Quelles avancées pour la santé des femmes ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:08OuverteRéponse directe
Pourquoi vous intéresser à la ménopause ?
- 1:37OuverteRéponse directe
Comment avez-vous travaillé sur ce rapport et quelles sont vos recommandations ?
- 4:31OuverteRéponse directe
Donnez-nous des exemples concrets de mesures proposées.
- 5:58OuverteRéponse directe
Pourquoi les femmes sont-elles moins bien prises en charge que les hommes pour les maladies cardio-vasculaires ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quels sont les délais de prise en charge des femmes par rapport aux hommes selon les spécialités ?
- 9:24OuverteRéponse directe
Quels sont les problèmes liés aux traitements hormonaux de la ménopause ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:48Stéphanie RisteChiffre
« Au Japon, c'est 11 milliards par an le coût de la ménopause. »
Temps de parole
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Voilà, nouvelle rop là, bonjour à toutes et à tous. Nouvelle rencontre ce mardi 20 mai ici à Santa Expo sur FHP Direct et nous allons vraiment changer de sujet et nous allons parler d'un sujet extrêmement intéressant je pense enfin je l'espère en tout cas important et je reçois Stéphanie Riste. Bonjour madame. Vous êtes député député du Loiret. Vous êtes très active évidemment dans le secteur de la santé. Nous sommes très heureux de vous retrouver et vous êtes également médecin rhumatologue et vous êtes à Orléan. au centre hospitalier d'Orléon.
Vous vous intéressez à de très nombreux sujets en réalité, mais là nous voulions vous entretenir nous entretenir avec vous sur la santé des femmes parce que nous avons bien noté que vous avez travaillé sur la prise en charge, une meilleure prise en charge de la ménopause notamment. C'est un de vos derniers euh travaux parlementaires. Et nous recevons euh le docteur Margerie, le docteur euh Constance pardon de Margerie, vous êtes radiologue. Vous êtes également maître de conférence des universités. Alors nous voulions euh vous recevoir également euh Constance de Margerie parce que vous êtes à l'origine avec d'autres collègues coneurs notamment.
Nous connaissons les travaux du professeur Revel euh les travaux de cascade. Vous allez nous raconter ce que c'est. Mais en fait, vous prenez en charge, vous étudiez, vous analysez la situation des femmes et du tabac et notamment le dépistage du cancer du poumon. Et Cascade qui est une étude que vous allez nous détailler fait avancer la connaissance en réalité sur sur le cancer du poumon. J'allais dire ce n'est pas rien. D'abord Stéphanie Riste, ce rapport sur la ménopause, pourquoi ? Comment et pour faire quoi ? Ouai. Alors, ce rapport, il fait suite à l'engagement du président de la République depuis 2017 sur la santé des femmes.
Il manquait une petite brique aux différents travaux qu'on a pu faire sur l'endométriose, sur la contraception pour toutes. Il manquait la ménopause et donc ce rapport gouvernemental a été m'a été confié à l'automne dernier. J'ai pu le rendre il y a quelques jours au ministre avec ses conclusions. C'était c'était le premier ministre, c'était Barnier. Michel Barnier à l'époque. C'est ça. Oui.
Alors avec la dissolution, c'était lancé avant avant la dissolution puis avec la dissolution c'est le ministre Barnier et c'est le ministre Baou Vautrin Neuder qui ont reçu ce alors on aurait tendance à vous demander pourquoi s'occuper s'intéresser à la ménopause qui finalement est quand même assez physiologique. Enfin c'est un homme qui le dit mais bon c'est la vie les hommes ont d'autres formes de vieillissement mais la ménopause fait partie de la vie d'une femme. Alors vous avez raison. La ménopause c'est pas du tout une maladie, c'est une étape de la vie. Et là où vous avez tort, c'est c'est de dire bah ça va passer, c'est l'âge, ça va passer.
Et c'est malheureusement ce que 100 % des femmes qui arrivent à l'âge de la ménopause, c'està-dire à partir de 45 ans en gros, elles vont entendre bah c'est c'est normal, ça va passer, c'est l'âge. Sauf que la ménopause, elle entraîne des conséquences sur la qualité de vie personnelle, sociale, sur la qualité de vie au travail avec un avec un coût économique très important. Au Japon, c'est 11 milliards par an le coût de la ménopause.
