L'édito de Pascal Praud du lundi 7 avril
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je n'ai pas vu de faxieux hier après-midi place vos. Je n'ai pas vu d'adversaire de l'état de droit, ni d'opposants à la République ou de nostalgique de la monarchie. J'ai vu quelques milliers, a priori moins de 10000 sympathisants, militants de Marine Le Pen venus pour manifester leur soutien à leurs leaders et contester l'injustice que serait l'élimination de Marine Le Pen à l'élection présidentielle de 2027.
Mais l'essentiel hier n'était pas là. Le rassemblement de Marine Le Pen ne change rien au paysage politique. En revanche, la candidature officieuse de Gabriel Atal à l'Élysée est le fait politique à retenir de ce dimanche.
Il y a donc deux candidats déclarés du bloc central, deux figures de la Macronie abrigué la succession d'Emmanuel Macron. Édouard Philippe, enfant d'Alain Jupé dont le président a eu la garde pendant 3 ans. Gabriel Atal enfant de la téléréalité.
Petit clash, petite phrase qui part en campagne comme concours à la nouvelle star qui change chaque semaine de chanson et convoque ses fans dans les tribunes pour faire la claque et crier Atal président. Édouard Philippe Gabriel Atal deelle non pas au sommet mais au niveau de la mer qui présage une primaire de l'extrême centre à l'extrême centre. Édouard Philippe, Gabriel Atal qui partage tous les deux une hostilité XXL contre le Rassemblement national au point de préférer Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, c'est leur droit.
Deux candidats pour le bloc central en attendant Gérald Armanin et pourquoi pas Yel Elbron Pivet qui a fait sienne cette maxime de Jean-Claude Dus. Oublie que tu as aucune chance. Vas-y fonce.
On sait jamais. Sur un mal-entendu, ça peut marcher. Bref, les mésaventures de Madame Le Pen allument et allumeront des ambitions.
La campagne présidentielle a donc commencé ce dimanche.
Gabriel Attal