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interviewLCI· 14 avril 2026 24 min

Blocus du détroit d'Ormuz : Donald Trump va-t-il devoir reculer ?|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Donald Trump, déjà mis en difficulté par les navires qui ont franchi le détroit d'Ormous en provenance de ports iraniens, malgré l'interdiction et les menaces américaines, va-t-il devoir affronter un autre blocus qu'il n'aurait pas choisi ? Cette fois, les pays du golfe craignent une escalade qui pourrait conduire l'Iran par le biais des outils. Vous savez, ces ces rebelles yéménites, ce groupe terroriste chiite a fermé le détroit de Bab El Mandeb qui se trouve à 3000 km de l'Iran au sud, bien au sud du Détroit d'Ormous puisque le D3 est fermé.

Vous le savez, nous suivons minute par minute ce qui se passe au large de l'Iran, car la situation dans le D3 dépendra un potentiel affrontement. La tension est telle que l'Arabie Saoudite est montée au créneau inquiète comme d'autres pays du golf. Partons au Qatar.

Retrouver Jordan Olivier et Bordane Boutka. Bonjour Jordan. L'inquiétude est telle, je le disais, que l'Arabie Saoudite fait pression sur les États-Unis pour qu'il lèvent leur blocus à Ormous.

Oui oui, Babel Mandep, c'est l'un des chemins maritimes favoris du des pays du golf et vous l'avez dit notamment de l'Arabie Saoudite. C'est un des trois qui est situé au début de la mer rouge et largement utilisé par l'Arabie Saoudite pour exporter de l'hydrocarburmé. C'est vrai que depuis quelques heures, Riyad a une inquiétude que ce conflit dans le D3 d'Ormous et que le blocus américain s'en lise et cela pourrait engendrer des représailles du côté iranien.

Alors pas directement sur ce D3 mais les Iraniens pourraient faire appel. Vous le disiez au outil cette faction armée qui contrôle une bonne partie du du littoral et ces outils disposent également d'armes, de missiles. Ils l'ont prouvé il y a quelques semaines notamment en ciblant l'État d'Israël.

Alors forcément, je vous le disais, ça inquiète l'Arabie Saoudite et les outils auraient l'occasion, ils sont équipés pour semer le chaos dans la région, ce qui handicaperait l'économie des pays du golf. Raison pour laquelle depuis plusieurs heures l'Arabie Saoudite met la pression sur les États-Unis pour que une solution soit trouvée notamment dans le D3 d'Ormouse. Merci beaucoup Jordane Olivier pour ces précieuses remontées de terrain avec Bordane Boutka en direct de Doa au Qatar.

Nous a rejoint Thomas Misraki, grand reporter, spécialiste des relations internationales, présentateur Sourcmaille, bonjour, merci d'être avec nous, écrivaine, éditrice franco-iranienne. Une question à vous d'abord Thomas. Est-ce que la pression venue des pays du golf peut-être de nature à faire bouger Donald Trump ?

Cette pression seule non, évidemment, on l'a vu jusqu'à présent, les pays du golf qui ont essayé de monter un front commun, de montrer un front commun et qui se sont divisés sur la nature des opérations pendant la durée de la guerre puis depuis le début de ce cesser le feu. pensé de sources sûres qu'ils ne sont pas très heureux d'être tenus à l'écart des négociations, qu'ils auraient souhaité pour certains être présents au Pakistan, au côté des Américains et des Iraniens pour pouvoir participer à la résolution de ce conflit. Et ils s'inquiètent évidemment parce que Donald Trump a été très clair là-dessus.

Ils vont devoir payer une partie de la facture. La facture, c'est quoi ? Bien, c'est l'armement qui a été utilisé par ces mêmes pays pour se défendre contre les attaques aériennes iraniennes.

Donc ces pays du golfe à eux seul ne peuvent pas évidemment changer de manière significative le cours des choses en ce moment dans les trois d'Ormouse. En revanche et bien ils peuvent compter aussi sur l'appui de la Chine et notamment les Saoudiens pour tenter d'influer sur l'Iran. C'est aussi ce que cherche à faire d'une certaine manière Donald Trump de faire pression sur l'Iran. via la Chine.