Euh et puis surtout une solitude des femmes, de 100 % des femmes dans notre pays qui se sentent seul à ce moment de la vie et des conséquences sur la santé aussi pour certaines d'entre elles qui sont importantes, notamment sur le cœur ou sur l'osent aussi un coût pour la société derrière en plus d'une mauvaise santé. Comment vous avez travaillé et quelles sont vos recommandations ? Alors, comme c'était euh pas mon premier rapport gouvernemental, j'ai travaillé un peu différemment des autres rapports.
C'est-à-dire que dès le début, on a travaillé avec les services, les administrations, bien entendu toutes les femmes avec des questionnaires, plus de 3000 questionnaire qu'on a reçu en en moins de 2 mois et pour essayer d'obtenir et c'est ce qu'on a proposé à la fin, des mesures qui sont concrètes, réalisables dans les 2 ans parce que c'est bien joli de faire des rapports mais ce qui est plus important c'est que les préconisations des rapports puissent être appliquées et donc toutes les mesures qu'on a proposé 25 mesures déclinées en action concrètes, elles sont chiffrées, déjà travaillé avec les administrations ou avec les acteurs pour pouvoir les mettre en place.
Et d'ailleurs, la ministre Vautrin le jour de la remise du rapport a déjà retenu des des propositions qu'on avait travaillé avec elle avant, notamment le rendez-vous Oui. Donnez-nous des exemples. Ouais.
notamment le rendez-vous la consultation aux alentours de 45 ans qui est une consultation à 360 des femmes, c'est-à-dire qu'on prend que toutes les femmes de notre pays puissent avoir aux environs de cet âge-là un rendez-vous médical en fait de prévention qu'on regarde l'état du cœur, l'état des vaisseaux, l'état de l'os, mais aussi toutes les mesures de prévention, les addictions, le tabac, l'alcool et cetera et qu'il puisse y avoir un bilan à cet âge là qui permettra une meilleure prise en charge s'il y a besoin médical et de conseil aussi de de prévention.
Alors, c'est là où ce rapport est intéressant parce que vous ouvrez effectivement le sujet d'une évolution physiologique, pourrait-on dire, mais pour autant pour mettre le doigt sur euh des sujets particuliers et en par et et et tout et tout particulièrement euh vous venez de le citer les maladies cardio-vasculaires. On sait quand on regarde la situation médicale, l'on est médecin et cetera que les femmes vont souvent enfin vont moins souvent voir un cardiologue et avoir une consultation de cardiologie que les hommes. Alors parfois elles font elles font mieux que les hommes hein dans d'autres cas mais là il y a une une spécificité. Vous avez cité les addictions.
Donc là également il y a une réflexion qui peut exister. Alors, les addictions peuvent venir évidemment avant la ménopause, mais enfin, vous ouvrez un nouveau champ. Et puis, il y a un champ que l'on a ouvert en France et dans le monde depuis plus longtemps, c'est les violences sexuelles et sexistes. Ça aussi, c'est fondamentalement une question sur la santé des femmes. Vous vous êtes d'accord ? Oui. Alors, en fait, tout ce que vous dites, ça se rapporte à à la position de la femme dans notre pays.
Moi, à travers le rapport sur la ménopause, euh je me suis vraiment rendu compte et je m'en rendais pas forcément compte autant avant de travailler le sujet qu'il y a une certaine forme d'invisibilité déjà de la femme à partir de 45 50 ans. Euh, elle devient elle est plus en capacité de faire des enfants, donc elle devient un peu invisible. Et ça ça s'entend dans les dans tout ce que les femmes peuvent nous rapporter sur le fait qu'il y a même pas d'association pour la ménopause, sur le fait que les grands syndicats ne prennent pas ce sujet en compte. Mais ça donc la la place de la femme dans la société est vraiment interrogée.
