François Bayrou présente le Budget 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h Maxime Liedo et on va se retrouver pour une conversation pendant plus d'une demi-heure avec l'ami Marc Toiti que vous connaissez bien sur Sud Radio. Bonjour Marc. Bonjour cher Maxime.
Je je mets quand même ma veste parce que bon être en t-shirt voilà c'est voilà. Non non mais vous étiez parfait en t-shirt. Surtout que je je recommande à tous ceux qui nous écoutent également de venir nous regarder sur la chaîne YouTube de Sud Radio sur l'application parce qu'il y a un magnifique t-shirt qui vraiment je pense que si on le met en vente mon cher Marc, je vous assure qu'on trouve les 40 milliards.
Ah il est mais on va trouver les 40 milliards tout de suite. En fait si vous voulez mais pour tout pour tout vous dire en fait c'est il y a depuis quelques temps, je dis je dis toujours par rapport à la politique de la France ce n'est vraiment pas sérieux et donc sur ma chaîne YouTube il y a pas mal de d'abonnés qui m'ont dit vous dit toujours cette phrase devraz faire un t-shirt. Donc je les ai écouté.
Voilà. Donc voilà Marti mais Mar je vais je vais me le prendre. Je vais participer je vais participer à la réduction de déficit de la France.
Je vais le prendre et je viendrai avant la fin de ce 1013 avant la avant la fin de l'été avec ce t-shirt ici. Je rappelle avec c'est une excellente nouvelle. Bien bien sûr mais ça sera fait.
Vous aurez la photo mon cher Marc. Vous aurez la photo. Ah j'espère bien sûr je vous l'amènerai.
Puis sinon il est sur Martwi.com. Parfait. mais mais non seulement il est très bon économiste mais en plus il est vendeur.
Je rappelle que vous êtes conseiller économique et vous l'avez dit on vous retrouve non seulement très régulièrement sur cette antenne mais aussi sur votre chaîne YouTube Marc Toiti. Écoutez on avait envie de dialoguer avec vous Marc parce que depuis 3 jours, on a bien compris qu'il y avait énormément d'efforts. Il y a les fameux 40 milliards d'euros d'économie à trouver avec cet objectif quand même derrière de ramener le déficit à 4,6 % de la France.
D'abord d'un mot, il y a une petite musique qui monte et dont on a beaucoup parlé ici sur Sud Radio. Les deux premières en tout cas, ce serait d'abord de supprimer un jour férier. Est-ce que ça ça peut avoir vos faveurs ?
Parce que après tout, vous le dites souvent, la France en plus ne bosse pas assez. Est-ce que la suppression d'un jour férier, ça va dans le bon sens Marc ? Non, écoutez, on nous a fait le même coup avec le lundi de Pôte, donc ça amène plusieurs milliards par d'euros par an, à peu près 3 4 milliards soit-disant hein.
Ils sont où ces milliards ? Parce que quand on voit la dette qui explose. Non, encore une fois, ce n'est pas sérieux.
C'estàd que 3,5 milliards he le lundi de Pentecôte, vous le disiez en théorie. Mais c'est il faut changer de logiciel. Là, on est en train de grappiller des petit milliard à droite à gauche et malheureusement c'est encore les Français qui vont payer.
Moi je dis non, ce n'est pas aux français à se serrer la ceinture aujourd'hui. C'est les pouvoirs publics qui doivent réduire et se serrer la ceinture, réduire leurs dépenses notamment de fonctionnement. Maxime, ça tout à fait scandaleux.
Regardez bien, depuis 2021, les dépenses de fonctionnement, je dis bien le fonctionnement de la puissance publique ont augmenté de 22 %. Ça veut dire 95 milliards d'euros d'augmentation. On va me dire que maintenant c'est les Français qui vont devoir payer.
Non, ce n'est pas aux Français aujourd'hui à payer. C'est à nos dirigeants qui font, disons-le, du gaspillage des données publiques depuis des années. Malheureusement, rendez-vous compte que depuis 2020, la dette publique française a quasiment augmenté de 1000 milliards d'euros.
