à une candidature Gluxman qui patine. Et voilà, ça s'explique par plusieurs raisons, mais il est évident que comme Marine Le Pen, il a le mérite d'être le candidat naturel de son camp, incontesté dans son couloir, entame sa 4e campagne. les gens connaissent la marque Mélanceton alors que tous ces autres concurrents à gauche, ils ont des concurrents à surmonter, une légitimité à à démontrer, à surmonter et et tout ça, ça fait la force en fait dans un électorat de gauche qui veut pas être éliminé, il faut comprendre qu'on est plus dans une situation avec seulement une gauche et une droite et une logique de vote utile qui jouait seulement dans dans chacun des camps.
Aujourd'hui, on a une gauche radicale, une gauche sociale démocrate écologiste, un centre, une droite libérale conservatrice, une droite nationale populiste. Chacun dans son univers, dans ce ce son camp souhaite avoir un candidat qui se dégage et qui soit qualifiable. Et donc aujourd'hui, on a un réflexe de votre utide chez une partie d'électeurs plutôt de gauche social-démocrate qui veulent être présent à tout prix dans ce second tour pour ne pas avoir à reconduire euh ce qui s'est passé au 2e tour de 2022 et 2017 à savoir de devoir voter pour un un candidat du centre face à l'extrême droite.
Entendu. Merci François Cross pour cette précision. Donc parce que voilà, on sait que ce qui est donné dans les sondages, souvent le résultat final n'est pas celui-là.
Julien Dray, il va nous il va nous dire, il avait l'air de penser tout à l'heure que peut-être que là les chiffres qui sont annoncés sont peut-être au contraire surévalués. Julien Dr Non, mais quel est mon cauchemar ? Honnête, depuis des des semaines et des semaines, mon cauchemar c'est ce que d'ailleurs certains de vos confrères s'amusent régulièrement sur les plateaux. 2è tour, Mélenchon Le Pen.
Voter pour qui ? C'est la catastrophe pour moi ça pour la société française, pas pour moi personnellement, pour la société française, c'est la catastrophe parce que les deux c'est une impasse. Et dans une France qui ne va pas bien, elle va, vous savez, c'est cette phrase d'un ministre algérien qui disait "L'Algérie est au bord du gouffre, elle va faire un grand pas en avant." Voilà.
Euh bah c'est un peu la même chose. Donc j'essaie de de travailler à ce que on ne se retrouve pas comme ça. Et je pense, c'est ça mon sentiment, c'est qu'une grande majorité de Françaises et de Français, pas simplement l'élite sont effectivement très en colère mais s'ils ne veulent pas arriver à cette situation là.
Voilà. Et donc il faut offrir une alternative qui soit intelligente. Et l'alternative c'est là où il faut se raccrocher à notre histoire.
L'alternative c'est le Conseil national de la résistance. C'est le général de Gaul. D'ailleurs, le succès du film est intéressant de ce point.
Vaste programme, j'allais dire. Faut-il avoir peur du grand Mélenchon ? Julien Dray est avec nous pour en parler et nous livrer son analyse.
Et vous, qu'en pensez-vous ? Avez-vous peur du candidat insoumis ? Peut-être le contraire et c'est le candidat qui vous rassure ?
Dites-le nous. 0823 300. Midi 14h Sud Radio, la France dans tous ces États.
Périco Leggas. Il est 13h49 bien sur Sud Radio et vous y êtes d'autant mieux que on a une personnalité, j'allais dire de l'histoire politique française des des 30 dernières années, 40 dernières années, je vais pas vieillir, je liendrai. Euh voilà, un éléphant peut-être qu'il est il était pas quand il était jeune, peut-être qu'il est aujourd'hui le dernier, peut-être même le dernier des éléphants du Parti socialiste qui parle avec sa franchise son cœur.
On a eu un échange avec Baptiste qui nous appelé en disant "Si Mélenchon un élat, c'est parce que vous avez fait en sorte que c'est lui qui porte les valeurs de la gauche." Je liendrai cet expliquer en disant on a fait du réel, on a fait il fallait que les choses se fassent et puis aujourd'hui bah de même qu'on peut dire à la droite vos trahisons de la République font que le Front National et URN sont aujourd'hui en position de pouvoir emporter l'élection présidentielle. Il y a toujours des comptes à régler.
Julien, vous dites il faut toujours dire la vérité, faut faire un inventaire comme l'avait suggéré Lionel Jospin et le fait de l'avoir pas fait Olivier Fort en l'occurrence le fait que le Parti socialiste a pas posé sur la table la vérité de son bilan fait que c'est pour ça qu'il est dans cette situation. Oui, parce que à partir de là, on narrive pas à reconstruire une perspective puisqu'on est que dans le reproche et dans la suspicion de vous allez nous refaire le coup de vous raser gratis de la semaine des 4 jeudi et cetera et tout. Voilà.
Là, moi mon mon sentiment que cette présidentielle va être très difficile, va être passionnante, mais qu'en même temps c'est la raison qui va l'emporter et la raison. Alors, Mélenchon peut-il, allez, on va faire une hypothèse scientifique, peut-il gagner ? Et ben c'est parce que je vous ai dit que c'est la raison, c'est pas la passion, c'est la la raison raisonnante comme on disait dans mes classes de philosophie quand j'étais jeune.
