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interviewEurope 1· 15 avril 2026 3 min

«La République des copains» : comment Emmanuel Macron verrouille l’Etat avec 2027

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Jules Torres, bonjour Jacques, bonjour Marion. La une du JD News cette semaine, c'est la la République des copains. Oui, c'est le maronnier des fins de règne he pendant des semaines.

La rédaction du JD News s'est penchée sur les compte-rendus du conseil des ministres. Chaque semaine, il y a eu des nominations, il y a eu des postes et ça a l'air technique comme ça. Ça a l'air anodin, un préfet ici, un directeur d'agence par là.

Mais quand vous mettez tout ça bout à bout, vous voyez apparaître un véritable tableau. Et ce tableau, il est clair, c'est Emmanuel Macron qui place ses fidèles partout dans l'appareil d'État. Alors, on pourrait se demander pourquoi.

Parce qu'on est à la fin de son 2e quinquena et surtout parce que 2027 arrive et à l'Élysée, ils savent que le rapport de force politique est très fragile et donc il verrouille, il verrouille autant qu'ils peuvent l'administration. Je vous donne un exemple très simple. Amélie de Montchalin, ex-ministre du budget, nommée à la Cour des comptes, un poste stratégique qu'elle peut garder jusqu'à ses 68 ans.

On n'est plus dans la gestion du présent, on est vraiment dans l'organisation de l'après. C'est ça la vraie histoire. Donc derrière ces nominations, vous dites qu'il y a une stratégie politique.

Oui, c'est même plus que ça. Il y a une anticipation très froide. Le scénario qui entre la Macronie, c'est une victoire du RN en 2027.

Et dans ce cas-là, ces institutions deviennent des contrepouvoirs clés. Prenons par exemple la Cour des comptes. Elle peut fragiliser un gouvernement, contester les soix budgétaires.

Le Conseil d'État, il peut ralentir voir bloquer des réformes essentielles. Et la Banque de France, et bien c'est la voie du pays auprès des marchés et de l'Europe. Donc si vous placez des profils proches, vous gardez une forme de contrôle.

Alors attention hein, ce pouvoir de nomination, tous les présidents l'ont utilisé, Nicolas Sarkozi, François Hollande et même Jacques Cherc. Mais là, ce qui change l'intensité. C'est presque devenu une stratégie centrale nommée pour continuer à peser même après.

Et à côté de ce dossier, qu'est-ce qu'on trouve d'autre dans le JD News cette semaine ? Beaucoup de choses. D'abord, nos chroniqueurs réguliers Laurence Ferrari, Vincent Hervouette, Mathieu Boccoté, Philippe Deviler et Michel Onfay.

Puis une interview passionnante de Nicolas Pouvre Monti qui dit clairement il faut trancher le nœud gordien sur l'immigration avec son nouveau livre publié aux éditions Fillard. C'est direct, c'est très argumenté et surtout il dit que ce sera l'un des sujets majeurs de l'élection présidentielle. On a aussi un papier très fort sur Donald Trump de la part de notre reporter Alexandre Mindel sur sa dernière obsession bâtir laisser une trace.

Donald Trump construit des gratciels, des monuments et des symboles partout aux États-Unis. C'est presque une course contre le temps. Autre sujet très concret, le rail avec une enquête sur la réforme en cours.

Et c'est cette question : est-ce qu'on sauve le réseau existant ou est-ce qu'on continue à promettre de nouvelles lignes ? Et puis aussi une belle respiration pour terminer, un reportage sur ceux qui font Compostelle avec une association qui accompagne des jeunes en difficulté. sans compter évidemment de nombreux autres articles à retrouver à partir d'aujourd'hui dans le JD News.

Le JD News qui sort aujourd'hui et c'est à retrouver dans dans tous les kiosques. Merci.