Comment peut-on continuer cela ? c'est que lorsqu'on regarde effectivement de combien augmenté le le PIB français, la richesse qu'on crée en France de 450 milliards d'euros en moins, il y a 450 milliards d'euros qui ont disparu. Donc c'est c'est pas un problème de quantité de de dette publique ou de dépenses publiques.
Elle est là sa dépense publique. Donc l'idée donc l'idée vraiment d'aller d'aller grapiller un jour férier sur les français, c'est deuxième piste dont on parle régulièrement, ça a même été défendu par des personnalités politiques de premier plan. Je passe je pense notamment à Yel Bron Pivé, c'est l'idée de faire participer les retraités les plus aisés.
Est-ce que ça c'est une piste vers laquelle nous devons aller ? Je je vous vois déjà soupiré Marc. Ça va pas.
Non mais encore encore une fois c'est le même problème, c'estàd que la retraite comment ça marche ? On sait très bien que la retraite par répartition c'est une sorte de système Madof si vous voulez hein à l'échelle de la France. C'estàd c'est système ponzi, ça veut dire que c'est les nouveaux arrivants qui payent pour les anciens.
Bon, tant qu'il y a assez d'actifs pour payer les retraités, il y a pas de problème, ça marche. Aujourd'hui, ça, il faut le dire, le système de retraite euh du privé, il est encore à l'équilibre, plus pour très longtemps, mais il est encore à l'équilibre. Par contre, le système des retraites de la fonction publique, il est en déséquilibre dans avec un déficit de l'ordre de 60 à 80 milliards d'euros chaque année.
Donc là, si on veut faire payer tout le monde alors que finalement, on sait très bien que c'est le système des retraites du public qui n'est pas financé. Je vous donne un chiffre très simple. Aujourd'hui, au niveau national, il y a à peu près 1,4 actifs pour un retraité.
Donc déjà, on comprend que ça marche pas très bien. Mais au niveau de euh de la fonction publique, il y a plus de un retraité pour un actif. Il y a plus de retraités que d'actifs.
Donc évidemment, comment vous voulez financer ça ? Ce n'est pas possible. Donc c'est là encore une fois euh on excusez-moi l'expression, on nous prend pour des idiots, on prend les Français pour des naïfs et c'est vrai que on a alimenté pendant des années l'inculture économique.
Alors c'est ce qu'on essaie de changer notamment sur Sud Radio, sur ma chaîne YouTube et ça et ça fonctionne parce que les Français ils veulent savoir. Il y a pas de raison que vous savez tous les pays dans le monde et notamment en Europe ont compris qu'il fallait repenser, réformer la déliz vous parliez et nous on continue à dire non non nous on fait rien il faut augmenter les impôts, il faut que les Français serent la ceinture. Attendez, c'est non changé de logiciel.
Mais Martoiti, je rappelle vous êtes économiste, conseiller économique, en effet, vous avez une chaîne YouTube qui est vraiment une référence quand on veut comprendre tous les tous les enjeux que vous évoquez avec nous régulièrement. Il y a quand même un sujet hein qui était, rappelez-vous, on nous avait dit "Oui, bien sûr, on va demander aux Français de se serrer la ceinture à un moment pour participer à cet effort de redressement des comptes publics. Mais surtout, on va demander à tous les ministères de tailler un peu dans le gras, de revoir les dépenses." Et là, bizarrement, bon, on en entend plus trop parler.
Est-ce que ça vous pensez quand même que c'est possible ? On en est où cette histoire ? Bien sûr que c'est possible.
Mais Maxime, regardez, quand on vous dit par exemple, vous savez, on vous dit l'année blanche, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que venir après l'année blanche. Voilà.
Non mais c'estàd on nous dit on dit ben 40 milliards d'euros d'économie en fait attention c'est pas une baisse des dépenses c'est une moindre hausse. C'est veut dire que ça aurait dû augmenter euh de euh de 60 milliards ça va augmenter de 20 milliards. Donc mais ça augmente quand même.
Donc c'est ça qui est dramatique. Il n'y a pas il n'y a jamais eu en France de baisse des dépenses publiques. Jamais.
