L'édito de Laurence Ferrari du mercredi 23 avril
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le corps du pape François est exposé au cœur de la basilique Saint-Pierre de Rome depuis ce matin et le long cortège des fidèles qui viennent lui rendre un dernier hommage à quelque chose d'émouvant et de poignant, quelque chose de civilisationnel. Cette religion catholique que l'on disait en voie de disparition, cette décristianisation de notre pays de l'Europe à l'œuvre depuis des années n'est peut-être pas aussi définitive que certains l'ont espéré et clamé. Il semblerait au contraire que la foi, quelle que soit la religion qu'elle recouvre d'ailleurs, connaisse un regain d'intérêt dans nos pays occidentaux, notamment pour une jeunesse que l'on décrit volontiers comme vide de spiritualité et entièrement tourné vers la société de consommation et les réseaux sociaux.
De nouvelles générations en quête de cadre, d'idéal et sans doute d'élévation. Il y a aussi ce champ lexical que nous réapprenons conclave, congrégation, camerlingue, cardinaux, papa Billy. Autant de mots qui constitue notre patrimoine immatériel et qui ont rythmé les sousbressaux de l'histoire depuis le 3e siècle.
Le pape est mort, il en viendra un autre. La foi demeure. Ne nous laissons pas voler l'espérance, nous disait le pape François.
Nous allons en débattre ce soir dans Punchlin.
Marina Ferrari