La Chine qui continue évidemment euh et bien d'importer du du pétrole iranien. Vous savez que 80 % du pétrole produit en Iran va en Chine. Ça représente 13 à 15 % environ euh des importations euh chinoises.

Et c'est pour cela évidemment que ce blocus a démarré hier. C'est pour cela que la Chine réagit aussi vivement depuis quelques heures. C'est vraiment la clé de ce problème.

Ce qui va se dérouler dans les heures qui viennent à Pékin notamment. Pékin où pour la petite histoire aujourd'hui euh on reçoit le ministre russe des affaires étrangères Serge Lavrov qui lui fustige ce blocus américain. Mais oui, le droit international c'est scandaleux quand il n'est pas respecté.

C'est ce que disait n'est-ce pas Sorour Casmaille. votre regard sur ce blocus imposé par Donald Trump en vigueur depuis maintenant un peu moins de 24 heur parce que c'était à 16h heure française pile. Vous avez vécu son démarrage en direct sur LCI.

Là, on a vu qu'il y avait plusieurs navires qui ont franchi le D3 mais on ne sait pas s'ils vont aller jusqu'au bout dans la zone où se trouvent les détroyés américains. On sait qu'il y en a déjà l'un d'eux qui a fait demi-tour. hein.

Preuve que la menace américaine ça marche. En tout cas, le D3 c'était une carte maîtresse des introduite par les Iraniens. Euh, ils ont ça a marché, ça a fonctionné quelques jours et ça a été récupéré par Donald Trump quand il a compris son importance euh parce qu'il s'était pas du tout rendu compte.

Je pense que les Américains étaient complètement passés à côté de l'importance stratégique et économique du D3 et donc ils ont essayé de de le récupérer. Maintenant, c'est devenu un castet, si je peux dire chinois et ça va être résablement aussi par la Chine parce que n'oublions pas que Trump a un voyage en mé en Chine, que la Chine est un de ces pays qui qui va être qui qui va qui va avoir un coût économique si le D3 n'est pas ouvert. Et donc déjà en coulisse déjà on a vu le rôle de la Chine.

Même les Iraniens ne s'en cachent pas que la Chine a a eu un rôle important en coulisse dans les négociations de d'Islamabad. Et là, je pense que la seule seule solution viendrait de là de de la Chine qui peut faire pression aussi bien sur l'Iran que sur les États-Unis. L'Iran peut-il ouvrir un nouveau front alors que le D3 d'Ormous est bloqué ?

C'est ce que nous allons voir avec vous colonel Pierre Dejong. Imag et cte à l'appui. La question se pose sur le D3 de Bab Elmandeb.

On vous l'a montré hein il y a quelques instants et on va le revoir sur cette carte. un des trit qui se trouve à plus de 3000 km de l'Iran, hein, qui est donc très loin euh de Teran et qui se trouve donc au sud du D3 d'Ormouse. Donc vous l'avez compris, alors que l'étroit d'ormous est bloqué, il y a une partie des monarchies du golf qui arrivent à faire passer leur pétrole via la mer rouge et donc via ce D3.

C'est pour ça que ce D3, il est pratiquement aussi important euh que le D3 euh d'Ormous, étant donné évidemment cette configuration. Via ce D3, en temps normal, hein, c'est-à-dire avant la guerre, plus de 3,8 millions de barils, il transitait chaque jour en temps normal. Vous voyez ?

Voilà, on vous a on a mis ce chiffre. Les outils groupes terroristes chites yéites alliés de l'Iran, les fameux proxy, eux occupent une partie du Yémen. On va vous montrer la carte jusqu'ici hein.

Ils sont dans cette zone-là, les outils, et ils pourraient euh justement euh décider de bloquer le D3 de Babel Elmandb. La question colonelle c'est comment ? Alors, ils ont différents moyens.

Le premier le premier avantage qu'ils ont, c'est qu'ils donnent directement sur la mer rouge et sur le D3. Donc effectivement, c'est comme les Iraniens, ils ont ils sont au balcon et ils peuvent observer tout ce tout ce qui s'y passe. Ça c'est la première chose.

La deuxième chose encore une fois, c'est qu'ils sont équipé de missile depuis très longtemps puisqu'ils avaient tenté depuis 2023 de bloquer ce D3. Ça avait été fait. Les Européens avaient mis en place en Rouge une mission maritime qui s'appelle ASPES et donc était fonctionnelle et qui avait réussi entre guillemets à rééquilibrer un petit peu le rapport des forces.