Pas une seule année depuis qu'on a des statistiques depuis la Seconde Guerre mondiale chiffre de l'INC. Encore une fois il n'y a aucune volonté politique de le faire. Et parallèlement, je vous donner un autre chiffre très intéressant.
Ce qu'on appelle les ODAC, vous savez, les organismes d'administration centrale. Il y en a 700 en France. 700 ?
Et ça sert à quoi ? Ça coûte combien ? 150 milliards d'euros par an.
À quoi ça sert ces fameux ces fameux ODAC Mark ? À quoi ça sert ? C'est ça le problème, c'est que on peut supprimer au moins la moitié et vous ne verrez rien.
Il y aura aucun aucune conséquence sur notre quotidien. Mais on continue comme ça, on dit non mais vous voyez alors là on dit c'est pour ne pas augmenter le chômage et cetera. Non mais attendez, là aussi on s'est fait avoir parce que depuis Sarkozi, on nous a dit on ne remplacera pas un fonctionnaire sur deux ou sur trois qui part à la retraite.
Non seulement on les a augmenté mais en plus on les a on les a remplacé. En plus on a augmenté le nombre d'agents de la fonction publique. C'est que depuis 97 1997 le nombre d'agents de la fonction publique a augmenté de 22 % plus d'un million de personnes.
Aujourd'hui il y a 6,1 million d'agents de la fonction publique. Il en faut attention c'est important. Moi, mon père était fonctionnaire, ma ma sœur est fonctionnaire, il en faut.
Donc bien entendu, on a besoin de la fonction publique. Mais encore une fois, quand on voit que ça augmenté de 22 % alors que la population française sur la même période augmenté de 14 %. Là aussi, on se dit où va l'argent ?
C'estàd que encore une fois l'argent est là mais vous savez il y a aussi un grand danger, c'est le consentement à l'impôt. C'estàd qu'aujourd'hui on et d'ailleurs on en a parlé sur cette antenne avec le fameux mouvement Nicolas Kipé. On l'a vu aussi avec cette étude de l'INC.
Alors une fois c'est les sous c'est les logements qui sont sous-occupés, une fois c'est les piscines qu'on veut réduire. C'est-à-dire qu'au bout d'un moment, les Français payent payent mais ils ont quand même le réflexe de dire "Mais où va notre pognon ?" C'est ça.
Vous savez, nous sommes numéro 1 du monde des dépenses publique par rapport au PIB, par rapport à la richesse et numéro 1 du monde également de ce qu'on appelle les prélèvements obligatoires. C'est dire les impôts et les taxes. Il y a pas un pays qui fait pire que nous et on nous dit "Mais non, il faut encore augmenter les impôts, il faut encore que les Français se mettent la main au portefeuille." Mais attendez, c'est inadmissible.
Encore une fois, tous les pays ont fait l'inverse. Tous les pays ont réduit la dépense publique, ont réduit euh les impôts. Et regardez, on parlait de l'Italie.
Les Français se moquaient des Italiens jusqu'à notre président il y a encore quelques temps. Et vous voyez qu'aujourd'hui l'Italie elle a réduit son parents meilleur meilleur compte public et cette année, ils sont même en train de baisser les impôts de 30 milliards d'euros. Et surtout, il y a quelque chose de très intéressant, c'est que les les Italiens ont baissé la dépense publique.
Pourtant, il y a eu plus de croissance en Italie qu'en France ces dernières années. Donc c'est la preuve que Et ben oui, c'est la preuve que je peux baisser ma dépense publique tout en faisant de la croissance parce que là aussi il y a une idée fausse qu'on me dit ben non, si on baisse la dépense publique, ça va faire une réception, il y aura Mais non, pas du tout parce que si vous baissez la dépense publique et que vous baissez également les impôts, ben vous allez relancer l'activité économique. Donc vous allez créer des emplois, vous allez créer des entreprises.
Donc et donc encore une fois l'économie c'est pas un budget d'austérité comme certains politiques disent un peu partout que non mais il faut non il faut les deux il faut il faut ce que j'appelle une thérapie de choc bienveillante. Ça veut dire moi j'ai jeis même plus loin il faut baisser les impôts. Il faut baisser les impôts pour les entreprises et les ménages.