Est-ce qu'une femme n'est là que pour faire des enfants ou est-ce qu'elle a un intérêt ? Et je le crois et d'ailleurs la ménopause est pour moi une chance très importante et une chance pour notre pays puisque les femmes quand elles arrivent à 45 50 ans, les enfants sont grands, sont plus autonomes, elles ont plus de temps, elles ont acquis de l'expérience. Donc elles devraient avoir une vraie place qu'elles n'ont pas encore totalement actuellement. Et les violences dont dont vous parlez sexiel et sexuistes, c'est aussi une forme de considération de la femme dans notre société.
Et en fait, on voit à travers le sujet de la santé, parce que vous le dites pour le cœur, c'est vrai qu'une femme qui vient avec des signes, on va moins penser à l'infarctus que pour un homme s'il se pointe aux urgences. Mais c'est vrai dans toutes les pathologies, il y a des études qui montrent que les femmes sont prises en charge avec du retard par rapport aux hommes et selon les spécialités avec des fois des délais. Si je prends la gastroentérologie, je crois que c'est 4 ans de retard par rapport à la prise en charge de maladie cardiologie.
chez les hommes, je me souviens plus de tête le délose que nous savons, c'est que c'est Oui, c'est qu'elles sont en avance chez les gynécos les femmes. Oui, c'est vrai. Après, on a pu montrer dans le rapport, vous parlez des gynécologues que on dit habituellement qu'il y a 6 % des femmes seulement qui ont un traitement hormonal de la ménopause. On a pu montrer dans ce rapport qu'en fait, c'est 2,5 % seulement des femmes qui prennent un traitement. Quand on sait que 25 % ont des symptômes qui vont avoir un retentissement sur leur santé, que parce que quand vous avez plus d'hormones, que les hormones elles baissent à la ménopause, ben votre cœur il est moins protégé.
Donc pour certaines femmes, la ménopause est un facteur de risque en plus et on sait que c'est à peu près 25 % des femmes. Or, on donne le traitement à 2,5 % des femmes dans notre pays parce que on a un peu l'idée dans une médecine d'aujourd'hui puis on va changer également de sujet, c'est que les traitements hormonaux sont peuvent faire courir des risques de cancérologie. Visiblement, c'est pas c'est pas vraiment vérifié. Vous avez raison, on est dans une ambiance un peu anti-hormone comme on est un peu antivaccin aussi. Euh et on sent cette ambiance montée notamment chez les jeunes.
C'est vrai à l'âge de la ménopause mais c'est vrai aussi chez les jeunes qui veulent pas de contraception en se disant c'est une hormone, c'est pas bon. Je crois qu'on a un vrai boulot d'éducation à la santé à faire. Je m'attraise à la à la rheumatologue à la rheumatologue à vous à vous Stéphanier encore sur évidemment les maladies osseuses, le rhumatisme, l'arthrose, ça c'est ça c'est quand même très spécifique notamment de la femme qui qui vieillit. Oui, enfin moi je suis rumatologue. Je savais pas forcément ou je n'avais pas pris conscience avant d'avoir moi-même des douleurs articulaires lié à la ménopause, de l'intensité des douleurs articulaires à la ménopause.
Je crois qu'on a un vrai boulot de formation aussi à faire. Alors euh Constance Constance, vous avez un nom magnifique, Constance de Margerie. J'oublie Constance mais c'est magnifique. Euh Constance de Margerie. Donc, je voudrais m'entretenir avec vous de cette étude cascade. C'est c'est vraiment un élément important, je le rappelle, parce que il s'intéresse à au dépistage du cancer euh des fumeurs, du cancer du poumon chez les femmes fumeuses. Or, ça c'est vraiment important parce que maintenant les femmes sont de vraies fumeuses. Ça c'est une grande victoire. Elles sont beaucoup plus fumeuses que les hommes ou à peu près. Alors, parlez près du micro. Oui, merci pour cette question.