Ceci étant dit, entre 2023 et 2025, les outils ont abîmé, alors jei pas dit détruit mais abîmé une centaine de de bateaux de commerce. Donc c'est extrêmement important. Donc en fait ils ont déjà validé la possibilité, comment dire de faire du mal ou à tous les transits maritimes qui passeraient entre l'océan Indien et puis évidemment le l'Asie en direction de l'Europe en passant par la mer rouge et le canal de Suèse qui est absolument central.

Donc là on est vraiment rentré dans la guerre des D3. Vous avez au nord, vous avez le D3 d'Ormous qui est fondamental. Là, vous avez en gros 20 % du commerce mondial, je dirais, du pétrole.

Et puis là, vous avez un énorme détroit. C'est toute l'Europe qui passe par là. Sinon, les bateaux, qu'est-ce qu'ils font ?

Ils font le sud par le sud de l'Afrique et donc vous avez en gros une semaine à 10 jours de bateaux en plus. Donc, les transits maritimes sontoup beaucoup plus longs, beaucoup plus chers. Donc, c'est pas une solution économique qui est viable.

Il y a un point qui est très intéressant également, c'est que le les outils ont été en guerre contre l'Arabie Saoudite en 2015. Ils ont plus ou moins gagné le conflit. Malheureusement, ils ont gagné le conflit en partie grâce à l'aide de l'Iran.

Et donc ça c'est le dernier avantage des outils, c'est qu'en fait ils ont du renseignement, ils ont des moyens et ils ont globalement l'assistance de Tréran. Ah oui, c'est la raison pour laquelle l'Arabie Saoudite s'inquiète autant. Elle sait de quoi elle parle.

Colonel, quelle pourrait être la parade américaine si les outils décident de lancer une opération militaire et de bloquer le D3 de Babel Mandeb ? Alors Bispetita, on a la solution. La solutionmouse c'est la même.

C'est encore une fois alors c'est pas un blocus maritime évidemment mais c'est une opération avec des bateaux qui protègeraient comme à Spides la mission européenne qui protégeraient grâce à leur missiles RR qui pourraient protéger en fait les bateaux qui transiteraient dans ce dans ce D3 avec des missiles antiaériens pour détruire les missiles. Encore une fois la capacité missile des outils est importante. Les outils en gros 100000 hommes au passage hein.

Ils ont de l'artillerie 100000 hommes. Donc si vous voulez c'est comme c'est pas un petit groupe armé qui se promène entre les kékés. Donc c'est vraiment quelque chose qui est relativement structuré.

Donc ils ont une vocation très concrètement également à créer un pays outil au sud du Yémen. Donc c'est quand même relativement consistant. Ceci étant dit, leur capacité à produire des missiles, elle est nulle.

Ils reçoivent des missiles de l'Iran. À l'heure où on parle, j'imagine que l'Iran a autre chose à faire que d'envoyer des missiles au outil. Donc les outils sont une situation qui est relativement délicate.

La meilleure preuve, c'est qu'en fait le début de la guerre, il y a une quinzaine de jours, il y a 3 semaines maintenant ou 6 semaines maintenant, en fait les outils n'ont pas bougé. Ils ont commencé à bouger qu'au bout de 4 semaines et ils ont lâché, je crois, une dizaine de missiles grand maximum. Donc, on voit que les les outils menacent mais ils sont pas rentrés dans un dans un modèle très très combattant ou très guerrier.

Donc, il y a peut-être une possibilité de pouvoir, comment dire l'outil d'agir dans le golf. Encore une fois, le golf de Badelmandep c'est fondamental et je sou enfin la position française à Djibouti où nous avons une position extrêmement forte, une position américaine et une position chinoise. Donc c'est une un petit pays sur lequel vous avez en tout cas ces trois pays présents avec de avec des moyens militaires, avec des avec de avec de l'artillerie et surtout avec de l'aviation.

Donc on a donc c'est une zone qui est extrêmement importante. Vous voyez, c'est une zone très conflictuelle pu c'est pas la même que celle-là mais on est un peu dans une espèce de de modèle qui se réplique. Merci le colonel.