Par exemple la CG que tout le monde payait qui était à la base de 1 % du temps de recard quand c'est écrit en 91. Maintenant on est à 9 % 9,2 % et sur les pannes on est à plus de 17 %. Donc voyez, on ça n'arrête pas d'augmenter puis pour toujours dire qu'on a toujours ce défit public qui augmente, cette dette sociale qui augmente, cette dette publique qui explose.
Vous savez Maxime, quelque chose de très important qui se passe depuis quelques jours. On en parle pas parce que c'est vrai que c'est un petit peu financier, ça se passe sur les marchés mais c'est très important ce qui se passe. Les taux d'intérêt de la dette publique française sont en train d'augmenter.
Oui. Et c'est les plus élevés de la zone euro. Exactement.
Devant même les taux italiens sur le taux d'intérêt à 5 ans. Et ça c'est très dangereux. Ça veut dire que ça y est, les investisseurs ont compris, nous ne sommes plus sérieux, nous nous l'avons d'ailleurs jamais été mais jusqu'à présent, il y avait effectivement certains investisseurs qui croyaient se dire "Bon, la BCE, elle aidera et cetera et également des investisseurs parce que vous savez ça aussi, il y a quand même une omerta, c'est incroyable.
C'est que moi ça fait 30 ans que je fais ce métier et jusqu'à une dizaine d'années, on avait le détail de tous les détenteurs de la dette publique française. On savait qui détenent alors on sait qu' a 52 % qui sont détenus par des étrangers, par des fonds étrangers. Voilà.
Voilà. Mais avant on avait le détail des étrangers. Maintenant on l'a plus et ben non on l'a plus.
C'estàd on sait qu'il y a aujourd'hui dernier chiffre hein de la Banque de France 54 % de notre dette publique sont des investisseurs étrangers. 54 pardon 54 mais on ne sait pas qui c'est. C'est bizarre pourquoi on ne veut pas nous le dire ?
Et oui parce que là encore une fois quand on parle du Japon par exemple au Japon c'est qu'il y a plus de p que chez nous mais il y a 98 % de la dette qui est détenue par des Japonais. Donc on sait où est la dette là 54 % ben ça veut dire que on perd notre souveraineté. Nous sommes en train de perdre notre indépendance et il y a 1 an, vous savez 1 an presque jour pour jour, il y a des fonds japonais qui ont vendu pour 10 milliards d'euros de dette publique française comme ça en une journée.
Normalement les taux d'intérieur ont du flambé ça ne s'est pas produit parce que ces fonds japonais ont vendu à quelqu'un d'autre. Oui. Mais ont vendu à quelqu'un d'autre qui a acheté cette dette on ne sait pas qui c'est.
Voyez donc encore une fois moi je demande j'ai demandé à plusieurs reprises à la banque de France donnez-nous les chiffres on veut. Les Français ont le droit de savoir qui détient notre dette publique, qui sont les étrangers, les fonds étrangers qui détiennent notre dette publique. Et peut-être que là, on comprendra également certaines mesures prises par nos dirigeants, vous comprenez ?
Donc voilà, moi je moi j'appelle aujourd'hui, je pense qu'il faut changer de logiciel, une thérapie de choc avec bienveillance, on vous a compris, mais pour reprendre une de vos formules, tout ce que vous venez de nous dire au fond Marc, ce n'est pas très sérieux. On revient dans quelques instants sur Sud de Radio avec Marc Toiti, économiste, conseiller économique ITRO, propriétaire de cette formidable chaîne YouTube que on vente régulièrement ici sur Sud Radio pour comprendre les enjeux économiques. On essaie de de comprendre le traitement de choc ou pas d'ailleurs que va essayer de nous infliger François Baou pour nous faire croire qu'il faut les 40 milliards pour redresser le bateau France.
On continue la conversation dans quelques instants sur Sud Radio. À tout de suite. Sud Radio, c'est votre opinion qui compte.
Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h Maxime Liedu. Vous êtes toujours sur Sud Radio en direct encore pendant pendant près d'une dizaine de minutes. On est avec Martiti économiste conseiller économique Itoro et vous pouvez le retrouver régulièrement aussi sur sa chaîne YouTube.
On faisait le tour des pistes que pourraient explorer l'État pour trouver le les le graal à savoir les 40 milliards d'économie pour remettre le pays d'Aplom. Il y a aussi quand même un autre sujet qui est très concernant Marc, c'est le coût de rabot sur les dons aux associations. On a vu cette idée naêtre, on sait pas d'où elle vient.
Est-ce que ça aurait une efficacité ? On a quand même l'impression quand on regarde cette mesure de loin que c'est contre tout bon sens. C'est-à-dire qu'on empêche les gens de donner à des associations qui pardon parfois font le boulot de l'État et en plus on veut ne ne on veut limiter ceux qui ont de l'argent qui en donnent en échange, on va dire de quelques cadeaux fiscaux.
C'est c'est du n'importe quoi ou c'est quand même quelque chose qu'on doit étudier ça aussi ? Non mais écoutez, c'est comme si on vous voulait euh vider un lac avec une petite cuillère. Non mais attendez, ça n'a pas ce n'est pas sérieux encore une fois, comment on peut en arriver là ?
C'est ça moi qui m'inquiète, c'est quand même des dirigeants de la France. C'est quand même si on s'est déclassé depuis quelques années, on a quand même une grande puissance, tu vois ce que je veux dire ? Non, on avance des petits trucs comme ça, des petits points.
Non, il faut repenser complètement notre modèle d'impôt. Il faut un grand soir fiscal, repenser complètement les impôts. Sa que nous avons l'imposition la plus élevée mais également la plus complexe du monde.
On on l'a vu avec ce rapport sénatoriel sur les aides aux emprudies 211 milliards 2252 dispositifs. Mais là aussi je le problème c'est que alors on est où là mais derrière on voit bien que malheureusement aujourd'hui on a des records historiques de fight d'entreprises donc malgré ces aides ça ne suffit pas parce que justement si vous baissez massivement la pression fiscale sur les entreprises sur les ménages à ce moment-là nos entreprises elles auront pas besoin d'aide pourquoi on a des aides pourquoi on est des a des des niches fiscales parce que justement il y a tellement d'impôts qu'on se dit les power p se disent bon là peut-être on a été un petit peu loin on va essayer d'aider mais s'il y avait pas tout cel pourrait effectivement s'en sortir On pourrait avoir une économie florissante. Encore une fois, je n'invente rien.
Tous les pays européens l'ont fait ces dernières années. Ils ont réduit l'imposition sur les entreprises, sur les ménages et ça a fonctionné. Le problème que nous avons en France, c'est qu'il n'y a pas de volonté.
C'est même pas du courage, c'est juste la volonté. Excusez-moi, Mar. Au moment où on se parle, regardez Marc Toi, au moment où on se parle, les syndicats de chauffeur de taxi annonc une mobilisation nationale et reconductible à compté du 5 septembre.
Donc vous voyez, on veut faire un économie sur un abus de transport. Les taxis se manifestent. On dit qu'on veut supprimer un jour férier parce qu'il faut un effort.
Ah non, c'est surtout pas possible. On dit qu'on veut taxer les retraités les plus aisés. C'est pas possible.
C'est-à-dire que si personne veut faire un effort, en fait, on va jamais arriver dans ce pays, hein. Non, mais non, mais je vous l'ai dit, c'estàdire que le vrai enjeu, il est d'abord que les dirigeants français, les ministères, les les les a, les organismes de direction de du public au sens large, tout ça, c'est à eux à faire d'abord des efforts. Si eux ils montrent l'exemple et bien nous effectivement les Français bah on fait déjà des efforts depuis 40 ans, on continuera mais il n'y a aucun exemple qui est montré, vous comprenez ?
Même si c'est des symboles, mais pourquoi avoir autant de ministres ? Pourquoi avoir autant de secrétaires d'état ? 15 ministres, ça suffit que pour avoir une telle assemblée nationale, un tel Sénat et cetera.