Je voulais juste commencer peut-être en disant un mot sur le cancer du poumon en général et rappeler quelques chiffres parce que c'est le 3è cancer en terme de nouveaux cas par an, à peu près 50000 nouveaux cas par an, mais c'est le premier cancer comme cause de décès avec environ 30000 décès par an par cancer du poumon dont là vous parlez de chiffres français, des chiffres français bien sûr dont un/ers chez les femmes. Donc 10000 10000 décès par an chez les femmes, ça approche les nombres de décès par cancer du sein. Le cancer du poumon a un pronostic qui est mauvais puisque lorsque les patients se présentent avec des signes cliniques, c'est souvent signe d'un cancer à un stade déjà avancé.
Et on sait que dans ces cas-là, malgré des innovations thérapeutiques récentes assez intéressantes, le taux de survie à 5 ans reste faible. Donc l'intérêt du dépistage a été démontré dans plusieurs essais randomisés récents et il a il a été montré qu'il diminue la mortalité du cancer d'environ 20 % et il diminue également la mortalité globale chez les patients qui participant à ce dépistage. Donc c'est un dépistage qui repose sur l'utilisation du scanner thoracique à faible dose d'irradiation qui n'est pas encore implémenté à en tout cas pas de dépistage organisé encore actuellement en France.
Euh donc l'étude euh Cascade euh c'est une étude qui visait justement à préfigurer l'implémentation plus large du dépistage euh organisé du cancer du poumon. C'est une étude qui a été euh initiée par le professeur Marie-Pierre Revet qui est radiologue thoracique à l'hôpital Cochin et elle a décidé de s'intéresser particulièrement à la population des femmes. Alors le dépistage chez les femmes n'a pas de spécificité par rapport au dépistage chez l'homme. Mais l'intérêt de cette étude c'était vraiment d'attirer l'attention sur la situation des femmes face au cancer du poumon.
car si le cancer du poumon est à peu près stable en fréquence chez l'homme, il est en augmentation constante chez la femme, vous l'avez mentionné, à cause du tabagisme euh qui concerne maintenant, je pense pas jusqu'au niveau des hommes, mais environ plus d'un/art des Françaises entre 18 et 75 ans qui fument. Donc si pour vous donner quelques chiffres, en 2000 chez les patients hospitalisés pour cancer du poumon comptait 16 % de femmes, en 2020 on en compte à peu près 35 %. Donc c'est une augmentation très importante et c'est pour ça que cette étude on a décidé de la faire chez les femmes en premier lieu. Quelles sont les causes de cancer du poumon ? Le tabac donc ça c'est clair.
Donc le tabac est une cause clairement identifiée et impliquée à environ dans 85 % des cas de cancer. Donc le cancer le tabagisme diminue ou pas ? On a on a on a l'impression que ça c'est un succès de la prévention. Alors, peut-être qu'il est moins moins apparent mais malheureusement il reste assez assez stable. Euh il a peut-être tendance à diminuer un peu chez les jeunes, ce qui est une bonne chose, mais il reste un niveau élevé en France par rapport à d'autres pays, notamment par rapport aux États-Unis où il a il a baissé de façon beaucoup plus significative.
Les autres les autres causes les autres causes les antécédents familiaux dans l'étude cascade d'ailleurs 25 plus de 25 % des patientes avait des antécédents familiaux de cancer du poumon ce qui était peut-être un bia aussi dans le recrutement puisqu'elles se sentaient peut-être plus concernée par le cancer du poumon et donc elles étaient volontaires pour participer au des formes quoi génétiques ça probablement oui des prédispositions génétiques et puis on retrouve aussi chez les femmes non fumeuses comme chez les hommes aussi mais des des mutations génétiques particulières Et alors et d'autres formes également d'autres facteurs de risque quelques des facteurs de risque environnementaux euh quelques facteurs de risque comme la miante qui heureusement une exposition professionnelle en diminution puisque on est désormais mieux informé, mieux protégé.
On nous dit, alors là c'est je je reviens à la députée on nous dit que on pourrait peut-être mieux faire sur les pr sur la prévention des risques liés aux questions environnementales et notamment d'ailleurs dans ces dernières mandatures qu'on fait pas assez pour l'écologie pour pour notamment la protection des hommes et des femmes là en la matière. Quelle est votre réponse ? Ah le le débat serait long. J'ai combien de temps ? parce que parce que moi je me porte en faux. Il y a beaucoup de mesures qui ont été prises pour la transition écologique et notamment améliorer l'environnement.