C'est très important ce que vous venez de dire parce que ça nous permet de comprendre l'enjeu de cet autre des trois. Bertrand Galiché. Oui, on peut ajouter à cette excellente exposé colonel le fait que il y a ce pipeline de l'Aramco qui relie le golfe persique à travers l'Arabie Saoudite jusqu'au port de Yanbu sur la mer rouge et qui a d'ailleurs été déjà tapé par les outils.

Alors pas de façon vraiment catastrophique mais il y a eu quand même quelques dégâts. été peut-être de semaines après le début de la guerre et ça avait quand même mis la puce à l'oreille des pays qui utilisent cette installation pour exporter le pétrole venu d'Arabie Saoudite et puis pour l'Arabie Saoudite aussi parce que c'est quand même la solution de repli. Pour l'instant, il y en a pas tellement d'autres, même si effectivement ce sont des solutions qui sont euh évalué, évoqué par les pays du golf de plus en plus, le fait de construire des pipelines sur de très grandes distances pour pouvoir justement contourner ces blocus qui sont évidemment très faciles à mettre en place. simplement.

Là aussi, les pipeline, on le sait, euh sont euh fragiles, peuvent être attaqués, mais c'est plus facile à réparer. Donc vous voyez, il y a quand même des arbitrages à rendre. Mais là, je crois que la leçon de tout ça, c'est que finalement euh le fait de mettre tous ces œufs dans le même panier, c'est-à-dire de confier toute l'exportation euh des produits vitaux, à la fois pour les pays exportateurs et pour les pays qui ont besoin d'apporter du pétrole, le fait de confier, de laisser ce transit à un seul endroit, c'est quand même extrêmement dangereux, extrêmement risqué.

On voit les conséquences en chaînes que ça peut donner. Oui, c'est pour ça que la réaction de Donald Trump est assez maline, bloquer le blocus en quelque sorte pour empêcher les Iraniens de tirer profit de de ce pétrole qu'il continue d'exporter. J'ai quelques chiffres qui sont tirés de d'une étude réalisée par un un spécialiste en matière première.

L'Iran a exporté au mois de mars 1,8 million de barils de pétrole. D'accord ? au mois d'avril, depuis le début du mois d'avril, déjà 1,7 millions.

Pour vous donner un ordre d'idée, en 2005, en 2025, pardon, sur l'ensemble de l'année, c'était en moyenne 1,6 million de barils par mois exporté par l'Iran. Donc sur les deux derniers mois, si l'on ajoute à cela la hausse des prix du baril, on va pas monter jusqu'au au 100 dollars, mais disons à une moyenne de 90 dollars, l'Iran aurait encaissé en un peu plus d'un mois 5 milliards, 4,97 milliards, 5 milliards de dollars grâce à la vente de son pétrole. Qu'est-ce que fait Donald Trump ?

Il ferme le robinet. Voilà. Et cet argent évidemment l'Iran en a besoin pour reconstruire, pour acheter de l'équipement militaire, euh pour se préparer en cas de reprise du conflit.

Et sur les gazodauces que vous évoquez, évidemment, c'est capital. Il y en a deux. Euh, celui qui est géré par l'Arabie Saoudite et qui part vers le sud et celui qui traverse les Émirats jusqu'au port de Fujira.

Sauf que ces deux gazoduc, ils ne peuvent transporter en pleine capacité que 9 millions de barils par jour. Or, il en manque 11 millions de barils par jour dans ce D3 d'Ormous quand il est fermé. Donc ce n'est pas une solution viable à court terme.

Effectivement, il y a des projets de construction d'autres gazoduc mais tout cela prend du temps. La situation en tout cas, elle est tellement tendue colonel que le porte-avion USS George W du Bouche qui a été déployé fin mars n'a pas traversé le D3 de Gibraltar ni est entré en mere. Un transit typique pour les portesavion basé sur la côte est en direction du Moyen-Orient.

Vous voyez hein euh le trajet du George Bouche, voilà euh qui en en gris, voilà et en rouge ce qu'il aurait dû faire mais ce qu'il a pas fait. Oui. Ben évidemment le problème c'est le canal de Suèze.

Le canal de Suèse, comment dire est est large d'en gros de 300 m. Donc en fait il passe relativement à l'aise. Je veux dire la largeur du George Bouche, c'est en gros 150 m donc il peut passer.