C'est c'est énorme. Ce sont des frais énormes de conseil économique et social, des frais énormes qui ne servent à rien. Pourquoi tout ça ?
Vous comprenez ? Donc c'est là où ça colle pas. Donc moi je pense que si c'est pourquoi je vous dis là le problème que nous avons et c'est vrai que c'est compliqué pour François Bailou parce que il a pas de majorité.
Donc c'est sûr que il peut pas il peut pas faire de il faut faut être honnête. Après, c'est pas le mouvement qu'il a caractérisé durant toute sa toute sa carrière politique non plus. Non, non, mais le budget le budget, il en a fait au début parce qu'il fallait bien justement faire avancer un petit peu la France mais là, il n'ura pas de budget, c'est évident.
Je vous donne un exemple très simple. Là, on nous dit qu'on va avoir à peu près 06 07 % de croissance. En fait, dans le meilleur des cas, on aura 0,4.
Si on a 0,4 % de croissance, déjà, vous perdez 10 à 20 milliards d'euros de de recette fiscale et donc d'augmentation du déficit. Donc, vous voyez les 40 milliards, ils sont déjà ils sont déjà caduc. Autre exemple, tout à l'heure, je parlais de l'augmentation des taux d'intérêts.
Cette année, la charge d'intérêt de la dette, ça va nous coûter 70 milliards d'euros juste pour payer les intérêts de la dette complètement fich en l'air. L'an prochain, ça va coûter 100 milliards d'euros. Voyez pour ceux tous les économistes de salon et cetera euh ou même les politiques, mais çaarrive on peut comprendre, qui disaient "Ah non mais la dette publique, on s'en fiche, ça ne coûte rien." Vous rendez compte en 15 ans cette juste la charge d'intérêt de la dette, ça va nous coûter 1000 milliards d'euros.
Vous rendez compte ce qu'on fait avec 1000 milliards d'euros en terme de sociale, d'hôpitaux et cetera. Là non, c'est jeté par la fenêtre à cause justement des dirigeants qui ont fait du gaspillage, qui ont augmenté n'importe comment la dépense publique. Donc c'est ça qui est extrêmement dangereux.
Encore une fois, pourquoi nous avons des dirigeants ? Pour qu'ils fassent du boulot sérieux. Et moi je dis aujourd'hui, c'est à eux effectivement à montrer l'exemple.
Et pour c'est pourquoi là si vous faites ce que ce qu'on continue de faire depuis 40 ans, encore une fois fait 30 ans que je fais je fais ce métier, j'ai vu tous les dirigeants français depuis 30 ans euh et ben je mets toujours la même réponse. Ah mais non mais toi si on baisse la dépense publique bah il va avoir des grèves, il va voir c, il va voir là. Mais finalement, on a augmenté la dépense puis il y a quand même des grèves, il y a quand même des des manifestations, il a quand même des blocages.
Donc vous voyez que à un moment il faut dire stop parce que sinon si on ne le fait pas et bien à un moment ben on va on va voir le scénario grec et je passé c'est sur ça que j'allais vous interroger. On a eu quand même la ministre de de des comptes publics à Amélie de Monchalin qui expliquait dans JDD il y a près d'un mois un les comptes n'y sont pas pour les ministères de au bout d'un moment on va quand même se retrouver avec le FMI à nos portes qui vont faire bonjour monsieur vous rappelez le taux d'intérêt des dettes de la France le FMI est-ce queon doit considérer ça comme une menace sérieuse beaucoup disent non et pas du tout ça c'est le chiffon rouge qu'on agite pour faire peur en réalité c'est pour faire passer un budget d'austérité vous savez c'est pas compliqué la dette publique la dette au sens large ça fonctionne si elle est sous soutenable. Ça veut dire si effectivement les investisseurs veulent continuer à nous prêter de l'argent.
Là, on voit que les taux d'intérêt commencent à augmenter. Si ça dérape parce que ça va déraper et bien à ce moment-là comment va-t-on Vous savez qu'aujourd'hui juste pour payer les intérêts de la dette, il faut encore s'endetter. C'est comme si vous c'est c'est le cercle infernal.