Ensuite, c'est un peu comme tout, je dirais en politique par vous parlez de la France ou des États-Unis pas de baguette magique. Je parle de la France et de ce qu'on a pu faire ces 10 dernières années. Il faut bien sûr poursuivre mais il y a des évolutions mais encore une fois je pense que ça prendra un peu de temps. Oui, c'est vrai. Mais enfin vous ne contestez pas quand même le fait que aujourd'hui les mesures environnementales ou les politiques environnementales alors je parlais des États-Unis sont remises en cause mais même dans plusieurs pays européens.
Alors je le nôtre c'est ça se discute mais bah le nôtre il doit être leader en Europe pour porter l'Europe vers ses sujets encore plus que ce qui est fait. D'accord. Dites-moi, je voulais euh on va terminer effectivement euh vous interroger quand même euh Stéphanie sur la mortalité infantile. Alors qui est on est bien dans notre sujet hein parce que bon les enfants euh évidemment ça ne ça n'intéresse pas que les femmes mais aussi les pères hein. Mais enfin cela étant dit, c'est quand même un sujet qui engage qui engage les maires et on en a reparlé avec Yannick Neer, le ministre mais il y a quand même une place très visiblement pas bonne sur la mortalité infantile dans notre pays.
Alors il a fait appel, il a dit qu'il allait prendre des mesures. Alors il y a eu ce moratoire des parlementaires. Vous l'avez signé vous ce moratoire ? Non. Non. Pour quelle raison vous l'avez pas signé Parce que pour moi quand je m'engage et notamment dans un vote, c'est pouvoir pouvoir appliquer ce que je vote et dire qu'on ne peut pas fermer une maternité si vous avez plus de gynécologue, plus de pédiatre ou plus d'anesthésistes, ben faut m'expliquer comment on fait. Donc c'est pour ça que je l'ai pas voté. Moi je crois que le sujet, il y a deux sujets sur la mortalité infantil. Le premier c'est qu'on ne sait pas bien, on ne sait pas bien expliquer ce mauvais classement.
On a vraiment un pays avec une mortalité infantile qui progresse et on ne sait pas pourquoi. Donc la première chose à faire, c'est le registre. Essayer de de mieux comprendre. D'ailleurs, il y a il y a une des missions parlementaires qui travaillent sur le sujet pour essayer de mieux comprendre pourquoi on a cette mortalité infantile. On ne peut pas réduire ce chiffre de mortalité infantile à la situation de nos maternités. Probablement qu'il y a un petit peu et qu'il y a une partie, je sais pas dire combien puisqu'on a pas ces chiffres là. Donc il faut faire le régistre, faut comprendre pourquoi cette mortalité et après faut agir.
Et après, je crois que dans l'organisation territoriale des soins, il y a beaucoup de choses à faire notamment avec les maternités et qu'on peut garder une prise en charge préaccouchement et post-couchement dans des endroits qui ne seraient pas sécurisés le jour de l'accouchement, tout en délocalisant l'accouchement dans de bonnes conditions. Moi, je l'ai fait dans mon département, pas toute seule évidemment dans le cadre du grosement hospital territoire et ça s'est correctement bien passé. Il est certain que l'idée du registre sera certainement une bonne initiative. Pour autant, on peut s'interroger. Le journaliste que je suis s'interroge.
Ça fait longtemps qu'on est alerté sur une mauvaise organisation de la naissance et d'ailleurs de la prise en charge de la périnatalité. Puis aujourd'hui, on se retrouve avec des chiffres qui sont visiblement pas très bons. Alors, attendons effectivement les études et de voir ce que ça va donner. Mais enfin, il y a de quoi s'inquiéter quand même. Ouais, les chiffres sont vraiment mauvais. il faut pouvoir agir et pour pouvoir agir, il faut comprendre ce qui se passe. Et bien merci d'être venu nous parler d'un sujet essentiel, celui de la santé des femmes. Alors, je vous souhaite un très bon congrès.
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