Le problème c'est que le canal de Suède vous avez l'eau qui infleure à la terre et vous avez une espèce de montagne. C'est comme si que la tourfel se promenait sur un sur un plan d'eau. Donc c'est impensable compte tenu de la menace des outils que je viens d'évoquer à l'instant qui pourrait bloquer le D3 de Battel Mandeb.

Donc il y a c'est impensable aujourd'hui de d'engager les moyens militaires dans cette zone. Donc ni le canal de Suè qui est compliqué parce qu'il tout est visible et deux même en mer rouge, il faut passer par le canal de Suè et puis après le le D3 de Badel Mandelb. Donc c'est impensable pour un porte-avion qui je vous rappelle et non seulement tous lui-même c'est un gros bateau 333 m sur en gros une centaine de mètres.

Le problème c'est toute la toute la tous les bateaux qui sont avec lui. Il a au moins avec lui deux ou trois destroyés d'accompagnement. Donc tout ça c'est énorme.

C'est une cible formidable. Donc les outils ne laisseront pas passer une occasion pareil. D'où le repositionnement à partir du sud et j'imagine que ces bateaux soit ils vont en direction de comment dire de la de Battlement d'B de remonter plutôt vers la main rouge pour s'occuper du 2e des tr c'est pas impensable du tout.

Soit hypothèse numéro 2, aller renforcer les bâtiments déjà présents et qui participent si vous voulez à l'heure où on parle au blocus du de la sortie du de la mer domon et du des trois d'Ourmous. Donc encore une fois, on est dans un dans une bascule des moyens extrêmement extrêmement puissante d'autant que c'est comme la marine américaine, c'est pas rien. En finale, il devrait y avoir quand même trois portesavion plus deux bâtiments de débarquement plus X détroyé.

Donc on est on va être sur une base d'à peu près une vingtaine de bateaux. Donc c'est très c'est très très important. Bertrang Galiché, on voit sur cette carte hein euh le trajet qui n'a pas été terminé hein par le l'un des portes-avions américains en rouge.

C'est le trajet qu'il aurait dû faire et qu'il n'a pas fait. Le fait que un porte américain fasse demi-tour, c'est quand même euh la preuve, enfin ou pas, vous me le direz, de la force de dissuasion iranienne. En tout cas, euh ça montre qu'il y a un risque extrêmement élevé pour ce type de trajet.

Ça vient d'être expliqué. Mais il est vrai que les Américains ne peuvent pas se permettre de voir un navire emblématique et aussi emblématique que celui-là en l'occurrence tapé par au fond un groupe de guerrias, une milice terroriste. Ça serait extrêmement humiliant pour les États-Unis au-delà naturellement du risque physique et matériel.

Mais il y a je crois aussi l'aspect politique et symbolique qui fait que ils peuvent pas prendre ce genre de risque. Cela dit, les moyens qui sont rassemblés maintenant ou qui vont être rassemblés très vite euh à l'embouchure du D3 d'Ormous sont effectivement considérables et donnent une marge de manœuvre, une marge d'intervention à la marine américaine qui est très importante. C'est-à-dire que il n'y a de la part des Iraniens rien à tenter en réalité.

Naturellement, les Américains ne vont pas taper des navires civils. Si jamais les Iraniens, ce qui serait incensé de leur part, venait à essayer de taper un bateau américain quel qu'il soit, il serait naturellement aussitôt éliminé. Il y a un rapport de force qui est absolument écrasant de la part des Américains, même si les Iraniens tentent d'envoyer des bateaux suicides.

Autre point crucial dans ce face- à face Iran États-Unis, la question de l'enrichissement d'uranium. Plusieurs médias américains ont révélé ces dernières heures que Washington avait demandé une pause de 20 ans concernant l'enrichissement d'uranium à l'Iran. L'Iran a fait une contrepoposition en évoquant une suspension de 5 ans.

On sait que le programme nucléaire iranien fait partie des principaux points de blocage dans ces négociations qui se poursuivent hein. Elles vont se poursuivre cette semaine à Islamabad au Pakistan. On va partir en Iran retrouver Sivosch Gazi correspondant France 24 RFI à Terran.