C'est voilà, c'est un cercle pernicieux dramatique. C'est un effet boule de neige. Donc moi ce qui est fou c'est que quand je disais justement ici même sur votre antenne il y a quelques mois si on continue avoir le FMI, on disait on va être complotiste.
Et maintenant c'est la ministre des compls-même qui qui est-ce que c'est crédible ? Franchement une puissance comme comme la France pourrait aller dans 6 7 mois peut-être si le budget ne passe pas un moment voir le FMI qui dit on va vous mettre sous tutelle les cocos. Je vais vous raconter une anecdote qui m'est arrivée personnellement.
Donc au début de la crise grec, en 2010, moi j'allais faire des conférences là-bas en Grèce et cetera. Bref, j'avais des clients encore à l'époque là-bas en Grèce et il y avait les officiels Grecs qui disaiit "Attendez, arrêtez euh de nous faire peur hein, on n'est pas l'Argentine nous. Nous, on est la Grèce, on n'est pas l'Argentine." On a vu comment ça s'est terminé et maintenant nous fait le même coup.
Attendez, ben attendez, nous on est la France, on n'est pas la Grèce. Non, il faut bien prendre conscience que quand et moi je les connais bien, ça fait 30 ans que je les pratique, quand les marchés justement ne veulent plus vous prêter, ils ont plus confiance en vous. Mais vous parliez du modèle argentin par sûr que il y aura il y aura et le FMI et la BCE, il y aura d'abord la B centrale européenne qui va essayer de nous aider.
Mais là aussi les Européens est-ce qu'ils vont accepter parce que aujourd'hui il y a qu'un seul pays qui fait autant de dérapage public. Un seul c'est nous. Donc tous les autres pays européens, il faut dire, attendez les gars, les Italiens, les Allemands, les Anglais, pas les Anglais, sont pas génox, mais je veux dire les les les Irlandais, euh les les Portugais, ils vont dire "Attendez, mais nous on a ça fait des années qu'on fait des efforts et vous parce que vous êtes français et ben on va on va encore vous financer, voyez." Donc c'est c'est ça qui marche plus.
On a pris des risques énormes même au sein de la en terme de cohésion de l'Union européenne et c'est là où bien entendu et je vois quand même il faut savoir ce qui s'est passé parce que les gens qui se disent "Bon, le FMI se rend pas compte ce que c'est." Quand le FMI est arrivé justement en Grèce avec la B centrale européenne, et bien le PIB grec en quelques années a chuté de 30 % hors inflation. Et aujourd'hui même où nous parlons, le niveau du PIB grec, il est encore 15 % inférieur au niveau de 2008.
C'est ça qu'on veut pour nos enfants. À l'époque, les retraites ont été baissées de 30 %, les les salaires des fonctionnaires également de 20 %. C'est ça que nous voulons pour l'avenir.
Mais euh c'est sûr que si on ne dit pas la réalité aux français, ça finira par arriver. Mais moi je moi je pense bien mon scénario, le budget bon il va pas passer, il y aura une motion de censure, c'est inévitable bien entendu. Donc il y aura des élections législatives à la rentrée et il faudra savoir à ce moment-là s'il y aura effectivement un gouvernement qui aura la majorité parce que là il y a pas de majorité et une majorité qui veut réformer le qui veut améliorer qui veut faire bouger absolument les choses.
Merci beaucoup Marc Toiti, économiste, conseiller économique qu'on peut retrouver très régulièrement non seulement sur cette antenne mais également sur sa chaîne YouTube Marc Toiti. Merci et je rappelle pour combler le déficit de la France qu'on peut acheter ce t-shirt. France, ce n'est pas sérieux.
On a bien entendu le message Marti, merci beaucoup. Passez de belles vacances et merci d'avoir pris du temps pour être sur l'antenne de Sud Radio. Nous, on se retrouve demain, même studio, même heure, 10h 13h.
Je vous laisse en compagnie des bonne mains de Sud Radio pour passer une belle après-midi à demain. Sud- Radio, Sud Radio, parlons vrai. Parlons vrai.
Sud radio. Parlons vrai.
François Bayrou