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interviewPublic Sénat· 30 septembre 2020 7 min

Budget 2021 : « Le redressement sera long », prévient Bruno Le Maire

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

nous engageons maintenant dans la relance et vous voyez bien que contrairement à ce qu on veut parfois dire pour caricaturer parce que l'époque est à la caricature alors qu'elle doit être à la nuance je le regrette mais c'est comme ça donc contrairement aux caricatures qu'on fait trop souvent le gouvernement n'est pas engagée dans une politique exclusive de l'offre en abandonnant les questions de demandes soutenir aussi massivement le chômage partiel c'est soutenir la demande investir dans l'aéronautique ses soutiens la demande investir 15 milliards d'euros dans l'industrie automobile qu'est ce que c'est si long soutenir la demande donc faisons preuve de sens de la nuance le gouvernement protège le gouvernement soutient la demande notamment des plus fragiles par exemple quand il augmente l'allocation de rentrée scolaire pour un demi milliard d'euros ça s'appelle bien du soutien à la demande mais l' axe fondamental de sa politique reste le soutien à l'offre et l'amélioration de la compétitivité de nos entreprises parce que c'est comme ça que l'ensemble de l'économie française pourra se redresser sur le long terme ses choix économiques se font dans un contexte très difficile que vous connaissez tous persistance comme je le disais du virus grande incertitude économique c'est ce qui m'a amené lorsque tout le monde de m'expliquer fin août début septembre que la crise était derrière nous que la consommation repartait à modérer les enthousiasmes des uns et des autres quand les instituts de statistiques estimait que la récession devait être réévaluée de -11% à -8 ou moins 8,5 je m'en suis tenu une évaluation prudente j'ai révisé le chiffre la récession de -11 à moins 10 parce que nous anticipions des difficultés sanitaires et difficulté internationale je pense qu'il était sage d'avoir maintenu ce chiffre de récession à -10 et de ne pas céder à des excès d'optimisme ou d' enthousiasme le redressement sera lent il prendra deux ans et si nous arrivons parce que c'est mon objectif a retrouvé en 2022 le niveau de développement économique de 2019 eh bien nous aurons déjà relever tous ensemble et collectivement un très beau défi économique et politique dans ce contexte là le budget de la relance représente un total de 100 milliards d'euros qui devront être décaissés sur 10 ans dans ces 100 milliards d'euros 86 milliards d'euros sont du financement de l'état 66 milliards d'euros de crédits budgétaires et 20 milliards d'euros d'impôts de production 8,7 milliards sont issus de la sphère sociale 3 milliards de la banque des territoires et 2,5 milliards de financements viennent de bpi france l'essentiel c'est l'exécution et la bonne exécution c'est une exécution rapide je vise le décaissement de 10 milliards d'euros de crédits budgétaires d'ici la fin de l'année 2020 vous avez déjà des appels d'offres qui sont passés pour l'innovation énergétique des bâtiments vous avez jusqu'au 9 octobre pour faire remonter les projets ça doit d'être des cas c'est très vite les aides aux jeunes qu'on embauche apprentis ou en cdi ça doit être décaissés très vite le soutien aux appels à projets pour l'industrie un milliard d'euros ça peut être décaissés tout de suite donc il faut que le maximum d'argent ce me décaissés dans les meilleurs délais sur 2021 nous souhaitons que 42 milliards d'euros serait effectivement dépensés d'ici la fin l'année 2021 c'est à dire quasiment la moitié du plan de relance c'est l'objectif que nous nous fixons pour garantir un redressement économique qui soit le plus rapide possible pour ça le premier ministre réunira un conseil national de la relance qui rassemblera les parlementaires dont évidemment les sénateurs les organisations patronales et syndicales les représentants des collectivités locales de façon à veiller à la bonne mise en place du plan de relance pour ma part je présiderai chaque semaine un comité de pilotage national dont le secrétariat général sera assurée par bruno parent et qui veillera au suivi des indicateurs d'exécution du plan de relance sur le niveau de décaissement les différents programmes le nombre d'emplois créés ou sauvés la réduction des émissions de co2 tous ces indicateurs qui seront transparents et accessibles sur internet pour nos concitoyens enfin nous aurons des comités de suivi régionaux qui associeront les préfets et présidents de région et direct aux réseaux des finances publiques qui conduiront le même exercice au niveau local ce budget de relance il repose sur quelques principes fondateurs de notre politique économique de l'offre le premier principe c'est la baisse des impôts j'ai donné une garantie aux français je retiendrai il n'y aura pas d'augmentation d'impôts d'ici la fin du quinquennat et nous veillerons à ce que les baisses d'impôts qui ont été promis souhaite effectivement engagés d'ici la fin de l'année 2021 nous aurons baisser les impôts de 45 milliards d'euros moitié pour les ménages notamment de la taxe d'habitation moitié pour les entreprises notamment avec la baisse dit yes à 25% d'ici 2022 pour toutes les entreprises et avec la baisse des impôts de production de 10 milliards d'euros à compter du 1er janvier 2021 c'est la baisse des impôts la plus importante depuis 20 ans en france malgré cela nous resterons avec un taux de prélèvements obligatoires qui restera à les plus élevés des pays de l'osce aidé et je comprends tous les raisonnements des uns des autres qui quasiment tous les matins me propose une augmentation de taxes ou la création d'un nouvel impôt à chaque fois pour les meilleures raisons du monde mais je m'en tiens à des raisonnements très basique une nation quel taux de prélèvements obligatoires parmi les plus élevés des nations développées doit viser à leur réduction alors réduction et c'est bien le chemin dans lequel nous sommes engagés aujourd'hui avec beaucoup de détermination et beaucoup de constance le deuxième principe c'est donc de maintenir une politique d'amélioration de la compétitivité de nos entreprises si nous voulons réussir la relocalisation industrielle si nous voulons des usines si nous voulons avoir des électrolyseurs qu'ils soient produits en france des batteries électriques qui soit produite en france des ordinateurs quantiques qu'ils soient produits en france un avion hydrogène qu'ils soient produits en france eh bien il faut baisser les impôts sur les entreprises améliorer leur compétitivité formé qualifié poursuivre dans cette politique qui peut a permis pour la première fois depuis dix ans en 2019 la création d'emplois industriels et je pense qu'il ya une vraie incohérence et tous ceux qui veulent la relocalisation industrielle mais qui dans le même temps refusent de tirer les conséquences en termes de politiques fiscales ou en termes de politique de formation des salariés notre objectif grâce à cette politique de l'offre et de renforcer l'activité de 4.2 pipe dont 1,5 point en 2021 il est de créer 240 mille emplois dès 2022 et comme je vous le disais de retrouver en 2022 le niveau d'activité de 2019 avant la quête