Parce que les Françaises et les Français vont être un long débat politique et il va falloir donc peu probable. Voilà. Non non, je pense que alors peu probable, je suis pas devin, je pas voilà mais je pense que beaucoup de français et de Français de nos concitoyens jeunes et moins jeunes attendent quelque chose.
Vous savez, je vous ai parlé de de Gaulle. Moi, j'ai été très surpris du succès immense du film. Et ce succès là, il est intéressant.
Pourquoi ? Parce qu'il est intergénérationnel. C'est pas simplement les les vieux qui voilà, il est intergénérationnel.
Voilà, il y a plein de jeunes qui ont découvert l'histoire de France et qui ont découvert le rôle qu' a joué le le général de G avec le deuxème tomion et là ils sont v Oui parce que c'est comme ça parce que le premier au départ c'est un échec ça ris d' excident industriel voilà c'est le deuxième parce qu'ils ont découvert que Dea s'est affronté aux Américains exister la France et qu'il a fait avec le conseil national de la résistance le compromis historique. Et c'est ça la question qui va être posée dans cette élection, c'est est-ce qu'on est capable de faire un compromis historique pour éviter que ça soit les mafias qui dirigent les banlieux, pour faire que l'école républicaine retrouve un sens et que la méritocratie républicaine et son sens ? Est-ce qu'on est capable de faire un compromis historique pour réindustrialiser la France et être capable de de de produire un certain nombre de choses et d'arrêter de courir ?
C'est ça ma question est simple et que est-ce qu'au 2è tour de mai 2027 en face du candidat du RN qui est probable est-ce que on pourra avoir au lieu d'un représentant du socle du socle droit est-ce qu'on on pourra avoir peut-être un représentant de ce que vous appelez le CNR de la gauche au sens large et non pas de la droite ? Est-ce que vous y croyez ? Oui, j'y crois.
Ça se construit maintenant et ça se construit par la main tendue. Vous avez un nom à mettre dessus ? J'ai une oui, j'ai une hypothèse.
Je pense que François Hollande est sur une bonne trajectoire pour l'instant parce que il a dépassé le cadre du Parti socialiste. C'est pour ça qu'il va pas la primaire. Il a expliqué encore hier soir que son travail c'était d'unir et de réunir.
Il faut que maintenant il soit capable aussi de discuter. Je vais vous prendre un exemple. Quand Jean-Louis Borlot parle de la réforme de l'État, il a 200 % raison.
Voilà. Et ça c'est une énorme r je vous réinviterai pour que vous fassiez une deuxième autocritique parce que vous les faites de façon absolument prodigieuse et vous cette antenne sera à vous pour expliquer ce qui s'est passé. Nous avons quand même une auditrice qui s'appelle Isabelle qui nous appelle de Villemur sur ton qui nous parle de toute autre chose.
Bonjour Isabelle, vous vous avez un problème de taxe d'habitation. Oui, bonjour à SU radio. Merci de me recevoir parce que j'ai essayé de vous joindre je sais pas combien de fois je Il y a beaucoup de gens qui appellent.
Désolé mais je suis tellement contente de vous avoir. Ouais, je sais. Alors voilà, c'est par rapport au sujet que on a discuté euh à 24 hein.
Donc voilà euh je voulais vous dire que dans essayez d'être rapide parce qu'il nous reste un peu plus d'une minute. Voilà, je voudrais aller à l'objectif tout de suite avec vous. Excusez-moi de vous bousculer dans mon village.
Voilà, nous avons un gros gros problème, c'est que les locataires ont le droit de faire un peu tout ce qu'ils veulent et toutes les conneries qu'il font, ce sont les propriétaires qui doivent les payer, c'est-à-dire les encombrants, les poubelles en surplus. Euh voilà, nous avons un problème avec une fuite de château d'eau et c'est pas les locataires qui payent comme nous tous he dans tout le village, ce sont les propriétaires qui payent la fuite de château d'eau. C'est-à-dire que moi ma taxe d'habitation quand j'ai aménagé il y a 6 ans, elle était de 900 € aujourd'hui elle est depuis de 600.
C'est pas c'est pas juste ça. Et on a un spécialiste sur le plateau qui s'appelle Julien André des impôts locaux. Julien Dray, votre avis, est-ce que les la fiscalité locale elle est mal conçue ou ?
Elle est mal conçue parce que l'État s'est déchargé sur les collectivités locales. Voilà. il a passé son temps à leur repasser des bébés et il ils arrivent pas à s'en sortir.
Alors après la dame en question pose un vrai problème. On a fait des lois qui étaient très généreuses pour les locataires et et on a oublié les propriétaires et ils se retrouvent dans des situations où un certain nombre, pas tous mais il y a des minorités qui sont qui occupent des locaux qui refusent de partir et c'est les gens qui ont qui ont sué pour acheter leur appartement ou leur petite maison. Ils se retrouvent totalement démunis et ça ça va pas.
Cet homme a réponse à tout. Julien, vous êtes invité permanent de Sud Radio La France, tous ses États. Isabelle, merci d'avoir été là.
Anissa, quand est-ce qu'on se revoit ? Ben nous, on va se revoir lundi. Oh là là !
Donc c'est voilà c la première ligne droite. Exactement. Merci à tous d'être resté avec nous tout au long de ces 2 heures.
Julien Dray était notre invité à suivre. Merci Julien. Merci à suivre sur Sud Radio Brigitte Laeille, le thème du jour, les cougares ou là.
C'est
Julien Dray