Si que dit précisément le régime sur la question de nucléaire ? Iran estime que il a le droit de faire de euh de l'enrissement d'uranium, d'avoir un programme nucléaire puisque Terran est membre euh du traité de nos prolifération, mais il peut y avoir une concession, un compromis dans la mesure où euh les différentes installations euh donc d'enregistrement d'uranium ont été totalement ou partiellement détruit ou en tout cas endommagé, il faudrait plusieurs années pour les reconstruire. Donc l'Iran pourrait faire un geste sur cette questionlà pour dire par exemple qu'il est d'accord de ne pas reprendre l'enrichissement d'uranium immédiatement euh donc et pourrait le prendre par exemple dans 4 ans ou 5 ans et à ce moment-là ce qui pourrait être satisfaisant pour les Américains.

En revanche pour le le les stock d'uranium, il n'est pas question que l'Iran les envoie à l'étranger comme le demandent les Américains. Merci Sivosch Gazi correspondant France 24 RFI à Teran. Les Américains sont donc prêts à revoir leurs exigences à la baisse et pourtant surasma écouter ce que disait il y a encore quelques heures Donald Trump sur le nucléaire iranien.

Ces discussions ont porté sur le nucléaire évidemment et ils n'auront jamais l'arme nucléaire. L'Iran n'aura jamais l'arme nucléaire. Que faut-il comprendre que pour avoir un accord finalement la Maison Blanche est prête à faire des concessions ?

Oui, parce que avant il s'agissait de l'interdiction d'enrichissement du nucléaire et et de de renvoi de stock enrichi. Euh même si on avait imaginé que ça peut être la Russie qu'on qu'on rende ça à la Russie qui là est revenu et a réclamé comme par hasard le stock. Mais euh là euh les États-Unis enfin dans les négociations, ils ont proposé non plus l'interdiction mais un moratoire de 20 ans.

Euh euh proposition à laquelle l'Iran répond par un moratoire de 5 ans. Alors que je me souviens que juste pendant les négociations d'avant la guerre des 12 12 jours, ils avaient quand même accepter d'arrêter de de d'enrichir à 60 % et de revenir à 3 et quelques comme la loi euh leur permettait. Donc les choses bougent.

Euh mais je pense que euh du retour en Iran euh a annoncé qu'au fait il restait ça euh jusqu'à un accord et que c'est euh SV qui a tout euh sabreté parce qu'il est parti alors que les négociations comme nous nous enfin les Iraniens le le l'imaginent, c'est toujours dans le dans le long terme et avec plus de temps et cetera. Là, je suis pas étonnée qu'on revienne à ces négociations. Il paraît que donc la cette semaine, en fin de semaine, euh ils vont de nouveau s'asseoir à la table de la négociation.

La question c'est euh qui contrôle tout cela à l'intérieur de l'Iran ? Parce que il semble que n'est pas vraiment en mesure de parce qu'avant c'était le père qui qui a été tué voilà qui revenait qui donnait son accord ou pas et qui jouait toujours sur double jeu. Là, il y a une certaine vacances de de pouvoir dans ce sens-là et ça doit être maintenant donc les les gardiens de la révolution, le commandement avec Ralibov et Zolradre et cetera qui qui vont discuter.

Il paraît d'après les les ce qui nous arrive donc de l'Iran, il paraît que vraiment il y a une sorte divergence à l'intérieur du pouvoir. Parce que je répète encore une fois et j'insiste là-dessus, l'effondrement économique est quelque chose de très très grave et important dans ce moment. tous les euh responsables du régime comme la la porte-parole du gouvernement iranien Fatimé Moajerani depuis 2 jours ne part que de ça.

Elle donne des chiffres différentes et cetera et donc c'est très important. Je pense qu'ils ont vraiment besoin d'un pseudo accord pour un peu calmer les jeux parce qu'ils pourront pas supporter ni les coûts de la guerre ni le l'effondrement déjà de l'économie qui est qui date de l'avant cette guerre de la fin de mois de de décembre et puis les commerces sont fermés. Il y a beaucoup beaucoup de chemins suite au bombardement des sites pétrochimiques, pétrolières et cetera.

Donc la situation économique est vraiment au bord de l'explosion. Donc le régime iranien a donc des raisons de chercher un accord avec les États-Unis sur la question du nucléaire même s'il ne l'affiche